Versus
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2,0
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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 8 mai 2019
À aller voir si vous avez 1h20 à perdre. Film sans réelle fin, on ne comprend pas réellement le déroulement du film
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 octobre 2018
très bonne interprétation de Jules,Lola,Karidja,Victor , Michael COHEN, à découvrir.A découvrir également la belle région du CAP FERRET où ce film a été tourné en extérieur
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 novembre 2019
Le spectateur désaffecté

Le film Versus s’organise autour de l’expérience du traumatisme, à partir d’une scène initiale mêlant adroitement caméra de vidéosurveillance et caméra de cinema. Le récit de cette agression, éprouvant pour le spectateur que je suis, articule donc un effet de réel (images de surveillance en noir et blanc comme si c’était vraiment filmé dans un bus), avec des flashs d’images colorées qui me rapprochent des émotions vécues par le jeune homme agressé.
La suite du film approfondit cette question : sentir, ou ne pas sentir ?
Le jeune homme victime fait le choix de ne pas sentir, puisque le soin se limite au corps: pas d’expression de sa souffrance à son entourage, pas de consolation, pas de procédure pénale, pas de soin psychologique. Dès lors nous le voyons évoluer avec détachement dans l’univers festif d’une jeunesse dorée, comme étranger aux plaisirs qui lui sont offerts. Versus donne à voir une sexualité désaffectée, pourtant filmée avec sensibilité et incarnée par des comédiens justes, donnant au spectateur que je suis un sentiment contrasté, mêlant plaisir (devant la beauté des corps, la sensualité qu’ils promettent) et ennui (je me sens détaché autant que les protagonistes se sentent détachés).
Un personnage de jeune homme « pauvre » émerge en face du jeune « riche » victime de l’agression, invitant au jeu de miroir qui organise le film (souligné par le titre Versus); ce jeune homme « pauvre » étant à sa façon lui aussi détaché de ses actes (communicant surtout par l’insulte, la menace ou le silence, il est incapable d’exprimer quoi que ce soit à sa copine quand il la quitte), on imagine les maltraitances qui ont pu l’enfermer mais on ne les sent pas, car on en voit rien.
Alors un deuxième effet de miroir s’affirme nettement, entre le spectateur que je suis et les protagonistes : moi aussi je me sens détaché, peu concerné par ces deux hommes eux mêmes détachés, je ressens un certain ennui. Dés-affecté, je me demande si je vais regarder le film jusqu’au bout.
Mais en articulant soudain désaffection et violence extrême, la dernière partie de Versus me fait vivre ce qu’est le traumatisme: un événement trop soudain et perturbant pour être pensé. À l’opposé d’un film comme Suspiria de Dario Argento, où la violence s’inscrit dans le contexte d’une intrigue mystérieuse, où l’arrivée du sang est emphatique (c’est tellement trop qu’on en sourit) et prévisible (on peut s’en protéger en fermant les yeux),
l’irruption de la violence dans la dernière partie de Versus fait effraction pour le spectateur, car elle apparaît crue sous forme de flash, imprévisible: elle ne me laisse pas la possibilité de m’en protéger psychiquement.
Le film réussit alors à aller au bout du jeu de miroir qu’il propose: tout comme les protagonistes je vis en tant que spectateur un mélange de détachement et de perturbation par des flashs d’images effractantes, qui n’ont pour l’instant pas de sens. Je vis à mon tour quelque chose de l’expérience du jeune homme agressé, ne sachant plus vraiment quoi penser de ce film: d’où l’envie au matin d’écrire ce témoignage, qui me permet de donner sens à mon expérience de spectateur, dont la nuit a été chargée d’images pénibles; il me revient en effet en mémoire une expérience subie à l’âge de 10 ans, quand j’ai été longuement agressé dans une cage d’escalier. Une histoire de lutte des classes aussi : je n’étais pas riche, mais « en tête de classe », et c’est ce qui m’a valu d’être frappé par des élèves redoublants, en difficulté scolaire. A l’époque, le deuxième traumatisme avaient été que les adultes qui m’entouraient n’avait pas suffisamment pris cette agression au sérieux. Je n’en avais finalement plus rien dit, gardant en moi l’humiliation et la haine.
Il m’apparaît finalement que Versus, bien qu’étant une expérience visuelle inconfortable qui inclut un certain ennui, m’aura fait travailler sur la question du traumatisme. En me faisant d’une certaine façon vivre ce que subit le traumatisé, il me permet de sentir à quel point la memoire traumatique, quand elle est gardée close en soi, est une bombe à retardement.
Aux quatre auteurs du scénario, j’ai envie de dire que ne m’aurait pas déplu une ouverture sur une dimension plus mystérieuse ou fantastique, pour que les situations du film rejoignent une dimension plus vaste. Au réalisateur, que ses plans sensibles et bien menés, mais somme toute assez sages, me donnent envie de plus d’audace formelle.
Enfin pour situer mon témoignage, je précise que mon métier, dans le champ de la psychothérapie, consiste en partie à soigner les victimes de traumatismes psychiques, notamment au moyen de la méthode Emdr. Je reconnais bien dans le jeune homme agressé du film les signes cliniques de l’état de stress post traumatique : difficulté à vivre dans le présent, peu d’affects, irruption de mémoires traumatiques sous forme de flashs, lien aux autres dégradés, personnalité de façade... L’événement traumatique étant trop soudain et violent pour être assimilé par le cerveau, une réaction instinctive de dissociation protège le psychisme en éclatant la mémoire en une multitude de fragments morcelés. Le processus psychothérapeutique étant alors d’amener à sentir à nouveau les affects, pour soutenir la réunification de la mémoire émotionnelle, et sa transformation afin que la victime range la menace du côté du passé. Un peu comme le dermatologue du film Versus, qui peut aider à ce que la cicatrice soit atténuée. Mais cela suppose que l’homme blessé fasse le choix du soin, ce que ne fait pas le jeune homme du film.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 mai 2019
La parenté de ce film avec Le Démon de H. Selby Jr déplacé dans un cade "ado-balnéo" m'a dès le départ intrigué. Les promesses implicites ne sont pas tenues mais l'avenant que le réalisateur ajoute au contrat est aussi bon finalement. Un film avec une portée plus sociale que psychologique. Il navigue entre les genres, les références sans réellement choisir un parti pris très identifiable. C'est déstabilisant mais c'est aussi son charme. Trop de film jouent clairement de la citation, celui ci ne semble même pas y avoir pensé / c'est un bidule, un machin sans notice ... donc une œuvre singulière.
Tulsow
Tulsow

