Note moyenne
4,1
3466 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
32 critiques
4
109 critiques
3
67 critiques
2
10 critiques
1
8 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Assez hybride, le long-métrage alterne entre action mafieuse, enquête judiciaire, scènes comiques au tribunal et quête morale d'un homme au profil ambigu, entre rédemption, hypocrisie, vulnérabilité et intransigeance qu'incarne avec de remarquables nuances Pierfrancesco Favino, alternativement désagréable et touchant. Après un prélude assez lourd, ne permettant pas de saisir tous les enjeux de cet affrontement de la Casa Nostra, les réalités du milieu ainsi que le rôle du héros en son sein se dessinent par touches intelligemment distillées, du reportage télévisé à l'analepse finale. Doté de dialogues solides, dénués de didactisme, et d'une mise en scène sobrement symbolique, le récit, quoi qu'inégal, intéresse. Pertinent.
J’avoue ne pas connaître ni le réalisateur, ni l’histoire qui a inspiré le film mais le synopsis m'a interpelé. Et bien heureusement, car j’ai trouvé ce film vraiment très bien et très complet dans son propos; il peut paraître un peu barbant mais le scénario est vraiment intéressant et la mise en scène nous plonge dans un univers.
L’histoire traite d’un sujet vraiment intéressant et il me semble ne pas avoir vu cet aspect souvent : en l’occurrence, “l’après arrestation” d’un trafiquant, on l’accompagne durant toutes ses épreuves, que ce soit personnelle, familiale ou juridique. Certes, il y a pas mal de moments de mou mais l’ensemble du film est quand même très prenant. Par contre, par définition de ses actes, le protagoniste n’est pas hyper attachant et il y a une certaine distance entre lui et le spectateur ; mais suivre son histoire est quand même passionnante. Globalement, dans sa narration, le film est excellent mais simplement, l’empathie pour le personnage principal se fait difficilement.
La réalisation est un réalisme assez déconcertant ; je me suis vraiment trouvé en immersion dans le monde de Tommaso Buscetta. Ce qui est particulièrement bien réalisé, c’est avant tout le fait qu’on le suive constamment par des mouvements de caméra ou un cadrage le plus souvent resserré sur lui. Le montage rend également l’histoire encore plus immersive et rend le tout très stimulant et énergique ; en tout cas, il est vraiment très bien rythmé. Évidemment, les décors sont impeccables et sont bien présentés et sont palpables ; ce qui accentuent la plongée dans l'univers du protagoniste. Mais ce qui est le plus marquant, c’est surtout la musique qui est très belle et poétique à des instants mais peut aussi être oppressante et agressive. En bref, la mise en scène est très bien gérée sur tous les aspects, qu’ils soient à l’image ou au son.
Donc rien d’étonnant si je recommande ce film car l’histoire est très prenante et le sujet vaut le coup d’être approfondi (malgré quelques moments d’ennui) et la réalisation est stimulante et nous offre un excellent montage.
L’histoire traite d’un sujet vraiment intéressant et il me semble ne pas avoir vu cet aspect souvent : en l’occurrence, “l’après arrestation” d’un trafiquant, on l’accompagne durant toutes ses épreuves, que ce soit personnelle, familiale ou juridique. Certes, il y a pas mal de moments de mou mais l’ensemble du film est quand même très prenant. Par contre, par définition de ses actes, le protagoniste n’est pas hyper attachant et il y a une certaine distance entre lui et le spectateur ; mais suivre son histoire est quand même passionnante. Globalement, dans sa narration, le film est excellent mais simplement, l’empathie pour le personnage principal se fait difficilement.
La réalisation est un réalisme assez déconcertant ; je me suis vraiment trouvé en immersion dans le monde de Tommaso Buscetta. Ce qui est particulièrement bien réalisé, c’est avant tout le fait qu’on le suive constamment par des mouvements de caméra ou un cadrage le plus souvent resserré sur lui. Le montage rend également l’histoire encore plus immersive et rend le tout très stimulant et énergique ; en tout cas, il est vraiment très bien rythmé. Évidemment, les décors sont impeccables et sont bien présentés et sont palpables ; ce qui accentuent la plongée dans l'univers du protagoniste. Mais ce qui est le plus marquant, c’est surtout la musique qui est très belle et poétique à des instants mais peut aussi être oppressante et agressive. En bref, la mise en scène est très bien gérée sur tous les aspects, qu’ils soient à l’image ou au son.
