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Les choix de pauline
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4,5
Publiée le 13 septembre 2021
Formidable film d'une grande puissance ! Une reconstitution historique baroque et criante de vérité. Des actrices sublimes, lumineuses, farouches et libres. Un des meilleurs films que j'ai vu traitant de ce sujet qui est malheureusement encore si actuel! Où comment la liberté des femmes se retrouve viciée de tout temps par le regard d'hommes perclus de frustrations sordides. Un film éblouissant et noir, dur mais lumineux.
Sur un sujet ambitieux (des jeunes filles basques sont accusées de sorcellerie et torturées par l’Inquisition) Pablo Aguerro livre une œuvre prétentieuse qui se veut auteuriste. On saisit bien le propos féministe, mais les jeunes actrices ne sont guère crédibles et l’ensemble est plutôt bâclé. Plus proche d’un brouillon que d’un véritable film.
Malgré une belle performance des actrices, un sujet fort intéressant et une atmosphère bien pesante, le film ne décolle jamais. Une absence de véritable scénario, certaines scènes vraiment peu crédibles, un manque de profondeur dans la narration sans compter une fin " de tout ça pour ça ", ces sorcières d'Akelarre laisse un goût d'inachevé ...
Pays basque en 1609…six jeunes femmes sont arrêtées et accusées d’avoir participé à une cérémonie diabolique le Sabbat…Ana, Katalin, Maria, Mader, Olaia et Oneka sont des jeunes filles à peine sortie de l’adolescence, Katalin est encore une enfant…elles sont belles, la joue fraiche, le rire facile, l’œil qui brille…jeunes, insouciantes, elles se donnent rendez-vous une nuit pour aller danser et chanter dans la forêt…et comme le dit l'un des protagonistes de cette histoire : "il n'y a rien de pire que des femmes qui dansent", comme un symbole d'une liberté et d'une joie de vivre insouciante forcément intolérable pour le pouvoir des hommes. Triste résonance avec l’actualité talibane !! A l’aube des hommes en armes les traquent et les jettent au cachot. Cet épisode renvoie à un fait bien réel, l’envoi en mission par Henri IV du magistrat Pierre de Rosteguy de Lancre, afin de purger le pays de tous les sorciers et sorcières sous l’emprise des démons. Pierre de Lancre prend sa mission très au sérieux et dispose d’ une palette de moyens pour faire avouer les sorcières , y compris la torture mais son souhait le plus profond est de décrire et récréer le sabbat endiablé au cours duquel il suspecte les filles de s’offrir corps et âmes aux démons… les supposées sorcières ignorent bien entendu tout du sabbat et essayent de jouer la montre en attente du retour des hommes du village partis pêcher à Terre Neuve et qui doivent revenir à la prochaine pleine lune, car dès le XVI siècle les pêcheurs basques se rendaient à Terre Neuve pêcher la morue puis la baleine. Qu’importe l’innocence de ces femmes, l’issue de l’enquête est écrite d’avance, dans une société où être née femme suffit à être coupable de quelque chose…la plus délurée, Ana va vite comprendre que la meilleure chance de retrouver leur liberté est d’abonder dans le sens de l’inquisiteur pour mieux le manipuler, allant jusqu’à le troubler profondément, séduit et fasciné, il finit par ne rien désirer d’autre que se laisser consumer – ainsi s’inverse le rapport de pouvoir. Réalisé par un cinéaste argentin, Pablo Agüero, le film a été récompensé par cinq Goya (les César espagnols), ce qui en fait le film est le plus primé du cinéma ibérique. Une grande partie du film se passe dans une semi-obscurité, éclairée à la bougie, avec quelques échappées vers une campagne lumineuse pour marquer la vie d’avant… La fin offre à l’inquisiteur ce qu’il attend, la reconstitution d’un sabbat qui prend l’allure d’une grotesque pièce de théâtre et à laquelle s’offrent des voyeurs. "Tant que l’on n’aura pas vu un sabbat, nous ne saurons pas si cela existe", assène le juge. Le film montre comment, sous l’influence du juge, ce qui n’était qu’une petite fête entre amies se métamorphose en une véritable célébration satanique. Toute la perversité de la politique inquisitoire éclate dans un tel processus. Le spectacle est celui de femmes tenues pour responsables pour la peur viscérale qu'elles inspirent, en même temps que pour la fascination qu’elles suscitent. La scène assez surréaliste est quand même une peu trop grand guignolesque et aurait gagné en sobriété. Avec la reprise de la figure de la sorcière par les mouvements féministes, Pablo Agüero signe un film historique, âpre et fascinant, particulièrement en résonance avec notre époque.…
On n'est pas loin d'une prouesse Kubrickienne sur l'éclairage par le feu, mais la sauvagerie est ici tout autre. La thématique des sorcières en nouvelles égéries féministes commence un peu à devenir trop évident, mais c'est ici magnifiquement illustré. Petit ecueil du film à thèse parfois caricatural, mais l'incarnation le sauve. Et tout ce qui illustre l'obscurantisme porté par toute religion est toujours bon à voir et entendre
Franchement rasoir et prétentieux. L'histoire tient dans le synopsis. Je me suis ennuyée ferme pendant toute la séance. Le film est court mais semble bien plus long ...
