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Samuel Samson
4 abonnés
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4,5
Publiée le 31 janvier 2020
A mon sens le meilleur film de Waititi, c'est un bon film bordel ! une belle mise en scène, de l'humour, des moments touchants et une scène qui fait chialer ! bref Avec un casting porté majoritairement par Roman G Davis qui est clairement une des meilleures révélations de la décennie !
Bon, eh bin c'était pas trop mal mais sans plus. En fait vu que j'attendais une comédie un peu grinçante j'ai été décontenancé par cette espèce de comédie douce-amère finalement assez innocente.
Premier mauvais point que j'espérais éviter : les meilleurs passages sont dans la BA, certains sont dans le film littéralement intégrés comme des clipshows..
spoiler: Hitler n'est d'abord pas si présent que ça, du moins physiquement car tout ce qu'il représente pèse sur la ville et la personnalité de Jojo. Ensuite c'est une représentation assez innocente, raccord avec la personnalité de Jojo puisque c'est le fruit de son imagination et qu'il est un peu perdu dans ses bottes de nazi, mais du coup qui rend la figure du dictateur un peu attachante ce qui m'a dérangé , dans le genre se moquer d'Hitler et de son régime de monstres Mel Brooks et Chaplin l'ont déjà fait et mieux qu'ici. Même des pastiches comme OSS 117 s'approprient mieux le coté "sérieux impossible à prendre au sérieux" qu'ici.
D'autres l'ont dit avant moi, et même si je ne suis pas un grand expert de Wes Anderson, je n'ai effectivement pas pu m'empêcher d'y voir une similitude avec son cinéma, dans le ton léger, les couleurs, les mouvements de caméra, sur tellement d'aspects en vrai. Après ça n'empêche pas le film d'être du coup plutôt joli avec ses couleurs pastelles et ses cadrages intimistes, mais ça manque de la folie qui donne au tout ce panache dont Wes est capable, résultat Jojo Rabbit m'a laissé plus indifférent qu'escompté.
Coté casting c'est plutôt honnête dans l'ensemble, le cliché de l'accent ne m'a pas plus rebuté que ça.
L'acteur qui joue Jojo s'en sort bien, ScarJo a été une amusante surprise spoiler: lorsqu'elle se prend tout d'un coup pour son mari, ça sortait un peu de nulle part et l'imitation d'un mec pataud m'a arraché quelques rires nerveux :noel: , j'aurais davantage aimé voir Rockwell et Alfie Allen interagir ensemble, d'autant que le perso du premier était intéressant. spoiler: Par exemple le passage un peu wtf où on le voit sapé de façon extravagante, j'aurais aimé en voir davantage des moments comme ça . Thomasin Mackenzie est celle qui m'a le plus convaincu, son personnage était amusant, malin, et attachant.
Le flegme de Yorki m'a souvent fait rire !
Finalement c'est Taïka qui m'a le moins convaincu, j'ai trop vu de lui dans le perso et non le fruit de la fabulation d'un gamin en manque de figure à suivre.
Par moments ça marche mais dans l'ensemble je n'ai pas tant accroché que ça, ses apparitions sont plus souvent lourdes qu'autre chose et même si je vois pourquoi ça a été pensé ainsi, ce boulet (dans le sens "fardeau") qui ne veut que retarder notre protagoniste dans sa transformation finit par retarder le récit, du coup spoiler: le moment final où Jojo kick Hitler pour dire qu'il kick par la même occasion le régime ne devient qu'un moment de soulagement alors que ça aurait pu être symboliquement plus chargé.
Je suppose que Taïka n'a pas ressenti le besoin d'insister sur une ridiculisation massive du régime et de sa figure de proue car tous deux le sont déjà suffisamment par essence, sauf que ça devient un prétexte pour ignorer le caractère horrible de ce qu'ils ont été, la menace la plus pesante n'étant au final que spoiler: la gestapo venant fouiner la maison de Jojo, même si les conséquences sont indirectes avec la mort de la mère de Jojo . Le fait que l'on suive le récit du point de vu de Jojo, un enfant niais donc, lobotomisé par la propagande certes, mais niais et indécis quant à la démarche à suivre dans la vie au crépuscule de la guerre, ne justifie pas tout. Ça manquait d'un peu de sel ou d'absurdité, ou des deux.
Un peu déçu donc. Loin d'être réellement mauvais, porté par un casting attachant et une image soignée à défaut d'être renversante, mais trop consensuel, propret et manquant de folie.
En voyant "Jojo Rabbit", on ne peut que penser à "La vie est belle" de Roberto Begnini : un enfant face à la guerre et qui ne se rend pas compte de ce qu'elle est réellement. L'histoire est vraiment décalée, pleine d'humour, avec un Hitler hilarant, un petit garçon plein de conviction et des personnages haut en couleur. La réalisation est dans le même style, décalée, mais aussi très bien menée. Les acteurs sont excellents, aussi bien dans la comédie que dans la tragédie. On comprend le succès outre atlantique et toutes les nominations.
