Celle que Vous Croyez
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Bazart
Bazart

1 abonné 43 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mai 2020
Safy Nebbou est un réalisateur peu connu, mais qui a pourtant signé des films toujours intéressants à mes yeux , notamment deux magnifiques duels psychologiques interprétés par de très grands acteurs en excellente forme : Sandrine Bonnaire et Catherine Frot dans « l'Empreinte », Gérard Depardieu et Benoît Poelvoorde dans « L'autre Dumas", deux films clairement sous estimés et pourtant excellents.

Depuis trois films, à savoir le également sous estimé "Comme un homme" en 2012, et" Dans les forêts de Sibérie "en 2016, Safy Nebbou tente le pari de l’adaptation littéraire, et on peut dire que son troisième essai en la matière est le beau tant, "celle que vous croyez ", adaptation d'un excellent roman de Camille Laurens publié en 2016 est une réussite incontestable et assurément son meilleur film.

Dans le roman, Camille Laurens prolongeait l'auto fiction développée dans plusieurs de ses romans ainsi que certaines de ses thématiques, notamment celle de la condition féminine, mais en choississsant comme toile de fond les relations virtuelles, et notamment sur Facebook, un sujet qui ne peut que passionner l'habitué de la toile que je suis.

Roman intense, ingénieux , et toujours parfaitement maitrîsé, multipliant les surprises et les rebondissements, ce jeu de miroir proposé par l'auteur est aussi et surtout une belle reflexion sur les relations sentimentales et sur la sexualité des femmes passé un certain âge est extrêmement brillante et percutante.

L'adaptation de Safy Nebou est en tous points remarquables, ce qui est suffisamment rare pour être souligné tant les exemples d'échec en la matière sont légions ..

Une des grosses différences du film par rapport au livre c'est d'avoir féminisé le personnage du thérapeute à qui le personnage principal de Claire/Clara raconte toute son aventure . Nicole Garcia , particulièrement convaincante propose ainsi un face à face féminin et une solidarité féminines qui n'était pas présent dans le roman original et qui contribue encore à en réhausser le niveau...

Pour lui donner le change, Juliette Binoche, bien plus à son avantage que dans un film au thème assez proche, le pas réussi du tout " Un beau soleil intérieur "se met totalement à nu pour faire vivre cette femme aux multiples facettes.

Juliette Binoche, l'actrice et son personnage ne nous cache rien de la difficulté pour les femmes d'être désirables après la cinquantaine, et même l'image des hommes, qui dans le livre semblaient tous ou presque goujats et pas bien finauds, est nettement revalorisé par la caméra de Nebbou, notamment en faisant du personnage d'Alex une victime de son romantisme échevelé, à qui le décidemment épatant François Civil prête tout son charisme..
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Cet état des lieux des femmes et de leur désirs à l'approche de la cinquantaine particulièrement pertinente et proche de la réalité ménage également ses effets notamment dans une dernière partie aux rebondissements et aux twists plutôt inattendus- même pour ceux qui avaient lu le roman, pas totalement fidèle à ce niveau là non plus.

Reflexion inventive et jubilatoire sur les faux semblants et le dictat des apparences "Celle que vous croyez" est incontestablement un des très grands films français de cette année 2019.
Jonathan J.
Jonathan J.

59 abonnés 201 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 mai 2020
Mis à part la prestation exceptionnelle de Juliette Binoche, rien à retenir de ce film.

Au final tout est cousu de fil blanc, jusqu'au "rebondissement" final.

Sur la thématique des réseaux sociaux et la facilité d'y mentir vis à vis des plus naïfs, on trouve bien mieux traité.

Au final la thématique y est survolée et on est plus devant un drame sentimental à la française comme on en voit par dizaines à l'année.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 mai 2020
Un histoire "trop", éclaboussée par le talent intact de Binoche, toujours dans le ton et qui offre des numéros d'actrice géniaux. Talent fou!
pierrre s.

