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coperhead
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4,5
Publiée le 30 novembre 2019
Certainement le meilleur film de Marco Bellocchio qui nous livre un biopic puissant et poignant sur le plus célèbre repenti de l’Italie, Tommaso Buscetta. La mise en scène virtuose nous plonge en immersion complète dans les coulisse de la Cosa Nostra des années 1980 . L'interprétation de Pierfrancesco Favino est magistrale .
J’ai été déçu par ce biopic car je m’attendais à un film sur la mafia mais on est vraiment centré sur un homme et sa vie. Déjà je trouve que c’est très mal introduit. On nous balance deux, trois phrases d’intro et nous plonge directement dedans. Après ça devient assez brouillon. Ça part dans tous les sens sans qu’on ait encore eu le temps d’assimiler les protagonistes. Cette première partie manque d’enjeux. On voit plein d’assassinat mais sans plus sur ce que cela suscite. Ce n’est qu’un enchaînement de scènes qui manquent de liant. J’ai donc eu beaucoup de mal à rentrer dedans. Après vient la partie qui m’a intéressé, l’inculpation et le procès. Il y a de bonnes interactions et là on comprend mieux tout ce qui s’est passé avant. Les bases sont bien posées et on voit comment est construite la mafia Italienne. Il y une vraie valeur ajoutée et le personnage de Tommaso Buscetta prend tout son sens. Pierfrancesco Favino l’interprète d’ailleurs d’une magnifique manière. Il fait parfaitement le mafieux des années 80. On sent un vrai charisme. Le voir à l’écran a été une grande satisfaction. Alors que j’étais enfin content d’être dans la salle, arrive la troisième partie d’après procès. Elle est selon moi vraiment superflue. Elle va suivre Tommaso Buscetta dans sa vie à la suite du procès mais je n’ai pas trouvé ça pertinent. Le rythme est particulièrement lent et cela m’a semblé interminable.
Un film inégal est très long. Certaines scènes sont prenantes, notamment celles du procès. Mais on a souvent l'impression d'être devant un documentaire.
L'idée de départ est très intéressante, le contexte, les faits. Malheureusement, le scénario et la réalisation sont un peu décousus. Il y a certaines scènes, notamment des flash-backs, qui n'ont pas grand intérêt. De plus, on s'y perd parmi tous les protagonistes. Les acteurs sont très bons cela dit et l'on plonge au cœur de la mafia sicilienne des années 80 avec plaisir. Seulement, il y a trop de longueurs et de passages superflus, qui nuisent à l'ensemble. Dommage !
Un membre de la cosa nostra decide de denoncer ses activites et les autres membres de l organisation apres que ces derniers aient fait executer une majorité de sa famille. Le film est tout simplement nul, barbant, long, ennuyeux on apprend rien sur la cosa nostra, le proces ni même à propos du principal concerné.
Passionnant, terrible mais parfois drôle. Quelle mise en scène forte et maîtrisée, quels acteurs parfaitement dirigés ! Regard aigu et sans complaisance sur ces horribles criminels qui prétendent être des hommes d'honneur. Bellocchio, un des derniers de la grande époque du cinéma italien, vieillit bien.
Le film commence par une scène de fête comme dans Le parrain. Celle-ci marque une trêve dans la guerre des clans, tout le monde est là avec femme et enfants, comme dans Le parrain. Et dès la fête passée les règlements de compte se multiplient, comme dans Le parrain. Il y a même un clan Corleone... Mais l'analogie s'arrête là. Ce n'est pas un film de gangster ou de mafia mais un biopic sur un mafieux, et qui oscille souvent avec le film de procès.
A tout ceux qui ont connu un tant soit peu les années 80 certains noms résonneront dans leur mémoire : le juge Falcone, le procès de Palerme, Toto Riina... Cette époque de l'histoire italienne est dépeinte à travers la vie de Masino Buscetta, un des plus importants homme de main de la mafia sicilienne. Le film se concentre sur la partie de sa vie correspondant à son "repentir", sur fond de guerre des mafias. Le film ne prend pas partie et ne fait l'apologie ni de la mafia ni de la justice. Il essaye de montrer les hommes et leurs sentiments, et ainsi de comprendre le choix de leurs actes. On voit ainsi se tisser des liens entre Masino et ses "ennemis" de l'Etat: de l'estime avec Falcone, de l'amitié avec les policiers chargés de sa protection, etc.
