BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan
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Serge V
Serge V

88 abonnés 446 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 août 2018
spike lee est engagé politiquement on le sait , et on le sent dans le film, les personnages sont quand même caricaturaux , mais le défaut du film est le scénario peu crédible , le héros infiltre facilement le ku klux klan et le subterfuge imaginé par le héros est trop énorme ! le côté positif est l ' interprétation , john david washington et adam driver vraiment excellents ;
kluane
kluane

2 abonnés 73 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 août 2018
je ne comprends pas l engouement pour ce film...un traitement trop manichéen pour que l on rentre pleinement dans le style de la comédie ou de la dénonciation, les deux minutes finales sont peut être les seules qui m ont tenu éveillées, dommage...
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 septembre 2018
Une chose au moins est sûre avec ce ‘’BlaKkKlansman’’ de Spike Lee, c’est qu’il sort pile poil au bon moment. Avec tout ce qui arrive à l’heure actuelle, ce film est bien un film dans l’ère du temps : une œuvre qui dénonce les agissements du Ku Klux Klan et son racisme. Une œuvre qui avec l’arrivée au pouvoir d’un certain président aux USA devient un véritable brûlot politique. C’est certainement son sujet qui a permis au film de remporter le prestigieux Grand Prix au festival de Cannes. Et cela ne surprend guère quand on sait à quel point le festival de Cannes est porté sur la politique (il est donc normal que ‘’BlaKkKlansman’’ soit au palmarès). Pourtant, ‘’BlaKkKlansman’’ est-il vraiment un si grand film que ça ?

A la fin des années 70, l’inspecteur afro-américain Ron Stallworth (John David Washington) décida d’infiltrer le Ku Klux Klan. Mais si Ron parvient à entourlouper ses membres au téléphone, il comprend vite qu’il a besoin d’aide pour mener sa ‘’croisade’’. Un de ses collègue juif, Flip Zimmerman (Adam Driver) accepte de se faire passer pour Ron et de se rendre aux réunions du Klan. Parallèlement à l’enquête, Ron rencontre Patrice Dumas (Laura Harrier), une leader locale d’un mouvement de défense des noirs.

A Cannes, il y a un prix qu’aurait mérité ‘’BlackkKlansman’’. Plutôt que le Grand prix, le jury aurait dû lui remettre le prix du scénario car la force du film repose essentiellement sur son scénario. L’histoire est évidemment incroyable et pleine d’ironie mordante : comment un afro-américain et un juif parviennent-ils à se faire un nom au sein de l’Organisation (nom dissimulant le Ku Klux Klan). Face à cette situation quasi-burlesque, Spike Lee décide de faire un film ‘’presque’’ comique (‘’presque’’, Spike Lee ayant paraît-il rétorqué à un journaliste qu’il n’avait nullement fait une comédie). Certes, la noirceur afflue de-ci, de-là (comme dans ce montage parallèle entre la cérémonie d’introduction de Ron dans le Klan et le témoignage d’un vieil homme noir de la mort affreuse de Jesse Washington), mais dans son ensemble le film adopte un rythme digne de la comédie. Les dialogues font souvent mouche : voir la scène où David Duke, très sûr de son fait, explique au téléphone à Ron la manière de reconnaître le langage des noirs. Des scènes de ce genre-là, c’est-à-dire drôles et bien senties, il y en a à la pelle. Il serait inutile d’en faire ici une liste. L’autre réussite du film, c’est la représentation du Ku Klux Klan. L’organisation étant officiellement illégale, ses membres se terrent dans de minables bars, semblent avoir une vie bien rangée. Tout comme les mouvements pour les droits des noirs, ils savent que la bataille est dorénavant politique. c’est ici qu’intervient David Duke, le grand sorcier du Klan : presqu’ un homme comme tout le monde, bien sapé, il porte le combat sur le chemin de la légalité (et donc sur le chemin le plus dangereux pour les adversaires du KKK). Spike Lee ne convoque pas toutes les 5 minutes cagoules, bûchers et croix de feu… et on le remercie tant on aurait été dans le cliché total. Une croix de feu, il n’y en a qu’une seule en fin de film : elle sonne comme un avertissement, comme un signe de survivance du KKK. Car si ce dernier a dû se terrer dans l’ombre pendant un certain temps, politiquement, leurs actions semblent avoir porté leurs fruits, compte tenu de la politique de l’actuel président américain.