571 abonnés 3 451 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 avril 2020
Il y a dans ce drame sur le mensonge de très bonnes choses (les comédiens notamment), mais aussi d'importantes incohérences. Ce qui offre un bilan mitigé.
Obligeance française
Obligeance française

7 abonnés 200 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 avril 2020
Quel tour de force. Un film qui flirte avec différents genres (film romantique, drame, film à suspense…). Ce portrait de femme nous touche profondément. Juliette Binoche nous livre une prestation de haut vol. Le temps qui passe, l'envie d'être aimé, le mensonge numérique, le manque affectif... Autant de thèmes que cette œuvre aborde avec justesse. A noter une très belle bande son.
Manhattan
Manhattan

4 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 avril 2020
Réalité et fiction se mélangent dans ce drame romantique.
Une incarnation brillante de Juliette Binoche, un jeu d'acteur simple mais juste de François Civil.
L'histoire de ce film, qui parait banale à première vue, arrive à nous surprendre de part son atmosphère tendue de rebondissements. Belle intelligence scénaristique et belles scènes qui nous interpellent et nous font réfléchir.
Hotinhere

809 abonnés 5 556 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2020
À travers le portrait d'une femme mûre complexée et névrosée, Safy Nebbou met en scène un drame romanesque subtil, portée par une Juliette Binoche impressionnante.
Allociné7792
Allociné7792

123 abonnés 1 706 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2020
Une belle surprise que ce film. Une histoire intéressante et plutôt originale, une mise en scène réussie et un duo d'acteurs très bon.
Pas de place à l'ennui avec ce film.
S-Kayp
S-Kayp

180 abonnés 1 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 avril 2020
Ce film est d'actualité et reflète notre société connectée et les mauvais côtés qu'elle peut avoir. Il traite aussi de la psychologie et de la schizophrénie avec un scénario bien pensé et bien trouvé qui nous surprend jusqu'au bout !
Jonathan M
Jonathan M

171 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 avril 2020
Il y a d'abord ce premier versant de l'histoire, une femme livrée au célibat post 45ans, qui recherche un refuge dans les réseaux sociaux. Cette lecture sous le prisme du désastre affectueux de notre époque. Tout est virtuel, tout est futile. Mais au bout, il y a un jeune homme qui croit dur comme fer à la vraie histoire. Celle qui arrive sensiblement qu'une seule fois. Le film prend dans un deuxième temps une tournure de thriller, rempli d'ellipse et de retour en arrière. Safy Nebbou confirme son goût pour les personnages solitaires, commettant l'acte irrévocable, mais qui fait du bien. Déjà expérimenté dans son adaptation de Sylvain Tesson, il persiste ici.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 avril 2020
Après un « Beau soleil intérieur », j’ai craint que Juliette Binoche se répète. Dans les deux films, par contre, elle ne craint pas de se mettre réellement à nue. Physiquement et psychologiquement. Ses metteurs en scène savent filmer sa nudité. Et l’actrice semble assumer son corps de la cinquantaine. Je dirai presque qu’elle est à l’image de ses deux personnages, Isabelle et Claire, elle a comme un besoin de nous dire, combien elle est encore désirable. « Celle que vous croyez », Juliette Binoche interprète Claire qui fuit le temps qui s’apprête à rider son corps. Une course contre le temps, un temps qu’il ne faut plus perdre. On retrouve ce thème dans « Un beau soleil intérieur ». Claire se révèle peu à peu psychologiquement fragile. La séquence où elle dit : « Je veux bien mourir… mais pas abandonnée » et « Il n’y a pas d’âge pour être une petite fille » est poignante. Claire veut aimer et être aimée. Elle se refuse à finir seule. Elle a été ébranlée quand son mari a abandonné le foyer pour une femme bien plus jeune qu’elle. Déstabilisée elle est, quand son amant, plus jeune lui aussi qu’elle, l’évite en ne répondant pas toujours à ses appels. Il veut vivre sa relation avec Claire de manière ponctuelle alors que Claire la souhaiterait régulière. Alors Claire décide de l’atteindre en passant par le site de son copain, Alex, avec lequel il partage l’appartement. Alex est évidemment plus jeune qu’elle. Elle flatte les photos d’Alex mises en ligne et provoque assez rapidement un échange. Pour ce faire, elle revoit son âge, s’invente une identité. Elle se crée un avatar avec la photo d’une jeune femme. Malheureusement, cela amuse qu’un temps, à partir du moment où l’échange épistolaire se meut en une rencontre physique, ce n’est plus la même histoire. Surtout que Claire et Alex n’avaient pas prévu de tomber amoureux ! Comment sortir de la spirale du mensonge quand le désir rend Claire incontrôlable ? Je ne cache pas que cette partie du film flirtait avec l’ennui tout en saluant l’audace du point de vue du metteur en scène en limitant Alex, François Civil, à une voix audio ! Puis deux twist sont venus me secouer. Après réflexion, la première partie prend tout son sens, elle était indispensable pour installer une atmosphère à terme préoccupante. spoiler: Aussi étrange que cela puisse paraître, j’avais un sérieux doute sur l’avatar : mon intuition m’a donné raison sur la nièce de Claire.
« Celle que vous croyez » est un thriller sentimental prenant, appuyé par une bande-son soignée signée Ibrahim Maalouf. En soi, Safy Nebbou invite le spectateur à s’armer de patience. Eh oui, il faut un certain temps pour installer une relation amoureuse…
BRenner43
BRenner43

