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CineQueen
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4,0
Publiée le 18 août 2026
Avec Joker, Joaquin Phoenix ne joue pas le personnage… il devient le Joker.
Quelle performance ! Dérangeant, fascinant, bouleversant et parfois même terrifiant, Joaquin Phoenix est tout simplement hallucinant. Il arrive à nous faire entrer dans la tête d’Arthur Fleck et à nous montrer, étape après étape, comment un homme fragile, rejeté et profondément malheureux va progressivement sombrer dans la folie.
Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est que Joker ne cherche pas à nous offrir un simple film de super-héros. Bien au contraire. C’est avant tout le portrait d’un homme et d’une descente aux enfers. On découvre un Arthur Fleck vulnérable, solitaire, maltraité par la vie et par une société qui semble avoir complètement cessé de le regarder comme un être humain.
Et plus le film avance, plus quelque chose se brise en lui.
La transformation est fascinante. Son corps, sa façon de marcher, son rire, son regard… tout change progressivement. Et lorsque le personnage commence enfin à assumer ce qu’il devient, le Joker est véritablement né.
La mise en scène de Todd Phillips est également remarquable. L’ambiance est sombre, pesante, presque étouffante. Chaque plan semble raconter quelque chose. Les couleurs, les décors, la musique et cette photographie donnent au film une identité visuelle incroyable.
Et puis il y a la scène des escaliers… Impossible de l’oublier. Au début, ces marches représentent la fatigue et la difficulté de la vie d’Arthur. Puis elles deviennent presque une scène de danse lorsqu’il embrasse enfin cette nouvelle identité. Un moment magnifique et terrifiant à la fois.
Mais Joker fonctionne aussi parce qu’il nous met mal à l’aise. On ressent de la compassion pour Arthur, puis de l’inquiétude, puis parfois même de la peur. Le film nous pousse constamment à nous demander jusqu’où la société peut pousser un homme avant qu’il ne finisse par exploser.
C’est également une critique sociale assez puissante : l’indifférence, les inégalités, la solitude, le mépris des plus faibles et cette violence qui finit par engendrer encore plus de violence.
Et malgré toutes les références à l’univers de Batman, Joker possède finalement sa propre identité et sa propre histoire. Il n’a pas besoin d’être un film d’action pour être captivant.
Sombre, dérangeant, intelligent et magnifiquement interprété.
Joaquin Phoenix porte littéralement le film sur ses épaules et livre une performance que l’on n’oublie pas. On ressort de Joker avec un sentiment étrange : à la fois impressionné, mal à l’aise et profondément marqué par ce que l’on vient de voir.
Je ne comprends toujours pas comment il est possible de mettre une note digne d’un chef-d’œuvre à un film qui est complètement hors sujet. Un gars qui danse et rentre dans un frigo, et pour certains, c’est synonyme de chef-d’œuvre psychologique ? « Waouh, trop dark », sérieux…
Si c’était pour produire ça, pourquoi ne pas appeler le film Gotham plutôt que Joker, au lieu de venir casser tout le mythe derrière un personnage qui utilise notamment son anonymat comme garant de son histoire et de sa folie ?
Pour ceux qui s’intéressent vraiment au Joker, regardez les films d’animation, jouez aux jeux vidéo, lisez les bandes dessinées. Ce film n’a fait que détruire un mythe et une folie en lui donnant un nom et une histoire débile que les bobos s’arrachent.
Magistral, perturbant, obscur par moment, ce chef-d'œuvre des années 2000 mérite bien cette appellation.
J’avoue ne pas connaître extrêmement bien l’univers des comics et j’espère ne pas faire de fausses interprétations.
Pour commencer parlons du jeu d’acteur excellement bien maîtrisé : Joaquin Phenix nous fait frissonner à chaque instant, avec ses sourires et les rires de son rôle : Joker.
Plus l’histoire avance, plus on est plongé spoiler: dans la tête du personnage, souffrant d’une affection neurologique qui le pousse à rire dans les moments de peur, de stress ou de tristesse. On comprend que son rire est comme une sorte de carapace qui sert à cacher une immense solitude, des traumatismes et une profonde dépression. La plupart des gens (notamment ses collègues) autour de lui ont un cruel manque d’empathie, le regardant comme un fou et ignorant la plupart de ses signaux de détresse. C’est alors assez tragique de voir un homme brisé par la vie qui, au lieu de pleurer ou d’appeler au secours, émet un son de fête qu’il ne peut même pas contrôler.
Tout au long du filmspoiler: les quelques fils qui retiennent Arthur Fleak de tomber dans le cycle de la folie se brisent : il apprend la vérité sur son passé et sur celui de sa mère Penny Fleak, interprétée par Frances Conroy (elle le décrit d’ailleurs comme “très joyeux” pendant son enfance, et vu son handicap cela veut peut-être dire tout l’inverse). Il croit avoir une relation amoureuse avec Sophie Dumond (interprétée par Zazie Beetz), sa voisine. Il perd l’administration gratuite de ses traitements par la ville. Il se fait humilier publiquement par Murray Franklin, incarné par Robert De Niro qu’il semblait admirer un tant soit peu. Le tournant irréversible de l’histoire est sûrement le triple meurtre d’Arthur, le menant malgré lui à la tête d’une révolution. Ce qui est intéressant, c’est qu’il est incapable de ressentir le moindre remord. Tout sa vie, il l’a vécue en se demandant s’il existait vraiment, ce sentiment de visibilité soudain va le pousser à embrasser définitivement son alter ego refoulé : le Joker avec une scène poignante dans les toilettes publiques.
