Sorti il y a à peu près un mois, ce biopic réalisé par Ellen Kuras, centré sur Lee Miller n'est pas mal du tout ! Personnellement, je ne connaissais pas du tout cette photographe, qui a surtout fait parler d'elle car elle a réalisée des photographies plutôt marquante des camps nazis à la sortie de la guerre. C'est donc un point de vue très intéressant, nous suivons on seulement une femme fouler un milieu alors réservé aux hommes, ce qu'on ne manque pas de lui rappeler, mais on plonge également dans un contexte que l'on ne traite pas souvent : la sortie de la seconde guerre mondiale. Enfin, pour être plus précis, nous commençons à suivre Lee durant la guerre ; elle risque alors sa vie pour réaliser des clichés des soldats et morts sur les champs de bataille. Je dirai d'ailleurs que, si bien traitée soit-elle, cette partie est relativement anecdotique puisque "Civil War" est déjà passé par là cette année et a bien mieux représenté, à mon sens, le quotidien des photographes de guerre, même si j'ai bien conscience que ce n'est absolument pas le même contexte ni la même époque. Bref, pour en revenir à Lee, c'est sa persévérance et sa volonté qui sont particulièrement intéressantes : le fait de vouloir se faire violence pour révéler au monde les horreurs des nazis à travers le magazine Vogue et puis d'avoir le courage de faire face, encore une fois, à un monde misogyne ; par ailleurs la célèbre photo d'elle-même dans la baignoire d'Hitler résume particulièrement bien sa personnalité, à savoir téméraire et provocante. Puis le contexte est également très intéressant, le fait de voir tous ces parisiens heureux de la libération de Paris mais dont le plupart n'ont aucune idée de l'existence des camps. Malgré tout, je dois dire que nous avons là un biopic assez conventionnel dans sa forme. En effet, malgré son caractère fort, l'écriture du personnage principal, ou plutôt sa représentation à l'écran, est paradoxalement plutôt lisse. De même que l'intrigue d'ailleurs qui ne révèle aucune surprise en étant sur des rails du début à la fin, mis-à-part cette espèce d'intrigue secondaire dans les années 70, assez balourde en plus d'être expédiée très rapidement. Concernant le casting, nous retiendrons surtout Kate Winslet qui joue très bien, de même que Andy Samberg, sans oublier Marion Cotillard, Noémie Merlant et Patrick Mille mais qui font malheureusement plus de la figuration qu'autre chose. "Lee Miller" est donc un bon film mais qui ne sort pas non plus de la masse en raison de son aspect trop routinier.
Le film d’Ellen Kuras retrace un peu trop scolairement le destin de la photographe Lee Miller qui chroniqua l’avancée des Alliés jusque dans les camps de la mort. Malgré l’engagement de Kate Winslet, toujours magnifique, la réalisation très académique peine à dépasser la chronologie du parcours exceptionnel raconté en flash-backs d’une artiste libre engagée, tant pour la libération de la femme, que pour la défense de la photographie comme médium incontournable à la révélation de la vérité. Si on ne s’ennuie pas, on reste tout de même déçu par ce biopic trop convenu….
Un sujet fort sur la première femme photographe a entrer en guerre, une personnalité qui prend des pellicules dans des endroits comme les camps de concentration à vivre le cauchemar de la seconde guerre mondiale en Europe, une histoire porté à l'écran avec humilité mais pas totalement maîtrisée malheureusement. Je mets cette note car j'ai mis une demi-heure à rentré dans ce long métrage avec les présentations des personnages qui cabotinent entre seins en l'air et mauvais dialogues, pourtant interprété par des comédiens Français comme Marion Cotillard, Noemie Merlant, Patrick Mille ou Zita Hanrot autour de Kate Winslet. Après, c'est mieux, on entre en guerre et on ne quitte pas les yeux de l'écran. On suit l'héroïne qui se bat pour être sur le champ à prendre des photos et subir l'horreur comme par exemple dans les camps de concentration en voyant des enfants meurtris ou des corps. Kate Winslet produit et porté ce personnage qui mérite attention sur ses épaules de comédienne avec bravoure. Bonne reconstitution de l'époque de guerre bien mis à l'écran.
