Derniers Avis : BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan - Page 28
BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan
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gene B.
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4,0
Publiée le 5 septembre 2018
Film qui prend aux tripes. Les incises historiques en électrochoc. On ne peut s'empêcher de penser aux événements que nous vivons aujourd'hui. Empathie, émotion, rires et larmes... A voir sans faute.
« BlacKKKlansman » sonne bel et bien le grand retour de Spike Lee après sa traversée du désert depuis le sympathique « Inside Man » en 2006. Le cinéaste américain renoue avec son sujet de prédilection à savoir le racisme et la place des afro-américains au travers d’une histoire hallucinante. Ma grande surprise a été de constater à quel point Spike Lee avait mûri son cinéma, il fait beaucoup moins dans la provocation gratuite et semble au contraire s’être assagi en se montrant capable d’aborder son sujet avec beaucoup d’hauteur et de recul. L’écriture est très intelligente et toute en nuance, le long-métrage alternant avec brio les scènes très dures avec des scènes plus légères où le comique fait mouche sans que cela dédramatise l’action. La réalisation très dynamique de Spike Lee est remarquable, des fulgurances de mise en scène comme lors du discours de Kwame Ture où les différents visages de la foule apparaissent sur fond noir jusqu’au maniement des symboliques à l’image du dernier plan lourd de sens. Le réalisateur de « Malcolm X » assume totalement l’aspect « manifeste politique » de son film en reliant ce dernier à l’actualité afin de délivrer un message de mobilisation et de rassemblement, un cri qui pourrait bien devenir le slogan d’une nouvelle génération d’Américains en lutte contre le racisme.
Pas le meilleur spike Lee. Et ça ne vaut pas un tarentino qui aurait traité ça à la Django. Bcp de scènes longues qui ne servent pas le propos ni l action. Le film a tout le même le mérite de mettre en miroir le White power et le black power avec une certaine élégance et presque un équilibre. Finalement on retient le message d'un pays qui court à sa perte s'il entretient la haine il ne récoltera que de lahaine. Beau filigrane sur la nécessaire acceptation Des différences.
Malgré quelques réserves sur la thématique abordée (point de vue marquée du réalisateur), le ton en apparence léger et un rythme sans temps morts permettent aux spectateurs de passer un réel bon moment de cinéma. Et passons outre les nombreuses ficelles scénaristiques avec un final convenu.
Je sors de la séance, j’en suis encore soufflée. Vraiment bon, de nombreuses blagues au milieu d’un thème très dérangeant . Ça résonne, le message passe. Ça fait réfléchir. Un film qui va rester dans les annales.
Intéressant dans sa lecture, le film est plutôt réussi. Le racisme est dénoncé d'une manière assez ironique. La toute dernière partie était cependant dispensable car elle est en totale contradiction avec l'ambiance générale (et son parallèle un peu facile).
Le film est intéressant et prenant, surtout quand on sait qu'il s'agit d'une histoire vraie. A voir en VO, pour les dialogues croustillants entre le policier et le chef du Kkk.
BlacKkKlansman est un film de spike Lee lui permettant de revenir au devant de la scène avec un retour au source au niveau des ses thèmes de predilection qui reposent sur la place du peuple noir dans la société Américaine. En effet on avait déjà eu affaire à cette vision à travers le film Malcolm X avec le grand Denzel Washington. Ainsi apres avoir joué avec cette icône, Spike Lee a décidé de jouer avec le fils qui aura ici le premier rôle Jhon David Washington dans le rôle de Ron Stallworth, un jeune policier noir qui entre dans la police de Colorado Spring et qui a pour but de gravir les échelons au plus vite afin de pouvoir aller sur le terrain et montrer que les noirs ont aussi leur place dans l'école de police, et pour cela il decide de mettre fin à l'une des organisations les plus connus le Kux Klux klan en l'infiltrant et pour cela il sera aidé d'un autre policier Flip Zimmerman joué par Adam Driver qui est d'origine juive. Ce film est une comédie dramatique et Spike Lee a su utilisé les bons instruments pour éviter de tourner les personnages dans l'autoderision et pour cela je lui dit bravo car la majorité des blagues fonctionnent et ceux grâce à une bonne approche dans les dialogues qui font souvent mouche telle que spoiler: la scène du téléphone entre Ron et David Duck où le débat tourne autour de la différence entre l'accent d'un noir qui parle au téléphone et celui d'un blanc . Ainsi le personnage joué par Adam Driver est peut être le personnage le plus aboutit puisque durant la majorité du film, on va suivre son évolution dans le Klan mais ce qui fait la force de son jeux et la confrontation de son personnage avec celui de Félix Kendrikson où ce dernier a des doutes sur les origines juives de Flip provocant ainsi une des scènes les plus hilarantes et certainement la plus tendu qui spoiler: est la scène du détecteur . Ainsi entre ces deux personnages, la confrontation est extrêmement bien mis en valeur par Spike Lee qui arrive à nous faire un festival de créativité lors des 20 dernières minutes qui sont justes jouissives et où on retrouve toute la patte scenaristique de ce réalisateur avec la mis en place de travelling et des jeux de couleurs qui ont commencé à devenir intéressante. Toutefois, lors de tout le film, j'ai eu l'impression que certains personnages ne servaient strictement à rien et qu'ils étaient posés dans ce contexte pour créer une confrontation entre le Black Power et le white power, Sans y participer réellement puisque ces personnages sont mal décrit et donc nous sommes mal renseignés sur leurs origines enlevant donc cette crédibilité lors des manifestation comme le rôle de Patrice joué par Laura Harrier. De plus ormis les 20 dernières minutes avec la montée en puissance en terme de créativité, tout le reste était assez simpliste voir mou au niveau de la mise en scène où on a perdu la patte du réalisateur et donc son univers assez osez dans la mise en scène et je trouve cela dommage. Mais le plus gros point fort du film ce situe dans la musique qui est sublime et qui rend chaque scène juste splendide. Ainsi nous avons affaire à un film très bon dans le fond avec une histoire qui tient bien la route malgré quelques personnages passifs mais qui se plantent contre le mur au niveau de la forme car il n'y a presque plus d'originalité et peu de mise en scènes jusqu'au 20 dernières minutes. Voilà ce film n'est donc pas le chef d'œuvre absolu mais qui vaut tout de même le détour.
Un excellent film. Je l'attendais avec impatience et je n'ai pas été déçu. La durée du film m'a fait peur mais j'ai trouvé le film très fluide et je n'ai pas vu le temps passer! Un film qui oscille entre comédie et drame porté par des acteurs charismatiques (notamment Washington et Harrier). Mérite sa palme d'or!