3451 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
229 critiques spectateurs
5
32 critiques
4
110 critiques
3
67 critiques
2
10 critiques
1
8 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Bertie Quincampoix
142 abonnés
2 053 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 12 mai 2021
Le traître raconte l’histoire de Tommaso Buscetta, l’un des plus célèbres « repentis » de la mafia sicilienne qui collabora dans les années 80 et 90 avec le juge Falcone et la justice italienne. Le film nous fait ainsi vivre le « maxi-procès » de Palerme, au cours duquel pas moins de 475 personnalités liées à la mafia furent condamnées. Marco Bellocchio filme avec sensibilité et intelligence le processus de repentance d’un homme qui, dégoûté de la tournure prise par Cosa Conastra qui multipliait les exécutions sommaires, décida de faire vaciller tout un système. Un long-métrage ambitieux et réussi, qui explore tout un pan de l’histoire contemporaine de l’Italie, sans jamais se départir de la plongée dans l’intimité multiple de cet ancien gangster.
Un excellent film sur la mafia et plus particulièrement sur le parcours d'un homme, de celui qui a fait tomber Toto Riina. La réalisation est efficace, l'acteur italien est formidable. Ça n'a pas le panache d'un scarface ou du parrain mais c'est une histoire vraie. Et c'est à voir absolument en VO, notamment pour une scène en sicilien italien pendant le maxi procès, moment savoureux.
Cela me fend le cœur de mettre une note si basse mais... Je n’ai pas ressenti dans ce film, brillamment interprété par Pierfrancesco Favino en revanche, tout le grandiose et l’excitation que l’on peut voir dans certains documentaires sur le maxi procès. Alors je comprends qu’il s’agisse avant tout d’un biopic mais pour moi, le côté Falcone/justice a été mis de côté. Il ne faut quand mm pas oublier que Buccetta était avant tout un criminel. Séducteur, intelligent, sympathique, calculateur... mais criminel ! On ne peut pas se contenter de raconter «son » histoire. Puisque son histoire n’est ni plus ni moins que celle d’un repenti (plus intelligent que les autres) qui a amené à la plus grande opération d’arrestations que l’on connaît. C’est ça qui est intéressant. Sa vie, on s’en fou. Une fois les raisons de sa collaboration connues, pourquoi passer 2h30 sur sa vie ? Planter me décors ok mais plus, c’est trop long ... ça donne des lenteurs, on croit que c’est fini, puis ça recommence.
Je pense que ça reste néanmoins un bon film, notamment grâce au acteurs et au gratin du cinéma italiens, tous très efficaces dans leur rôle. Mais il manque quelque chose ... quelque chose d’historique, de sociétal... de moins sentimental ... Comme par exemple l’incroyable « bunker » construit en trois mois spécialement pour l’occasion ... le juge Borsellino qui n’est pas assez présent, Toto Riina aussi... je sais pas ... ce film tient plus du biopic à l’américaine, que du film historique...
Une maestria qui commence en beauté le soir à Palerme, au bord de la Méditerranée, lors de la sainte Rosalie, sur une belle musique sicilienne, dansante mais cependant fatale, dans la superbe villa du Parrain de Cosa Nostra, Stefano Bontade, peu de temps avant son assassinat par les Corleone. Ainsi le ton est donné dès le commencement du film. Ce film est à considérer comme un document sur ce qui s'est réellement passé dans les années 1970-80-90, jusqu'à l'assassinat du juge Falcone par Salvador Rina. Le maxi-procès de Palerme est le point d'orgue. Un document, en quelque sorte, et surtout un film de Marco Bellocchio vraiment remarquable. L'interprétation de Tommaso Buscetta par Pierfrancesco Favino est impeccable, plus vraie que vraie, impressionnante. Vraiment la grande classe.
Un résumé de l'Histoire de la Cosa Nostra et de ses grandes figures à travers celui du "traitre". Captivant et intéressant, il donne envie de s'intéresser de plus près à cette période sombre. Réalisé d'une main d'un maître du sujet, ce film vaut le détour.
A travers le portrait sidérant du plus célèbre repenti de l’Italie, le cinéaste Marco Bellocchio dresse une fresque passionnante, sur vingt ans de lutte anti-mafia, portée par le prestation immense de Pierfrancesco Favino.
Moins intéressant selon moi que le chef d'oeuvre du cinéaste que fut Vincere, car la structure documentaire prédomine ici, il n'en reste pas moins que Le Traître est d'une grande force. Puissant et magnifiquement mis en scène, le film est à la fois vibrant, d'une grande richesse de la photographie (le Brésil est magnifiquement filmé) et superbement joué par Pavino. Le film possède enlui une belle structure opératique, expressionniste qui évoque parfois le cinéma muet. Le cinéaste innove avec ses brusques changements de rythme où alternent de réelles moments d'émotion et des phase d'une grande violence. D'ailleurs les scènes de crimes sont filmées très sèchement sans emphase (comme le pratiquaient Scorcese ou Coppola). Mais il fallait de la créativité pour que la caméra filme à l'intérieur de la voiture. Aucun lyrisme des crimes mais une observation de la violence qui surgit vite même si, tout au long du film, la tension, la peur d'un évènement tragique règne en permanence. La dimension documentaire, qui peut lasser parfois, finit par être éducative ; ce qui se dit au tribunal est crucial. Nous avons l'impression que la Mafia vit un vrai tourment de son existence. Quand au parrain repenti, il vit et vivra en permanence dans sa culpabilité et surtout dans sa solitude qui le submerge .... mais il ne veut pas mourir. Une belle idée de scénario. Notons que le court métrage qui accompagne le DVD de Télérama : La lutte, est un sublime.
