Le Traître
Note moyenne
4,1
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229 critiques spectateurs

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Mister_Ed
Mister_Ed

9 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 décembre 2020
Disons le tout de suite on est à des années lumières de la profondeur et de l'intensité dramatique du Parrain. On notera d'ailleurs de nombreuses références à Coppola (le film débute notamment sur une scène de fête). Je trouve de manière générale que les personnages ne sont pas assez approfondies psychologiquement, par exemple le juge Falcone est juste survolé, on ne comprends pas bien non plus la psychologie des méchants. J'ai trouvé les scènes du tribunal plutôt réussies, en tout cas originales, je ne sais pas si dans la réalité cela était aussi grotesque que cela. L'esthétique du film est moyenne, je pense qu'on aurait pu faire mieux avec ce sujet, les plans ne sont pas toujours au top. Malgré tout, j'ai passé un bon moment en le regardant malgré sa longueur (2h33 !).
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 décembre 2020
La valeur documentaire de ce film sur la lutte contre la mafia sicilienne l’emporte sur tout le reste, car il y tout de même beaucoup de longueurs. La vie de ce repenti qui a permis d’affaiblir sérieusement « cosa nostra » est intéressante, ainsi que le rôle du juge Falcon qui a payé de sa vie ses investigations. Quelques scènes savoureuses au tribunal.
Nicolas L.
Nicolas L.

3 abonnés 28 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 décembre 2020
Je suis assez stupéfait de la note presse de 4.3 attribuée à ce film... tant je l'ai trouvé raté.
Scénario wikipédia, acteur principal à côté de ses pompes à l'interprétation sans âme (en coéquipier de Lauda dans Rush ça va, mais en mafieux sicilien basé à Rio c'est le casting marque repère), la mise en scène est en pilotage automatique, en adéquation avec le scénario déjà évoqué. On énumère bêtement et simplement les étapes qui mènent notre mafieux (dont on se fout) de son confort luxueux à la protection de témoin, entrecoupé de flash-backs totalement inutiles.
Ce film rejoint la longue liste de films sur la mafia où la prod s'est dit que le sujet était suffisamment captivant pour son public pour ne pas faire d'effort, ni sur la mise en scène ni sur le script (encore moins sur les dialogues), alors bon on va pas se fatiguer. Seulement on aurait pu avoir un film tellement réussi avec un peu plus d'audace et d'envie.... mais c'est surtout l'envie de me coucher qui l'a emporté, j'ai stoppé le film à 1/2 heure de la fin. L'oreiller étant plus intéressant. C'est raté 1.5/5.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2020
Un film fort sur la mafia en général et plus particulièrement sur la vie du célèbre repenti Tommaso Buscetta, qui a coopéré avec les autorités suite à la "deuxième guerre de la mafia" en 1981/82. Favino, l'acteur qui l'incarne, réussit à humaniser partiellement ce "soldat" qui se revendique de la vieille mafia, à l'époque où celle-ci respectait un code d'honneur. Le juge Falcone le ramène vite à la réalité : il n'y a pas plus de bon mafieux que de bonne mafia. Les scènes de procès des chefs lors du maxi-procès sont les plus intéressantes. La haine des parrains à l'égard du repenti n'était pas feinte : en révélant les agissements de cette organisation, Buscetta ne faisait pas que les envoyer en prison : il brisait le mythe de criminels qui se présentaient comme des gens respectant des principes (pas touche à la famille, à la drogue, etc) qu'ils trahissaient en réalité quotidiennement. Les mafieux ont perdu leur liberté (au moins temporairement) mais aussi leur respectabilité. Pour avoir vu des extraits de la confrontation Buscetta/Riina, le réalisateur n'a pas altéré la réalité. Riina est bien ce mafieux mal habillé, mal peigné, sans prestance, mais impitoyable et sans pareil pour manipuler ses semblables. Les acteurs jouent globalement très bien (Ferracane, Alesi...). Une réussite.
orlandolove
orlandolove

169 abonnés 1 731 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2020
"Le Traitre" est une fresque mafieuse ambitieuse, décrite par l'intermédiaire d'un personnage de repenti complexe et fascinant. Le film peut compter sur un script au cheminement solide, sur la mise en scène ample de l'expérimenté Marco Bellocchio, ainsi que sur un casting assez grandiose. On retiendra notamment les séquences surréalistes de procès gigantesques et tumultueux, ou la scène finale, plus intime et émouvante. Autant de qualités qui permettent de positionner sans hésiter "Le Traitre" parmi les meilleurs films du genre.
haring.k
haring.k

