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Chris CD
11 abonnés
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4,0
Publiée le 8 novembre 2018
Ce film m’a beaucoup touchée. Je suis sortie de ce film avec beaucoup de compassion et de tendresse pour ces adolescents qui se livrent ouvertement à la caméra de Claire Denis. Ce film appelle forcement à la réflexion et à la remise en cause de nos modes de vie. Un film à voir en famille et à discuter ensuite…
J’aime beaucoup le travail de Claire Simon mais pas celui-là. D’une part ces conversations entre jeunes plus ou moins téléguidées se traînent en longueur d’autre part on ressent un profond malaise à voir la vie de ces familles ainsi étalées. On se dit que ça risque de ne faire qu’empirer la difficulté de ces familles et qu’il est peu probable que ça améliore les choses pour ces jeunes qui se confient. On est également désolé de voir l’absence d’ambition, le seul avenir dont il est question étant de devenir mère pour certaines jeunes filles. Même si j’avais déjà noté une tendance au voyeurisme dans certains films de Claire Simon je ne serais pas allée voir ce film si j’avais su que j’y serais conduite à ce point.
Même si les histoires personnelles de ces lycéens sont touchantes, voire dramatiques, on a du mal à s'y intéresser. On mesure alors que la matière n'est peut-être pas à la hauteur du sujet, qui s'enfonce dans la banalité, au lieu de s'ancrer dans l'universalité. Reste, à la demie heure du film, un moment saisissant : Hugo éclate en sanglots avant de parler de sa solitude et de l'indifférence de son père. On n'est pas près d'oublier cette séquence.
Claire Simon devait tourner un court métrage avec des élèves de première, option cinéma, d'un lycée du Val-de-Marne. Avant de commencer ce travail, la réalisatrice les a filmés face caméra leur demandant de parler de la solitude. Leurs réponses l'a étonnée : au lieu de parler de leurs premières solitudes, les jeunes lui ont parlé de leurs parents, de leurs difficultés à communiquer avec eux. La réalisatrice a eu l'idée d'en faire un long métrage.
J'aurais adoré aimer ce documentaire qui a priori présentait tous les ingrédients dont sont faits les films qui me touchent. Sa réalisatrice d'abord, dont on connaît depuis plus de vingt ans l’œuvre sensible, entre documentaires ("Récréations" sur une cour de maternelle, Le Concours sur la sélection à l'entrée à la Fémis) et fictions ("Ça brûle", "Gare du nord"). Son sujet ensuite : ces jeunes lycéens à l'orée de leur vie, pleins d'enthousiasme et d'appréhension, de courage et de maladresse. Et enfin les critiques élogieuses qu'on lit depuis une semaine, saluant "un film exceptionnel de justesse, de sincérité, de pudeur et de profondeur" (Le Figaro), un documentaire "tour à tour drôle, malicieux, troublant et poignant" (Première).
Hélas, mille fois hélas, la sauce ne prend pas. Le documentaire est constitué d'une dizaine de saynètes où les jeunes sont filmés par deux ou trois dans leurs lieux familiers : les salles de cours, les terrains de sport, le bus... Le procédé frappe par son artificialité. Les dialogues sonnent faux, manquent d'authenticité. Il devient vite répétitif faute de ligne directrice. Les lycéens parlent de leurs parents, des couples souvent bancals : un père muré dans son silence que son fils, un grand malabar, ne peut pas évoquer sans pleurer, une mère qui regarde des films sur sa console pendant que sa fille dîne seule. Et ils parlent d'amour avec une candeur désarmante - loin de l'image inquiétante d'ados sevrés de vidéos X.
Sur le même canevas, David André avait filmé en 2013 un bijou "Chante ton bac d'abord" qui suivait des lycéens de Boulogne-sur-mer durant l'année précédant leur bac. Au contraire "Premières solitudes" s'étire trop sagement, trop gentiment, trop mièvrement, sans jamais susciter l'empathie ni même l'intérêt.
Premières solitudes est né de la rencontre entre la réalisatrice Claire Simon et un groupe de lycéen.ne.s en option cinéma à Ivry-sur-Seine, près de Paris. Dans le cadre d’un atelier de création audiovisuelle, la cinéastes réalise des entretiens filmés avec chacun d’eux.elles autour du thème de la solitude. Fascinée par la richesse de leurs récits, elle décide de se lancer dans un long métrage avec eux. « Je n’étais pas là pour enseigner, j’étais celle par qui le film arrive, ce moment où on va réfléchir à la vie avec une caméra, ce qui explique en partie leur générosité et leur désir de parler », raconte Claire Simon. En découle une parole riche et précieuse, rarement accessible au cinéma. Le film est construit très simplement à partir de la parole des jeunes, qui se mettent en scène et dialoguent autour de sujets intimes, histoire d’amour et d’amitié, famille en crise ou recomposée, appréhension de l’entrée dans le monde adulte avec les ruptures familiales et les solitudes qu’elle peut engendrer.
Simple et subtil, Premières solitudes dessine l’adolescence, cet âge de l’entre-deux par excellence, sans cesse tendu entre ses origines et son devenir.
Claire Simon (Apprendre - 2025) dresse le portrait d’un âge de la vie : 16/18 ans. Ils sont tous lycéens, dans une classe de 1ère, spécialité Cinéma, au lycée Romain Rolland d’Ivry-sur-Seine. La réalisatrice les a filmé dans leur quotidien, dans ou en dehors du lycée, où ils se confient les uns aux autres.
Les langues se délient et la parole devient centrale. On ne tarde pas à découvrir qu’ils ont tous pour point commun d’avoir une famille dysfonctionnelle (des parents qui se déchirent ou qui sont séparés, des parents avec lesquels ils ne partagent strictement rien, …). Ils sont jeunes, ils ont la vie devant eux et pourtant, c’est l’inconnu qui se dresse à l’horizon et personne à qui en parler au sein de leur famille.
Premières solitudes (2018) se veut à la fois être un film initiatique et sur le passage à l’âge adulte où il est question de leurs solitudes, de leurs détresses, de leurs sentiments, de leurs passions, le tout, dans une réalité où il ne fait pas spécialement bon vivre, surtout dans un tel environnement familial (entre le manque d’affection et le manque de communication).
Je dois avouer que le dispositif m’a laissé un goût amer. Les saynètes sont bien trop longues et les conversations s’en retrouvent à faire des digressions assommantes, si bien que le temps ressenti avoisine le double (ce qui est bien dommage car les témoignages sont troublants et touchants à la fois) et surtout, il y a un côté répétitif dont on se serait bien passé.
Ce film est sympathique à voir mais si j'étais vraiment honnête il est pas terrible et est un navet. Trop répétitif , discussions peu intéressantes , mauvais acteurs à part certains qui ont pu se démarquer , trop de mise en scène qui rendent ridicule les scènes mais surtout rien ne se passe dans l'intrigue. Pourquoi il n'y a pas de Chute ? Un événement , une tragédie ? Voila mon avis , j'ai été déçu.