Onoda - 10 000 nuits dans la jungle
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163 critiques spectateurs

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Medolag
Medolag

1 abonné 9 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 août 2022
Quelle platitude de mise en scène. Quel ennui à suivre ce personnage désincarné. Aucune étincelle ne vient illuminer cette morne errance sur cette île improbable. Ce réalisateur est loin d avoir le talent d' un Pierre Schoendoerffer
Kiberen
Kiberen

27 abonnés 91 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 août 2021
La jungle, sauvage et imprévisible, n'offre l'accueil qu'aux hommes qui auront la détermination de la dominer, de se l'approprier, de l'embrasser. Si l'histoire du monde compte nombre de peuples ayant construit leur culture au sein de nombreuses d'entre elles, c'est aux Philippines, des années 40 à 70, qu'on trouvera le peuple le plus fascinant ayant vécu dans la jungle : un soldat japonais, dévoué jusqu'au plus profond de son âme à suivre les ordres, qui refusera pendant 30 ans de quitter des kilomètres de nature loin de toute civilisation, tant qu'un supérieur ne viendra pas lui annoncer que la guerre du Pacifique est finie, et qu'il peut déposer les armes.

Pour son deuxième film, seulement, le réalisateur français Arthur Harari surprend son monde en nous livrant un grand film, tourné intégralement en japonais avec des acteurs japonais, d'une durée de 2h50, tourné en pellicule, et qui pour moi est actuellement ce que le cinéma a offert de plus beau en cette année 2021

"Onoda" utilise avec intelligence son histoire vraie pour brasser de nombreux thèmes : la dévotion, la fraternité, les conséquences sur l'individu et le groupe de l'endoctrinement psychologique de la militarisation, notre rapport à la nature et à notre monde, notre rapport à nous-même et à ce en qu'on on croit où ce a quoi on obéit.

Le récit se construit avec intelligence, profitant de chaque péripétie pour amener à nouvelles questions, de nouveaux conflits d'individus, transformant un petit groupe se cachant dans la jungle en un microcosme de la société. Le simple pouvoir du soldat Onoda pour convaincre ses soldats de le suivre dans sa folie d'obéir même face à la réalité de la fin de la guerre raconte tant de choses.

Arthur Harari à su choisir une histoire forte et trouver comment la mettre à l'écran: une direction de la photographie douce-amer avec son utilisation de pellicules très marquées rappelant aux connaisseurs la kodachrome où la ekatchrome en photographie, son travail de la lumière en intérieur et en nuit, le choix de quand tourner par rapport aux paysages. Comment composer ces fameux paysages, souvent en large focale avec de beaux mouvements de grues qui nous rappelle à quel point la jungle est aussi grande que la dévotion de notre protagoniste. Une utilisation mesurée des outils du cinéma quand il le faut, notamment du zoom dans une scène de doute.

C'est extraordinaire de voir un si jeune réalisateur qui avait un signer un premier film tout à fait correct (diamant noir) revenir avec une œuvre aussi universelle et forte, aussi marquante, et devenir avec ce film un des réalisateurs français les plus importants à suivre pour les années à venir.

"Onoda" est beaucoup de choses, notamment des choses dont je n'ai pas parlé comme son casting où son travail du son, mais "Onoda" c'est avant tout une grande expérience, une œuvre contemplative et lente sur notre condition humaine et jusqu'où nous pouvons la laisser chuter sans nous en rendre compte, aveuglé par les dogmes de notre société et notre conditionnement à suivre les ordre. "Onoda" c'est un grand film, c'est un grand film de 2021 qui marque et qui marquera, avec la force et le charme des grands classiques japonais dont il s'inspire par moments. "Onoda" est fort, universel, visuellement magnifique, chargé de réflexions, un très grand film.
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 283 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2021
Quelle belle surprise d'été 2021 !!! J'ai découvert ce film cette histoire qui perturbe, dérangeante. On s'interroge en tant que spectateur sur la position du personnage principal Onoda, est-il pris de folie, se crée t-il son propre imaginaire pour arriver à sa vérité du monde? La musique est magnifique, la réalisation d'Arthur Harari est touchante poignante toujours proche de l'Humain de sa chair. La notion de l'Ordre et de la Loyauté est au cœur du film. La prouesse du réalisateur est d'avoir su mettre en image une histoire si incroyable sur un long métrage de 2h47mn avec beaucoup de finesse sur le thème de la temporalité. Cette proximité avec Onoda nous touche au niveau de ses valeurs et ses convictions. Très beau film à voir et revoir. Un chanson qui reste dans la tête et un personnage Onoda qui marque.
Agnès
Agnès

9 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2025
Que le film est beau. J’ai trouvé par contre qu’il y avait quelques longueurs. Mais bordel. C’était dur à visionner
Xavier d
Xavier d

12 abonnés 266 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 août 2023
Film long, très long. Avec beaucoup d'irrégularités dans la réalisation et le jeu des acteurs. Les 9/10 emes du filmsont réalisés et (sur)joués à la sauce cinéma asiatique. La toute fin est plus "française" : le deuxième acteur qui joue Onoda est excellent. La dernière séquence est très réussie même si elle ne rattrape pas tout le film
Mickkado
Mickkado

10 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2021
Une incroyable histoire vraie qui illustre la force de l'endoctrinement et l'absurdité d'un patriotisme exacerbé en temps de guerre. Une longue plongée dans la jungle qui va au-delà du film de guerre, devenant une aventure de survie, de fraternité, une expérience de cinéma rare et inattendue pour un film français...
Labulle56
Labulle56

12 abonnés 213 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 août 2023
Magnifique film vu du côté japonais avec de bons acteurs . L'histoire est incroyable , un soldat survit dans la jungle pendant 30 ans , en pensant que la guerre 39-45 persiste. filmé de façon simple et réaliste , on suit les péripéties de ses soldats japonais pour leurs survies . Du bon cinéma.
ISABELLE C.
ISABELLE C.