21 abonnés 66 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2020
Magnifique du début à la fin, à voir absolument en VO. La longueur du film n'est pas un problème, je n'ai pas vu le temps passer.
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 296 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 novembre 2020
Voici l'histoire vraie du plus gros scandale de l'Italie, l'arrestation de plus de 300 mafieux et Parrains de la tristement secrète Cosa Nostra. Si le procès que l'on nous montre est authentique, pas mal de détails agaçants gâchent le film et réduisent l’immersion. Le contexte tel la présentation des Familles, les Parrains, les connections hiérarchiques sont dès le début mal expliqué, on s'y perd et l'on ne comprend pas immédiatement qui fait quoi et qui travaille avec qui tant les noms défilent. L'acteur principal est bon mais on aurait préféré un visage plus charismatique. Le premier juge assis en face de la tripotée d’accusés manque cruellement de charisme et sa voix doublée française est ridicule...La réalisation décide de retours puis revient au présent, pas très agréable et cela casse aussi l’immersion. Un film long (2h30!) qui, même passionnant par ses faits authentiques et sa chronologie judiciaire, aurait pu être mieux présenté, plus approfondi, dommage.
benoit_lb
benoit_lb

3 abonnés 38 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2020
Marco Bellocchio aime retracer des épisodes de l’histoire de son pays à travers de grandes fresques qui s’étirent dans le temps et sur lesquelles il pose son propre regard. « Vincere » racontait sur un quart de siècle l’histoire d’Ida Dalser, première épouse légitime de Mussolini. « Il traditore » nous plonge dans les années sombres de la lutte anti-mafia qui ensanglantèrent la Sicile dans les années 1980 et 1990. Si la mafia est une thématique abordée à de nombreuses reprises au cinéma, « Il traditore » n’est pas un film de plus sur le sujet. Le film a deux mérites principaux : il se veut une reconstitution historique en collant le plus possible à la réalité et il aborde le monde de Cosa Nostra de l’intérieur en plaçant le personnage de Tomasso Buscetta au centre de cette narration.
C’est, en effet, Tomasso Buscetta que l’Histoire retiendra comme le principal protagoniste du déclin de Cosa Nostra, le poison issu de l’intérieur du système, en un mot : le traitre. Le film met bien en évidence les raisons qui l’ont poussé à renier son allégeance à la mafia sicilienne en décrivant, d’une part, la guerre interne à Cosa Nostra entre la vieille mafia palermitaine (dont faisaient partie Buscetta, Contorno et Bontate) et le clan des Corleonesi (incarné par Riina et Calo) et en insistant, d’autre part, sur l’importance que Buscetta accordait à sa propre famille et sur l’influence que sa troisième épouse (deuxième personnage dans ce film essentiellement masculin) avait sur ses actes.
Bellocchio a, par ailleurs, pris le parti de faire de « Il traditore » un témoignage précis de l’Histoire, en l’agrémentant notamment du nom des différents parrains de Cosa Nostra et des dates importantes (affichés régulièrement à l’écran), en faisant référence à des images d’archives télévisées et en n’hésitant pas à multiplier les seconds rôles. Si la construction chronologique du film peut sembler aller de soi, elle permet néanmoins au spectateur de mieux suivre l’errance de Buscetta dans sa décision de coopérer avec la justice italienne, choix qui lui semble au départ cornélien et lui vaut une tentative de suicide, avant qu’il ne devienne progressivement un allié précieux de la justice puis jusqu’au-boutiste dans son entreprise de coopération au lendemain de l’assassinat du juge Falcone.
On retrouve le style de Marco Bellocchio tout au long du film, notamment lors de la longue reconstitution du maxi-procès de Palerme, dont la mise en scène est impressionnante de précision et au cours de laquelle se mêlent le chaos, la folie et l’affrontement verbal. Le thème de la folie, déjà présent dans « La Sorcière » ou « Vincere », se retrouve à d’autres endroits du film à l’instar de ces parrains tournant en rond dans leur cellule que Bellocchio choisit de nous montrer à travers les écrans de surveillance de la prison où ils sont incarcérés. L’affrontement verbal est très présent dans les différentes scènes de procès, mention spéciale à celle, magnifique, du témoignage lors du procès d’Andreotti, qui montre un Buscetta exemplaire de maitrise et de sang-froid résister aux attaques répétées d’un avocat agressif. D’autres scènes restent, elles, mémorables d’absurdité dont celle du cycliste dans les couloirs du tribunal ou celle d’Andreotti sortant de chez son tailleur en caleçons longs.
La musique omniprésente confère toute sa dynamique au récit et permet de ne pas donner l’impression d’un film qui s’étire en longueur. On regrettera, malgré tout, les quelques flash-backs et l’évocation des cauchemars de Buscetta (les deux hélicoptères au-dessus de la baie de Rio, sa mise en bière…) qui n’apportent rien au récit et auraient pu laisser place à une plus large retranscription des révélations de Buscetta au juge Falcone.
On ressort de la salle avec la seule envie de se précipiter sur Wikipedia et de corroborer les 2 h 30 de narration de Bellocchio avec l’information disponible sur Internet au sujet de Cosa Nostra. Un film mémorable sur le courage d’un homme décidé à trahir sa tradition au nom de sa propre survie, au nom des siens et au nom de l’éthique.
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 061 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2020
Film sur Cosa Nostra (la mafia sicilienne). Mais qui détourne le genre déjà usé jusqu'à la moelle avec subtilité. La on d'intéresse à buschetta mafieu repenti et les conséquences de ses délations. Dans la forme c'est très cinematographié, très élégant et bien documenté. Bref c'est un très bon film. À voir pour ceux qui aiment le genre.
JRP
JRP