Le film avec ses retours enthousiastes est donc fort bien accueilli. Un sujet puissant qui n’exclut pas, tout de même, des maladresses. Plusieurs fois, Spike Lee dénonce deux films : ‘’Naissance d’une nation’’ (D. W. Griffith, 1915) et ‘’Autant en emporte le vent’’ (Victor Fleming, 1939). Politiquement, la colère de Spike Lee concernant ces deux films est justifiée. En revanche, pour le Cinéma, ces deux films sont des monuments (le film de Griffith est l’une des premières superproductions de l’histoire du cinéma ; son montage était novateur). Et c’est là où, hélas, Spike Lee montre qu’il s’intéresse plus à la politique qu’au cinéma. Car ‘’BlaKkKlansman’’ est en tout point l’extrême opposé des films de Griffith et de Fleming (où de Curtiz, ce dernier aurait pu avoir tourné des scènes d’ ‘’Autant en emporte le vent)’’. Le film de Spike Lee est doté d’un édifiant (et important) message politique, mais au contraire de ‘’Naissance d’une nation’’ et d’ ‘’Autant en emporte le vent’’ n’a rien de bien enthousiasmant en terme de mise en scène. A part se donner l’air cool avec de la bonne musique, ‘’BlacKkKlansman’’ ne propose presque rien visuellement (mis à part le montage parallèle évoqué ci-dessus et ce plan de la rétine d’un des membres du KKK où se reflète une croix en feu). Et c’est sûr ce point que le film est embarrassant. Tu veux répondre à des monuments tels que ‘’Naissance d’une nation’’ et ‘’Autant en emporte le vent’’ ? C’est tout naturel et tu as raison de le faire. Mais dans ce cas, il faut te donner les moyens de ton ambition. Ton film doit être une réponse politique, mais aussi cinématographique. Il faut par conséquent que ton film soit doté d’une ampleur visuelle inoubliable, et pas simplement scénaristique. Qu’est-ce qui a fait que ‘’Naissance d’une nation’’ et ‘’Autant en emporte le vent’’ deviennent des chefs-d’oeuvre du cinéma, tout en étant dotés d’un fond nauséux ? La réponse est : le souffle épique, une dimension titanesque, une impression de renouvellement total… Tout ce que n’a pas ‘’BlacKkKlansman’’ de Spike Lee. Et le fait que le film de Spike Lee ne soit pas une superproduction au budget ronflant n’est pas une excuse : on peut avec trois bouts de ficelle réaliser des plans inouïs, qu’on est pas prêt d’oublier. Dans ‘’BlacKkKlansman’’, à part les acteurs, il n’y a pas grand-chose à regarder (dernière pique envers le film : si Adam Driver s’en tire bien, John David Washington pour compenser son manque de charisme est obligé de cabotiner un max ; Vous cherchez un charisme naturel ? Allez voir le paternel de l’acteur : Denzel Washington ).

Spike Lee a comme toujours la main un peu lourde. Mais, justement, on aurait aimé que cette main un peu lourde le soit aussi avec la réalisation du film, trop anonyme. En effet, pourquoi faire grand cas de ce film là, quand des centaines d’autres films dénoncent le racisme avec plus de subtilité et de mise en scène ? Rien que ‘’Mississippi Burning’’ d’Alan Parker, est deux fois supérieur à ce ‘’BlacKkKlansman’’ car doté de vrais partis-pris de réalisation. Toutefois, après avoir écrit toutes ces méchancetés, il faut aussi ajouter que l’oeuvre est susceptible de conquérir un large public. Il faut en conclusion aller voir le film, à condition de ne pas être trop regardant sur la pauvreté visuelle du film.
Hotinhere
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2021
Basé sur une histoire vraie, un polar militant contre le racisme et les suprémacistes blancs, au récit divertissant avec une bonne dose d’humour, mais desservi par un côté démonstratif et des personnages assez caricaturaux.
ferdinand75
ferdinand75

723 abonnés 4 467 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 octobre 2021
Une réussite , pour film qui s’inspire très fortement de différents faits historiques sur la cause des noirs aux USA, pour monter un scénario tout fait intéressant. Années 70's très bien reconstituée. Le film n'est pas didactique et la vision de Spike Lee, mesurée mais militant , arrive à prendre de la hauteur. Pas de manichéisme , pour un film nous tient en haleine comme un polar . Très bon jeu d'acteurs.
Alasky
Alasky

