Joker est un film réalisé par Todd Phillips (réalisateur de la série des Very Bad Trip et producteur pour A Star is Born), et est sorti en octobre 2019. On suit alors Arthur Fleck (joué ici par Joaquin Phoenix (Gladiator)) dans un Gotham noire, macabre voire même effrayant. Ce dernier voulant devenir comédien, il finira par devenir un génie du crime, connu sous le nom de Joker, après avoir été méprisé par la société de la ville du crime.
Première chose que je pourrai dire à propos de ce film, c’est que je l’ai adoré, et j’ai mis du temps. Je n’ai pas trop de souvenir de mon visionnage au cinéma, mais après l’avoir vu sur la plateforme américaine Netflix, je l’ai tout bonnement adoré.
Le jeu d’acteur de Joaquin Phoenix est incroyable, et on peut le dire, son Oscar en 2020 était mérité. Robert de Niro, jouant Murray Franklin, un présentateur d’émission télévisée, joue également bien son rôle. D’abord apprécié par Arthur, qui est son idole, ce dernier se rend compte que l’homme derrière les caméras est comme les autres, un homme en plus dans une société effroyable et qui le méprise.
L’histoire est captivante, on suit Arthur dans sa descente aux enfers, et dans sa descente dans la folie, témoignant d’un gros travail sur l’écriture réalisée par Todd Phillips lui-même et Scott Silver. Le film dénonce aussi notre société actuelle, avec des personnes riches qui ont du pouvoir et s’en vantent, comme le personnage de Thomas Wayne (père de Bruce Wayne et futur Batman) joué ici par Brett Cullen, contre des personnes aux faibles revenus, qui vivent dans la misère, comme Arthur et sa mère, jouée par Frances Conroy.
Les couleurs sont aussi très bien utilisées, avec des couleurs plutôt froides et sombres, comme du noir ou du gris, Arthur se promenant dans les rues de Gotham généralement la nuit, et ces fameuses scènes où Arthur monte durement des escaliers dans une atmosphère obscure, avec juste une lumière pour l’éclairer, témoignant ainsi de la difficulté dans laquelle Arthur vit. En parallèle, Arthur est revigoré, une fois vêtu dans son costume du Joker, en descendant ces mêmes escaliers, avec la lumière du Soleil, qui éclaire le personnage, témoignant d’un renouveau pour cet homme.
Enfin, Todd Phillips a pris soin de choisir Hildur Guðnadóttir qui nous a livré une performance musicale extraordinaire. Le violoncelle (la musicienne islandaise ayant une formation pour cet instrument) est omniprésent et rend la musique stressante, où l’on sent toute la détresse du personnage d’Arthur, avec en point d’orgue la scène finale, où la musique (Call Me Joker) est en quelques sorte apocalyptique.
Pour conclure, le film est puissant, enivrant, et c’est pour cette raison que je mets 5*. C’est un véritable chef-d’œuvre que je recommande énormément à ceux ne l’ayant pas encore vu (et oui ça peut exister), et à ceux qui l’ont déjà vu, de le revoir encore et encore.