Un déserteur arrive au Havre, avec l'idée de quitter le pays. Il fera la rencontre de plusieurs personnages, et notamment un jeune orpheline touchante. "Le Quai des brumes" fait partie de la vague du réalisme poétique d'avant guerre, avec une ambiance populaire, des dialogues émouvants, et un scénario simple mais fataliste. On y apprécie également le tandem principal, et surtout Jean Gabin en soldat colérique, ainsi que la mise en scène travaillée, notamment au niveau de l'éclairage. Sans compter le fameux "t'as de beaux yeux, tu sais", devenu célèbre par la suite. Un petit classique du cinéma d'avant-guerre.
Un classique du cinéma français dans le bon et mauvais sens du terme. Parfaitement mis en scène cette romance entre deux personnages qui cherchent à fuir (comme la plupart des personnages du film d ailleurs) est devenue mythique. J ai été vraiment emballé dans la première partie à la fois poétique et enlevée. Las le film devient de plus en plus bavard et surtout moins inspiré. Reste tout de même les yeux de Michèle Morgan qui étaient en effet très beaux.
"Le Quai des brumes" est aujourd'hui un grand classique du cinéma français. Si l'intrigue ne présente rien de spécial, le film doit sa saveur aux magnifiques dialogues de Jacques Prevert qui donnent ainsi lieu à des échanges croustillant. La beauté du verbe subjugue donc ce long métrage qui se cantonne au domaine du classique et de la sobriété. Agréable et sympathique à suivre, "Le quai des brumes" ne dévoile cependant pas le génie tant attendu.
Un drame passionnel mythique, l'histoire d'un amour impossible entre Jean et Nelly, avec les dialogues de Prévert, un casting prestigieux et la célèbre réplique « T'as de beaux yeux, tu sais ».
Quai des Brumes et un film au scénario fort habile, malheureusement le film à aussi très mal vieilli. La mise en scène de Marcel Carné est très intéressante, aider c'est vrai par une pléiades de comédiens ( Jean Gabin, Michel Simon, Michèle Morgan et Pierre Brasseur, quel casting !!! ) qui sont vraiment très bon. Mais malheureusement, ce long métrage des années 30, à très mal vieilli, que ce soit au niveau de la photographie, de le muisque et aussi des dialogues. Ceci dit, rien n'empêche de passer tout de même un très bon moment devant cette oeuvre tout de même forte attachante.
Comment outrepasser la légende populaire que l’Histoire du cinéma a faite de «Le Quai des brumes» (France, 1938) de Marcel Carné ? Au mieux, recadrer le tir. On a pu mentionner dans l’éclat diaphane des aurores l’influence de l’expressionnisme. Il faudrait davantage y voir les indices prophétiques qui parsèment le Kammerspiel allemand. Plus qu’à Murnau, Carné semble s’affilier à Pabst. Une certaine aigreur de la vie, un désolément du monde et une rage défaitiste contre la nature humaine sont les ponts qui relient les cinémas de Pabst et de Carné. Dans «Le Quai des brumes», un des sommets aujourd’hui encore du «réalisme poétique», c’est de l’irradiante teneur de l’amour au cœur de la brume que naît le clair-obscur ténébreux dans lequel trempe le film. Devant l’évidence du bonheur, Carné aligne les obstacles jusqu’au dernier, trou sans fin où s’effondre la carcasse esseulée. De plus qu’«Hôtel du Nord», réalisé la même année mais sans Prévert, donc autant dire amputé d’un membre, «Le Quai des brumes» est fomenté dans un régime esthétique pleinement pensé. «Je ne peints que les choses qui sont derrière les choses» déplore le personnage du peintre morose de Robert Le Vigan. Il a déjà été écrit, très justement, que Carné semblait s’être appliqué à lui-même la maxime du peintre. En revanche, peu de commentaires ont été faits sur la profondeur esthétique que recélait une telle abstraction des lignes. Le brouillard qui dissipe les silhouettes a pour égal les peintures du tchèque Frantisek Kupka. Plus que pour des raisons historiques qui voudraient condamner la splendeur plastique du film à la seule expression d’un malaise populaire, c’est dans l’application latente d’un art abstrait qui se développe que l’art de Carné sourd toute l’émotion de son récit. L’infusion de l’art contemporain que distillent en profondeur Carné et Prévert (Trauner et Jaubert avec eux) dans une poésie argotique est l’un des plus bels exemples de l’hybridité du cinéma.
