BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan
Note moyenne
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619 critiques spectateurs

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Serpiko77
Serpiko77

77 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juin 2019
Film résolument anti-Trump sur un sujet toujours d'actualité (surtout aux USA) hyper-sérieux et traité d'une manière parfois trop légère ce qui l'empêche probablement de se classer comme une référence du genre. Malgré ce problème de ton, le film reste très plaisant, les dialogues sont très réussis et les acteurs tous très bons.
benitoberlon
benitoberlon

70 abonnés 971 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2018
Attention, ne pas se tromper! Ici, le film, s'attaquant frontalement aux idées racistes et nauséabondes du KKK (White Power!), mais n'épargne pas pour autant "l'autre coté" (Black Power!) si on peut l'appeler ainsi. Rien n'est tout noir, ni tout blanc (désolé), et chaque "camp" en prend pour son grade. Passé cela, le film est plutôt bon, un bon Spike Lee, oscillant entre infiltration policière et comédie, ce qui peut parfois être assez déroutant...Le plus dingue dans tout ça, c'est que c'est une histoire vraie!
bibtar
bibtar

33 abonnés 598 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 avril 2020
Spike LEE revient aux affaires qui le concerne après un long moment sans apporter cette pierre angulaire de son cinéma, et non pas que ses autres projets durant tout ce tant soient de mauvais augure, mais ce nouveau film revient clairement à ses premiers amours cinématographiques, et cela fonctionne à merveille. La question raciale aux États-Unis bien évidemment, ce sujet si brûlant au début de sa carrière et malheureusement toujours d’actualité, mettant en lumière le prisme par lequel le film tend à se justifier, d’une part par les propos et actes mis en images en ce qui concerne le racisme ambiant, semblants totalement intemporels si l’ambiance du film n’était pas tant marquée de l’époque concernant le scénario, d’autre part par l’épilogue du film, qui est tout bonnement la pièce maîtresse de l’ensemble, changeant irrémédiablement le ton très burlesque sur lequel s’appuie le tout, pour quelque chose de plus tragique, par ces images de scènes réelles et complètement surréalistes qui sont étalée telle des pièces à conviction de la justesse du message apporté tout du long. Ce qui est assez impressionnant également ici, c’est que le prisme par lequel est raconté cette histoire est clairement celui de la comédie, mettant en évidence la façon dont le réalisateur est confronté à cette histoire tirée de faits réels, puisque tout la réalisation transpire de cette sensation de grande blague, et cela commence par la scène d’introduction qui met tout de suite les choses au clair concernant l’aspect satyrique de ce qui est montré, afin d’afficher ses attentions quant à ce qui peut paraître immoral ou clivant lors de certains dialogues ou autres scènes. Puis rapidement, la manière dont le personnage central est introduit, sa façon d’aborder presque par hasard les enjeux de ce qu’il commence à mettre en place, et rien de la construction de ce moment là relève de la comédie pure et dure, simplement par le côte absurde des situations et des différentes rencontres auxquelles on peut assister, et si l’on peut craindre que le film partent un peu trop dans le « buddie-movie » simplement bien senti, Spike LEE prouve qu’il n’est pas là pour brasser de l’air avec des coupes afros à tout va et des fringues bien stylisés 60’s/70’s, mais que cela à pour but de montrer certains paradoxes ou aspects incongrus d’un vrai et tragique drame social qui frappa la première puissance mondiale, et ce parallèle est parfaitement tenu tout du long, alternant hommage et nostalgie d’une époque avec une vision plus acerbe d’un temps pas si reculé. Bien évidemment que première chose qui vient à l’esprit devant ce que déroule tout le sous-texte du film, c’est que Spike LEE semble être le seul réalisateur qui peut se justifier de proposer un tel message, mais ce qu’il faut retenir avant tout, c’est surtout un vision aussi tranchée entre burlesque et tragédie, faisant de ce moment quelques chose de différent. On peut légitimement regretté que le film tourne plus à la comédie lié à une certaine nostalgie et joue beaucoup du rire pour faire passer un message pas forcement évident à regarder dans les yeux, mais le piège est de penser