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Xavier d
12 abonnés
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4,0
Publiée le 17 novembre 2019
Excellent Pierfrancesco Favino. Bon scénario. Bonne réalisation. Bonne musique. Un bon film bien documenté. Parlé avec un fort accent sicilien donc difficile à suivre.
Film vu hier soir. Un vrai chef d oeuvre. C est impressionnant combien on entre dans l histoire. Cela aurait pu durer une heure de plus. Pas vu le temps passé ! Fascinant que cette fresque sur la mafia Italienne à voir absolument
Les reliques de sainte Rosalie de Palerme ont dû souvent frémir (voire bouillir) quand les mafieux la fêtaient en grande pompe en Sicile chaque 4 septembre. C’est avec cette fête que s’ouvre le film : on ne pouvait pas trouver mieux ! Le plus beau du film est en effet ce procès ubuesque où tous les accusés jouent à « c’est celui qui l’dit qui y est » de façon éhontée, sans le moindre respect pour sainte Rosalie… Synopsis : dans les années 80, un mafieux dénommé Buscetta collabore avec la justice italienne, ce qui conduit à un procès gigantesque (initié par le juge Falcone) où des centaines de condamnations seront finalement acquises. Ce Buscetta était le premier parrain sicilien à devenir un informateur. C’est donc un traître. Mais pas si traître que ça (c’est un des intérêts du film) : il dit avoir « de la dignité à revendre » (on jugera sur pièces) ; il veut en fait nettoyer la mafia qui aurait perdu tout honneur ; il est même capable de pardonner à celui qui avoue (ce sera ainsi le cas pour un des assassins de ses fils). Mettre en scène ce procès sérieux et délirant est une difficulté que l’auteur surmonte avec aisance, autant que les multiples allers-retours dans le temps pour mettre des images sur les mots ––sans parler de la force et souvent de l’originalité de ces images, notamment celles des assassinats (exemple, celui de Falcone). Aisance (ou génie) d’un auteur qui va sur ses 80 ans ––c’est quand même remarquable ––mais il n’y a pas à s’étonner –– son premier film « Les Poings dans les poches » de 1965, c’est « Joker » avant l’heure… A.G.
Un excellent film qui mêle l'intime et l'Histoire à la manière des derniers films de Bellocchio. Les scènes de procès, et leur jeu de regards, sont formidables. Voir ma critique complète sur Newstrum. https://newstrum.wordpress.com/2019/11/02/le-traitre-de-marco-bellocchio-lhomme-dhonneur/
Ce film retrace l'histoire de la casa nostra et du premier repenti Buscetta "le boss des deux mondes" le surnom qu'on lui a attibué car il était entre deux mondes ( le Brésil, l'italie ) .. Buscetta a du se retirer car il ne reconnaissait plus ds les valeurs de cette nouvelle mafia des Corléonais dirigés par le sangunaire Riina...et a décidé de se confier au juge Falcone.. l'interprétation de Favino ds le rôle de Buscetta est magistrale..un film à voir absolument
Un très bon film sur les "repentis" de la mafia et leur procès. Joué à la perfection, avec une forte intensité dramatique - notamment pendant le procès, et un contenu scénaristique très puissant. J'ai toutefois trouvé le film un peu long, notamment au début; le réalisateur aurait pu couper 30 minutes sans que cela n'enlève rien à la force du film.
Tout simplement exceptionnel à mes yeux un chef d'œuvre cinématographique on reste scotché tout au long du film je le place dans les plus grands films de mafia de l'histoire.
Tout simplement génial ! Inspiré de faits réels, le film retranscrit parfaitement les heures sombres de la Sicile avec l'histoire de Tommaso Buscetta et assassinat du Juge Giovanni Falcone.
Excellent film ça faisait longtemps qu un aussi bon film n'était pas sorti l'époque et l'histoire sont bien reconstituées. Les prises de vue géniales. Acteurs magnifiques !