Donc rien d’étonnant si je recommande ce film car l’histoire est très prenante et le sujet vaut le coup d’être approfondi (malgré quelques moments d’ennui) et la réalisation est stimulante et nous offre un excellent montage.
Effectivement quelques longueurs ,mais qui je le pense ont étées voulues et parfaitement maîtrisées par Marco Bellochio.
Une interpretation magistrale de Pierfrancesco Favino et plus généralement de tous les acteurs.
Un film réussi, parfois emouvant.
Une interpretation magistrale de Pierfrancesco Favino et plus généralement de tous les acteurs.
Un film réussi, parfois emouvant.
Attention Chef d'Oeuvre !
Pierfrancesco Favino est époustouflant dans ce film qui parvient à surprendre par sa beauté malgré le genre tant éprouvé et qui nous montre à quel point Marco Bellocchio est aprvenu au sommet de son art.
Pierfrancesco Favino est époustouflant dans ce film qui parvient à surprendre par sa beauté malgré le genre tant éprouvé et qui nous montre à quel point Marco Bellocchio est aprvenu au sommet de son art.
Je tiens Marco Bellocchio comme un des plus réalisateurs italiens de ces dernières 50 années.
Chacun de ses films analyse en profondeur l'état de la société italienne.
Ce film permet de comprendre le fonctionnement de la maffia sicilienne, avec le fameux épisode du méga procès qui s'est déroulé dans les années 90 où des repentis se sont mis à témoigner contre "La Pieuvre".
L'acteur Pier Francesco Favino est totalement habité par son rôle, et sa composition est vraiment époustouflante...
On est en haleine du début à la fin et à aucun moment Bellocchio porte un jugement sur le parcours de ce repenti.
Le film était en compétition officielle au Festival de Cannes 2019 mais n'a malheureusement obtenu aucun prix.
Chacun de ses films analyse en profondeur l'état de la société italienne.
Ce film permet de comprendre le fonctionnement de la maffia sicilienne, avec le fameux épisode du méga procès qui s'est déroulé dans les années 90 où des repentis se sont mis à témoigner contre "La Pieuvre".
L'acteur Pier Francesco Favino est totalement habité par son rôle, et sa composition est vraiment époustouflante...
On est en haleine du début à la fin et à aucun moment Bellocchio porte un jugement sur le parcours de ce repenti.
Le film était en compétition officielle au Festival de Cannes 2019 mais n'a malheureusement obtenu aucun prix.
Tommaso Buscetta, membre de la Cosa Nostra, le traître,
spoiler:
va dénoncer ses anciens collègues.
Les premières scènes sont chaotiques, on ne comprends pas grand-chose, jusqu'à ce que le maxiprocès débute. Le film est agréable à suivre, malgré le fait qu'on passe parfois de manière abrupte d'une scène avec musique à une scène sans. Cependant, il y a quelques longueurs qui empêchent, selon moi, le film d'avoir plus de 3 étoiles.
Les premières scènes sont chaotiques, on ne comprends pas grand-chose, jusqu'à ce que le maxiprocès débute. Le film est agréable à suivre, malgré le fait qu'on passe parfois de manière abrupte d'une scène avec musique à une scène sans. Cependant, il y a quelques longueurs qui empêchent, selon moi, le film d'avoir plus de 3 étoiles.
Un très bon film qui s'appuie sur des faits réels. Il suit le parcours de Tommaso Buscetta, un membre de la mafia sicilienne, qui décide de livrer toute la vérité sur cosa nostra. Ses confessions vont permettre de faire tomber des dizaines de têtes. Sa collaboration avec le juge Falcone vont permettre de mettre en place un gigantesque procès qui se déroulera à Palerme en 1986. Un biopic très bien documenté.
