Un film très fort parfaitement mis en images par Marco Bellocchio. avec une mise en scène et un montage parfaits, le réalisateur Italien met pleinement en avant le coté humain de ce soit disant "traitre" à la Cosa Nostra. Ce Drame, tiré de faits réels, nous propose des séquences très violentes mais aussi des scènes d'un très grande beauté. A souligner également, le charisme grandissime de Pierfrancesco Favino, il réalise une très belle prestation d'acteur pour le rôle principal de Tommaso Buscetta.
Un film de haute facture, porté par une interprétation à la hauteur et une mise en scène exceptionnelle. L'histoire de ce repenti est passionnante, et prend aux tripes de la première à la dernière minute. Même si "Le traître" répond en tous points aux films habituels de mafia, celui-ci se dégage néanmoins, grâce à une mise en scène habile, de l'intensité dans le récit, et des dialogues et situations pour le moins surprenants. J'ai en tout cas adoré de bout en bout.
Biopic qui se déroule sur plusieurs décennies et relate comment un soldat de la mafia, Tommaso Buscetta, a dévoilé les noms et rôles de tous les parrains et autres membres de la Cosa Nostra au juge Falcone. Ces aveux ont permis un coup de filet magistral et l'incarcération de plusieurs centaines de maffiosi. Je mentirais en disant que j'ai compris tous les liens existant entre les familles mafieuses, seulement le film est puissant et instructif. Il est long sans ennuyer.
Voici l'histoire vraie du plus gros scandale de l'Italie, l'arrestation de plus de 300 mafieux et Parrains de la tristement secrète Cosa Nostra. Si le procès que l'on nous montre est authentique, pas mal de détails agaçants gâchent le film et réduisent l’immersion. Le contexte tel la présentation des Familles, les Parrains, les connections hiérarchiques sont dès le début mal expliqué, on s'y perd et l'on ne comprend pas immédiatement qui fait quoi et qui travaille avec qui tant les noms défilent. L'acteur principal est bon mais on aurait préféré un visage plus charismatique. Le premier juge assis en face de la tripotée d’accusés manque cruellement de charisme et sa voix doublée française est ridicule...La réalisation décide de retours puis revient au présent, pas très agréable et cela casse aussi l’immersion. Un film long (2h30!) qui, même passionnant par ses faits authentiques et sa chronologie judiciaire, aurait pu être mieux présenté, plus approfondi, dommage.
Avec le Traitre, Bellocchio signe assurément un grand film de genre, mais également un grand film sur l'Italie dans la lignée du Guépard et de l'Italie américaine du Parrain. Avec des personnages forts et ambivalents, il donne de la profondeur non seulement à une Cosa Nostra qui se délite, mais également à une Italie qui elle aussi se bouleverse. Un film simple et puissant. Une histoire de l'Italie. Passionnant !
Après avoir raconter l'ascension de Mussolini à travers sa compagne dans le très beau "Vincere", Marco Bellocchio visite à nouveau l'Italie du 20ème siècle en dressant le portrait de l'homme qui fit tomber la Cosa Nostra dans les années 80. Récit implacable habilement mené, film terriblement efficace et très intelligent dans sa construction, le film vaut surtout pour la performance charismatique de l'acteur Pierfrancesco Farino.
"Le traître", film italien de Marco Bellocchio, faisait partie de la sélection du festival de Cannes l'an dernier. Le film est un biopic racontant comment Tommaso Buscetta, membre de Cosa Nostra, a permis à la justice italienne d'arrêter plusieurs centaines de mafieux en les dénonçant après que ceux-ci aient assassiné une partie de sa famille. Le film commence par une séquence d'exposition présentant d'un coup une bonne dizaine de personnages. Mais, même si les noms s'affichent rapidement à l'écran, il est bien difficile de tous les retenir, et le film commence déjà un peu à nous noyer dans un surplus d'informations. La suite de l'histoire va enchaîner quelques sauts dans le temps, en avant ou en arrière, qui ne faciliteront pas non plus la fluidité du récit, laissant le spectateur parfois un peu perdu. Pourtant, l'histoire est réellement intéressante, et ce biopic méritait clairement d'être adapté au cinéma. Les séquences au procès sont tout particulièrement réussies, et soulignons au passage la bonne performance de Pierfrancesco Favino dans le rôle principal. Du côté de la mise en scène, c'est assez académique et plutôt froid, le style du film convient assez bien avec son récit. Mais globalement "Le traître" aurait pu ambitionner de faire mieux avec une telle histoire.
l'affaire du repenti de la "Cosa Nostra". qui a fait bouger l'Italie dans les années 80 est un récit palpitant , plein de rebondissements, une perfection de mise en scène doublée d'un interprétation remarquable. a aucun moment le réalisateur ne glorifie l'organisation mais souvent la ridiculise surtout dans les scènes de procès. même si l'on ne connait pas toute l'affaire on suit ce "reportage" avec un intérêt grandissant. du super grand cinéma.