que ce film est une comédie plutôt que de comprendre que l’humour, même parfois excessivement appuyé, est un sentiment qui a guidé l’appréhension du réalisateur vis à vis de cette histoire vraie. Concernant cet aspect qui est souvent bien trop utilisé de manière mensongère afin de bien vendre un film, ici tout cela ne fait que donner encore plus d’écho à ce qui est mis en scène, car rappelons-le, rien que la façon dont tout cela se met en place ne semble pas du tout sérieux aux premiers abords, soulevant un tas de question sur la crédibilité et donc de la véracité de ce qui est montré, sauf que l’ambiance plutôt comique du film va dans le sens de cette sensation, que ce soit par ces personnages ou lors des différents entretiens téléphoniques (seule réelle situation qui parvient pourtant difficilement à trouver raison au fur et à mesure), donc encore une fois il était important de conserver cette trajectoire pour être efficace. Cela n’empêche pourtant jamais le film d’être violent, jamais physiquement du moins, exception faîte de l’épilogue (qui lui contient seulement des images d’archives assez hard), offrant un contraste encore plus incroyable quant a ce que met en scène ce film, car l’autre aspect formidable est bien sûr l’illustration du groupe de suprématistes blancs, sachant bien évidement faire monter la tension physiquement lors de quelques passages, chose que l’ensemble du film fait à merveille malgré l’aspect comédie mis en avant, mais le tragi-comique réel réside dans les interactions et différents événements s’intéressant à ces protagonistes en particulier, et ici aussi on retrouve toute la force de Spike LEE. Afin de ne pas tomber dans la simple exposition d’actes atroces concernant la communauté afro-américaine, il offre en début de film un long discours pro-militant du « black power », le tout remis de temps en temps sur la table à travers de subtile référence à la culture afro-américaine, sans jamais perdre de vue la dénonciation très appuyée du courant de pensée qui régnait toujours en Amérique à la fin du XXe siècle, et utilisant le langage le plus cru et ne s’imposant absolument aucun filtre dans les dialogues ou altercations verbales des différents protagonistes, donnant un aspect bien plus brut qu’une simple comédie, et la patte du réalisateur semble inévitablement apporter cet écho tellement important, n’autorisant aucune concession. Pour finir, on ne peut pas passer à côte de la qualité technique de l’ensemble de ce film, que ce soit par un montage très stylisé, n’hésitant pas à y apporter une vraie touche artistique autant qu’une sensibilité évidente en ce qui concerne le sujet, par un scénario solide et bien amené à sa conclusion bien que les ficelles de l’intrigue n’ai rien d’exceptionnelle, c’est plutôt sa mise en œuvre et ce qui y est dit, qui en font un bon moment de cinéma, puis bien évidement, tout cela se joue par un casting renouvelé par un réalisateur qui a ses acteurs fétiches, pourtant le résultat en ce qui concerne les différents protagonistes est plus que plaisant, car même la poignet de personnages de seconds plans sont non seulement impeccablement écrit mais en plus interprété au cordeau, donnant lieu à certaines scènes tant ahurissante que drôle à souhait, restant encore une fois au service d’un sujet aussi brûlant, encore aujour'hui. Alors peut-être que parfois le film à tendance à se perdre dans la référence très présente du genre cinématographique de la « blackexploitation », très populaire dans la culture afro-américaine, ayant fait les grands jours du 7e art populaire, pourtant cet ambiance fonctionne pas trop mal avec l’époque abordée, se régalant visuellement avec costumes et coupes afro très stylisées tant que dans la mise en scène tout aussi marquée du genre, et si la musique correspond tout autant, on ne peut pas dire que c’est la bande originale qui donne du poids au tout, celle-ci ayant tendance à ne pas bien coller même s’il est indéniable que le style afro y est totalement, simplement rien de vraiment d’efficace pour le coup. Un bon moment de cinéma qui sait tout autant remettre la réalité face au regard, tout en prétextant de se marrer autant que le promet cette histoire vraie incroyable et encore plus le cadre social tout aussi absurde qu’abjecte, et qui de plus à même d’être convaincant que le regard perçant sur ses origines culturelles que Spike LEE, comme il a toujours su le faire ? Reconnaissance amplement méritée !
Fanatoile
Fanatoile

