Les Éblouis
Note moyenne
3,8
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214 critiques spectateurs

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55 critiques
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Antoine
Antoine

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 décembre 2020
Un film poignant et délicat. Qui montre finement le mécanisme de l'emprise et la force de caractère nécessaire pour y résister. On sent le vécu.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 octobre 2022
Ce premier long-métrage de la réalisatrice Sarah Suco, sorti en 2019, est une vive critique du communautarisme religieux. Au-delà des acteurs principaux très impliqués dans leur rôle (Camille Cottin, Éric Caravaca et Jean-Pierre Darroussin), ce sont surtout les enfants qui apportent une véritable sensibilité à cette histoire. A ce titre, la prestation de Céleste Brunnquell qui refuse cet embrigadement spirituel reste émouvante. Bref, on peut tout de même regretter la charge trop caricaturale contre le monde clérical qui finit par desservir le message recherché.
djeff17
djeff17

5 abonnés 173 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 décembre 2020
Pour son premier long métrage, la réalisatrice a choisi de conter l’histoire lamentable de sa famille, entrée délibérément dans une secte religieuse de la province française, telles qu’elles fleurissent surtout, pour y défrayer la chronique, aux Etats-Unis. Il s’agissait sans doute pour elle d’exorciser un passé douloureux, ce que l’on peut comprendre, mais qui n’excuse en aucun cas un résultat aussi consternant. Comme elle ne fait preuve d’aucun talent dans l’écriture du scénario, la direction d’acteurs ou simplement la finesse d’observation, on subit un film indigeste du début à la fin, des scènes grotesques comme les bêlements moutonniers (de Panurge ?) des disciples destinés à appeler le gourou (J.P Darroussin, totalement caricatural), les inévitables abus sexuels, l’autocritique obligatoire façon stalinienne etc…On reste stupéfait devant la passivité et l’abandon de tout esprit critique de ce groupe d’adultes totalement infantilisés, et fiers de l’être. S’il est possible que de telles situations existent, que font donc la police et la justice ? De même, les prestations des acteurs adultes laissent pantois : comment des comédiens de talent tels Eric Caravaca, Camille Cottin, ou J.P Darroussin, déjà cité, ont-ils pu accepter de participer à cette pantomime ? Impossible de croire à cette invraisemblable aventure, tant la peinture qui en est faite est particulièrement malhabile. Pour un coup d’essai, c’est un échec magistral. Toutefois, il faut saluer la performance remarquable de la jeune Céleste Brunnquell qui, si elle ne peut sauver le film, lui donne le peu de sincérité qui lui manque si cruellement par ailleurs.
Say-me
Say-me

6 abonnés 140 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 décembre 2020
Je suis partagé concernant l'émotion ressentie après le visionnage de ce film !
Certaine scènes me paraissent presque trop exagérées mais sont à la fois parfaites pour faire prendre conscience au spectateur de l'absurdité de ce regroupement sectaire et de la gravité des faits.
L'absence de certaines scènes violentes livre le spectateur à son imagination ce qui ne cesse d'augmenter progressivement le climat de tension.

Bref ça fait froid dans le dos !
Très bon jeu de Celeste brunnquell, qui pour une jeune actrice joue avec brio ce rôle délicat.
T-Tiff
T-Tiff

