Le Traître
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229 critiques spectateurs

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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 juin 2026
Avec Le Traître, Marco Bellocchio revisite le film de mafia sous un angle singulier, en s’intéressant moins aux mécanismes criminels qu’aux ambiguïtés morales de celui qui décide de rompre le pacte du silence. Pierfrancesco Favino livre une performance impressionnante de maîtrise, donnant à Tommaso Buscetta une complexité qui oscille constamment entre opportunisme, loyauté et désir de survie. Le film trouve sa plus grande force dans les séquences de procès, où Bellocchio transforme les confrontations judiciaires en véritable théâtre politique et humain. Mais, malgré la richesse historique du sujet et l’intelligence de son regard sur la Cosa Nostra, l’ampleur du récit tend parfois à privilégier l’exposé des faits au détriment de l’émotion intime. Une fresque solide et élégamment mise en scène, portée par un acteur remarquable, mais dont la rigueur narrative laisse une impression plus captivante que profondément bouleversante.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2026
Le film s’inspire de la vie de Tommaso Buscetta (Pierfrancesco Favino, 50 ans, qui obtint pour ce rôle le David di Donatello du meilleur acteur en 2020), dit Don Masino, qui fut l’un des premiers repentis de la mafia sicilienne Cosa Nostra et qui collabora avec le juge Giovanni Falcone, aboutissant au maxi-procès de Palerme qui s’acheva en décembre 1987 (366 condamnés). spoiler: Il obtint ainsi la protection de sa famille qui déménagea aux Etats-Unis (Floride puis Colorado)
. Le film, brillamment mis en scène, est passionnant en montrant les pratiques de Cosa Nostra, sa toxicité masculine, où les hommes se cachent derrière leur honneur pour accomplir les pires forfaits et sa structure pyramidale. C’est aussi le portrait d’un homme qui parle car ne reconnaissant plus les anciennes valeurs de Cosa Nostra, qui n’hésite pas à éliminer des femmes et des enfants. Le film retrace également une partie de l’histoire italienne, à partir de septembre 1980 : lutte contre la mafia par le juge Falcone qui meurt dans l’explosion de sa voiture le 23 mai 1992, sur l’autoroute de l’aéroport de Palerme, attentat commandité par Toto Riina, suspicion de collusion avec la mafia de Giulio Andreotti, dirigeant de la Démocratie chrétienne et 7 fois président du conseil des ministres. Toto Riina est capturé en 1993 (à 63 ans), condamné à la prison à perpétuité où il meurt d’un cancer en 2017, à 87 ans quand même ! Le juge Falcone faisait preuve d’optimisme en considérant que la mafia, comme tout phénomène humain avait une fin…
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 septembre 2025
Un film fascinant explorant le monde de la Costa Nostra. Maitrisé dans sa mise en scène à la précision millimétrée tout en étant écrit avec ce qu’il faut d’intelligence pour porter un regard lucide et désabusé sur le milieu mafieux italien. Renforcé par une interprétation de qualité « Le Traitre » brosse le portrait contrasté à la fois d’un homme drapé dans un soi-disant code d’honneur en proie à ses propres contradictions ayant dénoncé et de ce fait porté un coup rude à toute une organisation criminelle lors des années 80. C’est aussi celui d’un système reposant sur une violence qui n’est aucunement glorifiée à l’écran mais bel et bien vu que ce à quoi elle s’apparente, à savoir un recours facile pour des hommes en quête de pouvoir et d’argent.
Ronan de Mauduit
Ronan de Mauduit

9 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 mars 2025
Vraiment déçu ! Pas d'attache avec les personnages. Deux heures sans réellement comprendre qui est qui ni avoir de réel historique. Le film semble prendre en compte que l'on connaît déjà l'histoire de la casa nostra et ses figures emblématiques. Je n'ai pas apprécié.
Lazitation
Lazitation

4 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 février 2025
Un film captivant sur un mafieux qui trahit sa famille pour collaborer avec la justice. Histoire vrai, Intense et poignant, avec des performances fortes et une réalisation sobre.
Tarak Elgharbi
Tarak Elgharbi

