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Nicolas H
10 abonnés
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5,0
Publiée le 31 mai 2011
Il y a ses films dont on vous parle depuis longtemps et qui vous semblent si désuet,si loin des dernières technologies que vous vous dites que vous allez perdre votre temps.Et puis l'occasion vous est donné de le voir,alors un peu à contre coeur vous vous posez devant votre télévision...et la magie opère!!! Le film commence et au premier instant,à la première scène,on tombe sous le charme de l'histoire et de ses comédiens.Le scénario,la mise en scène,les acteurs,les dialogues,tout est parfait et on est bluffé par l'esprit du film.Les acteurs,eux,sont incroyables d'intensité et de sincérité; Comment ne pas tomber amoureux des yeux de M.Morgan?On comprend J.Gabin,qui ne se damnerait pas pour de telles yeux...? Captivé par le drame inéductable qui se joue,on passe par toutes sortes d'émotion et on ressort du film...Heureux de s'être laissé convaincre par ce film pas si démodé!!!
Classique parmi les classiques, ‘(Le) Quai des brumes’ retrace l’histoire d’un déserteur un peu paumé en quête de solitude et de repos. Jean Gabin (Jean) a alors acquis une certaine notoriété méritée et a surtout tourné la même année ‘La Bête humaine’ de Jean Renoir, les deux ont reçu le Prix Méliès ex aequo. Ce dernier s’est d’ailleurs attiré la foudre de Carné qualifiant le film de ‘Cul des brèmes’ et de fasciste alors que Carné a juste voulu montrer les rencontres qu’un individu en cavale peut faire et les tensions par lesquelles il peut passer. Entre autres, on y voit un vieillard assassin, un peintre qui peint les choses derrière les choses (l’abstrait), un patron de bistrot fournissant des faux papiers, un voyou et sa bande… Tous ont leurs propres convictions et malgré les dialogues inventifs de Prévert, peu de choses explicites apparaissent : Restent des thèmes cachés comme la solidarité des antimilitaristes, la pauvreté du monde ouvrier, l’envie de voyager ou de s’aventurer en dehors des frontières. Toutes ces questions sont quand même posées au spectateur mais c’est bien évidemment à lui d’y réfléchir. Pour donner la réplique à Gabin –ce qui n’est pas facile de prime abord– on trouve Michèle Morgan (Nelly) dont les 17 ans tranchent bien avec les 34 de Gabin, autre thème abordé de l’amour sans âge d’ailleurs. Michel Simon particulièrement détestable dans le rôle ambigu d’un tuteur un peu trop attentionné, Pierre Brasseur prenant des claques qui fusent (anecdote à chercher) et Edouard Delmont complètent la distribution tandis que leurs costumes sont signés Chanel, on ne sait pas trop pourquoi puisqu’ils n’ont rien d’extraordinaire. Bref, la musique accompagne le récit sans jamais trop le souligner, Maurice Jaubert fît un travail remarquable pour donner du relief à des scènes pouvant paraître fades sans touches musicales appropriées. L’ambiance général est très noir et c’est pour cela qu’on aime (ou pas) et que l’ensemble reste encore actuel, le noir et blanc accentue cette noirceur de même que Le Havre peut-être beau en août mais aussi terriblement triste quand le brouillard se lève… S’il vous vient à l’idée de voir votre premier Marcel Carné, autant prendre le meilleur dès le début !
"T'as de beaux yeux tu sais" ! C'est con d'attendre tout un film pour une réplique. Mais il faut dire que c'est une réplique légendaire. Tout comme ce film qui fait partie du patrimoine cinématographique français.
Pour l'époque, je trouve la réalisation plutôt pas mal. Le quai des brumes intègre même des effets visuels ! Nous sommes quand même en 1938 ! Principalement, la bande est accélérée pour donner à certains moments une impression de vitesse aux différents véhicules. C'est rien, c'est mal fait et extrêmement voyant, mais on se dit qu'à l'époque, on devait être épaté par ce genre de petit procédé si "réaliste" ! Nous ça nous fait plutôt sourire et ça ne dénature en rien l'œuvre, lorsqu'on la rapporte à l'époque!
Si on prend donc plaisir à voir ce vieux classique, on se surprend tout de même de voir ce Jean Gabin de 34 ans ! Il a l'air vraiment jeune et quand on a pas l'habitude comme moi, c'est assez surprenant ! c'est l'élément le plus troublant du film. Avec le son. La qualité sonore est bien évidement d'assez piètre qualité. Et au début du film, j'ai eu bien du mal à comprendre les dialogues. La faute à la qualité mais aussi à la façon de parler. Je pense qu'on faisait légèrement moins attention à l'élocution avant.