Hypnotique allégorie qui transmue une chasse aux sorcières du XVIIème en lutte contre les oppressions actuelles contre les femmes. Les inquisiteurs sont en fait des pervers sadiques qui projettent leurs propres obsessions et désirs sur des jolies femmes sans défense. Les scènes horrifiques se multiplient : danses macabres de sabbat simulées, aveux inventés pour gagner du temps, interrogatoires musclés sur rituels sataniques,... La photographie est magnifique avec les éclairages rougeoyants des bûchers ou bougies. Magnifique et ensorcelant!
Un magnifique film dont j ai eu la chance de voir en avant première. Quelle chance d'avoir put rencontrer son scénariste réalisateur. Merci au cinéma le Melies de Montreuil qui a permis ce superbe moment.
La force de ce film est que, tout en racontant une histoire sombre et tragique, il arrive à garder de la joie, de l’espoir, sans perdre de vue ni rogner le message, encore et toujours nécessaire, qu’il cherche à faire passer.
Très déçu. Les critiques positives m'ont invité à me laisser tenter mais je regrette d'avoir cru assister à un film engagé sur l'altérité, comme on dit aujourd'hui pour faire genre. Est-ce parce que j'ai vu Netflix au générique comme sponsor et qu'il sera bientôt disponible sur la plateforme de streaming, mais voilà en effet un petit film qui se laisse regarder mais qu'on oubliera très vite. Sujet juste effleuré, scénario indigent et invraisemblable, réalisation de téléfilm avec de jolis effets de lumière quelque peu prétentieux qui ne mont pas convaincu. Déçu. Déçu. Déçu.
Dans la lutte féroce que se livrent depuis des siècles les religions du livre pour savoir laquelle est la plus stupide, la plus cruelle, la plus misogyne, il est bon de se rappeler qu'en 1609, période durant laquelle se déroule "Les sorcières d'Akelarre", c'était la religion catholique qui portait le maillot jaune. Par exemple en brûlant des femmes,en les accusant de sorcellerie. Le film que l'argentin Pablo Agüero a consacré à un épisode se déroulant au Pays Basque est en tout point remarquable, tant pour la qualité extraordinaire de la lumière et de la photo que pour la prestation des comédiens et des comédiennes, avec en particulier, une extraordinaire Amaia Aberasturi et le toujours très juste Alex Brendemühl.
Le destin tragique de jeunes filles victimes d'une chasse aux sorcières durant l’Inquisition. Un drame historique ensorcelant aux images soignées, qui nous plonge dans la folie d’une époque (hélas toujours d’actualité), mais qui manque de crédibilité.
attention, ceux qui imaginent voir un film d'horreur avec des effets spéciaux en rapport avec la sorcellerie en seront pour leurs frais. Ici, il s'agit avant tout de plonger en immersion au milieu de ces jeunes filles prises dans le filet de l'obscurantisme, où quoi qu'elles fassent, seront traitées comme des dévotes du diable. Face à eux, un juge, un prêtre et un scribe aveuglés par leur désir de voir le mal partout . Des jeunes filles qui n'auront d'autre choix que de devenir ce que leurs geôliers veulent qu'elles soient,, jusqu'au final métaphorique, poétique, malgré la situation épouvantable ubuesque dans laquelle elles se trouvent. Un petit film anxiogène et une chasse aux sorcières en résonance avec certaines situations aujourd'hui dans notre société.
Un film historique aux accents fantastiques, et une production hispano-franco-argentine intrigante et intelligente.
Traversée par des séquences oniriques et déstabilisantes, une histoire de rébellion, de manipulation et de tentation, dans laquelle l'ordre établi se renverse peu à peu et la domination par la peur finit par changer de camp. 7,5/10.
Une forme déstabilisante pour un sujet de fond qui résonne toujours aujourd'hui. Ce parti pris scénarisrique est un mélange sublimation, de craintes refoulées, sur les pouvoirs de l'ignorance. Troublant.