ça a beau être un vieux film de renom et qu'a l'époque on avait pas les mêmes moyen pour retranscrire une histoire que cela excuse le film d'être moyen. Une histoire surfaite, malheureusement peu interessante, j'ai souvent lu "gabin et morgan un couple mythique"...pas tellement, il dégage peu de sentiments. Mais le film est tout de même très plaisant grâce notament a des dialogues magnifiques qu'on risque pas de retrouver a notre époque.
Oeuvre phare du cinéma Français, Marcel Carné adapte ici le roman éponyme de Pierre Mac Orlan (publié en 1927). Ce film culte a pourtant du mal à répondre à nos attentes, si l'intrigue, dans un premier temps, nous paraît intéressante, on va relativement vite s'y désintéresser face à une mise en scène mollassonne et une histoire d'amour des plus soporifique. Le Quai des brumes (1938) a pourtant des atouts, à savoir son atmosphère et ses décors réalistes, ses interprètes, qui, quant ils n'en font pas des tonnes, parviennent à être crédibles. Au final, on en attendait beaucoup mais en réalité, c'est purement et simplement une déception.
Vus à la suite, la myriade de films français exploitant le caractère du personnage récurrent de Jean Gabin deviennent lassants et il faut redoubler d'objectivité et d'inventivité pour toujours en parler correctement. Mais un comparatif s'installe aussi qui force la hiérarchie entre toutes ces œuvres, et celle-ci précisément fait figure de tâche. Bien que le scénario soit on ne peut plus plaisant, il n'est pas inattendu dans le romantisme excessif dont il fait preuve, poussant Gabin dans les bras de sa belle, et qu'importe le reste. Cette vision, ainsi que l'imbrication d'autres milieux sociaux, y compris les truands dont il est amusant de voir qu'aussi impeccables qu'ils soient, ils sont des délinquants dans la bouche desquels "buter" est un gros mot, se prêtent mal au surjeu de Michèle Morgan qui serait touchant dans un autre cadre. Un peu à côté de la plaque car il en fait trop, ce film est toutefois un impressionnant réservoir de tristesse qu'on peut qualifier de trop glauque mais qui se communique à travers les décennies et l'écran.
Ce film qui en noir est blanc ne gêne pas trop pour l'époque alors que des fois à l'époque le manque de couleur pouvait nous faire manquer des détails ou des chose mais ce n'est pas le cas et c'est déjà pas mal . Pour le reste interprétation Jean Gabin et Michelle Morgan sont juste grandioses est la fameuse réplique culte que l'on attend durant tous le film peut être même trop . Le reste du film est un peu simpliste au niveau scénario et aussi un peu gnier et gnian gnian comme film d'une lenteur forte !
Et ça picole, ça boit du rhum au lieu de bosser, ça fume des gitanes, ça dit des gros mots ("je vais te buter"), et par dessus tout ça incite à la pédophilie (Nelly à moins de 18 ans). Je vous le dis, ce film n'aurait pas la moindre chance aujourd'hui … et puis qui irait s'embarquer aujourd'hui pour le Venezuela, le pays de la dictature de Nicolas Maduro ! Bon le film a un peu vieilli il faut en convenir et puis rencontrer une beauté dans un bar paumé du Havre c'est pas très réaliste (on appelle ça quand même du "réalisme romantique"). Mais revoir Jean Gabin et Michèle Morgan ça n'a pas de prix (Gabin jeune était un peu empatté avec un faux air de Coluche, si si je vous assure). Et puis que répondre à "t'as de beau yeux tu sais ? ", allez voir, ca vaut le détour.
Un drame d'avant guerre qui vaut le coup d’œil pour ses acteurs, certaines de ses scènes cultes du cinéma ainsi que certains décors réutilisés notamment la cave du final qui ressemble à celle de "La traversée de Paris", toujours avec Jean Gabin. Les acteurs ne manquent pas de charisme, les paires de baffes tombent et les regards sont mythiques ! Un vrai bonheur de le voir en bonne qualité !