Avis : BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan - Page 8
BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan
Note moyenne
4,0
19089 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
619 critiques spectateurs
5
75 critiques
4
256 critiques
3
159 critiques
2
76 critiques
1
33 critiques
0
20 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
François Z
44 abonnés
350 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 3 octobre 2021
Un film coup de poing dirigé avec une certaine maestria. En effet, là où on aurait pu s'attendre de la part de Spike Lee à un film limite caricatural entre les bons noirs et les méchants blancs, BLACKKKLANSMAN s'avère particulièrement attentionné pour montrer que toute forme de propagande peut s'avérer nauséabonde (le pouvoir aux blancs v. le pouvoir aux noirs : simple mais efficace). La fin laisse toutefois un goût étrange en recentrant le message sur le présent dans une dénonciation des actes de l'administration Trump. Cela en résulte un film qui passera le temps moins facilement peut être même si, malheureusement, le monde, surtout les USA dans le cas présent, n'ont pas fini avec le problème entre les hommes de différentes couleurs
bien donne à rire et à réfléchir mais j'aurais aimé voir un film plus grinçant plus choquant. j'ai ressenti bcp plus d'émotions en voyant les images d'archives. a voir pr ne pas fermer les yeux sur la situation des noirs aux usa
Spike Lee fait là un excellent film. Si tous les faits sont réels - et a priori ce l'est - le scénario est stupéfiant. Filmer le Klan de cette manière ne leur a pas plu. C'est certain. Mais le parallèle avec les mouvements noirs est très intéressant. Un parallèle parfois troublant … voire inquiétant. Film excellent, remarquablement bien joué, bien tourné, bien accompagné en musique, décors au top …. A voir
Un bon Spike Lee, plus grand public que ses précédents. Le duo des acteurs fonctionnent très bien. Parfois la réalité est plus invraisemblable que la fiction...
On peut penser ce qu'on veut du combat politique personnel mené par Spike Lee en faveur des minorités. Certains trouvent honteux l'utilisation du cinéma comme d'une arme de l'esprit, d'autres trouvent au contraire que le combat culturel existe et toi être assumé. On peut ne pas être d'accord avec un réalisateur, et cependant s'intéresser à ses opinions et juger le résultat en conséquence. En ce sens, BlacKKKlansman est un film non seulement pertinent mais qui réussit le tour de force d'être drôle. Le genre d'humour bienveillant qui ne cherche pas à se payer sur le dos de la bête, mais qui veille simplement à ridiculiser certains comportements excessifs, ainsi que l'ignorance qui habite les esprits les plus fragiles.
Du spike Lee grand public mais réussi, des acteurs de choix dans un biopic à la fois grave et loufoque. Une BO qui deboite... On aurait tort de s'en priver
Spike Lee à son meilleur dans ce brûlot indirect contre l'Amérique de Trump. Les situations sont certes cocasses, mais étrangement on n'a pas vraiment l'impression de se trouver face à une comédie. L'une des grandes forces du film, à mon sens, est qu'il n'est pas pétri de clichés. Chaque personnage représente certes une figure bien précise, mais avec sobriété et une relative nuance. L'interprétation est clairement au niveau, avec un duo impressionnant formé par John David et Adam Driver, ainsi qu'une galerie de personnages secondaires pas mal non plus. L'alternance entre comédie et drame passe sans problème, de sorte qu'on ne sait plus trop où l'on se situe (sans doute à la frontière entre les deux). Le final donne une indication claire à ce niveau et vient mettre un point final sous forme de règlement de compte.
