D'Eran Riklis, j'avais vu « La Fiancée syrienne », original, plutôt réussi, ayant reçu un beau succès critique. « Le Dossier Mona Lina » a nettement moins séduit, la faute, c'est vrai, à un scénario pouvant, parfois, manquer de rigueur et à un comportement surprenant de la part des deux héroïnes. Cela écrit, moi qui me plains souvent de voir des films sans la moindre personnalité, ce n'est clairement pas le cas ici.
Il y a une ambiance, une tension, un cadre exploité avec talent, le réalisateur sachant construire un suspense avec peu de choses et créer une alchimie intéressante entre ses actrices, dont la relation évolue de façon parfois imprévisible, même si, une fois de plus, je comprends qu'on puisse la trouver peu crédible, l'intrigue d'espionnage pouvant aussi prêter à confusion.
Mais ne serait-ce que pour la découverte (du moins me concernant) de la merveilleuse Neta Riskin, éclipsant clairement ma Golshifteh Farahani adorée, et cette atmosphère singulière de jeux, entre séduction et tromperie qui, moi, m'a séduit, je ne regrette pas, quand bien même celui-ci s'effacera en grande partie de ma mémoire (c'est déjà en partie le cas!).
Fan du cinéma Israélien je ne pouvais qu'apprécier fortement ce long métrage. Echanges subtiles entre deux femmes au confins de l'homosexualité, suspens entourés d'ambiguïtés comme il se doit pour un thriller estampillé espionnage. La ville d'Hambourg que j'ai la chance de connaître très bien se prête parfaitement au décor du film. Des actrices belles et remarquables dans leur interprétation loin des effets spéciaux, sans maquillage. Une touche finale presque joyeuse qui laisse le doute sur la mort de la libanaise et de son enfant. Seule aspect pouvant semer le doute dans les esprits pour conclure le flots de manipulations inerrantes au "grand jeu" des services spéciaux.
Quand on relate l'espionnage dans les films, il y a toujours une part d'incompréhension dans le scénario : reflet des éventuelles trahisons et stratégie des protagonistes : espions, espionnes...Pour quoi? qui? par qui? d'où je pense les commentaires au sujet de la fin de ce film : "Je comprends pas la fin"...Pour ma part si j'ai eu quelques fois du mal à m'y retrouver dans des intrigues relatifs aux espionnages internationaux dans certains films, ce n'est pas le cas dans ce film et le point de vue de faire se confrontrer deux femmes sur le "qui vive" 24H/24H fournit le suspens .Cela est dit très clairement : “je ne peux faire confiance à personne“ . Sous entendu je peux mourir à chaque instant. Et c'est dans ce suspens que nous entraine le réalisateur et c'est ma foi assez réussi! J'imagine aussi que le réalisateur déroule un message implicite : celui de di dire que deux femmes de confession différente peuvent se lier d'amitié!
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2,0
Publiée le 26 octobre 2020
L'agent du Mossad Neta Riskin est envoyé dans une maison sûre de Hambourg pour garder l'ancien amant d'un dirigeant du Hezbollah. Elle vend des informations à Israël depuis des années. Cependant elle fait une pause sur un vol vers le Canada. Pendant que sa chirurgie plastique guérit la rendant méconnaissable comme le dit le patron de Miss Riskin «Nous prenons soin des nôtres». Pourtant alors que les deux femmes se disputent puis finissent par se lier Miss Riskin commence à se demander qui décide qui est la nôtre. Le monde morne des maisons sûres et des trahisons que les films d'espionnage sont devenues après les années 1960. L'école trop cool déclenchée par ces films de James Bond était un correctif nécessaire. Il s'est inévitablement mêlé ici nous laissant avec un autre sous-genre qui a encore besoin de ses propres corrections. Ce film aussi bien joué qu'il soit est tourné dans une lumière morne et malgré un bon jeu d'acteur semble être plus une question d'égalité des sexes que de chercher à raconter une histoire différente...
Mauvais, nul. Aucune tension, aucun suspense malgré le postulat de départ censé nous présenter une histoire d'espionnage, une mission du Mossad. C'est alambiqué, neuneu, l'actrice iranienne dont j'ai oublié le nom, joue mal, le twist final est invraisemblable. Un film grotesque.
Film tiré de l’œuvre originale de Shulamith Hareven et qui n'est pas mal malgré quelques aberrations qui discréditent totalement la situation à laquelle on ne peut pas croire. C'est plus un conte qu'un thriller. :)
Si on laisse de côté son aspect idéologique, ce petit film de propagande israélienne manque de crédibilité et de rythme. Le face à face des deux femmes issues de deux sociétés et camps opposés aurait pu être intéressant, mais il est raté. Quant au scénario, il manque de clarté, de subtilité et de rebondissements. Pourtant, le changement de visage d'un individu pourchassé est un thème fascinant qui pouvait donner lieu à toutes sortes de péripéties mystérieuses. Le film intrigue au début puis ennuie.