Individuellement Masino est un traître, il va témoigner contre d'autres mafiosi pour les faire tomber. Collectivement ce sont eux les traîtres. Ils ne respectent plus les règles tacites et séculaires de Cosa Nostra en premier lieu celle de ne pas toucher aux enfants. Hors quoi de plus sacré que la famille pour un sicilien ? C'est ce que Masino explique dans une des scènes de procès, " ils ont fait pire que la police, ceux sont eux les responsables, ils ont tués Cosa Nostra," Les nouveaux parrains ont trahi l'institution. Au début Masino refuse de parler puis il comprend que tout en aidant la justice et protégeant sa famille il peut instrumentaliser le procès pour accomplir sa vengeance et celle de son clan décimé. C'est là tout l’intérêt des scènes de procès : les joutes oratoires entre Masino et le clan Corleone. Ces procès sont parsemés de scènes burlesques (ou pathétiques c'est selon, quand on se dit que tout est tiré de faits réels ).Ce sera finalement quand il s'attaquera à sa cause la plus juste (faire tomber un politicien véreux) que Masino se verra rattraper par son passé mais aussi par son âge. L'orateur flamboyant apparaît usé et fatigué, sans ressources... Gloire et décadence d'un homme comme un autre.
Un film bien long – 2 heures 25 –, au prix de quelques longueurs et ce sera bien là son principal défaut. Il faut en effet pouvoir tenir son attention pour ne pas décrocher du sujet (il commence à dater et de ce côté-ci des Alpes on n’en a pas forcément gardé en mémoire une bonne connaissance). Un risque de décrochage dû à la multitude d’intervenants dans des scènes, souvent similaires, qui se succèdent à rythme rapide (malgré la longueur, c’est un paradoxe) et des changements fréquents de lieu et d’époque. Pour le reste, ce film remplit son office dans ses différentes composantes narratives : drame, histoire personnelle, contexte social et politique.
Bellocchio, au crépuscule d'une longue et prolifique carrière, rejoint la cohorte infinie des réalisateurs de films sur la mafia. A son bénéfice, on peut lui accorder qu'il s'est attelé à un aspect pas très glamour, le portrait d'un repenti, d'un traître ou d'un homme d'honneur - au choix, on en décidera après avoir vu le film - depuis ses premières révélations au fameux juge Falcone jusqu'à ses dernières apparitions publiques. L'excellente interprétation du principal protagoniste, Pierfrancesco Favino, abominablement grimé cependant, finit par nous convaincre qu'un affreux bandit sanguinaire peut être un bon père de famille et un époux presque honnête. Les péripéties, parfois sanglantes, souvent embrouillées de ce film se concluent par quelques procès flamboyants nous prouvant que la commedia dell' arte est encore vivante chez nos voisins italiens. Au final, un film qu'il faut voir pour la relation historique d'un épisode important de l'histoire de l'Italie mais qui, cinématographiquement, ne restera pas dans les mémoires et demeure loin des chefs d'oeuvre de Bellocchio.
Il est parfois reproché aux films de gangster de glorifier des personnages peu recommandables. Ce reproche peut difficilement être adressé à ce film. « Le traître » raconte l’histoire d’un des plus célèbre repenti de la mafia italienne dont les témoignages auprès du juge Falcone ont notamment permis de faire tomber Toto Riina l’un des grands parrains de l’organisation. Il dépeint un univers et des personnages totalement pourris, ou les embrassades précèdent bien souvent des coups de couteaux dans le dos. Dans le rôle titre Pierfrancesco Savino (que l’on peut retrouver dans les excellents Subura et Acab) fait transparaître parfaitement les sentiments de ce personnage qui n’a plus d’illusion sur le système dans lequel il était impliqué , sur ses « valeurs » et sur les personnes qu’il côtoyait. Sa trahison n’en est finalement qu’une parmi tant d’autres dans un système pourri. Le film reprend beaucoup de codes et de passages obligés du film de gangster mais en proposant autre chose, une autre vision qui n’est jamais romantique, exagérée mais impressionnante de réalisme.
Très grand film entre thriller et reconstitution historique de la repentance, même s'il ne le voyait pas ainsi de Tommaso Buscetta qui participa à la mise sous les verrous de tout un pan de la mafia Palermoise. Pierfranscesco Favino incarne un mafiosi extraordinaire, par sa seule présence et son aura. Nul besoin d'en faire trop, sa silhouette fait le travail. Le film fait peu à peu le portrait d'un système de plus en plus violent avec l'arrivée des drogues et "déglamoure" un milieu que le cinéma a longtemps iconisé, tout en offrant une réelle humanité à son héros, naviguant dans un milieu qu'il finit par rejeter. La mise en scène est d'une fluidité rare, avec au moins une scène époustouflante, celle de l'attentat contre le juge Falcone.