Film sur Cosa Nostra (la mafia sicilienne). Mais qui détourne le genre déjà usé jusqu'à la moelle avec subtilité. La on d'intéresse à buschetta mafieu repenti et les conséquences de ses délations. Dans la forme c'est très cinematographié, très élégant et bien documenté. Bref c'est un très bon film. À voir pour ceux qui aiment le genre.
Véritable hommage au cinéma des années 80 avec sa réalisation à l'ancienne et ses prises de vue en Super8, ce biopic nous raconte l'histoire de Tommaso Buscetta, de sa vie, ses aveux, et surtout de comment la mafia italienne s'est gangrenée de tromperies et de magouilles dans les années 60/70. Du très bon cinéma, à voir en VO
Le film s’inspire de la vie de Tommaso Buscetta (Pierfrancesco Favino, 50 ans, qui obtint pour ce rôle le David di Donatello du meilleur acteur en 2020), dit Don Masino, qui fut l’un des premiers repentis de la mafia sicilienne Cosa Nostra et qui collabora avec le juge Giovanni Falcone, aboutissant au maxi-procès de Palerme qui s’acheva en décembre 1987 (366 condamnés). spoiler: Il obtint ainsi la protection de sa famille qui déménagea aux Etats-Unis (Floride puis Colorado) . Le film, brillamment mis en scène, est passionnant en montrant les pratiques de Cosa Nostra, sa toxicité masculine, où les hommes se cachent derrière leur honneur pour accomplir les pires forfaits et sa structure pyramidale. C’est aussi le portrait d’un homme qui parle car ne reconnaissant plus les anciennes valeurs de Cosa Nostra, qui n’hésite pas à éliminer des femmes et des enfants. Le film retrace également une partie de l’histoire italienne, à partir de septembre 1980 : lutte contre la mafia par le juge Falcone qui meurt dans l’explosion de sa voiture le 23 mai 1992, sur l’autoroute de l’aéroport de Palerme, attentat commandité par Toto Riina, suspicion de collusion avec la mafia de Giulio Andreotti, dirigeant de la Démocratie chrétienne et 7 fois président du conseil des ministres. Toto Riina est capturé en 1993 (à 63 ans), condamné à la prison à perpétuité où il meurt d’un cancer en 2017, à 87 ans quand même ! Le juge Falcone faisait preuve d’optimisme en considérant que la mafia, comme tout phénomène humain avait une fin…
Un film qui retrace l'envers du décor de Cosa Nostra. Instructif et bien tourné, casting intéressant, mais bien trop long selon moi... On a tendance a s'ennuyer par moments. Les amateurs du genre y trouveront très probablement leur compte.
Un portrait passionnant du plus célèbre repenti de la Cosa Nostra, Tommaso Buscetta, l'homme qui brisa l'omerta et livra 350 mafiosi aux juges Falcone et Borsellino... La prégnance du baroque sicilien, le charisme de Pierfrancesco Favino, l'incroyable dimension tragi-comique des prétoires (dont le procès d'Andreotti) dignes de la Comedia dell'arte, font de cette fresque un des meilleurs chefs-d'œuvre du genre, un grand brûlot politique sur la destruction de l'intégrité morale, mais aussi, paradoxalement, et sans entretenir le mythe, une évocation des valeurs et principes intrinsèques aux clans... À ne surtout pas manquer !
Du grand cinéma italien. Ce film retrace l'histoire vraie d'un repenti de la Mafia. La violence de ce milieu est bien présente sans être omniprésente et le dilemme de ce mafieux qui ne cherche pas à renier sa "Cosa nostra" mais qui n'accepte pas ce qu'elle est devenue est magistralement jouée par l'acteur principal. Excellent film, courez-y