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 janvier 2025
Tout est parfait dans ce film ! Les acteurs, la musique, la mise en scène, la reconstitution... Mention spéciale à l acteur principal, qui joue ici un véritable salaud qui arrive à nous émouvoir et qui finit par nous toucher. Le Traître est certainement l'un des meilleurs films sur la Mafia jamais réalisé.
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2024
Film qui traite, un peu comme le Parrain du passage pour la maffia du grand banditisme organisé à la volonté criminelle, sans limite, le crime, la drogue à très grande échelle. Notre repenti comme Brando, sans scrupule bien sûr, refusaient de développer l'activité concernant la drogue. l'évolution de la corruption vers le crime sans le moindre scrupule me semble un peu significatif d'un phénomène couvrant toute la société.
emie
emie

4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 août 2024
Mon film préféré, le cadre juste incroyable. Les mises en scènes incroyables. Les costumes parfait. L’histoire est tellement bien faite lorsqu’on connaît l’histoire et le procès de Tommaso Buscetta. Les acteurs sont très bien choisi. 5/5 pour Pierfrancesco Favino encore une fois il ne m’a pas déçu.
Marco Bellocchio est un génie dans son domaine.
Paulin Brun
Paulin Brun

26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 avril 2024
J’aime ce film sans réserves.. Adjugé, vendu: c’est mon film préféré de 2019.

Le Traître retrace, à partir de la fin des années 1970, la vie (et surtout le parcours judiciaire) de Thomaso Buscetta, un ancien homme de main de la mafia, qui, arrêté au Brésil au début des années 1980, choisit de collaborer avec la justice. Il livre au juge Falcone un nombre impressionnant de témoignages, qui permettent l’arrestation et l’emprisonnement de plus de 300 membres de la “Casa Nostra”.

Disons le dès le début: fan de cinéma, oui, mais pas spécialement de films de mafia. J’ai vu et aimé Le Parrain, mais je n’ai pas toute la filmographie sur le milieu en tête quand j’écris ces lignes.

Commençons par le scénario. Le film alterne en gros des passages narratifs assez rapides (la vie au Brésil, l’arrestation, la vie de repenti), et des “scènes” assez longues (plus de 15 minutes), qui contiennent l’essentiel de la substance du film. La première de ces scènes est une scène de fête (jusque là, on connaît, un topos des films de mafia, Le Parrain démarre sur un mariage), qui se termine sur une photo de groupe. Rien n’est gratuit dans le scénario; et on va évidemment retrouver cette photo plus tard lors du procès. C’est surtout l’occasion d’une exposition magistrale. Les personnages sont figés, comme peints, pendant plusieurs longues secondes. La caméra regarde chacun d’eux dans une série de flash. Chacun se voit tirer le portrait, alors qu’il s’agit d’une photo de groupe. Au centre, Tomaso Buscetta retient la lumière avec son costume croisé blanc. C’est un portrait de cour.


La mise en scène n’est pas subtile. Elle est assez “démonstrative”, ajoute des effets de pathos et de lyrisme. Pourtant, ce n’est pas un étalage de mauvais goût. Le clair-obscur de la première scène en est un bon exemple. Il y également une musique extrêmement présente, pendant toute la première partie notamment, avant l’arrestation de Buscetta. Cette musique, elle est soit orchestrale, lancinante, très attendue dans un film de mafia. Soit c’est encore plus attendu, c’est une chanson italienne, romantique, à la guitare, une chanson d’amour qui accompagne une scène de violence (l’arrestation de Buscetta, notamment, et la scène de l’hélicoptère). Il y a donc beaucoup de citations de films sur le milieu dans le film, du “déjà vu” et du “déjà ressenti”. Pourtant Bellochio réussit le tour de force de montrer du nouveau sur la mafia. Il met à jour son imagerie. La scène de l’hélicoptère en est un parfait exemple. Buscetta est dans un hélicoptère, défiguré par les interrogatoires. En face, un autre hélicoptère, dans lequel la police lui montre que la vie de sa femme est suspendue à ses aveux. Elle le regarde, stoïque. Bien sûr cette scène est totalement imaginaire, fantastique. Elle ajoute une dimension opératique au film. Elle sert également à montrer l’héroïsme du personnage principal. Buscetta est un traître aux yeux de la mafia, mais c’est un traître par choix, et non par lâcheté. Il le dit et le répète pendant tout le film: c’est un homme de valeur, et ce sont les membres de la Casa Nostra qui sont les traîtres.


