Ancien compère de Tarantino, Avary qui avait déjà réalisé killing Zoe, l'honnête adaptation des lois de l'attraction et le scénario plutôt efficace de silent hill, reviens avec ce lucky day. Si les points communs avec Tarantino dans l'écriture sont indéniables surtout les dialogues, niveau mise en scène on en es tout de même loin. Le scénario au final est très classique et pas franchement intéressant, aucune scènes réellement marquantes, le tueur psychopathe interpréter par Crispin Glover est sûrement ce qu'il y a mieux et original et évite que le film tombe complètement dans le banal. Toutefois ça ne suffit pas à en faire un film mémorable, comme l'a pu l'être Pulp fiction ou True romance scénario sur lequel il avait également bossé.
Parce qu’il se plaît à confondre les époques et leurs modes, à transformer l’abstraction contemporaine en réservoir sanglant d’un pop art jouissif, Lucky Day réussit à imposer un univers à la fois curieusement balisé et farouchement personnel, fruit d’une maîtrise de la mise en scène et surtout d’une gestion du temps qui confère à chaque séquence sa durée appropriée, son microclimat à elle. C’est une œuvre emprunte de folie douce, de cette folie qui menace à tout moment d’exploser et dont la rétention – chose surprenante dans un cinéma de genre habitué aux effusions à gogo – provoque un suspens plutôt efficace. Elle peut compter sur des personnages que Roger Avary brosse non sans une certaine profondeur, du moins avec ce qu’il faut de personnalité pour les rendre aussitôt attachants ; même ce tueur fou accro aux voitures vintage parvient à échapper à la caricature alors qu’il s’agit, comme l’ensemble du personnel dramatique ici, d’une caricature à proprement parler. En jouant avec les codes du film noir décomplexé, le réalisateur finit par s’affranchir de sa démarche première pour atteindre un je-ne-sais-quoi de virtuose, oui de virtuose. Alors c’est peut-être pas grand-chose. Mais assister à une proposition de cinéma bis qui, sous couvert de parodier un genre, le redynamise (et qui le fait avec la french touch, s’il vous plaît), s’avère suffisamment audacieux et intrigant pour nous inviter à (re)découvrir ce Lucky Day injustement sous-estimé.
Allez, 3 étoiles pour Crispin Glover, qui vaut vraiment le détour, même doublé. Et il est assez présent pour justifier de regarder le film en entier. Le film est pas mauvais, de là à dire qu'il est bon... c'est assez généreux et naïf pour que ça se laisse suivre sans ennui ni agacement. Mais sans Glover franchement je vois pas quelle serait la raison d'être du film. Clifton Collins, le perso d'agent de probation, est bien aussi, une autre raison de consentir au film. Pour le reste c'est plutôt convenu pour le genre, le cahier des charges est respecté mais ça manque clairement de dinguerie et de violence. C'est pour ça que la scène du bar avec Glover est peut-être bien la meilleure.
En fait c'est comme si certains réal avaient compris quels étaient les ingrédients des ofni pulp/trash/déjanté des années 90/2000 (de pulp fiction à snatch), et qu'il te sortait leur version du truc... mais bon, on est 20 ans plus tard, l'effet de nouveauté est légèrement passé. Alors à moins d'apporter du nouveau, une histoire originale et marquante, des perso creusés... mais y'a pas ça dans ce lucky day.
Roger Avary aura mis le temps mais il n’a certainement pas raté son retour avec Lucky Day. Il offre un rôle de méchant exceptionnel au talentueux Crispin Clover qui éclipse tous ses partenaires dans des scènes souvent hilarantes aussi bien dans leur dialogues que dans les situations. Rempli de moments qu’on aimera voir et revoir, ce nouveau long métrage est la bonne surprise du mois de septembre à ne pas rater. [lire la critique complète sur FreakinGeek.com]
C’est la quille pour Red. Après avoir purgé deux ans de prison pour un cambriolage qui a mal tourné, il est libéré aujourd’hui. Il retrouve sa femme, sa fille, son meilleur ami – qui lui révèle qu’une partie du butin a été sauvé. Mais les bonnes nouvelles s’arrêtent là : Luc Chaltiel, un tueur psychopathe, est sur ses trousses, qui lui reproche la mort de son frère dans le braquage. Et nul n’échappe à Luc Chaltiel.
Le Canadien Roger Avary a eu une étrange carrière. Ami de Quentin Tarantino, il co-signe les scénarios de "Reservoir Dogs" et de "Pulp Fiction". Son premier film, "Killing Zoe", avec July Delpy et Jean-Hugues Anglade, est une oeuvre purement tarantinesque, qui reçut en 1994 le prix très spécial à Cannes. Avec "Les Lois de l’attraction", Roger Avary adapte l’inadaptable Bret Easton Ellis. Et c’est la chute. Avary sombre dans l’alcool et la drogue. Il passe par la case prison après un accident de voiture qui entraîne la mort de l’un de ses passagers. La rédemption est lente. Seize ans se seront écoulés depuis son dernier film.
"Lucky Day" n’est pas exactement la suite de "Killing Zoe" que Roger Avary et son producteur, le regretté Samuel Hadida, avaient en tête. Mais il n’en est pas éloigné. Zed est devenu Red, Zoe Chloe. Le perceur de coffres a épousé la jolie Française et a eu une fille prénommée Béatrice.