Un film très fort parfaitement mis en images par Marco Bellocchio. avec une mise en scène et un montage parfaits, le réalisateur Italien met pleinement en avant le coté humain de ce soit disant "traitre" à la Cosa Nostra. Ce Drame, tiré de faits réels, nous propose des séquences très violentes mais aussi des scènes d'un très grande beauté. A souligner également, le charisme grandissime de Pierfrancesco Favino, il réalise une très belle prestation d'acteur pour le rôle principal de Tommaso Buscetta.
Second film de Marco Bellocchio vu, et nous devons avouer que c'est une bonne surprise mais il est loin d'être parfait. Le film n'est pas trop long, malgré les deux heures et demi. Il raconte l'histoire du mafieux repenti Tomaso Buscetta, et on plonge, via des flashbacks, dans les valeurs qui font la Cosa Nostra, cela est plutôt bien intégré au récit. C'est un film assez sobre, plutôt bien mis en scène. Par contre, je dois avouer que les scènes d'interrogatoires sont le point faible du film, ils s'étirent et durent trop longtemps, en plus de devenir un peu redondants, en plus d'alourdir le récit. Il aurait fallu utiliser l'ellipse, ce qui les aurait rendu d'autant plus percutants. Sinon, on a une représentation sans idéalisation de la mafia.
Un film intéressant , bien filmé , mais avec beaucoup trop de longueur; les parties du procès sont beaucoup trop longues , et souvent caricaturées. On y croit pas toujours , on se rapproche parfois du grand guignol. Le scènes d'action son très solides. Mais le scénario se cherche un peu , et le regard sur cette mafia , n'est pas toujours très clair , Un témoignage intéressant et courageux mais qui ne suffit pas à en faire un grand film.
Biopic qui se déroule sur plusieurs décennies et relate comment un soldat de la mafia, Tommaso Buscetta, a dévoilé les noms et rôles de tous les parrains et autres membres de la Cosa Nostra au juge Falcone. Ces aveux ont permis un coup de filet magistral et l'incarcération de plusieurs centaines de maffiosi. Je mentirais en disant que j'ai compris tous les liens existant entre les familles mafieuses, seulement le film est puissant et instructif. Il est long sans ennuyer.
Une vision différente de la mafia, sans rien embellir. Le traître était effectivement moins traître que les autres mafieux. Le film apparaît brut et non léché, ce qui ajoute une certaine crédibilité.
Je n'ai pas pu aller plus loin que la moitié. Je suis exaspéré de ces réalisateurs qui bâclent la lumière.
Tout est prétendûment lumière naturelle. Résultat : on n'y voit rien !
Tout est prétendûment lumière naturelle. Résultat : on n'y voit rien !
Les yeux revolver
« Le regard est l’expression de la réalité », déclarait Michel Butor, cité dans le film par un mafioso. En effet le regard, filmé par Marco Bellocchio, devient un motif récurrent. Le regard honnête, droit et fier, le regard froid du tueur, le regard inquiet en arrière, le regard bas et triste du perdant… La caméra passe de visage en visage, étudiant les yeux de chaque personnage, permettant au silence d’exprimer plus que mille mots.
Le film commence pourtant très mal. La première partie de ce triptyque introduit, à grand renfort de mitraillettes et d’hémoglobine, une guerre entre mafieux de la Cosa Nostra. Le tableau, pas franchement fin, semble être un reste réchauffé de l’oeuvre mythique de Coppola. Fastidieuse, la première demi-heure nous assomme en multipliant les personnages au patronyme italien et les situations déjà vues. Le montage, au rythme rapide, passe d’un meurtre à l’autre et échoue, pourtant, à nous impliquer réellement. Tommaso Buscetta, homme de main influent sentant le massacre arriver, fuit au Brésil avec sa famille mais est rapidement attrapé par l’armée et renvoyé dans sa patrie. Forcé de collaborer pour le bien des siens, il livre au juge Falcone tous les secrets de son organisation.
