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Julien D
44 abonnés
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4,5
Publiée le 5 mai 2014
Un bijoux du 7eme art français, réalisé par Michel Carné, mais nous retiendrons surtout la prestation de l'acteur Jean Gabin qui est ici mémorable dans un rôle d'un militaire franchouillard vagabond (pour ne pas dire déserteur comme dans le livre) ou les dialogue du film sont établies par le poète Jacques Prévert qui lâche ici par la bouche de Jean des phrases moins poétique, mais plutôt brutal, franc de sincérité avec cette fameuse phrase devenue célèbre "T'a de beaux yeux tu sais". L'échange entre Jean Gabin et le piètre voyous Lucien (Pierre Brasseur) et un peu classique, mais va dans le bon sens du film, spoiler: ou la relation et la surtout la fin ressemble assez au film américain de 1993, "L'impasse" de Bryan de Palma ou Carlito meurt de façon lâche des mains d'une racaille de petite envergure au grand destin Benny Blanco (John Leguizamo).
Le autant en emporte le vent du cinéma francais cultissime.Jean gabin et Michele Morgan(toujours en vie à 89 ans) sont grandioses.Leur meilleur colaboration.
Peut-être LE chef-d'œuvre du réalisme poétique. Comme tout les films de se mouvement cinématographique, "Le Quai des brumes" fait preuve d'un grand fatalisme envers la vie et le monde. On n'est jamais heureux dans ses films, le monde est trop sombre pour ça. Tous les personnage sont des abîmés de la vie. Jean (Jean Gabin), déserteur solitaire et taciturne. Nelly (Michèle Morgan), fugueuse mélancolique de 17 ans obligée de repousser les avances de son tuteur. Zabel (Michel Simon), amoureux pathétique de sa filleule et miné par la jalousie. Michel (Robert Le Vigan), peintre suicidaire qui ne peint que « les choses derrière les choses ». Lucien (Pierre Brasseur), petit voyou tentant sans succès d'imposer son autorité. Panama (Édouard Delmont), patron de bistrot nostalgique de son ancienne vie à Panama. Tous vivent dans la misère, physique (pauvreté) et/ou morale (déprime). L'image grisâtre renvoie directement à l'état d'esprit des personnages, tout comme le brouillard qui englobe toute une partie du film. Même la joyeuse fête foraine ou se rendent Jean et Nelly semble prédire le pire lorsque tout-deux posent devant une toile représentant un faux bateau, renforçant l'impression que le départ pour le Vénézuela de Jean n'aboutira pas. Et même si celui-ci devient une autre personne, littéralement (son faux passeport) et métaphoriquement (son amour pour Nelly le rend meilleur), il n'en échappera pas pour autant à la fin tragique qui semble être son destin depuis sa première apparition, seul de nuit dans le brouillard. Fin d'autant plus déchirante qu'elle n'est due qu'à la fierté blessée d'un truand de bas-étage. "Le Quai des brumes" est un vrai travail d'équipe, réunissant se qu'il y avait de mieux dans le cinéma français de l'époque. On ne louera jamais assez le finesse des dialogues de Prévert, magnifiques dans leur simplicité, la musique de Maurice Jaubert, plus subtile que la plupart de celles de l'époque, la réalisation de Marcel Carné (qui touchera à la perfection l'année suivante avec Le jour se lève) et ses trois géants du cinéma français que sont Jean Gabin, Michel Simon et Michèle Morgan. Seule bizarrerie, les costumes signés Chanel... Attention, "Le Quai des brumes" ne doit surtout pas être réduit au cultissime (et superbe) « t'as d'beaux yeux, tu sais ».
Une vision noire de l'humanité on se croisent et s'entrecroisent des coeurs solitaires et froid, courant après leurs rêves, l'amour et tout simplement fuyant l'humanité. D'autant plus interessant la vision de la nouvelle génération qu'elle s'applique aujourd'hui, Gabin représentant un dernier semblant de moralité et de dignité. UNe oeuvre juste, pessimiste, comportant de nombreux niveaux de lecture, et une pléiade d'acteurs qui représentent ce que le cinéma français faisait de mieux.
Carné Prévert, des citations bien connues (tu as de beaux yeux tu sais, mieux vaut avoir cette tête que pas de tête du tout), une palette d'acteurs célèbres, un titre évocateur (LE quai des brumes, et non Quai des brumes), tout concourre à l'attente d'un film fort, envoûtant, peut-être poignant. Or il n'en est rien. Si certaines scènes sont excellentes, si de nombreuses idées enchantent (rôle du chien, le baraquement "Panama", etc.), scénario et personnages manquent de cohérence, et les invraisemblances abondent. Gabin cabotine beaucoup, Michel Simon tente de rendre crédible un personnage qui ne l'est pas, Michèle Morgan (qui fait beaucoup plus âgée que les 17 ans qu'on lui attribue) tire l'ensemble vers le mélodrame. Cela se laisse voir, mais le sentiment permanent que l'on passe à côté du chef-d'œuvre est irritant.
Une œuvre d'une rare puissance, magnifique, mythique. Une ambiance véritablement envoûtante, des dialogues incisifs et touchants sans oublier le talent des monstres sacrés qu'étaient Jean Gabin ou Michel Simon, la beauté de Michelle Morgan. Un très grand moment de cinéma et une farouche impression de référence en voyant ce film.
Un déserteur de l'armée coloniale, Jean, rencontre dans le port où il se cache, une très belle jeune fille. Ils s'aiment, mais le destin les séparera tragiquement. Un classique du cinéma français, un mélodrame avec les stars de l'époque (Simon, Gabin, Brasseur et Le Vigan) et la jeune et magnifique Michelle Morgan, 18 ans lors du tournage. Un grand cru pour les amateurs de film des années 30-40.