131 abonnés 1 242 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 décembre 2020
"Les Eblouis" de Sarah Suco est entre l'autobiographie et la fiction. En effet, lorsqu'elle avait huit ans, la famille de Sarah Suco a rejoint une communauté charismatique, un groupe religieux catholique, dont les pratiques ont des dérives clairement sectaires. La jeune Céleste Brunnquell incarne avec brio l'adolescente, qui doit arrêter sa passion, le cirque, afin que sa famille et elle puissent intégrer la communauté. Le film est assez dur, montrant une famille qui se décompose en rejoignant ce qui ressemble en tous points de vue à une secte. On pourra justement regretter que certains éléments du film relatifs aux pratiques de la communauté soient probablement un peu caricaturaux, comme l'évocation de la pédophilie ce qui semble être un peu hors-sujet. Également, Camille Cottin, tête d'affiche, n'est finalement qu'au second plan dans le rôle de la mère, et l'évolution psychologique qui s'opère chez elle et son mari n'est pas assez détaillé. Mais c'est aussi parce que le film se place du point de vue de l'adolescente. "Les Eblouis" est un film coup de poing, qui éclaire sur une certaine réalité assez inquiétante, mais qui aurait peut-être gagné à être un peu plus nuancé.
Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 décembre 2020
Immense déception, il n'y a pas d'autres mots. Un sujet hyper sensible qui mérite de l'attention et qui est traité limite en téléfilm, je m'attendais pas du tout à ça. Mais alors le plus hic du film c'est tout simplement : Camille Cottin. Elle que j'adore par dessus tout, j'ai quasiment tout vu d'elle que ce soit au cinéma ou en série et là ... quelle catastrophe. Je suis pas tombé de haut comme ça depuis longtemps. Darroussin ne vaut pas bien mieux alors que c'est presque un monument quand même. Mais tout le long-métrage est décevant sur tous les plans. J'ai trouvé même certains passages ridicules alors que je n'ai aucun parti prit vu que je suis complètement athée. En fait, quand j'ai vu les avis, les notes et la BA, je me suis dis ça peut le faire mais en fait, non. Le vrai bon point des Eblouis, ce sont les enfants et en particulière l'adolescente qui m'a impressionné. Très juste sur toute la ligne, bravo à elle. Sinon, à part le rythme, pas grand chose à se mettre sous la dent. Vraiment assez faible. 8/20.
Un-bon-moment-C-est-deja-pas-mal
Un-bon-moment-C-est-deja-pas-mal

42 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 décembre 2020
Un de ces films moyens parce qu'ils sont bons la première mi-temps et mauvais la deuxième. Des espoirs déçus.

Ce film est à la fois beau et raté.
Beau de certains plans, très beaux, aux décors, et aux acteurs, excellents.
Beau de cette jeune ado dont la liberté se réduit, dont l'esprit résiste à l'embrigadement progressif mais qui souffre de voir sa mère perdre pied et son père ne rien faire, ce qui est annoncé dès le début du film. Pas de spoiler :)

En revanche, le traitement de l'embrigadement des gens perdus, au début assez subtil, avec des religieux aimants au fond, annonçant peut-être un film qui ferait date, finit par enchaîner les clichés, le pire étant le dernier juste avant la fin du film, totalement dispensable. Là où tout le chemin vers la secte se joue sur la séduction progressive, on finit par rencontrer ici des gros bourrins méchants. Le film perd toute sa force et s'écroule. On dirait Ben Arfa qui transperce le milieu de terrain, puis s'enferme dans ses grigris. L'espoir est déçu. Mais c'est pas passé loin d'être bon.
CATMAM1956
CATMAM1956

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 décembre 2020
Tellement vrai et tellement inquiétant. On sent l'impuissance de la famille et des enfants à empêcher cette descente aux enfers qui se déroule sous la bannière de Dieu ! A faire découvrir à tous les jeunes et à tous les gens fragiles pour les mettre en garde !
Superbe performance de tous les acteurs et tout particulièrement du jeune talent qui joue le rôle de Camillle.
orlandolove
orlandolove

169 abonnés 1 731 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2020
La réalisatrice prend soin d'apporter des nuances et de la subtilité à son sujet, tant sur le plan des personnages que du scénario. Le résultat n'en est que plus implacable et glaçant. Le film révèle également une jeune actrice fantastique, Céleste Brunnquell.
Hugo PONCE
Hugo PONCE

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 novembre 2020
Très bon film remplit d'émotion avec un très bon casting et une histoire réelle poignante.