Une journaliste de guerre qui se retrouve à documenter en photos la seconde guerre mondiale en France et vit les horreurs de la guerre. Le film se retrace mais on se perd à cause des messages pollitique. Ce regarde sans plus
Etant un passionné de la seconde guerre mondiale je voulais voir ce film. Les extraits m’avaient bien plu et je ne fut pas déçu du film qui est très bien et montre une partie de la vie de Lee Miller juste avant et durant la guerre où elle fut une des premières reporters photographes mais fut traumatisée par ce qu’elle vécu
"Lee Miller" nous plonge dans l'univers fascinant d'une icône du XXe siècle, à la fois photographe et muse. Ce biopic met en lumière la vie tumultueuse et le parcours exceptionnel de Lee Miller, une femme qui a su jongler entre sa carrière artistique et les horreurs de la guerre en tant que correspondante pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le film se distingue par sa réalisation soignée et des performances remarquables, notamment celle de son interprète principal, qui parvient à capturer l'essence complexe de Miller. Les choix esthétiques, tels que les éclairages et les décors, m'ont plongé dans l'époque tout en renforçant l'impact émotionnel de l'histoire.
Cependant, bien que le récit soit captivant, certaines transitions entre les différentes périodes de la vie de Miller peuvent sembler abruptes, ce qui m'a un peu dérouter. De plus, le film aurait gagné à approfondir certains aspects de sa personnalité et de son œuvre pour offrir une vue plus complète de son héritage.
"Lee Miller" est une œuvre visuellement belle et émotionnellement riche, qui rend hommage à une figure emblématique tout en suscitant réflexion et admiration. Avec ma note de 3,5/5, ce film mérite d'être découvert. Je le conseille pour ceux qui s'intéressent à l'art, à l'histoire et aux récits de femmes inspirantes.
Kate Winslet est admirable dans ce film. Son personnage est une femme héroïque qui va au bout de ses convictions dans un monde d’homme. Une belle histoire dans la grande histoire.
Vu Lee Miller Un biopic réussi sur la vie d'une femme d'exception tour à tour mannequin frivole, photographe de mode puis photographe reporter de guerre. Une femme tenace qui s'imposera dans ce monde d'hommes avec beaucoup de courage pour affronter et montrer la guerre comme pour mener sa recherche concernant celles et ceux qui ont "disparu", premières images de l'holocauste. Un combat également en faveur du respect des femmes qui résonne pleinement avec notre époque. Kate Winslet, actrice du rôle titre y rayonne de vérité, bien entourée, dans un film très bien "filmé". Si les critiques sont parfois sévères avec ce film, à l'issue du film, nous étions scotchés : immobiles et muets, à l'unisson des autres spectateurs ️
Waouh quel film, quelle femme cette si méconnue et fabuleuse photographie Lee Miller ! Quelle interprétation également, Kate Winslet donne tout son corps et son âme à cette femme aux milles vies, en lui rendant un si bel hommage mérité..et de loin :-) Ne lisez pas les critiques presse , celles des spectateurs sont bien plus fiables comme d'habitude ;-) Vous ne serez pas déçus, allez y.
Nous avons l'impression, tout au long de cette biographie historique, que tout tourne autour du personnage principal incarné par Kate Winslet. A tel point que les personnages secondaires apparaissent effacés. Le découpage du film est fort discutable lui aussi tant il manque de fluidité et de subtilité. Ainsi les évènements historiques dramatiques de la seconde Guerre Mondiale semblent n'être qu'un prétexte pour mettre en valeur Le personnage principal ce qui nuit à l'intérêt final de ce qui aurait pu constituer un bon drame historique.