454 abonnés 4 563 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2020
Drame agréable à visionner, avec une belle BO et une belle brochette d'acteurs. L'ambiance seventies est réussie et le sujet est peint avec talent et efficacité.
Santu2b
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 décembre 2018
Après de nombreux égarements, Spike Lee revient vers son sujet de coeur depuis le début de sa carrière, à savoir les tensions raciales. Ici, il retrace un événement singulier des années 1970, dans lequel un jeune afro-américain est parvenu, via un collègue à infiltrer le Klu Klux Klan. Afin de le traiter, Spike Lee fait le bon choix de l'humour et de la satire, meilleures armes pour dénoncer la bêtise. Au niveau du propos, le ton est parfois appuyé, peut-être même caricatural en ce qui concerne les personnages, mais l'ensemble reste efficace et plaisant. "BlacKKKlansman" se veut cependant ancré dans une certaine réalité contemporaine : le cinéaste tisse un pont attendu entre ces événements et l'Amérique de Trump. Le meilleur Spike Lee depuis longtemps !
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 septembre 2018
Charge anti-Trump évidente, le nouveau Spike Lee se conforte plus dans la critique sociale qu’il déploie avec grandeur que par l’aspect d’un récit « tiré d’une histoire vraie » qui a l’étoffe d’un polar très léger en termes narratifs. Blackkklansman reste cependant drôle et bien interprété pour ne jamais s’ennuyer. Porté par un très bon casting le film redore ses étoiles dans son discours politique qui le sauve d’un film qui aurait été, « bien fait » mais finalement banal. Heureusement l’engagement du réalisateur passe par autre chose et finit par l’emporter dans son aspect de révolte et contre le racisme quotidien, ici chez l’Oncle Sam (comme ailleurs…) requiemovies.over-blog.com
Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 302 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 avril 2026
spoiler: C'est l'histoire d'un film tellement occupé à nous faire la morale et exposer ses injustices qu'il en oublie de faire du cinéma.

- Cette critique contient des spoilers -

spoiler: D'abord la réalisation : à l'exception de la croix brûlée aperçue comme dans un cauchemar, les plans innovants ou marquants sont rares et Spike Lee abuse des plans courts. Ensuite là où le film pêche c'est par son manque d'unité dans le style : déjà l'intro avec un Alec Baldwin que l'on ne reverra plus débitant des insanités racistes faisait un peu WTF mais ensuite les scènes sont très inégales : le long plan empreint de gravité lorsque Ron découvre les cibles sur lesquelles shootent l'Organisation fait presque étrange alors que le film oscille entre le léger, le caricatural et surtout le suspense. J'ai d'ailleurs détesté que ce suspense sur l'identité de Ron prenne autant de place dans le film d'autant que Spike Lee est incapable de résoudre les montées en tension qu'il crée. Par exemple lors de la scène du détecteur de mensonge, on ne comprend pas en quoi le Deus Ex Machina convainc Felix : Flip qui s'est emparé de son arme l'empêche de défendre lui-même sa maison, rate sa cible et montre une scène plus tard qu'il est un excellent tireur. Comment cela peut-il lui faire gagner sa confiance ? Cette tension artificielle ajoute encore des minutes dans un film de 2H15 et se dénoue en queue de boudin par la révélation de l'identité de Ron lors de son intronisation de Flip sans qu'elle n'ait finalement aucun impact sur le film. On aurait aussi pu élaguer dans les intrigues secondaires, typiquement la proposition à Ron de prendre la tête de la division locale. On d'ailleurs a du mal à comprendre pourquoi Walter voudrait s'effacer alors qu'il est le seul membre KKK non caricatural décrit par Spike Lee. Parce qu'entre la Karen, l'attardé mental et le taré, le réalisateur ne fait pas dans la nuance. Dommage on a tendance à croire que le racisme n'est pas l'apanage des déséquilibrés. Quant à David Duke c'est un méchant tellement dénué de charisme que son personnage n'en est même plus crédible. Quelques semaines après avoir vu "Peterson", Adam Driver m'a à nouveau convaincu d'autant que son personnage est un des plus intéressant, juif non pratiquant, son identité n'était jusqu'ici que peu lié à ses origines mais c'est en baignant dans ce milieu identitaire qu'il se retrouve obligé de revendiquer sa "juiverie". La relation entre une Patrice extrémiste et un Ron plus modéré dans leur défense respective de la culture Noire est intéressante mais je ne suis pas rentré dans leur histoire d'amour. J'ai beaucoup aimé le speech sur la définition de la beauté car l'idéalisation de l'apparence physique hollywoodienne est toujours d'actualité aujourd'hui, en témoigne l'utilisation de crème blanchissante par les blacks ou la banalisation des opérations de blépharoplastie par les asiatiques. C'est un exemple frappant (et flippant) de la domination culturelle occidentale sur le monde. Le final de Blackkkklansman est lourdingue au possible. Dans le mauvais sens d'abord lorsque Ron révèle à David Duke la supercherie avant de finir en complète roue libre avec le "piègeage" du flic raciste. C'est typique de ces scènes "feel-good" complètement irréaliste destinée au grand public qui m'insupporte. Idem pour la fin de l'enquête aux accents complotistes. La conclusion créée à partir d'images réelles est elle aussi balourde et caricaturale dans son "illustration" de la lutte entre communautés mais c'est aucun doute la plus poignante. Un petit film peut-être mais sur un sujet qui "(black lives) matter"
orlandolove
orlandolove