On ne peut que féliciter la jeune réalisatrice Sarah Suco d’avoir couché sur papier et d’avoir porté à l’écran une partie de sa jeunesse dans cette histoire que l’on sait à haute teneur autobiographique. Surtout vu la teneur du sujet et le fait que ce soit un premier film. Un peu de la même manière qu’Andréa Bescond avec « Les Chatouilles » sorti à la même époque l’an passé, la jeune réalisatrice se sert du média qu’est le cinéma comme un exutoire. Non pas sur le sujet des attouchements sexuels ici mais sur celui tout aussi polémique et souvent réduit au silence des communautés religieuses qui s’apparentent à des sectes. Des œuvres qui agissent comme des catharsis pour leurs auteures mais surtout basées sur des faits réels qui les ont traumatisées dans leur plus jeune âge. On voit ici de la manière la plus réaliste qui soit, l’influence néfaste et l’emprise malfaisante que peuvent avoir ces groupes sur des familles entières, souvent des familles dont les parents sont faibles et désemparés. Le fait que la cinéaste ait vécu la plupart des événements montrés à l’écran permet une immersion totale dans le sujet et donc une validation inconsciente et bienvenue de notre part.

Si certaines scènes nous paraissent ahurissantes voire à la limite du ridicule (on pense notamment à ces adeptes qui bêlent littéralement pour appeler leur berger ou à celles s’apparentant à des exorcismes), on sent et on sait que rien n’est exagéré mais que ça respire le vécu, que de telles pratiques n’auraient pu être inventées. Et ça fait froid dans le dos, en prenant soin d’éviter à chaque fois le sensationnalisme. Il y a peu de films sur le sujet en France, voire pas du tout et si on regarde du côté du cinéma américain ou étranger, les exemples sont rares qui traitent ce thème de manière réaliste et sociale comme ici. On pense à « Martha, Marcy, May, Marlene » ou au tétanisant « The Invitation » de Karyn Kusama resté inédit chez nous mais les approche étaient encore différentes, plus proches du thriller psychologique. Ici, on est clairement dans le drame et le constat sociétal. Sarah Suco a donc investi un terrain inédit dans le paysage cinématographique français avec brio. Le tout début du long-métrage est un peu hésitant et il est vrai que durant un quart d’heure le film patine un peu. On a du mal a bien percevoir la manière dont cette famille décide d’intégrer cette communauté mais une fois dedans on est captivés de bout en bout.

Par petites touches, sans forcer, le script a la bonne idée de montrer intelligemment la manière dont les sectes pratiquent insidieusement l’endoctrinement sur des personnes faibles. On entre dans ce milieu particulier grâce aux yeux du personnage principal, impeccablement incarné par la jeune Céleste Brunnquell qui devrait figurer parmi les révélations de cette année, un personnage partagé entre indignation et résiliation. Certaines séquences sont édifiantes et font froid dans le dos comme celle avec les grands-parents rejetés ou celles de réunion avec un prêtre terrifiant de froideur et de force tranquille. Un rôle difficile dans lequel Jean-Pierre Darroussin se glisse à la perfection. N’oublions pas Camille Cottin qui ne cesse de surprendre par la variété de ces choix de rôle et qui, comme Virginie Efira, a définitivement gagné ses galons de grande actrice ici. Elle est impressionnante en mère qui offre sa famille à cette communauté. « Les éblouis » est une œuvre forte magnifiquement éclairée par la lumière d’Yves Angelo qui donne une patine singulière et intemporelle au film. C’est une histoire bouleversante qui n’est pas sans contenir quelques imperfections (longueurs, petite histoire d’amour maladroite, …). Mais c’est surtout un témoignage d’utilité publique qui marque par petites touches, fait réfléchir et marque la naissance d’une réalisatrice à suivre.
fredoxx
fredoxx

2 abonnés 163 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2020
Tiré d'une histoire vraie, Les éblouis nous emmène dans cette famille chrétienne qui intègre une communauté catholique. Vu par les yeux de la jeune fille de 12 ans, ainée de la fratrie, cette chronique sociale aborde le renfermement grandissant de cette famille au sein de ce groupe proche du sectarisme religieux. La réalisatrice, Sarah Suco raconte avec tendresse, désespoir et envie, qu'elle à vécue plus petite. Autour des toujours excellents Camille Cottin, Eric Caravaca et Jean-Pierre Darroussin, la jeune Céleste Brunnquell (nominée au César du meilleur espoir féminin) explose de son talent en interprétant avec beaucoup de sincérité cette jeune fille voyant sa famille s'enterrer dans ses idéaux, essayant de protéger son frère et sa sœur, trouvant les premiers émois, tout en voulant s'échapper de cette vie trop chaste à son gout.
CinÉmotion
CinÉmotion