Il est parfois reproché aux films de gangster de glorifier des personnages peu recommandables. Ce reproche peut difficilement être adressé à ce film. « Le traître » raconte l’histoire d’un des plus célèbre repenti de la mafia italienne dont les témoignages auprès du juge Falcone ont notamment permis de faire tomber Toto Riina l’un des grands parrains de l’organisation. Il dépeint un univers et des personnages totalement pourris, ou les embrassades précèdent bien souvent des coups de couteaux dans le dos. Dans le rôle titre Pierfrancesco Savino (que l’on peut retrouver dans les excellents Subura et Acab) fait transparaître parfaitement les sentiments de ce personnage qui n’a plus d’illusion sur le système dans lequel il était impliqué , sur ses « valeurs » et sur les personnes qu’il côtoyait. Sa trahison n’en est finalement qu’une parmi tant d’autres dans un système pourri. Le film reprend beaucoup de codes et de passages obligés du film de gangster mais en proposant autre chose, une autre vision qui n’est jamais romantique, exagérée mais impressionnante de réalisme.
On ne va pas se voiler la face, voici un des meilleurs films de ces dix dernières années. C est aussi un des meilleurs films de Marco Bellochio le dernier vétéran du cinéma Italien. Tiré de faits réels, le traître raconte l itinéraire d un des grands repentis de la cosa nostra qui témoignera contre elle. L action démarre peu avant la guerre déclenchée au début des années 80 entre le clan des Palermitains ( qui seront les perdants) et les Corleonais, après un accord entre les parties, vite rompu par ces derniers. Tomaso Buschetta, membre du clan des palermitains, pour protéger sa famille, décide de se placer sous la protection du juge Falcone et de livrer certains de ses secrets qui remontent au plus haut niveau de l Etat. Le film est excellent. Des films de cette qualité on en redemande. A voir absolument.
Un film qui retrace l'envers du décor de Cosa Nostra. Instructif et bien tourné, casting intéressant, mais bien trop long selon moi... On a tendance a s'ennuyer par moments. Les amateurs du genre y trouveront très probablement leur compte.
Cette fiction qui retrace un procès maintes fois vu et revu dans les documents d'archives est de bonne facture. bonne interprétation, mais un doublage insupportable, comme dans la plupart du cinéma italien. A voir en v.o de préférence. ----Décembre 2020----
Bon film. Surtout en complément de l'excellent documentaire en 2 parties "Corleone le parrain des parrains" que l'on peut voir sur le site d'Arte, oû transparaît cette notion très frelatée d'"hommes d'honneur". Le film est plus centré sur Buscetta. Ce contrepoint est intéressant. Voir qu'il est possible, non sans coût ni sans courage, de s'extirper des tentacules de la pieuvre
"Le traître", film italien de Marco Bellocchio, faisait partie de la sélection du festival de Cannes l'an dernier. Le film est un biopic racontant comment Tommaso Buscetta, membre de Cosa Nostra, a permis à la justice italienne d'arrêter plusieurs centaines de mafieux en les dénonçant après que ceux-ci aient assassiné une partie de sa famille. Le film commence par une séquence d'exposition présentant d'un coup une bonne dizaine de personnages. Mais, même si les noms s'affichent rapidement à l'écran, il est bien difficile de tous les retenir, et le film commence déjà un peu à nous noyer dans un surplus d'informations. La suite de l'histoire va enchaîner quelques sauts dans le temps, en avant ou en arrière, qui ne faciliteront pas non plus la fluidité du récit, laissant le spectateur parfois un peu perdu. Pourtant, l'histoire est réellement intéressante, et ce biopic méritait clairement d'être adapté au cinéma. Les séquences au procès sont tout particulièrement réussies, et soulignons au passage la bonne performance de Pierfrancesco Favino dans le rôle principal. Du côté de la mise en scène, c'est assez académique et plutôt froid, le style du film convient assez bien avec son récit. Mais globalement "Le traître" aurait pu ambitionner de faire mieux avec une telle histoire.
Une fresque mafieuse ambitieuse mais malheureusement pas exempte de longueurs. Quelques scènes de tribunal assez savoureuses mais un peu répétitives, et surtout une narration trop bordélique pour qu'on s'immerge totalement.
Ça ces un excellent films qui raconte d'une histoire vrai, une autre façon de faire un films sur la mafia de l'italien Cosa Nostra.
C'est un films qui raconte l'histoire sur l'antimafia italienne du repentit qui en fais partis va aider un juge Falcone des les affaiblirs.
Bravo pour ce films à revoir d'autre sur d'autre thème de la corruption, fraude fiscale à grande échelle et qui qui parle bien de tous les gens qui cache leurs argents avec des histoires vrais bien sûr.