La fin est également marquante,spoiler: “Arthur” invité sur le plateau télé de son idole Murray Franklin, revendique fièrement son statut de meurtrier et dénonce l’hypocrisie d’une société qui piétine les faibles. Devenu Joker, il fait un discours très fort sur le manque d’empathie et le termine avec un point d’honneur sanglant en tuant Murray, brisant ainsi le dernier lien qui le rattachait à la recherche d’une approbation sociale. L’émeute déchaînée à l’extérieur le considère comme son “héros” et saccage absolument tout sur son passage et cela finit même par prendre la vie de presque toute la famille Wayne. Ce long-métrage se clôt sur une scène dans un hôpital psychiatrique, où notre fameux Joker, les pieds couverts de sang, fuit les aides-soignants.
Ce qui est particulier avec cette œuvre à part entière dans l’univers de Batman, c’est qu’on nous montre l’envers du décor, spoiler: l'anti-héroïsme pur, où aucune personne ne tend la main aux autres. Abandonné de la société tout entière, Arthur vit sans le savoir des évènements similaires avec d’autres et est devenu “sans le vouloir” l’incarnation de toute la rancœur de Ghotam City. Les personnes haut placées dans la vile avaient 36 occasions de se retourner pour aider les autres mais ne l’ont pas fait. Pourquoi ? Qui sait ?
spoiler: Ce film, qui se veut profondément inhumain, l’est d’une certaine manière plus qu’il n’y paraît. Un vilain de comics “ordinaire” a été transformé par Todd Phillips en critique de la société, certes poussée à l’extrême, mais critique tout de même. N’est-on pas humain en étant inhumain ?
En regardant ce vidéogramme, on se surprend à rire à des moments qui nous aurait ordinairement horrifiés, les repères du “bien” et du “mal” se confondent, nous laissant face à un homme riant du chaos total.
Mais dans cette obscurité profonde, une lueur d’espoir persiste. Le petit Bruce Wayne (joué par Dante Pereira-Olson), futur Batman, deviendra sans vraiment s’en rendre compte un héros pour les personnes qui n’ont pas cessé de rêver et permettra aux générations futures d’être épanouies.
J'ai vraiment apprécié le regarder car Joaquin Phoenix joue tellement bien le rôle du malade mental il y a même defois il me mettais mal a l'aise tellement qu'il avait tellement bien joué, puis sa transformation physique est vraiment choquante. Puis les 2h00 je les ai même pas vu passer tellement que ce film est prenant les musiques vont tellement bien aux personnages enfin ce film je le recommande vivement.
Avoir fait ce film entièrement dédié au Joker était très bien. Ce film est beau à voir, il montre la réalité entière de notre société. L’histoire du Joker est à la fois triste et touchante. La performance de Joaquin Phoenix est tout bonnement excellente.
L’histoire n’est pas remplie de rebondissements ou d’action comme on pourrait le voir dans un Batman. Il n’a plus l’image que du méchant qu'on lui donnait, mais celle de l’homme derrière, brisé, à qui on n’a jamais laissé le temps de s’exprimer, de l’écouter. Alors, c’est seulement dans la violence qu’il peut s’affirmer.
Une véritable merveille. Une adaptation du Joker, tres particulière, un drame dans toute sa splendeur. J'oserais dire le film est parfait, maiqbil faut etre pret. Un rythme extrêmement lent, des musiques totalement adaptée, une mélasse qui se propage qui nous imprégné... Une montée en puissance tout le long, et une apothéose exeptionnel. Un film qui fait réfléchir, et qui continuera de vous remuer dans les jours qui suivent. Bref, un véritable banger, risqué, reussi, une véritable expérience qu'il faut vivre.
Surjoué, surcoté, le genre de film qui se prend pour un autre (le joker du Darik Knight) en en rajoutant 3 tonnes à chaque plan et qui n’arrive même pas à la cheville de son modèle. Passez votre chemin.
Sans être réellement marxiste, le film réussit l'exploit d'être dans un sens anti-hollywoodien ce qui explique le naufrage du deuxième. On peut noter le personnage d'Arthur Fleck réduit à un simple "déchet" coupé de tout (services sociaux, simple raté qui vit encore chez sa mère, qui s'invente deux figures paternelles de substitution (Murray Franklin joué par Robert de Niro et Thomas Wayne), qui, globalement, représente tout ce que l'ordre bourgeois libéral déteste. Dans un sens, le film représente ce qu'il peut se passer lorsqu'on laisse un "aliéné mental dans une société qui l'abandonne dans son coin et le traite comme de la merde" en roue libre. En d'autres termes, si le film est raté d'un point de vue marxiste (on parle du réalisateur des Very Bad Trip et co-producteur de Project X), il réussit l'exploit d'explorer le point de vue psychiatrique, et même philosophique (Nietzsche, Debord, Schopenhauer). Dommage que Todd Philipps ait saboté le personnage dans Joker Folie À deux pour rentrer dans le moule de ce que Clouscard appelait "Le capitalisme de la séduction). Bref, bonne surprise.