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2,0
Publiée le 17 novembre 2019
J'aime bien les films un peu spéciaux mais là, pour le coup, je ne comprend pas le sens ni le but. Le film n'a ni queue ni tête, on ne comprend rien à la fin. La cicatrice du jeune, par exemple, c'est tout de même un moment clé, mais on ne sait pas d'où elle vient, et pourquoi il y tient autant ?! Sûrement de sa mère décédée qui devait le frapper, pour ça qu'i est autant en colère ? Bref, pas mal de questions en suspens.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 mai 2019
Sombre et violent, plus que ce que j'apprécie d'habitude : mais quelle bonne surprise et quelle originalité !
Superbe premier film, on attend le prochain avec impatience.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 mai 2019
Un bol d'air dans le cinéma français ! Sidérante mise en scène qui casse les codes, teen movie qui change de direction, sans compter les scènes anti conformistes qui vont faire jaser... Allez-y !! Pourvu que ce film puisse exister, creuse un sillon !? Il m'habite depuis que je l'ai vu... ENORME !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 mai 2019
Une belle surprise !Un premier film prometteur.Si le personnage de Jules Pelissier manque par moment d'épaisseur,l'apparition de Benjamin Baffie est convaincante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 mai 2019
A l'heure des JOHN WICK 3 et autres GODZILLA il faut voir VERSUS film jeune, déroutant et fun dans sa manière de capter une certaine jeunesse, entre giallo et coming of age, en broyant les codes. Attention accrochez vous !!!! On aurait tort d'y voir un premier film de plus ! Foncez !!J'ai trouvé au dessus Jules Pélissier, monstrueux!! Lola LeLann et mention spéciale à la réa hyper inspirée et toujours tendue !!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 mai 2019
François Valla impose avec Versus un film anti-sentimental, serré et sans déchet. Une descente pas toujours directive de la chair au métal, osseuse, qui repose sur des corps dont s’interrogera de la jeunesse. Débordée par un monde immature, elle oscille entre juvénilité de personnage et âge d’acteur (vacances et travail). Les adultes ont disparu et les rôles se redistribuent trop vite dans la violence générique des cases respectives. Vitesse qui tend les acteurs sur eux-mêmes, sans connivence, ou éphémère, pour un film qui ne cherche pas à « reconstruire ou récréer du lien social » (expression culturelle la plus misérable du XXIe siècle). Tragédie versus thriller, Straub saignant qui se ménage des vides : flottement à mi-parcours, corps en trop et étouffement d’un sens trop clair. Le temps perdu du skate-park (mais l’espace retrouvé d’un imaginaire immobilier, celui de l’amour rapide), le blagueur lourd qui s’isole tristement à chaque blague, pour disparaître dans son « bain de minuit » (mort douce de la faillite comique) et le visage des pauvres dont les scarifications fatalistes hachent l’expression politique. Un traitement du réel qu’on ne peut voir que dans ce film là.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 août 2021
J'ai voulu regarder ce film suite à ma découverte de l'actrice Lola Le Lann que j'ai découvert dans le film "Un Moment d'égarement". Cette critique se base sur mon avis, et je ne suis pas du tout un grand amateur de films.

L'intrigue principale est plutôt intéressante, un jeune qui part en vacance pour oublier sa précédente agression et visiblement, malgré le temps, la douleur et le traumatisme de cet évènement ne sont pas partis.

Pour le coup l'acteur d'Achille (Jérémie Duvall) et assez décevant, un peu trop caricaturé comme l'ado autrefois fragile et maintenant devenu alpha. A l'inverse de Brian (Jules Pelissier) que je ne connaissais pas et qui m'a étrangement surpris, son personnage évolue bien mieux que celui d'Achille (peut être dû a la différence de difficulté de passer de méchant à gentil plutôt que l'opposé). Brian était justement le bad boy et fini fragilisé par son amour pour Léa (Lola Le Lann). Le personnage de Léa est bien écrit, une nana en manque de sensations qui se laissera portée par ses propres envies et désires. Lola Le Lann était déjà convaincante dans "Un moment d'égarement" et elle l'est tout autant dans Versus (son personnage est d'ailleurs similaire à travers les 3 films que j'ai vu d'elle : Versus, A Bluebird in my Heart et Un moment d'égarement).

Ce qui dénote le tout c'est cette évolution de l'histoire très bien faite pour tous les personnages, mais complètement ratée pour celle d'Achille. Certains y trouveront de la surprise dans le basculement soudain d'Achille dans une folie meurtrière, mais moi j'y ai vu un manque de travail sur l'évolution du personnage, à tel point que je pensais parfois qu'on racontait plutôt l'évolution des vacances de Brian.

Pas de raté sur le côté technique du film, mais plutôt sur le scénario. Cependant Versus est le premier film de François Valla, et nous nous devons d'être compréhensif sans pour autant perdre de notre esprit critique.
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