Kate Winslet est Lee Miller, dans ce film qu’elle a produit après des années à se consacrer tout entière au projet. Elle capte la période qui bascule du glamour à la guerre, du badinage à l’amour, de la poésie d’Eluard à la barbarie d’Hitler, du mannequinat au reportage de guerre, de l’alcool mondain au démon de l’alcoolisme. À certains égards, Lee me fait penser à BB expliquant avoir donné sa jeunesse et sa beauté aux hommes, et sa sagesse et son expérience aux animaux ; ses succès au cinéma lui ayant permis de financer son engagement en faveur de la cause animale. Lee Miller a donné sa jeunesse à la frivolité, et sa sagesse à l’humanité. Ses succès sur les podiums lui ayant permis d’être recrutée par Vogue, qui lui offre à son tout de donner à voir (presque toute) l’inhumanité. Le célèbre magazine féminin joue d’ailleurs un rôle à part entière dans ce film.
Les parallèles ne s’arrêtent pas là puisque, l’une comme l’autre, ces femmes opiniâtres ont aussi fait éclater la cause des femmes et le plafond de verre, Lee Miller ayant été l’une des premières femmes journaliste reporter d’images. L’une comme l’autre, enfin, ont atteint le but de leur quête ardente : rendre compte de la vérité.
Kate Winslet révèle Lee Miller à travers l’écran, qui elle-même se révèle à travers l’interview qu’elle accorde à ce jeune homme. Un échange donnant-donnant pendant qu’il en est encore temps. Prétexte à la ressouvenance, à partir de tirages choisis. Le film se regarde comme on lit un page-turner. Ce genre d’histoires hypnotiques que l’on s’apprête à quitter, à corps et cœur défendant, lorsque l’on sent la fin poindre, au point d’en procrastiner la lecture. Ajourner parfois exalte.
Dans le film, tout arrive progressivement, au fil des chapitres. Aussi progressif que vertigineux. Mougins -ambiance Riviera art-déco, Londres -femme amoureuse et photographe sous la bruine, Saint-Malo -premières photographies en terrain assiégé sous les bombardements jusqu’à la libération des camps de concentration.
Kate Winslet est une remarquable actrice. Dans ce film, elle semble nouer un véritable dialogue avec les portraits qu’elle a saisi au Rolleiflex. Se tisse une intériorité émouvante entre Kate-Lee, et ces visages réduits à néant. L’enfant animalisé dans les camp désaffectés, la jeune femme collaboratrice tondue en place publique, ces grappes d’hommes décharnés et empilés dans des charniers ou dans les wagons à bestiaux.
Kate Winslet offre la vision d’une pasionara, qui respecte les lois de l’honneur et de la probité en amour, comme en amitié, en mère (quoique plus lointaine). Une femme libre de cette liberté chère à Paul Eluard. Lee Miller ne se contente pas d’écrire pas son nom : elle personnifie la liberté, penchée sur sa machine à écrire, sur la page blanche, sur ses clichés crus, sur le même étang soleil moisi et les mêmes sueurs de l’orage que le poète.
Dans le rôle de ses amies, j’ai été touchée par Marion Cotillard. Comme par Noémie Merlant. Deux rôles secondaires aussi furtifs qu’essentiels pour comprendre l’évolution de Lee Miller, tenus par deux actrices qui laissent une empreinte définitive.
Le film est traversé par une émotion diffuse, aussi ample que discrète comme l’est la musique d’Alexandre Desplat, dont on s’aperçoit qu’elle existe quand le silence prend toute la place, aux moments où l’image emporte tout.
Lee Miller est un film brillant, intelligent, émouvant. Sans fausse note, qui infuse comme une poésie.
Une déception. Film vide, dénué de sens, une honte, et un déshonneur pour cette femme qui a certainement fait des choses incroyables. Une seule envie en ayant quitté la salle 30 min avant la fin (malgré le prix exorbitant des places et du parking), c est de voir un vrai documentaire sur Lee Miller. Bref… nul et navrant, ne perdez pas votre temps et votre argent
Une honte. Un déshonneur pour cette femme qui a certainement fait de belles choses dans sa vie. En sortant de ce film 30 min avant la fin tellement il est vide, nous n avons qu une envie : regarder un vrai documentaire sur elle. C est vraiment une perte de temps et d argent au regard des prix des entrées au cinéma quj devraient être un espace culturel pour tous.