19 abonnés 211 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 août 2018
Spike Lee a réalisé un bon fil, basé sur des faits réels, sur le racisme en mêlant sérieux et comédie avec un bon casting et une très bonne bande son. Les images d'actualité projetées à la fin "concrétisent" de façon effrayante ce mal hélas toujours d'actualité.
Loïck G.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2018
Si l’on pense bien connaître le problème racial des Etats-Unis (lié objectivement à celui de la planète entière) Spike Lee se charge d’une piqûre de rappel insidieuse que les jeunes générations prendront peut-être pour de l’inédit tant le cinéaste gratte jusqu’à l’os un mal qui ronge et qui toujours démange. L’histoire s’appuie sur des faits réels et le scénario profite alors de cette opportunité de faire jouer un même personnage dans la peau de deux comédiens, l’un noir (au téléphone) l’autre blanc, infiltré au cœur du Ku Klux Klan. Adam Driver et John David Washington se complètent dans cette fiction parfaitement réelle comme le réalisateur nous le rappelle par les vidéos des récentes émeutes raciales, et des manifestations d’extrême droite de Charlottesville, dont une fut meurtrière. Comme pour se rattraper de la légèreté de son propos (on sourit assez souvent) Spike Lee rattrape le coup de manière radicale. Un film toujours très utile.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
QuelquesFilms.fr
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 760 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2019
Une incroyable histoire d'infiltration du Ku Klux Klan dans les années 1970, inspirée de faits réels... Spike Lee joue la carte du thriller cool et ironique. Efficacité narrative, montage intéressant, humour. Un peu démonstratif dans l'expression des résonances sociales contemporaines. Mais salutaire.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 627 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2018
Une histoire bien racontée tant dans la réalisation que dans l'interprétation, qui ridiculise les racistes.
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 519 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2020
Encore un film qui dénonce l'un des plus grands problème en Amérique : La conditions des noirs.

Ici le propos est efficace et l'humour est bien présent histoire de rajouter du divertissement à un sujet très grave.

Réussite qui n'accuse que quelques longueurs.
Mathias Le Quiliec
Mathias Le Quiliec

80 abonnés 378 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2019
Un excellent film souffrant tout de même de 20-25 minutes de trop à mon goût le rendant long. Déjà je suis surpris que Spike Lee réalise un tel film, lui qui avait fustigé Tarantino trouvant un manque de respect dans son "Django" sur la traite des noirs dans les champs de cotons. Ok le sien se range plus du côté des noirs que des blancs mais dans l'idée général tout le monde prend chère également. On a donc le droit a un scénario plus que jouissif nous faisant principalement rire par les situation scocasses et extrêmes qu'il rencontre. Si l'on doit croire que l'on s'est inspiré ici d'une histoire vrai, alors le film n'en est que meilleur. Bravo Spike Lee
GrandSephiroth
GrandSephiroth

70 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 septembre 2018
Comédie noire réalisée par Spike Lee (Do the Right Thing, Malcolm X, Old Boy), Blackkklansman est un film bien étrange se déroulant dans les années 70 en pleine lutte pour les droits civiques aux États-Unis. Inspiré d’une histoire vrai, le film met en scène John David Washington (le fils de Denzel) dans la peau de Ron Stallworth, le premier flic noir américain de l’histoire, décidant d’infiltrer le Ku Klux Klan pour en dénoncer les méfaits. Il est pour cela secondé par un collègue joué par Adam Driver (Star Wars VII et VIII, Silence) et rentre rapidement en contact avec le dirigeant de la secte, interprété par Topher Grace (Spider-Man 3, Predators, Interstellar). Avançant prudemment dans les quartiers de Colorado Springs, il fait la connaissance d’une autre noire afro, jouée par Laura Harrier (Spider-Man Homecoming).

La narration est proche de celle d’un Tarantino, avec de nombreux dialogues sous une ambiance particulière, ici parfois assez austère, avec un humour à la fois cru et ponctuel pouvant mettre mal à l’aise. Le film sait tenir en haleine mais fait preuve d’une crédibilité particulière, entre David Duke qui croit dur comme fer à l’engagement de Ron et toutes les insultes portées çà et là à l’encontre de nombreuses ethnies. On pourrait même y voir un clin d’œil comique au Réveil de la Force alors qu’Adam Driver enlève sa capuche lors de la cérémonie du clan. La fin se veut un peu plus marquante avec spoiler: l’explosion de la voiture sous une musique intense
, l’extrait de la manifestation de Charlottesville d’août 2017 et les débats contemporains de l’Amérique de Donald Trump.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 888 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juillet 2021
Ce film prend aux tripes. On pense avoir affaire à une comédie policière sous fond de racisme et ségrégations raciales aux Etats-Unis mais c'est bien plus que ça. La fin qui reprend des images d'archives fait froid dans le dos. Bref ce film est engagé et on le ressent. Spike Lee reconstruit cet ambiance des années 70 très bien.
Scarlet Carson
Scarlet Carson