Les images les plus fortes du film, néanmoins, sont celles de l’audience. Je pense que là, véritablement, le film produit une nouvelle imagerie du film de mafia. Ce sont des scènes longues, des scènes de foules (il y a peut-être 200 personnes dans cette salle). Et pourtant, chaque personnage est à sa place, l’espace est géré à la perfection par la caméra. On entre vraiment dans le vif du sujet, qui est la confrontation. Les personnages s’adressent les uns aux autres mais toujours le regard braqué sur un dos, ou un juge. Peu de films traitent aussi bien le rapport de la voix et du corps. Le repenti parle en s’adressant au juge. Derrière lui, ceux qu’ils livrent sont dans des cages, ils l’insultent, ils font toute sorte de gestes. Ce sont des dialogues dos tournés. La scène la plus mémorable est certainement celle de la confrontation entre les deux anciens amis, une amitié niée, et pourtant impossible à nier. La tension qui accompagne ce dialogue extrêmement réaliste est à couper au couteau. Un silence total s’installe dans cette salle pourtant bondée. L’échange est tendu, maladroit, agressif: on a un effet de réel qui est stupéfiant. Et pourtant, bien sûr, c’est dialogué et joué à la perfection. Les acteurs sont exceptionnels, et je pense notamment à l’acteur principal, Pierfrancesco Favino, pour qui c’est clairement le rôle de sa vie.

C’est enfin un vrai film sur l’Italie, et sur la Sicile. Il n’est pas question ni de grappes d’ail ni d’huile d’olive (ce qui est un peu la tendance du Parrain de mémoire).Aucun plan sur de la nourriture italienne, ce qui permet d’éviter pas mal de clichés. Pourtant, les protagonistes sont bien italiens. Dans toutes les scènes, au premier, deuxième, troisième plan, il y a un ou plusieurs Italiens qui font des gestes, et des gestes, et des gestes. Le deuxième repenti est un petit homme fin, qui ne tient pas en place. Il ne peut pas s’exprimer autrement qu’avec un sicilien extrêmement précipité, et veut se lever pour aller répondre à toutes les insultes qui fusent dans la salle. Siciliano vero, comme le chante en guise de menace Pippo Calo.