2 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 mars 2020
L'un des films romantique le plus beau de tout les films que j'ai vu. Francois Civil est affond dans son rôle. L'histoire est magnifique. Très bien. Les acteurs s'en sortent très bien et on dirait franchement une vraie histoire qui se passe de nos jours. Bravo.
Dois-Je Le voir ?

413 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mars 2020
Avec ses thématiques très intéressantes, ce drame m’a passionné. Il va explorer en particulier deux sujets importants avec le mensonge et l’identité virtuelle. Les deux vont se mêler pour nous offrir un récit de qualité. On va voir Claire s’enfoncer dans ses mensonges et alors que tout démarre d’un rien, elle va être prise dans l’engrenage. L’histoire étant une confession, on découvre au fur et à mesure ce qui lui est arrivé, et le mal que ça a provoquée chez elle. Cela permet aussi d’avoir un recul de sa part intéressant sur les événements. On verra une femme détruite. D’ailleurs, je n’ai pas été fan de Juliette Binoche. J’ai trouvé qu’elle ne faisait beaucoup trop. Cela heureusement ne retire pas la qualité de la relation qui va naitre en elle est Alex, joué par François Civil. Tout se passe à distance, par écrit puis par orale. On vit véritablement ce qui leur arrive. François Civil assume son rôle en étant bon dans ce qui lui est demandé. Il y aura quelque chose d’ingénieusement malsain à pouvoir s’identifier aux deux personnages. C’est impossible d’en vouloir à Claire qui ment, tout en ayant de la peine pour le trompé Alex. On va comprendre ce que chacun ressent, en éprouvant de la compassion pour eux. Plus le temps avance, plus on va se rendre compte du côté nocif de tout cela, jusqu’à ce que ça en devienne glaçant. C’est dommage que le rythme soit un peu lourd sur la fin. Le récit reste tout de même d’une qualité supérieure avec des moments très forts.
conrad7893

355 abonnés 1 679 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2020
un thriller romantique avec une actrice investie et un acteur françois civil qui monte qui monte.
Un film qui nous démontre les aspects négatifs et les dérives des réseaux sociaux.
Un film un peu lent certes mais très bien réalisé.
On est dans le suspens
Alejandro Almodoclint
Alejandro Almodoclint

25 abonnés 800 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 mars 2020
Certes l’intrigue est simpliste mais le mélodrame est travaillé avec finesse amenant plusieurs surprises et coup de théâtres tout au long du film (alors certes, en y réfléchissant après coup, certains s’avèrent inutile, mais bon…on adhère). A mi-chemin entre thriller et chronique sociale, l’astuce du scénario vient du fait que l’histoire est racontée via des confessions d’une femme face à son psychiatre sous forme de flash-backs. Les images sont belles et souvent poétiques.
Le sujet du film (le fléau des « relations virtuels » )est bien traité dans son côté manipulation et jeux de pouvoir mais est peut-être un peu trop insistant dans son côté « relation au jour le jour » (avec des envois de sms et des communications téléphoniques qui ne ressortent pas forcément très bien à l’écran…)
Nicole Garcia en psy distante amène beaucoup de la nuance et de crédibilité aux errements psychologiques de l’héroïne, interprétée par une Juliette Binoche à deux visages : à la fois très souvent belle et parfois délicieusement vieillie par les années, souvent joviale (puisqu’amoureuse) parfois froide (dans un appartement qui l’est tout autant), souvent femme libre et parfois enchaînée à sa solitude, tantôt très crédible et parfois un peu ridicule en « cougar amourachée » qui s’avère être en fait une jalouse de Clara, la fille pour qui elle se fait passer. François Civil amène également un apport non négligeable au casting par sa sensibilité et sa simplicité dans un rôle sobre.
Je ne connais pas le roman dont est tiré le film mais le résultat est tout de même une agréable surprise avec une BO sympathique. Des « liaisons dangereuses » version virtuel à la française.
Alors, certes s’il y a pas mal d’imperfections, et un peu trop de « monde imaginaire » mais je vous laisse disserter sur une des phrases prononce par Claire, l’héroïne : « il n’y a pas d’âge pour être bercée même d’illusions »…
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