C’est un film qui te remue parce qu'il te montre que derrière chaque "méchant", il y a souvent un gamin brisé qui n'a pas été écouté. Joaquin Phoenix est bouleversant là-dedans, il met une humanité tellement fragile dans son personnage que ça en devient dur à regarder par moments. On n'est plus dans la BD, on est dans le vrai, dans le brut, et c'est ça qui rend le film si spécial.…
Joker (2019) est une claque cinématographique. Le film propose une plongée sombre et dérangeante dans la psyché d’un homme brisé, avec une tension qui monte lentement mais sûrement jusqu’à devenir presque étouffante.
La performance de Joaquin Phoenix est tout simplement exceptionnelle : il incarne un personnage à la fois fragile, inquiétant et profondément humain. La mise en scène, la musique et l’ambiance générale renforcent ce sentiment de malaise constant, tout en rendant l’histoire captivante du début à la fin.
C’est un film qui ne laisse pas indifférent et qui pousse à réfléchir sur des thèmes comme l’isolement, la société et la santé mentale. Une œuvre marquante, audacieuse, et clairement inoubliable.
Todd Phillips livre une étude de caractère d'une vigueur rare, portée par une performance habitée de Joaquin Phoenix. Joker n'est pas une simple origine story, c'est une autopsie sociale sur la solitude et la fin de l'empathie dans une ville qui a perdu sa boussole morale.
La volonté de sourire : Ce qui rend le film marquant, c'est de voir Arthur Fleck tenter sincèrement de s'intégrer. Il veut faire rire, il prend soin de sa mère, il encaisse son handicap avec une résignation qui impose le respect. On sent une réelle volonté de bien faire, une tentative désespérée de rester "du bon côté" de la barrière malgré une vie de privations.
La responsabilité d'une cité : Le film illustre parfaitement la responsabilité d'une société qui abandonne ses éléments les plus fragiles. Gotham est décrite comme une machine à broyer. La transformation d'Arthur est le résultat direct de cet abandon collectif, transformant un homme invisible en un symbole de chaos. On ne naît pas monstre, on le devient par une série de ruptures sociales et médicales.
Une bascule un poil précipitée : Malgré la puissance du récit, on ressent sur la fin une accélération un peu brutale. Pour un homme qui a supporté tant de souffrances, il manque un ultime moment de lutte, un dernier sursaut d'instinct de résistance avant la chute définitive. Cette bascule vers le chaos, bien qu'inévitable, semble parfois un peu trop rapide sur le plan psychologique, au profit d'un final spectaculaire.
En résumé :.Un film viscéral qui pose des questions essentielles sur notre responsabilité envers les autres. Porté par une musique obsédante et une interprétation mémorable, il frôle la perfection. Il lui manque simplement ce petit supplément de lutte intérieure qui aurait rendu la reddition d'Arthur Fleck encore plus déchirante.
Ce n'est pas un coup de coeur parce que ... et bien il n'y a pas de raisons particulières. Ce film est un film psychologique et non d'action de super-héros ou super vilain comme on peut s'y attendre d'un univers DC. Je n'ai pas été surprise pour ma part je m'y attendais plutôt, je ne pensais pas qu'il serait aussi poussé, intransigeant et remarquable cependant ! Et quel film ! Toute l'avancé de la vie du Joker, toute la menée en puissance de ses pensées, de ses actes, de ce qu'il subit, voit et entend pour en arriver là ! Une violence imparfaite et pourtant si claire ! C'est un ce qu'on peut appeler un grand film je pense et là encore je précise ne pas avoir eu de coup de coeur pour autant, simplement le suivit psychologique derrière est passionnant ! Evidemment si on veut un joker semblable à celui des comics on court à sa destruction car il est différent. Je déteste cet ennemi redoutable dans les bd tandis qu'ici je me dresserais plutôt à ses côtés dans son combat contre l'injustice faites à son monde (le côté fou en moins) et j'éprouve de la compassion pour ce garçon finalement resté demeurant dans un corps d'adulte brisé, qui se libère de ses chaines en ayant plus rien à perdre ou fois au monde.
THE FILM le plus surestimé de toutes ces dernières années. Je n'ai pas compris l'engouement pour une histoire pas franchement indispensable au demeurant. Mais alors, le traitement apporté est des plus laborieux. 90 minutes durant pour nous asséner ce qu'on a compris en 30 minutes que le pauvre Joker a eu une vie de loser avec multiples problèmes qui s'enchaînent les uns les autres et justifieront ainsi son passage dans l'univers du mal. Appuyer à gros traits, sans aucune nuance, filmé et monté sans talent, je préfère d'emblée un traitement type Schizophrenia, beaucoup plus radical mais sans enfoncer des portes ouvertes.