J’avoue avoir eu quelque mal à maintenir mon attention en éveil tout au long des 2h30 du biopic que Marco Bellocchio a consacré à Tommaso Buscetta , membre de Cosa Nostra dont les révélations firent tomber dans les années 1980 une grande partie de la mafia sicilienne…Buscetta se retrouve amené à collaborer avec les autorités en 1984, alors qu’il est lui-même condamné pour deux meurtres , parce qu’écœuré par l’escalade des massacres de familles entières et notamment la sienne par les tueurs de Toto Riina, son rival, dit le fauve en raison de sa férocité…Buscetta est finalement le chef d’une famille mafieuse, défaite de la seconde guerre de la mafia…Bien qu’il n’ai pas été le premier pentito ( repenti) de la mafia, il est reconnu comme le premier d’importance a avoir brisé l’omerta…Buscetta décide de parler au juge Falcone et sera le témoin vedette du maxi-procès de 1986, au cours duquel il tiendra la dragé haute à prés de 500 mafieux, hurlant leur haine dans son dos…Marco Bellochio a bénéficié de gros moyens pour réaliser cette fresque historique dans la grande veine du cinéma politique italien de la grande époque…La construction dramatique qui embrasse 25 années avec de nombreux flash-back se veut un tableau scrupuleux d’une vendetta meurtrière et folle mais en entremêlant les époques de façon parfois décousue il peut dérouter le spectateur…le film devait culminer dans cette rencontre avec le juge Falcone, jeu complexe entre chat et souris ( les rôles étant interchangeables) jusqu’à cette poignée de main finale, marque d’une estime réciproque…j’aurais aimé que le film creuse un peu plus l’évolution de ce face-à-face quitte à rogner sur les scènes de massacres et les somptueuses fêtes entre mafieux, souvent vues dans d’autres films…. Dans la réalité, à la suite du terrible attentat de 1992 où périrent le juge Falcone, son épouse et trois policiers, Buscetta a dessiné devant le tribunal avec beaucoup de détail les échanges secrets qui liaient la mafia et certains politiciens…la comparution de Giulio Andréotti est trop vite évoquée dans le film de Bellochio… Néanmoins Pierfrancesco Favino, haute taille, physique massif, campe généreusement cet homme tiraillé entre sa collaboration avec le système judiciaire et sa fidélité à une mafia traditionnelle largement fantasmée…. J’ai été et je reste un homme d’honneur. Ce sont eux qui ont trahi les idéaux de Cosa Nostra" s’exclame Buscetta …Reste que Bellochio avec sensibilité et à-propos, se garde bien d’en faire un héros et le considère comme un criminel…. qui mourra toutefois dans son lit !!
Le Traitre est une immersion au long cours, bien documentée et traitée avec intelligence dans Cosa Nostra. L'acteur principal est parfaitement choisi. On apprend beaucoup de choses, notamment les méthodes de la mafia, la bêtise crasse de ses membres et le bouleversement qu'a été pour eux le trafic d'héroïne. Mais on est loin loin loin de Vincere, LE chef-d'oeuvre de Marco Bellocchio, qui portait le cinéma dans une autre dimension. Ici, on a plutôt le sentiment d'être dans un documentaire transmué en film de fiction. Dommage...
Film de mafia assez différent des habituels longs métrages du genre, Le Traître revient sur ces hommes qui ont décidé de briser la loi du silence, et de collaborer avec la justice. Ceci pour mettre un coup d’arrêt à la folie meurtrière de Cosa Nostra, cette organisation qui ensanglantait la Sicile, particulièrement dans les années 80. Du maxi-procès de Palerme jusqu’à l’assassinat du juge Falcone, le film nous propose la reconstitution soignée de moments de l’histoire italienne, ce qui en fait un riche récit historique en plus d’être un long-métrage de mafia. Le réalisateur Marco Bellocchio expose brillamment les grandes difficultés auxquels la justice avait à faire face pour parvenir à faire la lumière sur les actes crapuleux des membres de Cosa Nostra. Contrairement à d’autres films du genre, Le Traître présente à l’écran bien peu d’actes violents, et ne magnifie jamais les mafieux. En fil rouge, il nous propose de suivre le plus célèbre des repentis, Tommaso Buscetta. Et la tâche ardue à laquelle s’est attelé le réalisateur est de parvenir à ne pas rendre sympathique cet homme qui, bien que collaborant avec la justice, fut bien un criminel qui, comme les autres, avait du sang sur les mains. Le film a beau durer deux heures et demi, le récit parvient tout de même difficilement à nous faire saisir les causes profondes qui ont amené Buscetta à parler, même si quelques éléments de compréhension nous sont apportés lors de la reconstitution du procès. Dialogues soignés, acteurs convaincants et mise en scène efficace sont d’autres aspects du long-métrage qui justifiaient largement sa sélection au dernier festival de Cannes, et donc notre plaisir à le découvrir en salle.
Les 2h30 font un peu peur à priori et les début confirme plutôt. C’est un peu poussif mais on est vite pris dans l’engrenage, comme les protagonistes dans la machine mafieuse et judiciaire pour ne plus en sortir jusqu’à la fin. Sans oublier l’interprétation intense et captivante de PIERFRANCESCO FAVINO qui contribue grandement à cette réussite.