BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan
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tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 781 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 octobre 2018
Auréolé du Grand Prix du Jury au Festival de Cannes, ce film sous forme de farce signe le retour de Spike Lee aux affaires après de longues décennies de léthargie. Comparé à un film des frères Coen pour le côté absurde du scénario et l’éventail de rednecks bas de plafond, il fait plutôt pensé à un épisode de « Starsky et Hutch » sous perfusion blaxploitation. On est dans les 70’s pur jus aussi bien dans les costards, les coupes afro, la musique cool et surtout la défense de l’égalité noir/blanc. Et pour défendre ses convictions Spike Lee met en image un roman comique dans lequel un black infiltre le KKK après un coup de fil de génie. Ce flic black épaulé de son acolyte blanc vont faire exploser une section locale du KKK de l’intérieur. Drôle mais suscitant la réflexion, pamphlet super appuyé contre le racisme, c’est une farce politique acide sous forme de polar déjanté. Qu’est ce qu’on se marre autour de ces dialogues finement écrits !!! Eux aussi très appuyés, car Spike Lee ne fait pas dans la finesse surtout lorsqu’il s’agit de faire allusion aux dérives Trumpienne de l’Amérique d’aujourd’hui. Mais bon, Trump, une des cibles de ce pamphlet, n’est guère subtil lui-même. Une sorte d’arroseur arrosé. Donc démonstratif, c’est sûr ; manichéen aussi ; mais le panache fait oublier les semelles de plomb avec lesquelles avancent parfois le film. Et la fin est déconcertante, comme une grosse claque inattendue en écho avec l’actualité. Pas dans le ton du reste du film, donc surprenante. A ce demander si elle permet à Spike Lee de rendre son message plus audible ou s’il s’est fait simplement plaisir ??? Un bon film grand public de cette année ciné.
tout-un-cinema.blogspot.com
Nicolas S.
Nicolas S.

130 abonnés 1 591 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 août 2018
Le cinéaste Spike Lee (et j'insiste sur le mot cinéaste car je fais une différence entre l'homme et l'artiste, vous allez le voir) sort de sa traversée du désert pour adapter une histoire qui était taillée pour lui : l'histoire vraie d'un homme noir qui a infiltré le Klu Klux Klan.

On sent que le film est parfaitement documenté. Spike Lee sait de quoi il parle : le film "Birth of a Nation", les symboles des suprématistes blancs et leur organisation, l'histoire des oppressions, etc ... L'équipe du film semble avoir fait énormément de recherches pour être au plus près de la réalité et éviter les erreurs.

D'ailleurs, c'est presque trop : par exemple, lorsque deux personnages parlent de la Blaxpoitation (un courant cinématographique des années 70 composé de films adressés à un public afro-américain, grosso modo), la scène tourne au name dropping. Sauf que pour un européen, c'est du charabia car aucun nom n'est connu. Donc on a une scène auquel un énorme pan du public ne va strictement rien comprendre. C'est dommage.

En revanche, on pourra se consoler avec les performances de John David Washington (fils de Denzel) et d'Adam Driver qui sont impeccables dans leurs rôles respectifs.
Ils évoluent au milieu d'une oeuvre très dynamique, drôle, impertinente et à l'ambiance sonore et visuelle marquée. C'est là où le cinéaste Spike Lee apporte tout son talent et en fait un bon film.

Malheureusement, il y a d'un côté le cinéaste Spike Lee mais il y a aussi, de l'autre côté, l'homme Spike Lee. Et l'homme est bourré de défauts. A commencer par le fait qu'il est rempli de colère. Or, un homme en colère est rarement mesuré.
Par conséquent, le message est noble (le racisme ne mène à rien), même si c'est enfoncer des portes ouvertes, mais la façon de le délivrer le décrédibilise. En effet, en exagérant un message, peu importe qu'il soit juste ou faux, il ratera sa cible. C'est ce que fait Spike Lee avec "BlacKkKlansman" : en dépeignant les suprématistes blancs du Klu Klux Klan comme des attardés mentaux, il cherche à les ridiculiser. Mauvaise idée : en faisant cela, non seulement il les sous-estime (ce qui est rarement une bonne chose) mais en plus il se ridiculise en montrant qu'il a une vision manichéenne de la vie. C'est infiniment plus compliqué que ça et les ridiculiser n'aidera pas à les "faire revenir à la raison". Au contraire, cela va accentuer leur repli identitaire ...