La deception est à la hauteur de l'attente pour ce réalisateur qui, dans son film "le citronnier" a su donner du souffle, de la réflexion, de la qualité.Ici on ne sait pas trop si c'est supposé etre un film d'action, un documentaire, un thriller... on s'y perd et on s'ennuie. Le fil part un peu dans tous les sens. Je donne encore une chance au realisateur et a son prochain film mais la...bof
Dans « Le dossier Mona Lina », Golshifteh Farahani est une ex-espionne au service d’Israël, tandis que Neta Riskin est une agente du Mossad, chargée de sa protection. En effet, la première se repose dans un appartement après avoir subi une opération de chirurgie esthétique censée l’aider à changer d’identité. Si la suspicion réside entre les deux femmes, la cohabitation forcée va les ouvrir peu à peu et une amitié se construire. Si quelques rebondissements animent l’action, le thriller reste trop fade pour intéresser. Quelques effets spéciaux auraient également été préférables au simple morceau de sparadrap qui frôle le ridicule tellement on y croit pas. Proche du huis-clos, il manque de la nervosité au long-métrage d’Eran Riklis. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Après un début qui pose les propositions (intéressantes) du scénario (le Moyen-Orient et ses ramifications terroristes et la traque d’une femme qui aurait trahi le Hezbollah) Eran Riklis reprend les codes du film policier sans y mettre son grain de sel. Les deux actrices ne font pas non plus beaucoup d’efforts pour dynamiter (c’est le cas) une action rendue nonchalante par une mise en scène sans relief. AVIS BONUS Un making of tranquille qui peut à la limite nous éclairer sur certains détails imprécis de la réalisation. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Déjà réalisateur de 11 longs métrages, dont on retiendra particulièrement "La fiancée syrienne", "Les citronniers" et "Mon fils", voici que Eran Riklis aborde un genre nouveau pour lui : le film d'espionnage. On ne sera pas surpris de constater que la conception qu'il a de ce genre bien particulier s'avère bien différente de celle de la plupart de ses collègues. Certes, le film n'est pas totalement exempt de scènes d'action mais ce sont surtout la psychologie de deux femmes, membres du Mossad, et l'évolution de leurs rapports qui ont retenu l'attention du réalisateur. L'histoire, c'est celle de Luna Hadad, alias Mona, et de Naomi Rimon. Mona est une libanaise chrétienne qui renseignait les services secrets israéliens sur les activités du Hezbollah et qui, sur le point d'être démasquée, a été exfiltrée par le Mossad vers une planque en Allemagne avant qu'elle puisse rejoindre le Canada avec un nouveau visage et sous une nouvelle identité. Il a en effet été décidé de lui faire subir une chirurgie du visage mais il lui faut attendre deux semaines dans un appartement de Hambourg que les bandages camouflant son opération puissent être enlevés. Naomi est une agente du Mossad, en disponibilité depuis la mort de son mari survenue deux ans auparavant au cours d'une mission. C'est elle que l'on charge d'assurer, durant ces deux semaines, le rôle de "baby sitter" auprès de Mona. Des conditions de huis clos, avec une menace venant de l'extérieur, qui vont métamorphoser le rapport entre Mona et Naomi, très froid au départ et de plus en plus chaleureux, d'autant plus lorsqu'elles se découvrent un point commun, le désir d'enfant : Mona qui a dû abandonner son fils Ziad lorsqu'elle a quitté le Liban en catastrophe, Naomi qui n'avait jamais réussi à avoir d'enfant avec son mari et qui fait tout pour tomber enceinte d'un donneur anonyme. Même si le scénario et la mise en scène de Le dossier Mona Lina n'ont pas à faire l'objet de critiques particulièrement négatives, la qualité principale du film réside dans le jeu des deux actrices interprétant les rôles de Mona et de Naomi. Des rôles par ailleurs peu fréquents dans les films d'espionnage : les deux rôles principaux sont tenus par des femmes. Et là, une surprise attend le spectateur : le fait que Neta Riskin, peu connue dans nos contrées mais absolument prodigieuse dans le rôle de Naomi, arrive souvent à éclipser la star Golshifteh Farahani, pourtant excellente dans le rôle de Mona.
l'originalité de ce film d'espionnage ce sont les personnages . un duo de femmes surprenantes dans un huis clos étouffant. des espions hommes plutot imbu de leur mission dans une Allemagne un peu morne. un drame grave et envoutant sur un sujet qui ne veut pas s'éteindre . la réalisation sobre et prenante, le jeu superbe par sa justesse de ton de deux comédiennes admirables, un tres beau film dur, inquiétant sobre et émouvant