Film très prenant (psychologiquement) qui m'a scotchée à mon fauteuil (scènes de violence). Remarquablement interprété. Images de l'Italie et des Italiens old school magnifiques. S'il y a bien un film à ne manquer, c'est celui-ci. Si vous devez choisir d'aller voir entre Joker et Le Traître pour quelque raison que ce soit, choisissez Le Traître.
Film de mafia assez différent des habituels longs métrages du genre, Le Traître revient sur ces hommes qui ont décidé de briser la loi du silence, et de collaborer avec la justice. Ceci pour mettre un coup d’arrêt à la folie meurtrière de Cosa Nostra, cette organisation qui ensanglantait la Sicile, particulièrement dans les années 80. Du maxi-procès de Palerme jusqu’à l’assassinat du juge Falcone, le film nous propose la reconstitution soignée de moments de l’histoire italienne, ce qui en fait un riche récit historique en plus d’être un long-métrage de mafia. Le réalisateur Marco Bellocchio expose brillamment les grandes difficultés auxquels la justice avait à faire face pour parvenir à faire la lumière sur les actes crapuleux des membres de Cosa Nostra. Contrairement à d’autres films du genre, Le Traître présente à l’écran bien peu d’actes violents, et ne magnifie jamais les mafieux. En fil rouge, il nous propose de suivre le plus célèbre des repentis, Tommaso Buscetta. Et la tâche ardue à laquelle s’est attelé le réalisateur est de parvenir à ne pas rendre sympathique cet homme qui, bien que collaborant avec la justice, fut bien un criminel qui, comme les autres, avait du sang sur les mains. Le film a beau durer deux heures et demi, le récit parvient tout de même difficilement à nous faire saisir les causes profondes qui ont amené Buscetta à parler, même si quelques éléments de compréhension nous sont apportés lors de la reconstitution du procès. Dialogues soignés, acteurs convaincants et mise en scène efficace sont d’autres aspects du long-métrage qui justifiaient largement sa sélection au dernier festival de Cannes, et donc notre plaisir à le découvrir en salle.
Inspiré de la vie du repenti Buscetta, Le traître signe le grand retour de Marco Bellocchio, cinéaste protéiforme qui nous a déjà comblé durant plusieurs décennies. Il se retrouve ici à la tête d’un grand film sur la mafia ou plutôt Cosa Nostra de son véritable nom. L’avantage par rapport aux autres films sur cette organisation vient du fait que Bellocchio n’idéalise jamais les truands dont il décrit le mode de vie. Contrairement aux œuvres ambigües des italo-américains comme Coppola ou Scorsese, Le traître ne cherche jamais à montrer l’organisation sous un jour positif. Il fait même de Buschetta une sorte de héros qui a l’intelligence d’évoluer par rapport à des traditions issues d’un autre temps. Au nom de l’idéal chevaleresque déclaré par ses membres, il choisit de coopérer avec la justice et notamment avec le juge Falcone, présenté ici comme un homme droit et juste. Ce point de vue, encore controversé en Italie, a le mérite de renverser la table en faisant d’une balance un homme comme un autre, avec ses doutes, ses certitudes et surtout son propre code moral. Le tout est tourné avec efficacité par un Bellocchio qui s’est régalé lors des séquences de procès, très drôles. Il manie avec maestria plusieurs registres, du drame à la comédie en passant par le thriller pur et dur, et même la tragédie lors de quelques séquences mémorables. Le tout est joué à merveille par des acteurs inspirés. Les 2h30 ne doivent pas effrayer les spectateurs tant elles passent vite.
Peut être pas le chef d'œuvre promis mais une très belle mise en scène, beau jeu d'acteur et belles images. Un peu long parfois comme les scènes répétitives du procès. En revanche les scènes avec le juge Falcon sont peu prête trop rapide. Bref l'équilibrage n'est pas forcément parfait. Ceci étant dit cela reste un très bon film.
Les 2h30 font un peu peur à priori et les début confirme plutôt. C’est un peu poussif mais on est vite pris dans l’engrenage, comme les protagonistes dans la machine mafieuse et judiciaire pour ne plus en sortir jusqu’à la fin. Sans oublier l’interprétation intense et captivante de PIERFRANCESCO FAVINO qui contribue grandement à cette réussite.