Le Quai des brumes
Note moyenne
4,0
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135 critiques spectateurs

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chrischambers86

16 164 abonnés 13 120 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 juillet 2019
L'un des plus grands classiques du cinèma français! Comment oublier Jean Gabin en soldat tête brûlèe, violent, impulsif mais courageux et intègre, Michèle Morgan en hèroïne de mèlodrame dont la puretè de coeur a survècu aux souillures de l'environnement, Michel Simon et Pierre Brasseur en mèchants pittoresques et odieux, Robert Le Vigan en rêveur excentrique! Le rèalisme poètique atteint ici un sommet dans cette première collaboration Carnè-Prèvert-Gabin! Et puis il y a cet amour impossible entre Jean et Nelly: inscrit dans un monde trop sombre, cette impossibilitè d'èchapper à son destin, leur histoire est sans issue! En cette pèriode d’avant-guerre et en dèpit de cette atmosphère de misère, morale, physique et physiologique, peut-être même à cause de cette atmosphère, trouble, floue et brumeuse, le "Quai des brumes" ne se rèsume pas qu'à sa rèplique mythique ("T'as de beaux yeux, tu sais") mais simplement à un film au lyrisme romantique dont les annèes n'ont aucune emprise sur le temps qui passe! Immense film...
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2012
Voici mon premier Carné. En fait j'appréhendais un peu le réalisme poétique (bien que j'ai déjà vu quelques films du genre) et le cinéma de papa de manière générale. Et pourtant, pendant que Ford et Hawks étaient les rois à Hollywood, en France on avait des Renoir et maintenant je peux dire qu'on avait des Carné. Je pensais que j'avais un problème avec Gabin (ouais je pense avoir beaucoup de problèmes), mais en fait, ce type est brillant, j'adore ses personnes qu'il peut avoir ici ou bien dans Pépé le Moko ou dans La Bête humaine. Ce type qui a fait des choses un peu sales, mais qui est quand même juste et qui tombe amoureux d'une belle fille, mais d'un amour pur, quelque chose de beau, de profond.
Parce que c'est ça le quai des brumes c'est une très belle histoire d'amour, dont on se doute dès les premières minutes qui ne pourra pas se conclure par une fin heureuse. Et c'est beau.
Il faut dire que les répliques de Prévert sont absolument géniales, c'est un régal de les écouter. Et j'aime ce parlé de la vieille France, avec ce ton d'antan, ce ton qu'on ne prend plus, ce vocabulaire que l'on utilise plus de nos jours. Dans la bouche des acteurs ça sort de manière tellement belle et fluide que ça créé un univers, rien que les yeux fermé, sans regarder le film.
Et le film en lui même est assez extraordinaire, très beau. Carné sait filmer, il n'y a pas de doute là dessus, arriver à mettre en valeur un couple comme ça, avec parfois un bête champ contre champ, c'est tellement beau. Parfois le cinéma c'est juste ça, deux acteurs qui jouent bien, une caméra qui ne fait de folies, un bel éclairage, un beau texte, un silence, un baiser.
Je dois dire aussi que j'ai trouvé ce film profondément émouvant sur la fin, et pourtant en général les trucs avec les clébards ça me fait plus rire qu'autre chose, et pourtant là, j'ai trouvé ça déchirant, juste, beau.
Et puis tout ça, ça me donne envie de m'évader, de me promener dans ces brumes, de tomber amoureux au détour d'une rue avec une belle inconnue et d'envisager de faire sa vie ailleurs, loi de tout.
Estonius

4 734 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mai 2014
Un mélo flamboyant et complètement maîtrisé. Gabin au sommet de son art (à tel point que Morgan peine parfois à se mettre à son niveau). Des images splendides, une fabuleuse galerie de portraits avec pas mal de paumées et quelques salauds, les dialogues de Prévert, une musique envoûtante et efficace signée Maurice Jaubert, une réalisation sans faute, une photo superbe, une ambiance… Un chef d'œuvre !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 8 mars 2008
A cause de la Fameuse réplique et de la peur qu'elle résume le film à elle toute seule, J'ai longtemps été réticent à voir ce film.
Et je dis c'est beau, si Gabin et Morgan y tutoie les anges beaucoup d'autres éléments sont remarquables, l'inquiétant Michel Simon, Pierre Brasseur, et Robert le vigan le poète dans ce bistrot qui semble irréel au coeur du no man's land... Et tout cela formidablement tourné, il marque peut-être aussi la fin d'un cycle du cinéma français.
Jahro
Jahro