169 abonnés 1 731 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2018
Chouette nouvelle : très rythmé, drôle et pertinent à la fois, ce film marque le retour en forme de Spike Lee.
DAVID MOREAU
DAVID MOREAU

160 abonnés 2 376 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2018
AMERIKKKA. Cry freedom. Cela semble toujours impossible, jusqu'à ce qu'on le fasse. La violence déguisée, la bêtise cagoulée, konfessions d'un homme infiltré. Le gros kombat d'un Spike Lee énervé. A la hauteur dans son montage, sa musique et ses interprètes. Ici le Kolorado burning. Ici l'Amérique, nous avons un problème. A qui est cette nation? Qui sont ces Américains? Un débat enflammé de haine, le poing levé et les kroix en feu.
apotheme
apotheme

139 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 septembre 2018
Ce biopic nous apprends sur une histoire vrai mais assez incroyable d’un afro-américain qui a su intégrer le klu-klux -klan.
Mais avant tout il véhicule un message contre la haine entre le peuple noir et le peuple blanc au court des années 70.
Ce qui est triste est de constater à la fin que finalement rien à changer.
L’ambiance et interprétation est excellente.
Seul ombre au tableau, par manque d’actions les 2h15 de ce film peuvent paraître un peu longue.
carbone144
carbone144

115 abonnés 845 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 décembre 2018
J’ai apprécié ce film qui est captivant même s’il n’atteInt pas un niveau d’émotion monstrueux. Les décors, l’image, les interprétations, la réalisation, tout était bon. Un peu moins l’obsession et la conclusion de Spike Lee pour le racisme anti-blanc et la victimisation des noirs.
jaja77
jaja77

73 abonnés 1 326 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2018
un bon biopic tiré d'une histoire vraie sur le racisme en Amérique bien retranscrit avec des acteurs supers. un policier avec un petit côté humoristique. certes, il est un petit long mais finalement je n'ai trop vu le temps de 2h15. bien mais un peu trop de répétitions du mot " négres" qui devient vulgaire pour ma part.
Mr_meuble
Mr_meuble

49 abonnés 70 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 septembre 2021
Ce film est nécessaire et montre le racisme systémique des pays occidentaux (en particulier aux USA). Il manie avec subtilité l'humour, l'émotion, le suspens, l'éducation et l'engagement. Les acteurs sont tous impeccables et la réalisation est magnifique. Deux problèmes selon moi : la musique parfois très clichée (guitare électrique sur une scène de poursuite, on croit entendre de la musique au mètre) et surtout, c'est un film trop bavard qui laisse bien trop de place aux discours (discours des suprémacistes à la première scène, puis discours des Blanck Panthers, puis discours du KKK, puis discours du vétéran noir-américain, puis deux discours réels (je ne dis pas qui pour ne pas spoiler). Parfois, on s'ennuie un tout petit peu à cause de ça, malgré les immenses qualités par ailleurs.
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