Je signale d'abord ce qui m'a semblé les deux principales limites du film : la réalisation est sommaire, et l'analyse des divergences de ces "deux papes" simplifiée à l'extrême, amalgamant le débat d'idées à l'opposition des styles, et occultant toute dimension théologique. J'aurais aussi apprécié un débat plus fouillé autour des questions environnementales et "sociétales" plutôt que l'image d'Epinal d'un Bergoglio 100% progressiste. Mais les deux acteurs principaux sont bluffants de crédibilité et la magie de leur rencontre - probablement imaginée à 99% - ainsi que l'évocation à grands traits du parcours argentin du futur pape François, suffit à nous émouvoir et à évoquer avec force le mystère de la foi. Il n'est pas anodin que le pape François, devenu un "influenceur" de niveau mondial, fasse l'objet d'un film Netflix. Espérons qu'il y aura une suite, pour le voir aussi les mains dans le cambouis.
Une reconstitution impressionnante et des acteurs de grand talent pour ce double biopic soigné dans les coulisses du vatican. Au delà de l'aspect religieux, il constitue un divertissement sympathique, porté par des acteurs qui ont presque l'air de s'amuser.Du très bon Netflix.
Encore un film boulversant qui retrace une amitié masculine forte d'une manière touchante. Le film est une grande réussite malgré la photographie qui est vraiment particulière ( on a parfois l'impression que le film a été filmé par un enfant de 12 ans).
Un joli film chrétien qui vante les mérites d'un nouveau Pape, lequel adhère à des principes humanistes et populaires, vis-à-vis desquels son prédécesseur éprouve de sérieuses réserves. Mais il ne serait pas si méchant; et l'autre pourrait ne pas être si gentil; mais quand même... On passe un joli moment avec 2 comédiens souvent épatants. On ne peut pas dire que l'on s'est ennuyé mais on ne peut pas dire non plus que l'on vient de voir un grand film...
Deux acteurs d'exception, la chapelle sixtine et des dialogues cisellés. Une excellente surprise. Oñ finit par une forte émotion au moment de l'election de Francois. Ne pas rater .
Un film sympathique mais qui n'a rien à raconter, d'une durée de deux heures en multipliant les longs flashbacks qui remplissent péniblement le film, qui aurait largement pu être un court-métrage. La première rencontre de ces deux papes est assez intéressante, ainsi que quelques passages où ils discutent, mais reste que cette histoire ne mérite aucunement un film. Même le fait que ces deux papes soient amis malgré leurs profondes divergences d'opinions n'est pas intéressant, si on excepte la scène dans le jardin, ils n'auront jamais de vrais conflits. Le passé de Bergoglio n'est pas très intéressant, et il m'a semblé prendre une bonne demi-heure du film. Pour ne rien arranger, je trouve le film très mal réalisé et très mal monté, alternant inutilement entre images d'archives, film, N&B, sans réel intérêt, hormis celui de nous rappeler constamment qu'on est dans un film, nous sortant de celui ci régulièrement. De plus l'utilisation du N&B est inutile car il est utilisé dans certains flashbacks, mais pas tous. Niveau mise en scène, c'est du niveau d'un téléfilm M6, et certaines scènes sont tellement mal réalisés que s'en est navrant. Une scène de discussion entre les deux papes (je ne sais plus laquelle, celle où il joue du piano il me semble) présente des effets totalement stupides et qui n'ont aucun sens, à base de caméra épaule, tremblotante, qui ne fait pas toujours le point, et des zooms qui retourneront votre réalité. Le réalisateur semble se prendre pour Lars Von Trier, mais ne comprend pas l'intérêt de ces effets, bref, pathétique. Film qui ne repose que sur l'interprétation très correcte de Pryce et Hopkins, même si ce dernier semble légèrement galérer.
Film se basant sur des faits réels et contemporains. C'est l'histoire d'un pape qui veut abdiquer et qui reçoit un archevêque sud américain à Rome.Tout le film est une discussion interminable entre deux hommes francs et sincères. En réalité l'archevêque voulait démissionner mais le pape l'a convaincu pour lui succéder. Les deux acteurs ont été absolument prodigieux.