Pourquoi gâcher un si noble combat en tombant dans de tels travers qui étaient évitables ? Parce que Spike Lee est un homme en colère et que c'est son seul moteur. C'est aussi, selon moi, son pire défaut. Car c'est un cinéaste talentueux et il le montre encore avec "BlacKkKlansman" qui reste un très bon film.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2018
En 1978, Ron Stallworth est le premier policier afro-américain engagé dans la police de Colorado Springs. Il s'infiltre dans la branche locale du Ku Klux Klan et parvient même à devenir président de cette organisation raciste. Pendant des mois, Stallworth se fera passer pour un suprémaciste blanc par téléphone ou en se faisant représenter par un collègue blanc qui participait aux réunions du KKK.

BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan est une comédie policière de Spike Lee de 2018 inspirée de l'histoire vraie -et du livre- du vrai Ron Stallworth.

Je connais assez peu les films de ce réalisateur engagé à l'exception de son remake de Old Boy de 2014 que j'avais apprécié.
Après deux films abordant la question raciale sortis en 2017 (la fiction Get out et l'historique Detroit) ,cette thématique dans une Amérique clivée est ici de nouveau abordée. Dans son dernier métrage, Spike Lee déclare la guerre à Donald Trump dont les propos ambivalents sur le port des armes à feu, les exécutions sommaires de personnes de couleur par des policiers ou les évènements de Charlottesville avaient provoqué un certain émoi dans la communauté américaine.

BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan s'inscrit clairement en opposition au film suprémaciste muet en Noir et Blanc de 1915, Birth of a Nation dont on voit certains passages dans le film.

Plutôt sceptique lors de la sortie d'un film que je craignais trop militant, j'ai été plutôt agréablement surpris par ce long métrage qui mélange les genres de la comédie, du genre Blaxploitation, du film policier et du Buddy movie. Spike Lee n'est jamais manichéen ni outrancier dans ce biopic romancé plutôt "malin" qui repose sur de bons dialogues et un bon casting notamment John David Washington (l'inspecteur Ron Stallworth), Adam Driver (Flip Zimmermann) , Topher Grace (David Duke) et Laura Harrier (Patrice).

Le film "croque" de savoureux portraits psychologiques notamment chez les membres de l'Organisation du Klu Klux Klan qui détestent les personnes de couleur autant que les juifs.

D'une durée de 2h20, le film ne compte pas trop de temps morts.

Le film se termine par des images d'archives des incidents récents de Chalottesville (manifestations pro contre anti suprémacistes blancs) durant lesquelles une jeune femme renversée délibérément par une voiture avait été tuée et d'une déclaration de Donald Trump refusant de prendre parti à l'issue des incidents.

Pour avoir vu Le boulevard de la mort ou Django Unchained, je ne suis pas convaincu que Tarantino aurait traité le même sujet avec autant de sobriété.
onsefaitunetoile
onsefaitunetoile

