Le Traître
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229 critiques spectateurs

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Choupi C.
Choupi C.

27 abonnés 356 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2019
Belle performance de l'acteur. Biopic assez fidèle à l'histoire vraie tant sur les faits que sur les décors, et notamment la salle d'audience..
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2019
Un film bien long – 2 heures 25 –, au prix de quelques longueurs et ce sera bien là son principal défaut. Il faut en effet pouvoir tenir son attention pour ne pas décrocher du sujet (il commence à dater et de ce côté-ci des Alpes on n’en a pas forcément gardé en mémoire une bonne connaissance). Un risque de décrochage dû à la multitude d’intervenants dans des scènes, souvent similaires, qui se succèdent à rythme rapide (malgré la longueur, c’est un paradoxe) et des changements fréquents de lieu et d’époque. Pour le reste, ce film remplit son office dans ses différentes composantes narratives : drame, histoire personnelle, contexte social et politique.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2019
Ce film relate une période dont nous nous souvenons précisément. Le juge Falcone et ses mises en cause de la Mafia, avait fait grand bruit.
La rigueur du film et son regard « clinique » font que la légende des « valeurs familiales ou humaines » de la Mafia
sont balayées par la sauvagerie, la haine, le mensonge….
C’est peut-être cette vérité qui m’a frustré ?
Malgré moi je recherchais le romantisme de Coppola (Parrain!). Seule la relation ambigüe de Tommaso Buscetta avec le juge Falcone, apporte un peu d’humanité.
La reconstitution, les comédiens sont irréprochables
christophe B
christophe B

10 abonnés 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 novembre 2019
Une immersion très réaliste dans le monde de la mafia sicilienne des années 80. L'interprétation de Pierfrancesco Favino dans le rôle de Tommaso Buscetta est exceptionnelle, l'acteur porte le film de bout en bout. Mais ce biopic de 2h30 n'échappe pas aux longueurs au risque de nous entraîner vers l'ennui et l'envie que le scénario apporte plus de rythme. C'est sûrement une question de sensibilité mais ce film n'apporte rien de plus quant à la nécessité de nous faire revivre ce moment de l'histoire italienne.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2019
L'histoire que raconte le nouveau film de Marco Bellochio est passionnante de bout en bout. Elle évite les simplifications et les effets faciles, et le portrait de ce premier repenti (qui paradoxalement semble trahir ses pairs au nom de l'honneur) est d'une complexité extrême.

Le traître frappe par la qualité sidérante de sa mise en scène, à la fois classique et inventive, et la force de son interprétation.

Si la première partie peut dégager une impression de déjà-vu un peu didactique, le film décolle vraiment à partir du procès. La qualité de la reconstitution, l'ampleur des décors, la présence des figurants donnent aux scènes dans le tribunal une force sidérante.

Le film est aussi un portrait-hommage en creux du juge Falcone, et le rapport entre ce dernier et Buscetta est très émouvant. L'ultime partie aux USA rend très bien la peur constante dans laquelle vit la famille exilée.