14 mai 2017: ce 2eme visionnage m'a confirmé que ce film est un très beau film de Jean Gabin. Il est jeune, beau et colle parfaitement à ce personnage de déserteur qui séduit une belle jeune fille du Havre, Michelle Morgan. Michel Simon; l'affreux, campe lui aussi très bien son rôle de tuteur "nauséabond et calculateur". Un très bon film à voir et à revoir. Dommage que quelques scènes soient un peu "floues".
Un film à voir rien que pour les yeux de Michele Morgan et le regard de Jean Gabin. L'histoire n'a pas vieillie. Le film en lui-même un petit peu quand même. Mais cela reste un film assez facile à regarder je trouve car il y a du rythme.
Bon film. "Il a vieillit disent" certains (sans blague!!!). Pour un film de 1938 je trouve qu'il reste plus que correct, l'image n'étant pas trop "crade". Le scénario débute bien mais fini un peu trop à l'eau de rose à mon goût. Gabin joue bien, M. Morgan est magnifique, M. Simon fait peur! (en même temps vu la tronche...) et Pierre Brasseur involontairement me fait rire tellement son personnage est risible. C'est un film à voir au moins une fois, rien pour sa réplique "cultissime".
Un grand classique, drame total dans les brumes du port du Havre, dialogues de Prévert, mélange d’ambiances bien réussies (le cabanon Panama) et de scènes improbables ou démodées.
Un sublime film français d'avant guerre signé Marcel Carné. La première chose qui reste en mémoire après visionnage est bien sur cette fameuse réplique "T'as de beaux yeux tu sais?" mais pas seulement, on garde aussi en souvenir des quantités de belles scènes, de belles paroles.. Jean Gabin et Michèle Morgan forment un couple très touchant, et surtout sincère. L'image du film à certes vieilli mais les répliques et la passion restent quasi intactes! Un chef d'oeuvre poétique!
Tout a déjà été dit sur «Le Quai des Brumes». Pierre angulaire du « réalisme poétique », deuxième collaboration fructueuse entre Marcel Carné et Jacques Prévert, classique parmis les classiques du cinéma français, Jean Gabin, Michèle Morgan et le « T'as de beux yeux tu sais »,... Il est plus intéressant de s'attarder sur la galerie savoureuse de personnages secondaires : Pierre Brasseur en malfrat vaniteux et poltron, Michel Simon en homme pervers et sournois, Edouard Delmond en vieil excentrique surnommé « Panama » ou encore Robert Le Vigan en peintre dépressif. Car ce sont tous ces seconds rôles qui font la richesse de ce long métrage et l'intérêt des films du genre. Le Vigan est particulièrement attachant dans son rôle d'artiste tourmenté : « Je peins malgré moi les choses cachées derrière les choses! Un nageur, pour moi, c'est déjà un noyé ». Inutile de préciser que les dialogues de Prévert font mouche à tous les coups. L'influence de ce film est considérable, sur le néoréalisme italien, le cinéma japonais ou encore la Nouvelle Vague, mais c'est surtout par ses qualités intrinsèques qu'il mérite d'être vu et porté aux nues. Un des plus beaux représentants du cinéma français, indispensable bien sûr. [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
On ne saurait critiquer la beauté de l'image de Carné ni la prose des dialogues de Prévert, qui saurait filer une tirade avec rien. Le problème vient que Le Quai des brumes, censé appartenir au réalisme poétique, ne dépeint rien de vraisemblable, et porte un regard fataliste sur les classes ouvrières.
Dans une France de 1938 apolitique, Jean, déserteur de l'armée coloniale, n'est bon qu'à se résigner à sa condition sociale, à pallier sa pauvreté en s'échappant au Venezuela. Heureusement pour lui, il fait la rencontre d'une femme providentielle, passive et vulnérable, qui partage son amour dès leur premier échange. Il faut dire qu'une brute taiseuse dont la première parole machiste est de relever le manque de politesse – lui qui est si bien élevé – est irrésistible.
De la marginalité, on passe à une romance sirupeuse, rythmée par les interventions des loufiats de pacotille. On ne saurait interpréter avec plus d'emphase et de ridicule que Brasseur la caricature de gangster qu'il campe. Retenons que, équipé d'un pistolet et flanqué de deux molosses, il suffit de lui asséner deux bourre-pifs pour lui rabaisser le caquet. Sauf qu'à un moment, Winnie l'ourson finit par en avoir marre de se faire victimiser.
Marcel Carné est un grand nom du cinéma. Le "quai des brumes" est un de ses films les plus connu. Jean Gabin révèle un peu de profondeur. Des répliques encore inoubliables pour le cinéma: 3t'as de beaux yeux tu sais"! Jacques Prevert impose son univers basé sur les jeux de mots et Marcel Carné nous livre un film noir et réaliste. Un chef d'oeuvre!
Rien que pour cette réplique... Mais, non pas uniquement. Pour les dialogues finement ciselés par Prévert. Pour la galerie de personnages, pour l'état d'esprit noir et le tragique de la machine. En s'informant autour du film, on s'étonne qu'il ait été interdit aux moins de 16 ans à sa sortie ! Ou qu'il ait pu être sous le feu de la polémique comme "film fasciste", à l'époque du Front Populaire... On a également une très belle musique avec un thème magique. Une belle histoire d'amour, tragique, qui se revoit avec bonheur.