67 abonnés 684 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 mars 2015
Si vous vous êtes jamais demandé que répondre à l’immortel « T’as d’beaux yeux tu sais », Le quai des brumes est pour vous. Avant tout célèbre pour cette réplique mythique, le mélodrame de Marcel Carmé jouit également d’une distribution prestigieuse, d’une photo magnifique, et… c’est à peu près tout. Ah, si, c’est court ; et c’est tant mieux. Car il faut dire ce qui est, cette légende officielle dans les salles obscures, premier enfant d’une union vouée à durer entre le cinéaste et son ami poète Jacques Prévert, n’est en fait qu’une idylle banale, datée et même un peu arrogante. Malgré ses plans modelés comme un portrait des studios Harcourt, la rencontre du rugueux déserteur avec sa muse, jeune nymphe sensible et soumise, affiche crânement un sentimentalisme suranné et une mise en scène qui fait nettement son âge. L’ombrageux Gabin, la magnétique Michèle Morgan, les critiques dithyrambiques qu’on peut lire dans les cercles les plus connaisseurs n’y peuvent rien : devant ce port, sous ce brouillard, on s’ennuie ferme. Courage matelots, souquez, la traversée ne dure qu’une heure et demi.
wcfields
wcfields

8 abonnés 22 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 novembre 2014
Si je mets deux étoiles, c'est surtout pour l'émouvant personnage central qui, quoique muet, et sans doute las d'attendre devant un gramophone que la voix de son maître en sorte, s'est trouvé par hasard mêlé à l'histoire somme toute bien dérisoire des quelques bipèdes paumés qui errent et s'agitent dans ce décor glauque.
C'est lui, je trouve, qui est, ainsi que Panama, le personnage le plus attachant de ce film.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 824 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 janvier 2017
Je voulais voir la fameuse scène du "t'as de beaux yeux tu sais" en contexte...c'est fait. Elle prend d'ailleurs plus de force grâce à la finale. Pour le reste, le film est ennuyeux et très lent à démarrer; une fois que le scénario a été établi, on constate qu'il a bien peu d'intérêt et reste en surface de thèmes pourtant potentiellement intéressants. Seule Michèle Morgan irradie.
pierrre s.

555 abonnés 3 427 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 décembre 2016
Classique à juste titre, Le quai des Brumes, a conservé au bout de presque 80 ans, sa beauté et sa poésie. Jean Gabin et Michèle Morgan servent à merveille les dialogues de Jacques Prévert et nous spectateurs, nous laissons embarquer...
halou
halou

153 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2008
Carné nous livre un film sublime, on le remercie.
TTNOUGAT

699 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 octobre 2012
Tout d'abord un grand merci à tous ceux qui collaborent à la remise en état de notre patrimoine. Revoir ''le quai de brumes'' ou le découvrir pour un cinéphile quelque soit son age ne peut-être qu'un moment de bonheur. Tout a déjà été dit sur ce troisième Carné-Prevert et Jacques Lourcelles en a fait une analyse parfaite dans son dictionnaire. Il est certain que l'aura mythique Gabin/Morgan fausse le jugement tellement elle est forte et tellement l'Amour romantique ressenti grâce à eux et aux deux réalisateurs fait que quelque soit le pessimisme de cette l'oeuvre(même le petit chien retournera à sa solitude), la certitude de savoir que cet amour existe emporte tout le reste. Le moment magique du premier baiser est si bien amené et si bien dialogué que nos larmes coulent doucement sur nos joues. Les temps forts sont exceptionnels, ce sont eux qui restent en mémoire car le réalisme poétique passe mal en 2012, les français ont trop changé et le pessimisme actuel n'est rien comparé à celui de 1938...Chaque époque s'inventant ses propres angoisses. Les temps faibles sont des ressentis personnels qui proviennent des personnages secondaires tous plus qu’improbables et qui évidemment parlent ''Prevert'' comme Jean et Nelly. On a le droit de ne pas entrer dans ce choix pourtant totalement maîtrisé. Seule certitude le jeu excessif de Pierre Brasseur qui aura l'occasion de se racheter dans ''les enfants du paradis'' On peut adorer ce film au plus haut point sans en faire le plus beau film français qui construit d'une façon analogue restera''Remorques'', sorte de perfection absolue dans sa linéarité et dans son amour plus vrai que vrai qui transpirera plus charnellement l'écran entre Catherine et André.
Lotorski
Lotorski

23 abonnés 588 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 février 2014
Il s'agit là d'une romance qui est parvenu à m'émouvoir. Mais c'est une romance de haut niveau, qu'on ne saurait comparer, par exemple, à un Titanic ! Les dialogues sont drôles et intelligent tout à la fois, et les acteurs sont bien-sûr tous excellents. Autour de ça, tout est soigné et réussi (narration, rythme, cadrage,…). A voir !
Jack G
Jack G

12 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 avril 2020
Après Jenny (1936), son premier film, et Drôle de drame (1937), Marcel Carné, âgé de seulement 32 ans, signe sa troisième collaboration avec le poète, scénariste et dialoguiste Jacques Prévert, grâce au sombre, mélancolique et engagé Quai des brumes, représentant le plus célèbre du réalisme poétique des décennies 1930-1940.
Les circonstances de production de ce monument cinématographique français sont connues grâce aux Mémoires de Marcel Carné publiées en 1996. En 1937, Raoul Ploquin, responsable des films français pour la société de production allemande UFA, cherche un nouveau rôle pour Jean Gabin, sous contrat avec le studio, et contacte donc Carné. Ce dernier propose alors d’adapter le roman de Pierre Mac Orlan, Le Quai des brumes, publié en 1927. Après la lecture de l’œuvre, Ploquin et Gabin manifestent leur intérêt pour une adaptation, tout comme Jacques Prévert, qui apprécie beaucoup le roman.
Dès le début du projet, Marcel Carné pense à Michèle Morgan pour jouer le rôle de Nelly, qu’il a découverte dans Gribouille (1937), de Marc Allégret, mais l’actrice est déjà engagée pour le tournage d’un autre film du même réalisateur, Orage (1938). Mais les retards accumulés par la production permettent à Michèle Morgan de rejoindre le film après la fin du tournage d’Orage.
En effet, la concrétisation du nouveau projet de Carné prend du retard en raison des refus essuyés quant au choix du lieu de tournage. Alors que l’action du roman se déroule essentiellement à Paris, Carné décide d’opter pour le port d’Hambourg après avoir visité les studios de la UFA, qu’il juge inadaptés à l’atmosphère qu’il souhaite donner à son œuvre. Mais les services de propagande allemande, entre les mains de Joseph Goebbels, refusent d’ouvrir les portes de l’Allemagne au tournage d’un film qui met en avant un déserteur. L’UFA refuse donc le projet, et ironie de l’histoire, celui-ci est racheté par le producteur juif Gregor Rabinovitch, qui a fui l’Allemagne nazie en 1933. Finalement, c’est le port du Havre qui est choisi comme cadre. En France, le scénario passe le cap de la censure, mais le représentant du ministère de la Guerre demande que le mot « déserteur » ne soit pas prononcé dans le film. Néanmoins, après la défaite de 1940, les autorités vichyssoises accusent Carné d’en être à l’origine, ce à quoi le cinéaste répond avec finesse en déclarant : « On ne rend pas le baromètre responsable de l’orage et la fonction de l’artiste est de se faire le baromètre du temps qu’il fait ». Quant à l’Italie, le régime fasciste transforme le personnage du déserteur en un militaire en permission, et modifie également certains dialogues.
Outre le cadre de l’action, Marcel Carné procède à plusieurs modifications par rapport à l’histoire du roman, en particulier au sujet des personnalités des personnages interprétés par Gabin et Morgan, mais également quant aux motivations criminelles du tuteur, qui tue initialement pour l’appât du gain et non par amour.