22 abonnés 132 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2018
Un sujet grave mais un film dont le ton reste léger et complément décalé parfois, on sourit même et pourtant on se dit "quand je pense que c'est une histoire vraie" et la, ça nous fait mal au bide (même si sans doute un peu "romancée" pour le cinéma, je pense). La mise en scène est superbe, notamment à la fin, quand un parallèle est fait entre les deux mouvements (qui sont pour moi extrêmes tous les deux), et je dois dire que la toute fin du film m'a serré la gorge. Les acteurs sont brillants, le héro justement essaye de se placer au centre et de faire bouger les choses à sa façon (contrairement à sa copine dont les idéologies sont plus extrêmes) sans avoir recours à la haine et à l'affrontement mais en faisant évoluer les mentalités de l'intérieur, c'est tout à son honneur. Un film à voir !
Matching P.
Matching P.

17 abonnés 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2018
Ces années 70, nous les avons connues dans notre jeunesse avec les manifestations contre la guerre du Vietnam et les mouvements du Black Power.
Basé sur un livre autobiographique de Ron Stallworth, le film de Spike Lee n'est pas un film objectif. Le réalisateur revendique son parti pris. Film engagé donc, on peut même dire osé avec un Trump en guest star !
Le récit est néanmoins traité avec humour, voir ce jeune homme avec sa coiffure afro en uniforme donne le ton !  C'est lui qui réussit à établir le contact par téléphone avec le Ku Klux Klan, mais il faut un alter ego blanc pour aller à leurs réunions ... Humour noir, satirique par moments :  les personnages du Ku Klux Klan local sont stupides limite débiles et frôlent la caricature... minables mais dangereux.
Le film navigue entre la réalité et la fiction et quelques extraits de vidéos comme le fameux film de D.W. Griffith "Naissance d'une nation", une apologie  du Ku-Klu-Klan et de la ségrégation raciale ou le récit du vieil homme (formidable Harry Belafonte) lorsqu'il raconte dans les détails le lynchage de son ami. Ces montages dramatiques encadrent l'histoire qui selon le moment est un biopic, une comédie, un thriller politique, ce qui fait passer quelques petites longueurs. Mais il y a aussi du suspens !
La cérémonie du KKK, qui se passe au même moment qu'une manifestation du Black Power pour les droits civiques, est une mise en scène d'une grande ingéniosité de la part du réalisateur.
Les acteurs sont parfaits dans leur rôle, on pourrait tous les citer et l'ambiance est bien rendue, aidée aussi par une belle bande son.
La fin commence comme un Happy End. Un attentat est déjoué, Ron Stallworth a réussi son coup et on rit de bon coeur. Mais là encore Spike Lee frappe fort, il délaisse son scénario initial pour intégrer les vidéos des scènes dramatiques de Charlottesville en Virginie en août 2017, et la prise de position de Trump. On a définitivement quitté la comédie...
On peut reprocher le ton trop appuyé, le manque de finesse.  Ce n'est pas un film en nuances, plutôt une peinture en noir et blanc, black and white... Mais le spectateur est secoué en sortant et c’est sûrement le but !
Un film militant qui pousse un cri de colère .
Philippe G.
Philippe G.

131 abonnés 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2021
Malgré un manichéisme lourdingue type "live black matter", un très bon film, bien réalisé, belle photo, musique super.
Spike Lee signe ici une de ses meilleures oeuvres.
antony Z.
antony Z.

83 abonnés 1 115 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 septembre 2018
Sympa pour la mise en scène, bande son et l'univers des années 80.. l'histoire orginale aussi ! Même si ça paraît vraiment improbable tant les situations paraissent l'être en tout cas - Très sympa de retrouver "ricky Jerret" (de "Ballers"), le fils du grand DENZEL... sur un premier rôle qu'il incarne avec beaucoup de talent déjà..
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