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Un visiteur
4,0
Publiée le 7 décembre 2017
Ce docu-fiction qui relie les âges est une belle réussite ! Le montage rend les allers-retours temporels accessibles et raconte bien l'histoire de cette Vénus. L'esthétique de l'image est très travaillée et rend les scènes magnifiques : comédiens et décors ont droit à une belle mise en lumière. Quant au casting, nous avons là une palette bien fournie où chaque acteur a sa place ! En bref, à voir !!!
Une surprise ! Je ne savais pas à quoi m'attendre et je n'ai pas été déçu. C'est un excellent mélange entre fiction et documentaire, entre classique et moderne. Le texte est beau, consistant et la lumière bien léchée. Le jeu des acteurs est en accord. J'ai adoré l’esthétique ! À recommander et c'est ce que je vais faire pour la séance du 12 décembre... Bravo à toute l'équipe !
L'Ombre de vénus est un beau film, qui opère entre l'Antiquité et aujourd'hui des allers-retours poétiques et troublants, et qui tisse autour de l'énigme intemporelle de la naissance d'un chef-d’œuvre une trame séduisante et vénéneuse. La sobre esthétique des décors, la force tragique des monologues, la lancinante beauté de la musique et le jeu précis, sans fioritures, des acteurs en font un film rare et envoûtant...
Un vrai régal !!! Réalisation très originale entre documentaire et fiction. Excellent mélange de styles. On y plonge ;) avec délice. À découvrir sans hésitation.
Un film original mêlant décors naturels et minimalistes entre l'époque contemporaine et antique, entre le documentaire et la fiction. Le montage de JL Piacentino lie avec ingéniosité ces différents éléments. Un film d'art et d'amour à découvrir
On se laisse prendre par l'ambiance de ce film, par sa poésie, par son histoire. Les partis pris des décors façon BD, des personnages marqués, des alternances fiction antique, documentaire archéologique et espace temps incertain sont assumés jusqu'au dénouement. Allez le voir si vous le pouvez encore et j'espère qu'il pourra être diffusé sur le service public prochainement. Arte peut-être?
Un travail extrêmement esthétique où le passé, l'actualité et la fiction se côtoient sous une maîtrise du langage, de l'image, la couleur et la lumière, sans laisser de côté la sobriété de la musique, judicieusement travaillée. Trois scénarios orchestrés sous un seul file conducteur qui nous maintiens en haleine du début à la fin. José Carlos Campos Compositeur
L'ombre de Vénus est un film grandiose mêlant passé et présent, antiquité et modernité avec brio. A cheval entre la fiction et le documentaire, nous voilà transporté dans une histoire de folie, de passion et d'amour. Amour de l'art, de l'archéologie, amour interdit, amour intemporel. Le cinéma, le théâtre, la musique et le dessin s'allient pour raconter la naissance d'une oeuvre : ses différentes étapes, son impact présent et futur, son origine. Autour de cette création se dévoile un bal familier où le génie, la folie, l'amour et la passion se croisent, se lient et se détruisent. Une création dans une création, mise en abyme de cette aventure incroyable de cinq ans qu'a été la naissance de ce film humain et intemporel.
Un très joli film, déroutant au départ mais il faut accepter de lâcher prise car tout prend sens progressivement. Une fois « embarqués » c’est un bien joli et inhabituel voyage dans le temps et dans des univers différents qui est au rendez-vous. La forme du film est très réussie en particulier le passage des images animées aux dessins, les textes sont d’une grande poésie. Un film et un scenario qui misent sur la sensibilité et l’intelligence du spectateur.
L'Ombre de Vénus est un film enchanteur, parce qu'il ose mélanger plusieurs expressions artistiques, la tragédie antique, le dessin, le film documentaire, ce qui lui donne une dynamique originale, parce que les couleurs sont pleines et lumineuses, la musique, délicate. Il est audacieux d'ailleurs d'y introduire le rythme de la tragédie, si lent pour nous, mais les comédiens et comédiennes la servent excellemment, et ça marche... Et puis, vient le suspense ! le récit se tend, oscillant entre la quête tragique d'un sculpteur d'il y a 2000 ans et celle, plus sage, et fructueuse, des archéologues d'aujourd'hui dans les courants du Rhône... Avec poésie, le film commence sur des images dans le fleuve, et se boucle de la même façon...
Je suis entré dans la salle avec une crainte, que l’enchevêtrement des époques, présent et passé, et des styles, documentaire, imaginaire et graphique, ne désoriente le spectateur. J’en suis sorti conquis par l’originalité de cette articulation, qui laisse toute sa place au processus artistique de la création sculpturale. C’est le temps présent, celui d’un documentaire sur les recherches aquatiques dans le Rhône, qui oriente l’histoire et reconstruit le passé, auquel la mémoire donne toute légitimité, quelle qu’en soit la vérité. Des gestes violents, des mouvements tendres, des sentiments à même la peau, qui pèsent sur les corps et sculptent progressivement les formes de Vénus. Jusqu’à la séquence finale qui livre les secrets ultimes de la création. Un film théâtral et coloré, jusque dans ses excès, que les comédiens transcendent par leur douceur, leur beauté, leur élégance, leur douleur, et que la musique illustre avec émotion.