220 abonnés 226 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 août 2020
J'ai beaucoup aimé le film. Très bouleversant, et encore plus quand on apprend que l'histoire est inspirée de la vie personnelle de la réalisatrice qui a vécu au plus proche l’embrigadement de sa mère dans une secte similaire. Et cela se sent dans l'approche du scénario et du traitement des personnages. On n'est pas dans une surenchère des émotions ni dans un certain sensationnalisme. Certains éléments de l'intrigue sont mesurées à la mise en scène, parfois simplement suggérés et cela suffit amplement à la compréhension du mécanisme qui se met en place. Tout se déroule naturellement, de façon progressive et factuelle devant nos yeux, avec un véritable travail apporté à la façon dont l'embrigadement se fait, petit à petit, de façon sournoise, en intégrant du lien et de la dépendance affective et quotidienne avec la communauté au nom de la religion et des valeurs qu'elle prône.
Si l'histoire m'a paru forte, c'est aussi grâce au casting, qui m'a semblé vraiment à la hauteur, même si je dois dire que sont vraiment les 2 actrices, Camille Cottin et surtout Céleste Brunnquell, qui étaient au dessus de tous grâce à leur prestation d'une grande sensibilité et l'évolution de leur personnage qui permet une facette de jeu plus grande. La jeune Céleste est assez étonnante dans l'exercice, et parvient à transmettre des émotions incroyables simplement par son regard, arrivant à mélanger à la fois un côté juvénile, pleine d'innocence et de l'autre de la haine et de la révolte. J'avoue que je ne m'attendais pas à être autant emballé par ce film, mais le réalisme de l'histoire personnelle de la réalisatrice est vraiment bien retranscrite, et m'a touché, malgré le fait que je connaissais déjà un peu le sujet et la thématique ainsi que le rouage vicieux entrepris par ce genre de communauté.
Uchroniqueur
Uchroniqueur

220 abonnés 2 578 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 août 2020
Les Éblouis est un bon film français, réalisé par Sarah Suco (2019) inspiré de son histoire vécue. Un bon rôle pour Jean-Pierre Darroussin qui interprète merveilleusement son rôle de faux-gentil. Légitimité d'une histoire vraie qui ne rend pas ridicule ce qui pourrait être des caricatures mais qui n'en sont certainement pas. La force du film réside dans sa simplicité et dans le fait que la secte n'est pas le fruit de l'imagination, mais une réalité.
Quelques incohérences sans gravité spoiler:
( par exemple, sur le fait que le port d'un vêtement noir est prohibé, alors que les membres de la sectes en portent régulièrement eux-mêmes). Détail intéressant qui ajoute à l'arbitraire et à l’absurdité des pratiques sectaires. spoiler:
.
Le film ne s'étend pas sur la place de ce type de communauté au sein de l'Eglise catholique et leurs rapports avec elles. L'histoire d'une famille, dont les parents adhèrent à une communauté de prières en apparence inoffensive au début, mais qui s'avère être un piège sectaire.
Un bon film qui rappelle que l'entrée dans une communauté toxique se fait lentement, insidieusement et que la bienveillance obligatoire cache toujours une posture dangereuse et doit éveiller la vigilance de celui qui s'en laisserait séduire.
David B.
David B.

54 abonnés 592 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 juillet 2020
bof bof bof. Je me suis un peu emmerdé avec ce film. Rien de bien original, si ce n'est la dévotion très bien jouée.
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 000 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juillet 2020
Plongée foudroyante et sidérante dans l’univers des intégristes catholiques avec la mise en lumière des stratégies et de l’endoctrinement progressif. Univers étouffant et malaisant mais tellement réaliste qui donne à réfléchir sur le pouvoir de la religion en général. Interprétation impeccable avec des rôles à contre-emploi brillants (C.Cottin et JP Darroussin).
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