Avant les premiers films noirs du début des années 1940 et leurs réflexions pessimistes sur les changements moraux qui surviennent dans la société américaine de l’après-guerre, l’expression de « film noir » existe déjà pour qualifier des films français appartenant au mouvement du réalisme poétique. Considéré comme le porte-voix du Front Populaire, en plein essor après sa victoire de mai 1936, ce mouvement cinématographique caractéristique de cette période puise ses racines dans l’expressionnisme allemand et la littérature naturaliste. Les thèmes, personnages et environnements se résument en plusieurs tendances, que Le Quai des brumes englobe de manière assez représentative. L’intrigue est le plus souvent concentrée sur un milieu populaire (ouvriers, soldats, prostituées). Elle met également en avant le cadre urbain et les échanges qui s’y produisent dans un souci de réalisme. Les personnages sont souvent des parias, des individus évoluant à l’écart de la foule et menant une vie solitaire et mélancolique, comme c’est le cas pour le déserteur interprété par Gabin. De plus, en tant que premier grand courant du cinéma français parlant, le réalisme poétique consacre une place essentielle aux dialogues insufflant mélancolie et désespoir.
Ainsi, grâce au talent de parolier de Jacques Prévert, maître dans l’art de manier les mots et les idées, Le Quai des brumes est surtout connu pour quelques fameuses répliques, dont la déclaration légendaire : « T’as d’beaux yeux, tu sais ». Cette phrase, devenue culte seulement à partir des années 1960 et absente du livre de Pierre Mac Orlan, aurait été le fruit de l’imagination de Jacques Prévert, fasciné par les yeux bleus et envoûtants de Michèle Morgan. Anecdote intéressante : avant d’être inspiré par l’actrice, Prévert avait prévu un dialogue bien moins romantique dans lequel Gabin complimentait les jambes de Morgan.
Influencé par le cinéma expressionniste allemand, les films français du réalisme poétique, Le Quai des brumes en premier lieu, représentent la ville comme la personnification du vice, avec une lumière nocturne particulièrement travaillée et une ambiance sombre et brumeuse particulièrement inquiétante. A l’image des personnages, les lieux choisis sont réalistes, mais ils sont aussi le reflet d’une classe rejetée (la cabane au bord de l’eau, le magasin de bibelots et le bar de marins).
Le réalisme poétique donne également la part belle au romantisme et aux histoires d’amour impossibles, comme celle de Jean et de Nelly. Amoureux passionnés dans un monde sombre et sans espoir, ce couple tourmenté vit donc leur idylle, caché des yeux du monde, de leur rencontre dans la cabane à leur premier baiser dans le recoin d’une fête foraine. En mettant en scène ces héros reclus, on ne peut s’empêcher de voir dans l'univers de Marcel Carné l’augure d’une période sombre où les hommes vivent terrés pour affronter le monstre totalitaire. Ainsi, à travers le personnage du déserteur de l’armée coloniale, Le Quai des brumes cherche également à dénoncer l’absurdité de la guerre.
Fort d’une distribution prestigieuse, Marcel Carné profite de l’honneur de quelques-unes des plus grandes figures du cinéma français. Aux côtés de Jean Gabin et Michèle Morgan, on retrouve ainsi Michel Simon dans le rôle de Zabel. Le rôle du père est souvent mis à mal dans l’œuvre de Prévert, et ce personnage répugnant et détestable incarne le pinacle de cette tendance. Plongé dans la brume, son apparence innocente et ordinaire cache en réalité l’incarnation du mal. Pierre Brasseur, qui est à l’époque surtout connu pour sa contribution au théâtre, se fait connaître du grand public grâce à son rôle de Lucien, misérable petit mafieux sans charisme. Sont également présents Edouard Delmont, connu pour ses rôles dans la trilogie marseillaise de Pagnol, il offre une sagesse rassurante dans cette atmosphère sombre ; et Robert Le Vigan, émouvant dans le rôle d’un poète suicidaire. Dommage que son talent de comédien ne soit tâché par sa collaboration active avec les nazis dès l’armistice signé par la France.
Malgré son succès auprès du public et de la presse dans son ensemble, ce « film d’atmosphère » (expression utilisée par Carné lui-même) est pourtant l’objet d’attaques virulentes de la presse politisée au moment de sa sortie. D’abord, l’extrême droite attaque le film qui oserait mettre en scène dans le rôle principal un soldat de l’armée coloniale déserteur. Lucien Rebatet manifeste ainsi son hostilité pour le film dans les colonnes de L'Action française. De son côté, le Parti Communiste Français condamne le pessimisme et le climat de désolation dans lequel baigne le film et certains détails sordides attachés à des personnages issus du prolétariat. Dans l’Humanité, Georges Sadoul dénonce la « politique de chien crevé au fil de l'eau » véhiculée selon lui par Le Quai des brumes. Néanmoins, ces attaques n’empêchent pas le film de rapporter plus de 500 000 francs, dépassant les recettes de La Grande Illusion (1937) de Jean Renoir. D’ailleurs, Marcel Carné explique dans ses Mémoires que Renoir provoqua la colère de Jacques Prévert (avec lequel il avait travaillé en 1936 pour Le Crime de monsieur Lange) pour avoir qualifié Le Quai des brumes de « film fasciste ». Il a également usé d’une contrepèterie cinglante pour critiquer la décadence des personnages : « Quai des brumes, cul des brêmes ». Enfin, le film est interdit aux moins de 16 ans lors de sa ressortie en salles en mai 1946, et interdit sous l'Occupation par la censure française. Il doit attendre mai 2011 pour obtenir la classification tous publics. En 1939, le film est récompensé par le prix Louis-Delluc, le « Goncourt du cinéma ».
Pendant les années soixante, les jeunes critiques de la Nouvelle Vague attaquent à leur tour Carné, qu’ils considèrent comme l’antonyme de la modernité cinématographique. Son cinéma noir et blanc aux dialogues ciselés, ses plans d’une grande rigidité et son approche poétique étant qualifiés de désuets. Bien que ces critiques soient virulentes et parfois injustes, Le Quai des brumes présente tout de même quelques défauts. Soucieux d’apporter une forme caractéristique à son œuvre, un style qui a quand même mal vieilli, Carné en oublie le fond. En effet, l’intrigue sommaire peine à captiver. Il faut attendre les dix dernières minutes pour trouver une tension dramatique qui tient le spectateur en haleine, mais cela ne relève pas la barre malgré le caractère inattendu du dénouement. Soulignons néanmoins la puissance dramatique de la musique de Maurice Jaubert, reflet magnifique de cet environnement délaissé et de ses personnages en quête d’espoir, et les interprétations de Gabin et de Morgan, devenant ainsi l’un des couples les plus emblématiques du septième art français.
teofoot29
teofoot29

109 abonnés 648 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mai 2009
Une des légendes du cinéma français, tout simplement...
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 février 2015
"Le quai des brumes" n'est qu'une simple romance agréablement bien filmée ! Le scénario n'apporte pas grand chose de différent dans le domaine ; on se contentera donc de voir évoluer cet amour naissant entre le duo Gabin/Morgan, sans avoir la larme à l’œil, et sans en garder un souvenir impérissable. On aura l'occasion d'entendre cette fameuse réplique : "T'as de beaux yeux, tu sais", mais on se demandera bien en quoi elle est si "fameuse".
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 octobre 2010
Un film extrêmement surfait, surement l'un des moins bons de Carné. Ce film a vieilli et les acteurs ont déja fait beaucoup mieux, notamment Michel Simon, qui signe ici l'une de ses prestations les moins marquantes, bien qu'excellente. Gabin est a la limite de l'insupportable, et l'on ne s'intéresse pas au couple, qui n'est pas émouvant. Reste une certaine atmosphère, et les éblouissantes prestations de Pierre Brasseur, et Robert Le Vigan, qui sauvent ce film de la plus belle des manières.
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