Enfermée dans le palais de justice, aux côtés de Buscetta, la caméra se révèle moins excitée que dans la première partie. Le regard du cinéaste, et ainsi du spectateur, délaisse la violence pour se poser sur l’être humain, cet homme gris, moralement ambigu, salaud auquel on s’attache, sans doute un peu malgré nous. Celui-ci est jeté dans la fausse aux lions : face à l’État, acculé dans une cage de verre, hué par les détenus qui le haïssent derrière les barreaux de leur cellule. La longue scène de procès que constitue la seconde partie du film confirme le talent de Bellocchio pour créer de la tension en travaillant uniquement les regards et les mots. Les mitraillettes sont rangées au placard, et ce sont les répliques qui pleuvent, les yeux qui fusillent.
Tommaso Buscetta, ni héros, ni monstre, simplement humain, revendique son appartenance à l’ancienne Cosa Nostra, celle qui avait encore des valeurs, pas celle qui s’enrichie sur le trafic d’héroïne et le meurtre d’innocents. Son humanité est encore accentuée dans le derniers tiers du film, touchant, où la famille Buscetta, exilée aux États-Unis, doit s’accoutumer à la simplicité. Une dernière fois, l’homme, maintenant vieux et malade, doit faire face à la justice et confronter ses rivaux, les assassins de ses propres fils.
L’oeuvre de Marco Bellocchio, repartie bredouille de Cannes, demande à son spectateur investissement et patience, certes, mais le récompense, finalement, par un portrait de la mafia humain et démystifié aux allures de documentaire, l’un des plus beaux qui soit.
« Le regard est l’expression de la réalité », déclarait Michel Butor, cité dans le film par un mafioso. En effet le regard, filmé par Marco Bellocchio, devient un motif récurrent. Le regard honnête, droit et fier, le regard froid du tueur, le regard inquiet en arrière, le regard bas et triste du perdant… La caméra passe de visage en visage, étudiant les yeux de chaque personnage, permettant au silence d’exprimer plus que mille mots.
Le film commence pourtant très mal. La première partie de ce triptyque introduit, à grand renfort de mitraillettes et d’hémoglobine, une guerre entre mafieux de la Cosa Nostra. Le tableau, pas franchement fin, semble être un reste réchauffé de l’oeuvre mythique de Coppola. Fastidieuse, la première demi-heure nous assomme en multipliant les personnages au patronyme italien et les situations déjà vues. Le montage, au rythme rapide, passe d’un meurtre à l’autre et échoue, pourtant, à nous impliquer réellement. Tommaso Buscetta, homme de main influent sentant le massacre arriver, fuit au Brésil avec sa famille mais est rapidement attrapé par l’armée et renvoyé dans sa patrie. Forcé de collaborer pour le bien des siens, il livre au juge Falcone tous les secrets de son organisation.
Enfermée dans le palais de justice, aux côtés de Buscetta, la caméra se révèle moins excitée que dans la première partie. Le regard du cinéaste, et ainsi du spectateur, délaisse la violence pour se poser sur l’être humain, cet homme gris, moralement ambigu, salaud auquel on s’attache, sans doute un peu malgré nous. Celui-ci est jeté dans la fausse aux lions : face à l’État, acculé dans une cage de verre, hué par les détenus qui le haïssent derrière les barreaux de leur cellule. La longue scène de procès que constitue la seconde partie du film confirme le talent de Bellocchio pour créer de la tension en travaillant uniquement les regards et les mots. Les mitraillettes sont rangées au placard, et ce sont les répliques qui pleuvent, les yeux qui fusillent.
Tommaso Buscetta, ni héros, ni monstre, simplement humain, revendique son appartenance à l’ancienne Cosa Nostra, celle qui avait encore des valeurs, pas celle qui s’enrichie sur le trafic d’héroïne et le meurtre d’innocents. Son humanité est encore accentuée dans le derniers tiers du film, touchant, où la famille Buscetta, exilée aux États-Unis, doit s’accoutumer à la simplicité. Une dernière fois, l’homme, maintenant vieux et malade, doit faire face à la justice et confronter ses rivaux, les assassins de ses propres fils.
L’oeuvre de Marco Bellocchio, repartie bredouille de Cannes, demande à son spectateur investissement et patience, certes, mais le récompense, finalement, par un portrait de la mafia humain et démystifié aux allures de documentaire, l’un des plus beaux qui soit.
Histoire passionnante et impressionnante mais il faut suivre qui est qui. Dommage pour ce point. Prenez des notes !
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse