A voir. On peut regretter que les autres vies de Lee Miller ne soient traitées que trop rapidement, sa liaison avec Man Ray est passionnante. Ce n'est pas un film tout public, la découverte des camps d'extermination, très réaliste, ne doit être montrée à des enfants que bien informés sur les horreurs de la guerre. Forme classique mais sujets traités pas si courant avec autant de franchise. J'ai acheté le livre de son fils pour en savoir davantage sur cette grande dame trop peu connue.
Un biopic intelligent et calibré, porté par une forme d'élégance et un casting quatre étoiles pour faire le portrait d'une femme singulière et forte que l'on découvre avec plaisir.
La critique complète sur https://le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.com/2024/10/lee-miller-dellen-kuras-classique-mais.html
Grande délicatesse dans le traitement du sujet, découverte d'une femme extraordinaire avec ses défauts, avec ses ombres mais avec son envie de te voir, de tout montrer. Je ne comprends pas certains commentaires je suis sortie de la salle en larmes l'émotion était bien là, la salle était silencieuse comme avec une chape de plomb, un sujet dur qui se devait être filmé par une femme.
Il y a longtemps qu’un film ne m’avait autant bouleversé. Outre de mettre à l’honneur la vie de Lee Miller, il offre à Kate Winslet le rôle de sa vie. Lee Miller se livre sur sa vie de reporter de guerre durant la seconde guerre en Normandie puis dans l’est de l’Europe après la libération des camps de concentration. Certaines scènes sont difficilement supportables et d’autres sont très chargées en émotion, comme les photographies de Lee que l'on voit régulièrement à l'écran.
Les deux premiers tiers sont plats, scolaires, ennuyeux, presque ridicules. Le dernier tiers, en gros à partir de l'épisode en Allemagne à la fin de la guerre, relève légèrement le niveau, mais ça reste un film sans cinéma, et presque sans point de vue autre que Lee Miller était une femme libérée avant tout le monde - Kate Winslet fait ce qu'elle peut pour donner corps à cette démonstration. En montrant ses lolos par exemple. Bref, c'est un film paresseux et daté.
J'ai découvert avec ce film Lee Miller, ce personnage emblématique de l'histoire du XXème siècle, personnage qui en a été témoin. Kate Winslet est littéralement habitée par le personnage dans ce rôle hautement oscarisable, l'action débute à la veille de la seconde guerre mondiale dans l'insouciance d'un été sur la côte d'Azur, alors que le nazisme commence déjà à s'étendre et s'apprête à vampiriser ses voisins européens. Le film fait un focus sur cette époque de la vie de Lee Miller, l'action se concentre sur les années de guerre et sa mission hautement périlleuse qui s'est poursuivie jusqu'après la libération de la France, en Allemagne dans les camps de la mort où elle a côtoyé l'horreur pour en témoigner. La vie personnelle de Lee Miller est présentée aussi, notamment la difficile relation avec son fils, le rôle de mère étant peu compatible avec sa mission de photoreporter. C'est un film en forme d'hommage, qui a une valeur historique sur les erreurs et les errements de notre histoire contemporaine (qui se sont malheureusement répétées par la suite) et qui met bien sûr à l'honneur, non seulement le personnage de Lee Miller, mais aussi l'importance du photojournalisme, des journalistes-reporters de guerre et de toutes celles et ceux qui œuvrent et portent ces missions si importantes pour nos démocraties et pour la mémoire de notre Humanité.
Au seuil de sa vie, la photographe reporter s’entretient avec son fils, assez ignorant du travail de correspondante de guerre de sa mère pour le magazine Vogue (elle qui était ancienne mannequin) pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le fils prend des notes, illustrées de ci-de là par des clichés d’époque. De là, des flashbacks successifs sont utilisés comme technique narrative de ce récit de vie. Les heures sombres de l’Histoire et de l’Europe ravagée sont évoquées au travers de l’objectif de la photographe. Des images dont, dans le sillage de la Libération, la presse magazine de l’époque ne sera pas enthousiaste à les publier afin de préserver ( ?) la population, le lectorat féminin et familial. Ce sont aujourd’hui des documents d’archive, des documents d’Histoire. Sur le plan cinématographique, la réalisation est assez terne. C’est long (2 heures, 116 minutes exactement, c’est-à-dire au-delà de la durée standard) et, à vrai dire, quelque peu ennuyeux. Peut-être que si le féminisme de l'égérie avait été un peu plus développé, l'intérêt du spectateur aurait été davantage éveillé. Ce n'est qu'évoqué au gré de quelques scènes avant de passer à autre chose.
Je ne vais pas m'étendre et faire le mariole avec des grandes phrases. Le film est bon. Et ceux qui sont déçus sont sans doute de grands experts...alors à ceux là..faites des films et montrez nous que vous avez le droit de dire du mal dun si beau film.