Le Quai des brumes
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keating
keating

60 abonnés 582 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2009
Un énorme classique, qui vaut la peine d'être vu pour bien d'autres raisons que les jolis yeux de Michèle Morgan !! "Quai des brumes" représente bien l'un des sommets atteints par l'age d'or du cinéma français. La grande romance dans un contexte de guerre, tous les ingrédients attendus sont là pour faire une sorte de "casablanca" à la française. Au rayon des qualités, on pointera tout d'abord la galerie de personnages inoubliables. Jean Gabin entre dans la légende avec ce personnage de déserteur pacifique, et le couple avec la splendide Michèle Morgan n'aura pas fini d'être cité. On retiendra aussi les grimaces de Michel Simon, où l'artiste inspiré joué par Robert Le Vigan (coup de coeur personnel, la magnifique définition du mal-être du poète : celui qui voit un noyé derrière un nageur...). Tous des personnages à la base médiocre, mais dont le destin devient soudain légendaire. C'est peut être comme ça que je définirais au mieux la qualité de ce "quai des brumes" : une histoire banale qui se voit ré-inventée pour devenir un mythe. Dans ce contexte, il est très difficile de ne pas savourer les dialogues de Jacques Prévert. Même principe : des mots de tous les jours, mais qui mis ensemble parviennent à obtenir un lyrisme incroyable ! On pourra toujours dire que Marcel Carné s'est montré trop distant dans la mise en scène, mais la grandeur du classicisme de ce cinéma-là pardonne tout. Techniquement, les images offertent par ce film sont irréprochables. "Quai des brumes", film et légende, une histoire qui a sa place incontestée dans la grande mythologie romantique du cinéma...
(ps : je vous conseille le petit hommage fait à ce classique par Poelvoorde dans "c'est arrivé près de chez vous" .......)
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 mai 2021
Le Quai des brumes est assez différent du film La Grande Illusion bien qu'il date de la même époque et que Jean Gabin y incarne la quintessence du Français. Il est d'une tristesse obsédante d'une émotion tranquille et même s'il est un peu daté à certains endroits il parvient toujours à vous surprendre et vous laisse absorbé par les motifs de la solitude humaine et le rêve humain non déraisonnable mais finalement impossible du bonheur. Ce n'est donc pas un film à mourir de rire et on ne sort pas avec un sentiment de bonheur mais on est content de l'avoir vu. C'est l'un des chef-d'œuvre de l'histoire du cinéma français. Jean Gabin est idéal dans le rôle du dur à cuire qui a un faible pour la belle enfant Michèle Morgan et à la fin tout ce dont on se souvient c'est des brumes calmes du port du Havre et du sentiment de malchance et de chances perdues. Sans oublier les beaux yeux de Morgan...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 26 mai 2009
Vu à la TV, pour la première fois, ce morceau de patrimoine, me laisse un goût amer...mais n'est ce pas justement le but recherché par les auteurs! M.Morgan est très moderne dans son imper transparent, P.Brasseur d'une furie/veulerie excellente, M.Simon un ton en dessous de d'habitude (ce qui reste juste en deça du génie) et J.Gabin...fait unique, mal à l'aise, le cul entre deux chaises et souvent mauvais comme un cochon dans ses scènes avec M.Morgan! Bizarre, bizarre... Le chien, lui est très bien filmé!
oneosh89000
oneosh89000

55 abonnés 554 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2010
Le Quai des Brumes ne vaut être vu que pour l'interprétation de Jean Gabin , Michèle Morgan et notamment Michel Simon. Les répliques signés par le poète Jacques Prévert sont justes surtout quand Gabin prononce les siennes donnant lieu à la réplique culte française "T'as de beaux yeux , tu sais!". Le reste , on peut nettement passer à côté , scenario assez simpliste, Pierre Brasseur surjouant pour ma part , mise en scène lente... Bref bon film mais pas assez pour qu'il obtienne l'attribut de culte.
Wobot
Wobot