Vu au ciné "JOJO RABBIT" de Taika Waititi, comédie dramatique et satirique: en 1945 en Allemagne, fin de la guerre, un jeune garçon de 10 ans est enrôlé dans les jeunesses Hitlériennes, avec comme ami imaginaire... Adolf Hitler himself (interprété par le réalisateur), qui le guide et l'accompagne dans son enrôlement aveugle (apparitions le représentant en bouffon grottesque), le garçon vivant seul avec sa mère (son père parti à la guerre).La découverte surprenante d'une fille juive cachée sous son propre toit par sa mère va bouleverser quelque peu ses acquis et les certitudes qu'on lui a inculquées, il va devoir se libérer de cette emprise "nazie", à travers son "démon", cet Hitler devenu menacant, jusqu'à un terrible drame intime et personnel assez inattendu qui va faire basculer le film: en même temps Jojo réalise l'ampleur de son endoctrinement et perd peu à peu son innocence. Autant le dire de suite ce film ne ressemble à aucun autre de par son traitement à la fois burlesque, satirique, parodique dans un premier temps puis plus touchant et même très émouvant dans une deuxième partie certes plus classique mais pas pour autant moins passionnante, un mélange de genres casse-gueule surtout sur un tel sujet mais qui fonctionne à condition qu'on y adhere, restant simple à la lecture: ici tout est vu à hauteur d'enfant, là où l'innocence et la crédulité sont les plus faciles à détourner, le réalisateur n'occulte pas non plus l'horreur et l'absurdité de la guerre (pendaisons, bombardements, descente de Gestapo...) mais en gardant toujours un ton décapant et un humour décalé qui permet de désamorcer le sujet, prônant au final la tolérance et dénonçant un antisémitisme absurde. Tous les acteurs sont formidables: Sam Rockwell épatant en nazi, Scarlett Johansson vraiment bien en mère, et surtout les deux jeunes, et plus particulièrement l'interprète de Jojo, Roman Griffin Davis, qui porte vraiment le film sur ses frêles épaules, il est impressionnant de charisme et de justesse, regard et vraie bouille mêlés d'innocence et de malice, une vraie révélation dans cette fable humaniste à la fois film d'auteur et film grand public, très sympa!
Ce film est génial. Le réalisateur, Taika Waititi a choisi de montrer le nazisme au travers du regard d'un enfant de 10 ans, un âge correspondant au niveau d'intelligence requis pour absorber l'ineptie idéologique. On baigne, du début à la fin, dans les délires de son endoctrinement. Le choix burlesque est totalement assumé et son efficacité est redoutable. A l'instar de "La vie est belle", "La mort de Staline" ou "Jackie au royaume des filles", l'exagération du propos et l'absurdité de la mise-en-scène trouvent leur pertinence lorsque le délire rejoint la réalité. Ici, il s'agit des enfants allemands qui, comme Jojo, durent porter une arme et un uniforme pour défendre Berlin en avril 1945. Un film original, burlesque et intelligent.
Après "Thor : Ragnarok" (2017) le cinéaste signe une adaptation du roman "Le Ciel en Cage" (2004) de Christine Leunens. Evidemment on forcément au chef d'oeuvre "Le Dictateur" (1940), mais surtout au magnifique "La Vie est Belle" (1998) qu'on teinterait esthétiquement à la façon du "Moonrise Kingdom" (2015). On rit un peu, on sourit beaucoup. Mais assez vite, le film va de plus en plus virer vers une aventure plus dramatique, plus grave tout en gardant cette sensation de légèreté inhérente à l'innocence de Jojo. Les acteurs sont tous parfaits, en premier lieu le jeune Roman Griffin Davis, révélation qu'on va revoir sans aucun doute. un film beau et délirant sur la forme, beau et ludique sur le fond qui mériterait d'être montré dans les écoles. Site : Selenie
Entre les affres de l'enfance et la réalité des adultes, l'absurdité du monde et un brin d'espoir, un impeccable visuel, de bons acteurs dont Taika Watiti pathétiquement drôle...tout public ! réjouissant.
Une satire percutante, distillant de l'émotion et de vrais messages éducatifs et politiques. Le film est esthétique et porté par de belles performances d'acteurs. On ne s'ennuie pas une seconde et je n'ai pas trouvé le film si good movie que certains commentaires. A voir sans hésiter.
Une très bonne idée de faire un film sur la 2ème guerre mondiale, à travers la vision d'un enfant, qui est fan d'Hitler, et de se moquer des camps d'entraînement pour enfant, en utilisant des stéréotypes, de l'humour idiot, et des personnages hyper satiriques, surtout pour Taika Waititi qui interprète très bien Hitler.
J'avais craint en voyant la bande annonce que tout ne soit déjà dévoilé dedans (les meilleurs blagues, l'intrigue générale...) mais le film réserve bien des surprises. Magnifique, film original, drôle et touchant qui arrive à allier légèreté et profondeur sur un sujet délicat. Je ne comprends pas qu'il soit aussi peu diffusé dès sa sortie et souffre d'un manque de promotion. Pour moi il s'agit d'un grand film qui mériterait un peu plus d'attention. A voir !
Un peu déçu ! La distribution est pourtant allechante. En fait traiter de sujet sensible et important sur le mode de l humour et de la derision n est pas donné à tout le monde... bien loin de "la vie est belle".