La suite sur https://legoutducine.home.blog/2019/11/03/le-traitre/
Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 354 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2024
Histoire du célèbre mafieux Sicilien "repenti" ou "traître" selon le point de vue et ses révélations au juge Falcone. Sorti en 2019, on aurait pensé le style classique issu de plusieurs dizaines d'années en arrière mais sans que ce soit une critique. Le film est long et prend son temps, on est un peu perdu parfois dans la multiplicité des personnages mais tout est de qualité alors on embarque tout à fait dans le récit.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2024
L’histoire vraie de Tommaso Buscetta, membre reconnu de la Cosa Nostra, qui a fini par témoigner contre ses anciens acolytes dans les années 80. Une rareté à l’époque où personne n’osait briser l’omerta, et l’épicentre d’un séisme judiciaire qui brisa des centaines de mafiosi.
A travers ce récit, Marco Bellocchio aborde de nombreuses thématiques. D’une part, les guerres mafieuses de l’époque, où les clans s’affrontaient brutalement pour le contrôle du trafic d’héroïne. Le réalisateur ne s’appesantit pas sur les règlements de comptes, toujours expédiés, mais ils font leur effet. Il préfère évoquer le climat nauséabond et mortifère, où ces crapules faisaient mine de se respecter pour s’écharper entre eux.
D’autre part, le combat mené par la justice, et en particulier par le juge Falcone, devenue une figure légendaire. « Il traditore » rend hommage à ce personnage intègre, qui a eu le courage de prendre le taureau par les cornes en s’attaquant frontalement à la mafia. Même s’il n’a finalement que quelques scènes, son aura est très présente dans le film.
Enfin, la psyché de Buscetta, incarné par un remarquable Pierfrancesco Favino. Sans mentir sur ses crimes passés, le portrait est plutôt flatteur. Montrant un homme d’honneur, écœuré d’avoir vu une partie de sa famille massacrée, et de voir les règles qu’il a connu piétinée par la nouvelle Cosa Nostra. Puis le courage de témoigner, et la peur de l’après.
Je ne vais pas mentir, même si elles n’ennuient jamais, les 2h30 m’ont paru être un peu du luxe. D’autant qu’il y a quelques répétitions (certes liées aux vrais événements, mais tout de même). Le fameux « maxi-procès » est en fait relativement court, offrant toutefois de bonnes confrontations. D’ailleurs préparez vos oreilles, car outre quelques scènes en brésiliens et en anglais, les protagonistes alterneront fréquemment entre le sicilien et l’italien !
« Il traditore » n’en demeure pas moins un œuvre riche, et édifiante sur une époque terrible… dont on n’est peut-être malheureusement jamais sorti…
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2023
Excellent biopic sur un grand ponte de la mafia sicilienne qui, arrêté et voyant sa "famille" décimée par les Corleone, decide de dénoncer tous les membres la casa nostra. 2h30 sans vraiment de temps long, un récit très instructif bien mis en scène et interprété. Certaines scènes, notamment tout le maxi-procès, sont brillamment réalisés. Après avoir vu des films de mafieux, voilà comment prendre du recul sur toute une époque pas tellement fantasmée !
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2023
J'ai regardé Le Traître avec intérêt parce qu'il raconte un moment important de l'Italie contemporaine. Parce qu'il travaille aussi avec beaucoup de finesse la figure du traître, et nous invite à nous demander qui, de Buscetta ou de Riina, a véritablement trahi "la Cosa Nostra". La réponse apportée est tout en clair-obscur, et soulève des questions importantes concernant la responsabilité de l'État italien - Andreotti en tête - et concernant le rejet réel, par Buscetta et les autres repentis, de l'activité mafieuse en tant que telle. Buscetta est un personnage ambigu qui se réfère constamment aux valeurs d'un passé idéal, oubliant par la-même sa propre implication dans des méfaits peu honorables.
Tout cela est évidemment fascinant, mais la réalisation elle-même me semble trop concernée par la reconstitution précise des faits historiques, même si quelques passages oniriques traversent le récit. Il y a en effet, à mon sens, trop peu de véritables moments de cinéma dans Le Traître, ce qui lui donne parfois un aspect légèrement désincarné, à force de trop vouloir faire vrai. Les innombrables ellipses contribuent aussi à donner cette impression d'incomplétude, et ne permettent pas à ce Buscetta de cinéma de prendre entièrement chair, malgré la performance remarquable de l'acteur principal. Vincere ou, plus récemment, Esterno Notte, sont peut-être donc plus aboutis, ce qui n'enlève rien aux qualités évidentes de ce film.
Nicolas S.
Nicolas S.

130 abonnés 1 591 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juin 2023
Contant l'histoire de Tomaso Buscetta, le mafieux sicilien qui osa briser l'omerta et aida fortement à organiser les maxi-procès contre la Cosa Nostra, "Le Traître" est passionnant, même pour ceux qui connaissent déjà cette histoire.

C'est en grande partie dû à son acteur principal, Pierfrancesco Favino, grandiose et au charisme magnétique.

C'est simple : dès qu'il apparaît à l'écran, le regard du spectateur est capté et ne s'en détache plus.

Ce dernier a une présence impressionnante devant la caméra mais a su également insuffler la complexité nécessaire à son personnage.

Le film ne fait pas l'impasse sur la part d'ombre de Buscetta ni sur ses contradictions. Il n'en fait pas non plus un mythe.

On a d'ailleurs affaire à une belle réalisation, très sobre, et qui montre la violence brute, sans mise en scène ou glamourisation.

On est donc très loin du réalisateur fasciné par l'image qu'il se fait de la mafia. Ici, on a un film presque documentaire, passionnant et documenté.

Un film qui n'oublie toutefois pas de maintenir l'attention du spectateur par un rythme prenant.

Même si j'aurai aimé voir Borsalino, les partis pris artistiques m'ont fait oublier ce défaut.

Du coup, je ne comprend pas qu'il ait eu si peu de récompenses.

Ah et dernière chose : si vous le pouvez, regardez le en VOST. Avec les intonations et le parler sicilien qui est différent de l'italien, cela change tout.
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 529 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2023
Film de mafia, c est surtout inspiré d un fait réel, un repenti qui a fortement impacte l organisation par ses témoignages. On rentre dans le système, la famille et la psychologie. C est suffisamment bien réalisé et interprété et moins romance pour être prenant.
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