21 abonnés 137 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 décembre 2012
Pour les magnifiques paysages embrumés,pour l'histoire d'amour tragique,pour la classe de Jean Gabin,pour la beauté divine de Michèle Morgan,pour le Havre fantasmé de Carné,pour l'ode à la liberté,pour tout...
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2015
Le jeu des acteurs, les dialogues, l'ambiance morose et poisseuse de la ville, parfois des lueurs de bonheur, furtives, mais présentes. Et surtout la poésie impressionniste. C'est très beau. C'est parfois comme du Renoir
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 octobre 2023
Quai des Brumes, grand classique signé Marcel Carné et datant de 1938, charcuté par la censure de l'époque, est visionnable aujourd'hui quasiment dans sa version d'origine et c'est une véritable chance de pouvoir se plonger dans cette époque lointaine et fascinante. Histoire d'amour, de drame et de désertion Quai des Brumes est surtout connu pour sa fameuse réplique qu'on ne présente plus, il est pourtant bien plus que cela avec son intrigue mystérieuse et son couple fétiche Jean Gabin/Michèle Morgan tout simplement magnifique. Ce film c'est vraiment le marqueur d'une époque qu'on aimerait connaître et un monument du cinéma français aux dialogues ciselés et percutants et à l'émotion à fleur de peau. Un grand moment à mon sens.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2026
C’est Jean Gabin, déjà star à l’époque, qui initia le projet. Il avait lu et aimé le roman de Pierre Mac Orlan qui inspirera le film (Le Quai des brumes, publié en 1927) et en proposa l’adaptation au tandem Carné/Prévert avec lequel il souhaitait travailler. Marcel Carné avait déjà réalisé deux longs-métrages, Jenny (1936) et Drôle de drame (1937), tous deux en collaboration avec Jacques Prévert, le poète ayant par ailleurs, dans le passé, travaillé aux scénarios et aux dialogues de films de Claude Autant-Lara, Marc Allégret, Jean Renoir…
Prévert s’empara librement de l’adaptation du roman de Mac Orlan en déplaçant l’action de Paris (Montmartre) au Havre, et en y mettant sa patte poétique, empreinte de mélancolie et de désespoir. Ont été également associés au projet le décorateur Alexandre Trauner et le chef op’ Eugen Schüfftan. Le tournage était prévu dans les studios de la UFA, société de production allemande, alors contrôlée par Joseph Goebbels. Ce dernier, après avoir lu le scénario – qu’il trouva décadent – et après avoir appris la sympathie de Carné pour le Front populaire, décida de suspendre le projet. Et c’est finalement dans le cadre d’une production française que le tournage put avoir lieu, entre Le Havre et les studios Pathé de Joinville.
Marcel Carné, Eugen Schüfftan, Alexandre Trauner, mais aussi tous les acteurs du film, Jean Gabin et Michèle Morgan en tête, ont donné joliment corps à la poésie de l’adaptation de Jacques Prévert, une poésie très sombre, marquée par une fatalité qui semble boucher tous les horizons des personnages, en art, en liberté, en amour… Cela commence fort avec l’épisode du peintre interprété par Robert Le Vigan, qui explique peindre “les choses cachées derrière les choses” et donne l’exemple suivant, en nourrissant déjà quelques pensées suicidaires : “Un nageur, pour moi, c’est déjà un noyé…” Cela se poursuit avec l’histoire d’un amour contrarié entre Jean et Nelly (Jean Gabin et Michèle Morgan), amour contrarié par quelques personnages médiocres ou vils (ceux incarnés par Pierre Brasseur et Michel Simon), dans une structure malheureusement assez manichéenne. Le temps d’une réplique culte (“T’as d’beaux yeux, tu sais…”), d’une nuit d’amour, d’un rêve esquissé, et c’en est déjà fini de tout, dans une parfaite mécanique tragique et dans une parfaite esthétique de film noir : quai brumeux, pavé luisant, photo expressionniste qui joue avec les lumières et les ombres pour faire briller, avec une touche de glamour, les yeux clairs des deux personnages principaux. C’est l’archétype du réalisme poétique à la française, ou plutôt à la Carné/Prévert. Réalisme car ancrage social, mais déréalisation par les artifices poétiques du scénario et les artifices stylistiques de la réalisation. Tout, ici, est surtout question d’atmosphère. Atmosphère, atmosphère… qu’on peut trouver superbe malgré quelques moments d’interprétation un peu appuyés et quelques petites choses qui ont vieilli. Quoi qu’il en soit, on est loin du réalisme social à la Renoir, lequel se moquait de ce film en l’appelant “Le Cul des brèmes”…
Considéré aujourd’hui comme un grand classique du cinéma français, Le Quai des brumes a connu des débuts compliqués. Malgré une bonne réception en mai 1938, on lui reprocha très vite sa peinture d’une certaine décomposition morale et son pessimisme profond. À l’aube de la Seconde Guerre mondiale, époque de fort engagement patriotique, le fait que le personnage de Gabin soit un déserteur n’était pas non plus très bien vu. En septembre 1939, le film a ainsi été interdit de projection, jugé “immoral, déprimant et fâcheux pour la jeunesse”, selon les autorités françaises. Il ressortira petitement en 1941, plus largement après la guerre.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mars 2025
"T’as d’beaux yeux, tu sais" : cette phrase a permis de faire rentrer Le Quai des brumes dans l’Histoire du cinéma. Il ne faut pas pour autant résumer ce film à cette réplique car le long-métrage de Marcel Carné reste un classique du réalisme poétique français. Si on peut lui trouver certains aspects démodés (en particulier, le surjeu de Pierre Brasseur), il possède toujours un magnifique casting mené par le trio Jean Gabin-Michèle Morgan-Michel Simon, une histoire prenante (tiré du roman éponyme de Pierre Mac Orlan) servie par les beaux dialogues de Jacques Prévert et une superbe photographie signée Eugen Schüfftan. Le Quai des brumes reste donc toujours une œuvre plaisante possédant pleinement le charme typique du cinéma français d’avant-guerre.
evariste75
evariste75