A défaut d'être du grand art, Le traître est un solide morceau de cinéma, produit par un maître réalisateur.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 novembre 2019
J’avoue avoir eu quelque mal à maintenir mon attention en éveil tout au long des 2h30 du biopic que Marco Bellocchio a consacré à Tommaso Buscetta , membre de Cosa Nostra dont les révélations firent tomber dans les années 1980 une grande partie de la mafia sicilienne…Buscetta se retrouve amené à collaborer avec les autorités en 1984, alors qu’il est lui-même condamné pour deux meurtres , parce qu’écœuré par l’escalade des massacres de familles entières et notamment la sienne par les tueurs de Toto Riina, son rival, dit le fauve en raison de sa férocité…Buscetta est finalement le chef d’une famille mafieuse, défaite de la seconde guerre de la mafia…Bien qu’il n’ai pas été le premier pentito ( repenti) de la mafia, il est reconnu comme le premier d’importance a avoir brisé l’omerta…Buscetta décide de parler au juge Falcone et sera le témoin vedette du maxi-procès de 1986, au cours duquel il tiendra la dragé haute à prés de 500 mafieux, hurlant leur haine dans son dos…Marco Bellochio a bénéficié de gros moyens pour réaliser cette fresque historique dans la grande veine du cinéma politique italien de la grande époque…La construction dramatique qui embrasse 25 années avec de nombreux flash-back se veut un tableau scrupuleux d’une vendetta meurtrière et folle mais en entremêlant les époques de façon parfois décousue il peut dérouter le spectateur…le film devait culminer dans cette rencontre avec le juge Falcone, jeu complexe entre chat et souris ( les rôles étant interchangeables) jusqu’à cette poignée de main finale, marque d’une estime réciproque…j’aurais aimé que le film creuse un peu plus l’évolution de ce face-à-face quitte à rogner sur les scènes de massacres et les somptueuses fêtes entre mafieux, souvent vues dans d’autres films…. Dans la réalité, à la suite du terrible attentat de 1992 où périrent le juge Falcone, son épouse et trois policiers, Buscetta a dessiné devant le tribunal avec beaucoup de détail les échanges secrets qui liaient la mafia et certains politiciens…la comparution de Giulio Andréotti est trop vite évoquée dans le film de Bellochio… Néanmoins Pierfrancesco Favino, haute taille, physique massif, campe généreusement cet homme tiraillé entre sa collaboration avec le système judiciaire et sa fidélité à une mafia traditionnelle largement fantasmée…. J’ai été et je reste un homme d’honneur. Ce sont eux qui ont trahi les idéaux de Cosa Nostra" s’exclame Buscetta …Reste que Bellochio avec sensibilité et à-propos, se garde bien d’en faire un héros et le considère comme un criminel…. qui mourra toutefois dans son lit !!
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2019
Loin de la mafia fantasmée par les réalisateurs américains, l'italien Bellochio nous offre une vision brute, rigoriste et documentée de Cosa Nostra. Autrefois homme d'honneur, avec du sang sur les mains, Buscetta dégoûté par les dérives des familles corléanaises décide de couper les branches pourries de l'arbre en permettant au juge Falcone de mettre en place le procès du siècle. S'aidant d'images d'archives et d'une mise en scène brute le réalisateur nous raconte un monde qui disparait où les codes ancestraux ont laissé la place à l'argent facile du trafic de drogue et à la barbarie du Parrain des Parrains, Toto Riina. Le vieux cinéaste italien signe ici le film définitif sur la mafia sicilienne.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2019
Au début des années quatre-vingts, les juteux bénéfices engendrés par le commerce de l’héroïne exacerbent les tensions au sein de la mafia sicilienne. Membre du clan des Bontate, dont l'étoile pâlit face à celle des Corleonesi, Tommaso Buscetta s'expatrie au Brésil pour échapper à la Seconde guerre de la mafia qui fait rage. Deux de ses fils, restés en Italie, y perdront la vie. Arrêté par la police brésilienne, puis extradé, Buscetta se venge en acceptant de parler au juge Falcone. Ses confessions permettront l'arrestation de plusieurs centaines de criminels et leur jugement.

Tommaso Buscetta (1928-2000) est connu pour être le premier repenti de la Mafia. Cette seule phrase contient trois erreurs. Premièrement, Buscetta ne fut pas le premier "pentito" même s'il fut sans doute le plus célèbre et si ses révélations au juge Falcone furent déterminantes pour faire tomber plusieurs "maffiosi". Deuxièmement, il ne se considérait pas comme un repenti, comme un traître ayant donné les siens ; il estimait au contraire que ses compagnons avaient trahi les valeurs de leur communauté. Troisièmement enfin, Buscetta - et avec lui beaucoup de criminologues - considérait que la Mafia n'existait pas et préférait parler de l'Organisation ou de Cosa nostra.

Le film de Marco Bellocchio aurait pu être un documentaire tourné à partir d'images d'archives.
C'est une fiction qui n'en reste pas moins très fidèle aux faits et à leur chronologie. On y voit Buscetta couler des jours heureux à l'ombre du Pain de sucre de Rio, en compagnie de sa (troisième) femme et de ses nombreux enfants. On le voit face au juge Falcone. On le voit dans l'immense salle d'audience où les accusés s'entassaient dans des cages et lui criaient sa haine.

Ces scènes sont impressionnantes comme le sont les "confrontations" qui le mettent aux prises avec Pippo Calo, qui a manqué à son serment de protéger ses fils, et Toto Riina, le "capo" des Corleonesi.

Dans le rôle principal, Pierfrancesco Favino, qu'on avait déjà vu, sans retenir son nom, dans une foultitude de films italiens ces dix dernières années ("Romanzo criminale", "ACAB", "Suburra") est impressionnant de maîtrise. On n'imagine pas que le prochain David du meilleur acteur - il a remporté déjà deux fois le David du meilleur second rôle masculin - puisse lui échapper en avril prochain.