4 abonnés 21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 octobre 2020
Le cinéaste a d'autres ambitions que de réaliser un nouveau film sur la mafia.

Bellocchio nous montre d'abord le quotidien de Cosa Nostra en crise. L'organisation, fabuleusement enrichie par le trafic de drogue, traverse une période stalinienne (si ! si !). Toto Riina - chef suprême - entreprend de purger tous ses rivaux. Un mafieux d'importance trahit face au juge Falcone parce qu'il désapprouve la purge et sait qu'il va en être victime après ses proches.

Quand on en vient au procès, le film montre un état désemparé par sa propre audace, alors qu'il a les moyens de répression adaptés, et par l'audace des mafieux qui se sentent plus légitimes que lui ! Cosa Nostra parvient même à riposter en faisant sauter la voiture de Falcone. Lorsque Julio Andreotti - l'insubmersible de la politique italienne - est finalement mis en cause sans pouvoir être condamné, on comprend mieux. Cosa Nostra à la base, Andreotti tout en haut, c'est l'état italien. Un état parallèle mais aussi puissant que l'état officiel. Même si Andreotti et Riina ne se connaissaient pas directement. Telle est le constat du film. Bien sûr, Andreotti s'en tire, lui.
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 septembre 2020
"Il traditore" est un biopic sur Tommaso Buscetta, une figure emblématique de la mafia. Marco Bellocchio revient sur son histoire, mais s'intéresse surtout sa période de «traitre» qui commence lorsqu'il fuit vers le Brésil afin d’échapper à la guerre des mafias qui fait plusieurs dizaines de victimes dans les différents camps. Il s'attarde aussi sur le mythique procès mené par le juge Falcone. Au-delà de ça, c'est surtout l'histoire d'un repenti qui a mené à certains événements très importants. Ce nouveau film de Marco Bellocchio est intéressant pour l'histoire qu'il aborde, mais il ne l'est pas réellement dans les faits. J'ai vraiment bien aimé la première partie avec tous les codes habituels que l'on retrouve dans les films sur la mafia, mais j'ai un peu décroché à partir du procès. Si la durée est conséquente puisque le film dure 2H30, c'est trop peu pour raconter une histoire aussi riche. On a donc droit à un condensé de la vie de Tommaso Buscetta avec quasiment tous les aspects qui sont sous-développés. Je pense que faire une série de huit épisodes aurait donné quelque chose de plus intéressant et surtout de plus passionnant à suivre. Là, c'est trop raconté comme si on lisait les détails des faits. Le récit est linéaire et l'histoire manque de tension et de passion. Je n'ai pas ressenti grand-chose devant ce film qui se laisse quand même suivre sans difficulté malgré le fait qu'il soit très long. Le casting y est d'ailleurs pour beaucoup. Bref, un film moyen.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 août 2020
Aucun cinéaste italien, même ceux qui ont en grande partie construit leur carrière sur l’observation de l’éthos bourgeois, ne peut faire éternellement l’impasse sur la mafia, et c’est ainsi que Marco Bellocchio en est venu à s’intéresser à son tour au milieu criminel italien, à travers la figure de Tommaso Buscetta, qui fut le premier Repenti d’importance à briser l’omerta et à témoigner contre ses anciens collègues. Comme souvent avec les oeuvres de grande qualité, plusieurs films cohabitent au sein de cette fresque au long cours consacrée à un tournant dans la lutte contre la mafia : tout d’abord, ‘Le traître’ est un