Bref, Le quai des brumes est une histoire rythmée qui fait le tour de son sujet en 1h30. Un tour rapide ! En une journée, on a l'impression que les personnages réalisent 1 année de leur vie !
Je donnerais donc 3 étoiles pour un Gabin qui en jette par sa présence, pour des répliques bien pensées (vaut mieux avoir cette tête-là que pas de tête du tout) et ses personnages atypiques.
Un film bien tourné, avec des propos insolites voire irréalistes et des paroles poétiques. une bonne mise en scène pour son histoire serait bien meilleure si on envisageait d'avoir plus de scènes.Le fatalisme, maladie permanente du cinéma français est omniprésente ce qui marque la fin de ce film
Gabin plutôt bon, bougon comme toujours. Il nous livre une réplique culte. Mais outre cette réplique, le film vaut le coup d'oeil pour la poésie qui s'y dégage. Vraiment un bon Carné.
Aujourd'hui, le film a bien vieilli, mais reste plaisant, d'autant qu'il a été restauré, à l'époque ça a été une pure bombe. Gabin erre dans le Havre nocturne, rencontrant des personnages marginaux, servis par de fantastiques dialogues de Prévert. Avec un casting énorme et l'une des répliques les plus cultes du cinéma français, on aurait tort de se priver de ce grand film noir.
Après la vision de cet incontournable classique, on saisit mieux encore, toute la saveur de cette phrase de Gabin disant qu« Au cinéma, tout est une question de loupes ». Au milieu de ce « Quai des brumes » en effet, deux éclaircies surgissent dans les regards de Jean Gabin, 34 ans, et de Michèle Morgan, 17 ans. Le réalisateur Marcel Carné proposant lui, assurément lun des cinq films majeurs français davant-guerre. La mise en scène, le montage et limage ont certes mal vieillis normal, en 67 ans -, mais de grâce, oublions une fois pour toutes, ces facteurs techniques, finalement secondaires. Et écoutons plutôt les dialogues poétiques de Jacques Prévert, dun temps désormais révolu. Ressentons des émotions qui touchent à leur paroxysme, par cet amour impossible entre ce déserteur de larmée et cette orpheline si naïve. Admirons tous ces merveilleux personnages, dont Michel Simon et probablement le plus talentueux des Brasseur, Pierre. La prestation aussi, de Robert Le Vigan, ce peintre mélancolique, et du désoeuvré Aimos, décédé durant la guerre. Et en toile de fond, la ville bretonne du Havre, son port notamment « Quai des brumes », à notre époque, ce nest plus du cinéma. Cest du roman. Du roman filmé. Des émotions canalisatrices. Des battements de cur. De lémerveillement face à cette insouciance totale, que la guerre viendra définitivement briser. Face également, à léternelle jeunesse de nos deux monstres sacrés. Des larmes peut-être, lorsque lon entend la réplique la plus célèbre du cinéma français « Tas de beaux yeux tu sais dit Jean Embrassez-moi répond Nelly » Difficile vraiment, encore aujourdhui, de ne pas sortir heurté par le visionnement de ce chef duvre immortel, répétons-le
Superbe réalisateur, acteurs talentueux....un bon vieux film en noir et blanc dont je ne me lasse pas d'étudier les couleurs cachées... Jean Gabin, l'acteur par excellence, est, comme à son habitude, parfait... Regardez ce film, c'est un ordre.-
Un excellent film avec une superbe distribution (Gabin, Brasseur, Morgan, Simon...) et qui, malgré les années reste très agréable et romantique. J'ai beaucoup apprécié la mise en scène et la plongée dans le Havre des années 30. Un classique du cinéma français à voir.
Ce film ne m’a pas vraiment convaincue. Malgré ses indéniables qualités — un charme rétro, des répliques savoureuses et une distribution solide —, le scénario m’a laissée de glace. La première partie traîne en longueur, avec peu d’action, et il faut attendre les toutes dernières minutes pour que l’intrigue prenne enfin de l’ampleur. Peut-être suis-je trop peu sensible à la poésie des premières scènes, ou simplement trop éloignée de l’univers qu’il propose. Sans être mauvais, ce film s’adresse clairement à un public déjà acquis à sa cause.
L’humanité, et l’amour, profond, brûlant, flirtant avec une émouvante dévotion. Ce drame de Marcel Carné n’a rien perdu de son charme, notamment avec le personnage de Gabin, homme sans mauvais fond et amant protecteur. Une belle œuvre à (re)découvrir.