"Le Traître" relève d'un genre bien connu : la biographie de gangsters façon Le Parrain ou Casino. Un genre qui a donné naissance à bien des chefs d'oeuvre et qu'il est audacieux de vouloir révolutionner. Tel n'est pas l'ambition de Marco Bellocchio, un vieux routier du cinéma italien qui, jusqu'alors, dans sa filmographie impressionnante, s'il avait radioscopié les soubresauts de la société de son pays, ne s'était jamais coltiné frontalement à la Mafia.

Son film a du coffre. il serait malhonnête de le contester. On n'oubliera pas de sitôt le personnage de Buscetta. Pourtant, quand bien même le rythme ne mollit pas un seul instant, on ne rentre jamais vraiment dans "Le Traître" qui souffre d'un dérangeant défaut de construction. On ne comprend pas les motifs pour lesquels Buscetta décide de "balancer". On aurait imaginé une "tempête sous un crâne" façon Jean Valjean dans "Les Misérables". Mais rien de tel ne se produit. Tout va trop vite dans ce film qui dure pourtant plus de deux heures trente. Ainsi, second exemple, du procès mené dans un joyeux chaos dont tout raisonnement juridique est cruellement accent. Les confrontations entre Buscetta et Calo puis Riina auraient pu tout aussi bien se dérouler dans une arrière salle de café, elles n'auraient été guère différentes.

On aurait aimé adorer ce drame shakespearien, cette fresque historique, cette biographie épique, on a l'impression en sortant de la salle d'avoir été spolié de son plaisir.
ricoudu641 .
ricoudu641 .

15 abonnés 68 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 novembre 2019
Excellentes interprétations des acteurs, le film est très bien monté, très documenté avec le respect chronologiques des rapports d'audience....quelle vie que celle d'un "repenti"!!!! Magistral!
Serge V
Serge V

88 abonnés 446 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2019
un film sur la cosa nostra sicilienne et le procès qui l ' a démantelée à l ' instigation du juge Falcone et du " traître " héros du film . le déroulement du procès est très long et souvent brouillon ! les 2 h 31 passent rapidement , signe de la qualité du film ! l ' interprétation est remarquable , les scènes de violence ne manquent pas , on s ' en doute mais ne constituent pas l ' essentiel du film ! je ne peux m ' empêcher de penser que la figure forte de cette histoire dramatique est le juge Falcone et que son impact dans ce film est trop épisodique !
cinesylvain
cinesylvain

45 abonnés 215 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2019
Un biopic prenant et passionnant de bout en bout malgré sa durée de 2h30 et qui nous montre, même si ce n'est pas la première fois, la mafia italienne ou plutôt sicilienne, leurs codes d'honneur, les assassinats perpétrés entre les différentes familles, et les procès qui en découlent suite au repenti de l'un de leurs membres. Certes, ce n'est pas un sujet qui va attirer en ce moment les foules, mais ça vaut l'effort d'y aller, ne serait-ce pour voir un très bon film du dernier festival de Cannes et réalisé par l'un des derniers grands réalisateurs italiens...
samyfromparis
samyfromparis

20 abonnés 9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2019
Super film, on apprend comment le parrain de la cosa nostra dénonce cette pègre
Acteurs tops , jeu . Un tres bon film
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 novembre 2019
Le traître concourait légitimement en mai dernier à obtenir la Palme d’or. Comme ses prédécesseurs, ce septième film de Marco Bellocchio présenté dans la sélection officielle du Festival de Cannes n’a apporté aucun prix à son auteur. Pareil constat nous interroge sur l’absence de récompense à destination de Pierfrancesco Favino, impeccable interprète de Tommaso Buscetta, personnage incontournable et omniprésent du film. Ainsi, malgré ses qualités indéniables, l’œuvre cinématographique de l’auteur de Vincere (2009) n’a été reconnue à Cannes qu’en 1980 par l’obtention d’un double prix d’interprétation à l’adresse d’Anouk Aimée et Michel Piccoli, duo principal du Saut dans le vide. Par sa monumentalité et son ampleur, la fresque déployée dans Le traître aurait dû venir épaissir cette bien maigre reconnaissance. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/2019/11/04/le-traitre/
Jacques F
Jacques F

9 abonnés 87 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 novembre 2019
film magistral avec des comédiens hors paire .Les épisodes dans les tribunaux sont remarquablement décrits
Rod C.
Rod C.

2 abonnés 60 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2019
De nouveau un film sur la Mafia, mais avec un nouvel angle de l intérieur, le constat de violences sans code d honneur qui touche tous pour l appat du gain et du pouvoir à cause de la drogue. Un homme d honneur qui se rebelle contre les siens qui n ont plus d honneur, une nouvelle machine en route contre la corruption et les violences grâce à un premier "repenti" qui demonte un système, un acteur époustouflant
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