"Lucky Day" renoue avec l’esprit Tarantino, comme si le temps n’avait pas passé depuis "Killing Zoe" et "Pulp Fiction". Il en reprend les codes et les tics : héros cartoonesques, érotisme pop, ultraviolence pulp…
Le scénario de cette série B sinon Z tient sur un timbre-poste. Il se déroule l’espace d’une journée, tient en trois ou quatre scènes déjantées. Le film n’a pas d’autre ambition que de divertir. Il y réussit.
Scénario archi usé. Aucun supense.. Le scénario peine à se mettre en place. Bain d hémoglobine pathétique et inutile. Seul Crispin Glover sauve le film de la berezina...!! À éviter !!!
J'aime bien ce genre de film badass, où tous les personnages ont une sale gueule, où personne n'est vraiment clean, où les punchlines volent sans retenu, c'est prenant, trash et sans concession. Exactement ce genre de film que Lucky Day a tenté d'être ! Mais dans cet exercice, il s'est pris les pieds dans le tapis. Pourtant on sent le désir de bien faire, mais il en fait constamment trop, faisant plus penser à une parodie du genre. Le grand méchant frise le ridicule, aucune empathie pour les gentils, scénario vide, plein de choses rajoutées sans que ça ne serve, on arrive à s'ennuyer devant un film de 1h35 alors qu'on est habitué à une durée de 2h en moyenne au cinéma. Bref, un film bancal, qui avec plus de finesse et d'équilibre aurait pu être intéressant.
Oui c'est un film banal, prévisible et trop violent mais en même temps il est très divertissant et permet de se relaxer efficacement. Une bonne détente de ce style de temps en temps, j'aime bien.
Je ne connaissais pas Roger Avary, pas plus que ses aventures avec Tarantino, donc je n'avais pas d'attentes particulières en allant voir Lucky Day que je suis allé voir totalement par hasard. Et franchement, ça aurait pu être pas mal si ça n'était pas aussi atrocement prévisible. En fait tout le film est cousu de fil blanc, ça en devient véritablement gênant. Disons que vu que tout ce qui est montré à l'écran a une utilité on a l'impression (à juste titre) que tout cela est faux et n'existe pas... que ces gens n'existent pas... difficile de s'intéresser à leur sort.
Je prends un exemple. On a un gars qui met une clé d'un coffre fort près de son cœur... à ton avis ? à quoi ça va bien pouvoir servir ? On a un gars qui savait ouvrir un coffre inviolable, à ton avis, est-ce-que ça va servir ? C'est juste horripilant tant c'est banal et convenu. Dans le genre banal et convenu, faut qu'on m'expliquer la baise en soutif... arrêtez avec ça... sérieusement... personne fait ça et encore moins un type qui sort de prison. Tu ne veux pas mettre à nu ton actrice, c'est un tord, mais alors filme ta scène autrement... Et puis la pudibonderie américaine où on montre littéralement des hectolitres de sang, mais pas un nichon... ça commence à bien faire.
Et c'est dommage, parce que le côté mec qui sort de prison et qui tente de se tenir à carreau, pendant que sa femme, artiste ratée se fait draguer par son galeriste et qu'un tueur à gage les cherche, ça a son charme. On sent que tout ça peut vite devenir explosif. Bon le tueur à gage c'est clairement un sous Christopher Waltz, mais ça passe. J'aime bien son accent français totalement forcé, ça lui donne un côté méthodique et flippant.
Par contre je ne comprends pas que la femme, qui est censée être française, est jouée par une Bulgare... et qui joue en français avec un accent tout sauf français... Enfin c'est du détail, mais ça fait un peu con. Reste qu'elle est jolie, donc je lui pardonne dans ma plus grande mansuétude.
En fait le film malgré ses défauts à quelques moments jouissifs, notamment la fusillade dans la galerie d'art... (mais dont l'on perçoit bien vite quel est son intérêt scénaristique) mais c'est dommage que le film n'arrive pas à être plus abouti, à se débarrasser de son écriture mécanique pour tout simplement offrir un bon film de genre.
Après le film n'est pas mauvais, il n'est pas bon non plus... il nage dans cet entre deux totalement vain des films pour lesquels on a eu une petite sympathie mais que l'on va inexorablement oublier car finalement ils n'ont pas grand intérêt.
Attention cet avis comporte ce genre de spoiler: Si certains accents français sont à coupés au couteau, certains mériteraient la tronçonneuse. Roger Avary était un enfant turbulent dans les années 90. On lui doit des bouts de scénarios et de dialogues d'oeuvres cultes tels que Reservoir Dogs, Pulp Fiction, True Romance ou Crying Freeman. Avec Lucky Day, il retombe en enfance et signe une petite série B tonitruante de coolitude et outrancière dans le second degrés. Elle aurait pu devenir culte dans les années 90. A réserver aux nostalgiques pour 1h30 de régression. Le film vaut surtout détour pour le personnage du tueur psychopathe déjanté qui se croit spoiler: français . D'ailleurs, je rajoute une étoile pour toutes les références françaises, dialogues bizarroïdes, prénoms ridicules, acteurs oubliés et surtout pour les chansons, elles, intemporelles.
Bon petit film qui passe bien avec de bons acteurs! EN VO. Pas mal d'action, on est surpris car on ne sait pas trop ou ca va nous mener. Bref j'ai apprécié cette 1H30 de cinéma.
Pari perdant avec cet ersatz de film Tarantinesque. J’avais décidé de défier les mauvaises critiques et une fois n’est pas coutume, elles avaient plutôt raison. Scénario minimaliste et prévisible, acteurs très moyens, réalisation sans intérêt, ... Seule la prestation de Crispin Glover vaut un petit coup d’œil.