Un très bon film. Comme je l’imaginais, il traite parfois avec humour et souvent avec sérieux les questions suivantes : - Quelle est la place de l’Église dans notre monde marqué par le post-modernisme ? - L’Église doit-elle s’adapter au monde moderne ou l’inverse ? Des sujets plus actuels sont bien évidemment abordés mais je n’en dirai pas plus... Les acteurs jouent avec une justesse redoutable : Hopkins est impressionnant a plus de 80 ans (dire qu’il s’agissait d’Hannibal Lecter et d’Odin, un dieu païen...). Jonathan Pryce est d’une ressemblance à s’y méprendre avec le Pape François. L’humour est bien dosé et le drame est présent.
Je l'ai regardé pour anthony Hopkins et j'ai découvert Jonathan Pryce. Quel merveilleux duo d'acteurs. On aimerait que l'histoire soit vraie de bout en bout, que cette rencontre et amitié entre deux personnes que tout oppose se soit déroulée de cette façon. On ne s'ennuie pas malgré un film qui aurait pu être une pièce de théâtre. J'ai aimé voir La Chapelle sixtine vide, voir le vote des papes et quelques rituels.
Très beau film, remarquablement et simplement interprété. Un scénario original et audacieux, une réalisation également simple et émouvante. En Bref, une formidable surprise à laquelle je ne m'attendais pas, peu habitué à NETFLIX. Dommage que ce film ne soit pas sorti sur Grand Ecran, c'est un film qui fait réfléchir et qui émeut; j'aurais aimé ne pas le voir seul - et un peu par hasard - sur mon écran de PC.
Excellent film, une mise en scène incroyable entre réalité et fiction, des costumes / plans juste phénoménaux mais surtout deux acteurs qui savent exprimer et nous faire ressentir toute la complexité entre deux Eglises qui s'affrontent dans un moment où l'Église n'est plus.
Excellente surprise que ce film tout en finesse, intéressant, touchant, et non sans humour. Un sujet très original traité avec beaucoup d'intelligence.
Perdu de vue depuis quelques années, le cinéaste brésilien de La cité de Dieu, Fernando Meirelles, revient avec Les deux papes, dont le scénario et le casting prestigieux auraient mérité une exposition dans les salles françaises, comme c'est le cas dans plusieurs pays. Tant mieux pour les abonnés de Netflix qui auront pu en quelques semaines voir les derniers Scorsese, Michôd et Baumbach, excusez du peu. Les conversations imaginaires entre un pape sur le point de renoncer à sa charge (Benoît XVI) et son futur successeur (François) constituent le plan de résistance d'un film qui utilise avec intelligence images d'archives et dialogues plausibles, eu égard à la personnalités des deux souverains pontifes. Et si Les deux papes est passionnant, c'est qu'il n'est pas qu'objet à rhétorique, traçant des portraits on ne plus sensibles d'hommes marqués par leur passé et leurs remords, en Allemagne et en Argentine, au temps des dictatures. Cependant, le film est beaucoup plus proche du pape actuel, revenant sur son passé quitte à prendre quelques libertés avec son histoire, et cette empathie se sent aussi dans le jeu de Jonathan Pryce, beaucoup plus libéré que celui d'Anthony Hopkins. L'affrontement entre deux visions de l’Église qui s'opposent diamétralement, comme deux points cardinaux, c'est le cas de le dire, nourrit la première partie du long-métrage, permettant de survoler les principaux thèmes de friction qui agitent toujours la communauté catholique. Mais le film est surtout réussi par son évolution vers la compréhension qui finit par se faire jour entre les deux papes, avec l'écoute qu'ils finissent par s'accorder, en dépit de leurs désaccords fondamentaux. L'aspect rigoureux du film, qui lui donne parfois une certaine sécheresse, est heureusement contredit parfois par la mise en scène, la musique et l'humour, caractérisé par une poignée de scènes savoureuses (la pizza, le football, la réservation d'un vol). L'occasion de montrer qu'au delà de ses sérieuses prérogatives, un pape n'en est pas moins un homme (presque) comme les autres.