210 abonnés 248 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juin 2024
Chef d'œuvre absolu, sans conteste! Musique lancinante, photos magnifiques, visages et yeux... T'as d'eaux yeux, tu sais ! Scénario ciselé, Gabin + Morgan + Michel Simon extraordinaires ! Paysages de brume sulfureux...
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juillet 2021
Le quai des brumes est tourné la même année que la bête humaine et dans la même ville, la ville du Havre. Et avec le même acteur principal, Jean Gabin. D'ailleurs pour l'ambiance du film, on se rapproche de la bête humaine. Le Havre parait cette année-là rempli de terreur. Il semble qu'il ne fallait pas bon vivre dans cette ville en ce temps-là. La brume, toujours la brume, sauf un tout petit rayon de soleil juste à la fin. Des êtres bizarres remplis de haines et mauvaises intentions. Un bon scénario et des dialogues réfléchis. Pis il y a Michelle Morgan, belle et passablement insouciante. Deux films, deux chef d'oeuvres, en concurrences la même années, l'hôtel du nord et le quai des brumes.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2025
Un grand classique du cinéma français dans la veine d’un réalisme poétique emmené par la réalisation superbe de Michel Carné appuyant des dialogues envoutant et porté par le charisme de Jean Gabin parfaitement complété par la grâce de Michèle Morgan.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juin 2022
Comme souvent, face à de grandes émotions, les mots me manquent ! Le Quai des Brumes, le film de Marcel Carné n'a pas mis beaucoup de temps pour me faire voir tout ce qu'il avait dans le ventre.

Si moi je manque de verve ici et maintenant, il n'en est rien de ce film qui sous la plume de Jacques Prévert colle aux standards et habitudes éblouissantes déjà entrevues ailleurs :

" - J'aime pas les bêtes qui se cherche un maitre " ; " - Bavard mais discret " ; " - Tout ce que j'ai fais de mal, c'était par colère " ; mais aussi ce dialogue, depuis entrée au panthéon " - T'as de beaux yeux, tu sais. - Embrassez-moi. "

Un mot pour Michel, ce peintre qui m'a renversé par ses vues et principes. Lui qui dit les choses comme il les voit ...

Un autre pour les acteurs, grandiose ! Gabin, Simon, Morgan, Le Vigan, Delmont et consorts œuvrent à la grâce de ce long métrage.

Essayer d'être libre, essayez ...
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2021
De tous les grands classiques d'avant-guerre dans lesquels Gabin a joué, ce "Quai des brumes" est un de ceux dont je me souvenais le plus... pour de mauvaises raisons. En effet, la première fois, j'avais rejeté ce film en bloc. Et aujourd'hui, me demanderez-vous ? Aujourd'hui, je le revois nettement à la hausse tout en l'ayant bien moins apprécié que "La Bandera", "Pépé Le Moko" ou "Le jour se lève". L'histoire (bien qu'elle soit très classique), sait se faire intéressante d'entrée de jeu. Carné avance bien ses pions. Ensuite, par moments, on a tendance à se désintéresser de tout ça, la faute à quelques longueurs. Mais, ne soyons pas vaches, ne passons pas à l'as les qualités évidentes du film. Son cadre, son atmosphère hautement brumeuses, la qualité de ses dialogues, ainsi que ces nombreuses séquences bien senties, notamment la fête foraine (ce qui ne relève pas uniquement de cette fameuse réplique connue de nous tous) et le final, prévisible mais superbement mis en scène. On a connu Carné meilleur, tout comme on a connu Gabin, Morgan, Simon et Brasseur meilleurs, mais ça passe.
Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 juin 2025
Un très beau film de Marcel Carné . Poésie des dialogues de Jacques Prévert et des comédiens vrais comme Michel Simon ou Pierre Brasseur . Bien sûr c est une époque mais il est bon parfois de retrouver la source des bons films et ici c en est un sacré bon !
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