85 abonnés 1 487 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2021
Une histoire vrai comme les affectionne Spike Lee, il nous montre encore une fois la violence de cette guerre de race, entre les noirs et les blancs, pourtant tous Américains.
Et même si le film nous montre une petite victoire contre le KKK, il n'en demeure pas moins, que c'est comme trouver une aiguille dans une botte de foin, et que le problème reste entier.
Comme le montre les dernières images du film, tirées des derniers évènements, calamiteux qui se sont déroulés en fin de mandat de Trump, c'est bien celles là les plus fortes et c'est désolant.
Le film est assez intéressant, même si il manque parfois de dynamisme, de nervosité, mais là n'est pas l'essentiel, le but premier n'est pas de faire un divertissement, mais bien, de raconté une tranche de la société made in US.
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 octobre 2021
Je ressent toujours cette impression patriotique contre le racisme de Spike Lee dans chacun de ses films où l'esprit Malcolm X qui plane toujours dans son air. Même si l'humour est bien présent, surtout sur les dialogues, le sujet est, lui, dramatique. C'est ça qui fait sa force, passé de la légèreté sur la lourdeur de l'ambiance. Adam Driver, que je connais que par kylo Ren, arrive à faire l'ouvrier, sans problème. John David Washington, fait souligner le combat qu'il livre. Très bonne reconstitution de l'Amérique des années 70. Je retrouve, Ryan Eggold, de Blacklist, toujours très convaincant. Une très bonne bande. Un finale qui donne des frissons avec ce mini documentaire. Un film au message fort toujours d'actualité !
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 317 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 octobre 2018
De Spike Lee (2018) .
Tirée d'un fait survenu dans les années 1970 aux USA .
C'est rare quand je fait ce genre de précision mais l'histoire contée est quand même allucinante . En pline époque de luttes pour les droits civiques infiltrer le Ku Klux Klan pour en dénoncer les exactions.
L'ambiance des années 70 , les manisfestations pour les droits , les tentatives d'émancipation pour les droits civiques comme les résistances parfois violentes à tout changement . Tout cela est bien montré dans le film . Film dont le déroulé de l'histoire est captivant . Joué par d'excellents acteurs comme John David Washington, Adam Driver, Topher Grace .
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 632 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 septembre 2018
Reparti du dernier festival de Cannes avec le Grand Prix, Spike Lee a parfaitement réussi son retour au premier plan. Et, forcément, placé assez haut les attentes des spectateurs sur ce projet de biopic excitant. Mais les promesses ne s’avèrent qu’en partie tenues. La faute à deux ou trois écueils auxquels se heurte le réalisateur américain. L’excellente prestation de John David Washington dans le rôle-titre ne trouve pas forcément son pendant dans l’autre rôle important du film, interprété par Adam Driver. Ce dernier s’avère en effet un peu léger dans son interprétation, sa traditionnelle nonchalance n’étant pas forcément adaptée à l’infiltration incroyable que le personnage qu’il incarne doit effectuer. Par contre, Spike Lee a réussi à caster bon nombre d’excellents seconds rôles. Le second écueil du film, c’est son côté trop bavard ! Il y a dans son scénario des longueurs qui gênent la fluidité du récit. L’aspect politique du message prend trop le dessus sur les deux autres composantes de son histoire, à savoir l’intrigue policière et les quelques touches d’humour. Ces dernières sont, du coup, pas vraiment à la hauteur de ce qu’on aurait pu attendre. Mais la grande force de Blackkklansman c’est la force de son message anti-raciste, qui passe par une mise en avant frontale et brutale des pires propos. Le film se déroule dans les années 70 et parait pourtant très contemporain, et encore plus vers la fin avec des images glaçantes de manifestations récentes. Il y a aussi ces références à peine masquées sur Donald Trump, sa politique et ses slogans. Tout cela est tout à la fois captivant et glaçant, même si le trait est parfois un peu trop appuyé.
kal-el 02
kal-el 02

138 abonnés 843 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 septembre 2018
Une histoire complètement dingue. Surtout quand on sait qu’elle est inspirée de faits réels. Un policier noir arrive à infiltrer le Ku Klux Klan et à obtenir les faveurs du leader de l’organisation. Complètement fou ! Et Spike Lee, en cinéaste aguerri nous emmène dans cette aventure. Le scénario est très bien ficelé, ne nous perd jamais et évite la mécanique du biopic, les longues scènes d’explications, en se focalisant sur les faits, ainsi que la surenchère de personnages. Le cinéaste ajoute son savoir-faire en utilisant des effets de style comme la répétition des images sur une action ou le split-screen et fait des hommages aux films des années 70 mettant en des personnages noirs en vedette. La direction artistique, très Seventies, n’apporte rien d’original, c’est dommage. La bande son, très Seventies aussi, est toujours aussi entraînante. Le casting est excellent, les acteurs sont parfaits, on sent la direction d’acteur de Spike Lee. Un très bon film qui ramène le cinéaste au haut niveau mais ce film ne gagnera pas d'oscar je pense.
NarnoNarno
NarnoNarno