film de gangsters forcément, auquel ne manquent ni les fusillades et les exécutions de sang froid, ni les mariages et les chansons siciliennes. Il précède une section plus austère et introspective, qui s’efforce de dévoiler, sans imposer de point de vue définitif, la personnalité complexe d’un Buscetta authentiquement sous le charme de sa rencontre avec le juge Falcone (qui sera assassiné quelques années plus tard dans un gigantesque attentat sur autoroute). Survient alors le film de plaidoiries, dans le tribunal bunker sur-protégé construit pour accueillir le maxi-procès de Palerme de 86-87, dans lequel Buscetta affrontera sans peur la horde haineuse des “hommes d’honneur” détenus dans des cellules ceinturant la salle d’audience. Au-delà de la simple reconstitution d’un événement historique, effectué avec un sens de la pompe tout italien et une poignée d’étranges “inserts métaphoriques”, Bellocchio évoque, sans doute de manière plus globale et illustrative que ne l’avait fait Matteo Garrone pour ‘Gomorra’, ce monde criminel qui fonctionne en vase clos, obéissant à ses propres règles, valeurs et points de vue, mais s’attache surtout à tenter de percer le paradoxe mystérieux de ce témoin de premier plan que fut Buscetta qui, sans rien renier des valeurs de Cosa Nostra, n’en a pas moins balancé tout ce qu’il savait aux autorités. Entre son fréquent recours au flash-back et l’évolution physique et psychologique de Buscetta, on assiste aussi au passage des années, à un changement d’époque et de moeurs, à la grandeur qui retourne à la poussière et aux regrets qui resteront à jamais. Ce constat du temps, marqueur de décrépitude, comme ultime phénomène comptable des actes des hommes était aussi au coeur du dernier projet Scorcesien, ‘The Irishman’...et ‘Le traître’ n’a absolument pas à rougir de la comparaison.
Ykarpathakis157

6 193 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 juillet 2020
Je suis entièrement d'accord avec les autres critiques sur l'excellent jeu d'acteur de Favino. Très dévoué, très suggestif c'est un grand acteur en effet. Cependant l'intrigue, la scénarisation était assez médiocre, la réalisation également fragmentée lourde avec des scènes contraignantes et forcées (cauchemars, etc.). Je n'aurais jamais pensé qu'un film mafieux m'ennuierait autant car c'est d'un ennui impossible a décrire. Des conversations sans fin sans aucune valeur avec des contenus que seuls les historiens-spectateurs les plus informés pourraient pleinement saisir. Que s'est-il passé avec l'interrupteur à clé avant l'explosion ? Quelqu'un peut-il expliquer ? Merci. Aussi pourquoi Falcone était-il barbu ? Bien que joué par un bon acteur il ne ressemblait en rien au vrai Falcone. Quel ennui ce Le Traître...
jackk78
jackk78

3 abonnés 46 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juillet 2020
Quel film, quelle performance, un des meilleurs polars de la décennie.
Fresque magistrale, comme les acteurs, une histoire captivante, réaliste, avec une certaine tension qui nous plonge dans ce dangereux milieu qu'est la pègre où le danger et la défiance sont omniprésents. Un chef-d'oeuvre.
GregLeSuisse
GregLeSuisse

56 abonnés 1 069 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 juin 2020
Tiré d'une histoire vraie donc super intéressant. Les séquences du procès à l'italienne prêtent à sourire, la grosse comédie des mafieux qui se confrontent et s'injurient.
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