Le talent de spike Lee, des acteurs John David Washington, une révélation pour moi, acteur charismatique dans ce rôle, d'Adam Driver dans un rôle subtil et complexe sur le plan psychologique et de la sublime Laura Harrier véritable étoile montante aussi belle que talentueuse et qui prouve qu'elle peut tout jouer en sortant définitivement de son statut d'ado. Spike Lee sur un sujet éternel et encore plus d'actualité depuis quelques temps arrive à apporter de la nuance dans un film militant mais pas dogmatique sur la question raciale si prenante aux états Unis et qui s'étend de plus en plus sur le monde avec la Wok et Cancel culture. Bien sûr au centre le racisme ultime tendance KKK qui considère les noirs comme des sous blancs mais aussi une tendance d'une frange du black power de céder à la violence, vengeance devant l'histoire et même racisme anti blanc. 2 mondes irreconciliables, facturés et violents, usant de dogmatisme, symboles et fake news pour alimenter la haine de l'autre. Le film conçu comme un polar est passionnant, pas donneur de leçons et Spike Lee réalise la prouesse de nous offrir un film militant sans parti pris extrême mais surtout un vrai film passionnant sur fond d'investigation policière. Profond, intelligent, talentueux.
Malgré quelques réserves sur la thématique abordée (point de vue marquée du réalisateur), le ton en apparence léger et un rythme sans temps morts permettent aux spectateurs de passer un réel bon moment de cinéma. Et passons outre les nombreuses ficelles scénaristiques avec un final convenu.
Une belle réussite que ce film qui traite avec humour un sujet sérieux voire dramatique que le racisme aux Etats Unis et ses dérives politiques d'hier et malheureusement d'aujourd'hui. Le film n'a aucune longueur et on aimera la crédibilité du jeu des acteurs et le scénario irréprochable. De quoi éclairer les plus indécis sur un sujet délicat toujours d'actualité. A ne pas rater .
Ce n'était pas le genre de film à me précipiter d'aller voir au cinéma , mais le succès public aidant ainsi que les critiques plutôt positives m'ont incité à m'y prendre, et il faut avouer que je ne le regrette pas une seconde... En effet, sur un sujet très sensible et malheureusement toujours d'actualité aux États-Unis, mais pas que là-bas, et bien on se trouve face à un film puissant voire passionnant. Je l'ai vu en VF, certes de qualite, mais sans doute la VO doit apporter encore plus de véracité aux propos. On se laisse entrainer dans cette histoire inspirée de faits réels, avec une BO de qualité et une interprétation sans faille. Et que dire des images finales, qui ne datent que de l'année passée...
Dédoublement. On est en 1978 dans le Colorado. Si la lutte pour les droits civiques est derrière nous, tout n’est pas gagné dans cet état conservateur. Le film commence très justement par un discours glaçant, rhétorique raciste des suprémacistes blancs américains. On est dans l’ambiance. L’histoire raconte comment un jeune noir se fait embaucher dans la police et comment il va parvenir à infiltrer l’antenne locale du KKK avec l’aide de 2 collègues. Dans le même temps, il fréquente le milieu des étudiants noirs militant pour l’égalité. Pas simple d’être de tous les côtés de la barrière. C’est avant tout un choc. L’ambiance y est tendue de bout en bout et le propos est sans ambiguïté, fidèle à Spike Lee. Le suspense marche à fond et on est scotché à son siège du début à la fin sans voir passer ces 2h15. Le petit plus, c’est l’humour franc que Lee parvient à distiller tout au long du film. Mais la vraie force du film est cette façon de faire se répondre deux époques. Car il s’agit bien de parler d’aujourd’hui. On y cite Trump et on fait des ponts entre des discours qui se ressemblent sans en avoir l’air. On se rappelle qu’en dehors des leaders cyniques en cravate, ces suprématistes sont surtout de profonds demeurés, des idiots mous du bulbe, de dangereux abrutis et surtout des passionnés de violence à qui l’ont donne le droit d’exercer leur haine. Le film s’achève sur une mise en perspective glaçante, rappel peut-être nécessaire que la haine tue, aujourd’hui comme hier. A noter que l’interprétation est vraiment excellente (Driver et Washington en tête). Vivement conseillé !
Avec des airs cinématographiques à la Tarantino ce film critique de manière très acerbe le racisme ambiant aux États Unis dans les années 70. Et montre par la même occasion à quel point ce fléau social est encore présent aujourd’hui. Poignant.