49 abonnés 718 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 février 2019
“Blackkklansman“ ou le retour d’un S.Lee, en pleine forme, sur ses sujets de prédilection que sont le racisme ou la défense de la cause Noire américaine. C’est donc en terrain connu et maîtrisé que le réalisateur s’empare d’un récit pour le moins étonnant (l’infiltration au sein du Ku Klux Klan par le premier officier de Police Noir américain) avec, toujours, une véritable niaque à vouloir dénoncer les propos, les actes et les violences racistes en tout genre. Mais, la chose ne lui est pas coutume, S.Lee arrive à distiller plusieurs doses d’humour et une bonne touche de thriller. Il en ressort une certaine coolitude (la reconstitution 70’s y contribue beaucoup) et de légèreté à certain moment, sans pour autant dénaturer le propos et les dénonciations. On pourra reprocher, comme souvent chez S.Lee, un certain manichéisme et un manque d’objectivité dans ses partis pris, mais il garde une verve intacte dans ses discours percutants. A défaut d’être un film coup de poing, “Blackkkklansman“ demeure un film qui allie réflexion et divertissement, l’étiquette « grand public » de ce S.Lee est une bonne surprise sans dénaturer les valeurs et le militantisme du cinéaste.
Stormtrooper62
Stormtrooper62

49 abonnés 401 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 janvier 2019
Phénomène de société encore d'actualité aujourd'hui,le racisme est un fléau qui touche encore beaucoup de personnes,comme le montre les images qui précèdent le générique de fin.C'est donc d'une manière incroyable,avec brio que ce film traite ce sujet là.
C'est avec un humour fin et une dose de thriller que nous est racontée l'histoire de Ron Stallworth,policier afro-américain qui réussi à infiltrer le ku klux klan,aidé sur le terrain de son collègue Flipp Zimmerman,qui lui est juif.
Tout est bien géré,notamment l'auto critique des personnages,à part peut être la fin où je m'attendais à un peu plus spectaculaire,mais tout ça est confus.
La romance est je sais nécessaire à l'histoire,mais peut être pas utile de trop la développer.Bon c'est des détails mais le film est de qualité.
Biertan64
Biertan64

66 abonnés 1 483 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2019
Il ne fallait pas attendre de Spike Lee qu'il fasse un film dans la modération. Ici pas de demi-mesure: les membres du KKK sont des démeurés sudistes carburant à la bière et incapables de sortir une phrase sans injure raciste, les activistes noirs ont la coupe afro, détestent la police et passent leur temps le poing en l'air en invoquant le Black Power. Ce manque de finesse, associé à une totale absence d'humour empêche Blackkklansman d'être un film coup-de-poing ou apportant quelque chose à la lutte contre le racisme, comme American History X par exemple. Reste un film policier très plaisant à suivre, tenu par deux bons acteurs (John David Washington et Adam Driver), durant lequel on ne s'ennuie pas à sauter des bureaux de la police aux réunions du Ku Klux Klan et où la tension s'installe dans la crainte que l'infiltré ne se fasse démasquer. En résumé de mon résumé, bien pour la forme mais déception pour le fond, trop caricatural.
Camille Monlouis
Camille Monlouis

6 abonnés 23 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 avril 2023
Spike Lee nous pond encore une fois une pépite. Un film immersif qui nous permet d'être au cœur de cette société secret américaine. Mais toute fois ce film reste sans plus, principalement du au manque d'évolution des personnages, d'évènement bien trop prévisible, ou encore la présence de moment trop plat et long qui servent simplement à remplir les vides du film.
Theo
Theo

35 abonnés 1 076 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 janvier 2025
Avec BlacKkKlansman, Spike Lee livre un récit à la fois provocant et fascinant, plongeant dans une époque où l'identité, le racisme et les conflits idéologiques façonnaient la société américaine. Bien que le film regorge de moments puissants et de performances solides, certaines faiblesses narratives et un ton parfois mal maîtrisé l’empêchent d’atteindre une véritable grandeur.

Basé sur l’histoire réelle de Ron Stallworth, un détective afro-américain qui a infiltré le Ku Klux Klan, le film déploie une intrigue riche en potentiel dramatique. Le récit alterne entre moments d'humour mordant, tension palpable et satire sociale, capturant l’absurdité d’un homme noir dirigeant une enquête sur l’une des organisations les plus racistes des États-Unis.

Cependant, le film souffre de longueurs, notamment dans son exploration des relations personnelles de Stallworth. Les scènes avec Patrice, bien qu'importantes pour explorer les dilemmes idéologiques du personnage principal, s'étendent parfois inutilement, ralentissant le rythme global de l’histoire.

Spike Lee imprime son style caractéristique à BlacKkKlansman, mêlant des compositions visuelles audacieuses à des séquences historiques marquantes. Les moments où l'humour noir côtoie des scènes de tension extrême démontrent la maîtrise du réalisateur pour jongler avec des émotions contrastées.

Le montage final, mêlant l'intrigue du film à des images documentaires contemporaines, est particulièrement percutant. Cependant, ces ajouts, bien qu'évidemment conçus pour choquer et faire réfléchir, peuvent sembler trop appuyés, risquant de détourner l'attention de l'histoire principale.

John David Washington incarne Ron Stallworth avec une subtilité admirable. Son interprétation d’un homme jonglant avec des identités opposées – un policier noir infiltrant une organisation suprémaciste blanche – est à la fois crédible et poignante.

Adam Driver, dans le rôle de Flip Zimmerman, apporte une intensité discrète en tant que collègue juif de Stallworth, confronté à ses propres dilemmes identitaires en infiltrant le Klan. Leur dynamique est convaincante, bien que certaines de leurs interactions manquent parfois d’une authenticité émotionnelle complète.

Topher Grace, en tant que David Duke, adopte une approche minimaliste pour incarner le Grand Sorcier du Klan. S'il parvient à capturer l’ironie sinistre du personnage, son interprétation reste en surface, manquant de la gravité qui aurait renforcé le contraste entre la banalité de Duke et les idéologies haineuses qu’il représente.

Le film excelle lorsqu'il embrasse l’absurdité de son sujet. Les conversations téléphoniques entre Stallworth et Duke sont à la fois hilarantes et troublantes, révélant les contradictions d’une époque où l’ignorance pouvait être exploitée de manière magistrale.

Cependant, le ton du film vacille entre la satire mordante et le drame sérieux, créant parfois une dissonance. Certaines scènes, bien que marquantes individuellement, semblent déconnectées du flux narratif, affaiblissant l’impact global.

BlacKkKlansman aborde des thématiques lourdes avec audace, explorant le racisme institutionnel, les conflits idéologiques et les tensions identitaires. Cependant, le film ne va pas toujours au bout de ses réflexions. Les nuances des relations raciales et le rôle des forces de l'ordre dans l’oppression systémique sont abordés, mais souvent simplifiés, offrant une vision parfois trop dichotomique du bien et du mal.

BlacKkKlansman est une œuvre qui mérite d’être vue pour sa pertinence historique et son commentaire social. Bien qu’il ne parvienne pas à maintenir une cohérence narrative et tonale tout au long de son récit, ses moments de brillance, ses performances solides et sa mise en scène engagée en font une expérience mémorable. Spike Lee propose ici une réflexion audacieuse sur une période cruciale de l’histoire américaine, même si certaines failles viennent ternir son impact global.
SuperJS
SuperJS

49 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 septembre 2018
Un film intéressant, avec un excellent jeu des acteurs. Néanmoins le rythme est fort lent (clairement pas un film d’action !), et la touche finale, certes amène à réfléchir, mais vient alourdir le propos et ressemble plus à un énième coup anti-Trump propagandiste qu’à une subtile dénonciation du racisme persistant anti-Noirs. Dommage...
Gody G.
Gody G.

23 abonnés 326 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 septembre 2018
une bonne brochette de comédiens. Mention spéciale aux acteurs qui incarnent Flip et Félix pour leur charisme. J'ai aimé la photographie du film. Le rythme du film est assez bon pour planter le décor, mais il y'a un truc qui manque à ce film c'est l'action et l'émotion que l'on retrouve malheureusement au générique de film. J'ai envie de dire c'est la partie la plus touchante du film. Au final, un film qui promettait beaucoup, mais en fin de compte mièvre.
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