1 abonné 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 août 2021
Je me souviens de cet évènement qui date des années 70, certes je n'avais pas tous les détails non donnés par les informations à l'époque, je pensais qu'ils étaient 3 ou 4. En tout cas ça reste quand même incroyable. Très bien joué, on ressent très bien la difficulté et la longueur du temps qui passe si peu. la VO ajoute encore plus de crédibilité et nous plonge avec eux, j'ai eu l'impression d'être un d'eux, la pluie quasi incessante même si le film est long on ne s'ennuie pas, on se demande quand et comment ils vont s'en sortir. Bravo au réalisateur Arthur Harari de s'être attaqué à cet événement unique de cette belle manière. Très belles images, acteurs impeccables, très bonne réalisation qui nous fait vivre à 100% la vie de ces oubliés de la 2de guerre.
velosolex
velosolex

6 abonnés 53 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2021
C'est un film puissant et qu'on se rappellera longtemps, que cet "Onoda. ". IL s'attache à cette page terrible de la guerre du Pacifique, où les forces américaines rencontrèrent une résistance si acharnée pour reconquérir les îles une par une, au prix de pertes si importantes que l'option nucléaire leur apparue souhaitable, afin de mettre un terme à la guerre. L'engagement des soldats nippons fut extrême, jusqu'à la mort souvent acceptée comme sacrifice ultime. Les codes d'honneur sont on le sait très importants dans ce pays, et le respect à l'autorité légitime. Si le cadre de la guerre est prégnant, et cruel, le metteur en scène a l'habileté de davantage suggérer que de montrer. Encore une preuve de son excellence.
L'histoire si elle est authentique, peut faire croire en voyant le film, que quelques ficelles ajoutées au scenario l'ont rendu plus cinématographique. Mais à mon grand étonnement, parcourant le dossier de presse, et le compte rendu de la véritable histoire, j'apprend que le cinéaste n'a rien ajouté au déroulement de l'action, du début à la fin. Même cette rencontre finale avec le jeune étudiant, qui parait presque du " troisième type". avouant ses buts essentiels au soldat: "Trouver le yeti, et aussi le lieutenant Onoda, devenu une légende au Japon....."
Voilà donc l'odyssée dans une ile des Philippines couverte d'une jungle épaisse, de cet officier tenant fermement un groupe de quatre hommes sous son autorité, donnant un but à leurs jours!
Cette histoire dépasse de beaucoup le cadre de la guerre. Il fait référence à l'esprit de corps, et à la possibilité de s'enfermer dans une sorte de déni frisant le délire, alimenté par une paranoïa mystifiant le réel....Les éléments d'information semblant prouver que la guerre est finie depuis quelques années, s'ils ébranlent un temps le groupe, quand ils sont mis en contact d'un transistor, leur donnant des informations ( et un morceau de rock and roll, moment comique...) vont pourtant être vite balayé: Onoda décryptant avec assurance une tentative d'intoxication pour qu'ils abandonnent le combat. Il y a un refus total de voir les choses en face, un aveuglement délibéré, délimité par des œillères choisies: La fidélité aux ordres et à l'empereur, menant à une extension de la tragédie, par des soldats enfermés dans leur monde, de façon autistique!
A l'heure du covid, où les informations scientifiques sont réfutées sur l'heure par des gens certains de leurs vérités, et du grand complot à l'œuvre, ce film parait un clin d'œil pertinent, pour nous apprendre à nous méfier des beaux parleurs, et des sectaires, parvenant à donner une apparence de crédibilité à leur délire.
C'est donc un film universel, une sorte de fable située entre "Robinson Crusoé", et " Voyage au bout de l'enfer" de Cumino. On ne revient jamais le même au retour d'une guerre!. Encore faut il déjà en revenir, comme Ulysse, tant la route du retour est longue!. Et tout autant le vouloir, quand la vie militaire et la soumission aux ordres est plus rassurante, que d'avoir à se réadapter !.
Et c'est peut être cela aussi qui fait peur à ces hommes, dont le nombre diminue peu à peu, pour ne plus être finalement qu'un couple, semblables à des enfants jouant au soldat, ou des vieillards cramponnés par la force de leur habitude, à un combat étrange qui n'a de sens que pour eux, et sans lequel sans doute ils ne seraient plus rien!.
C'est de moins en moins facile d'avouer qu'on s'est trompé, quand on a fait tant de route.
Oui, vraiment, ce film puissant dépasse les thèmes du film du genre guerrier. Il rappelle précisément ces grands films japonais que signait Kurosawa, le grand maitre, et que le cinéma nippon continue d'ailleurs à produire, fidèle à ce qu'était le cinéma italien des années 50 et 60.. Des films qui interrogent et nous aident à vivre.
J'apprend que le metteur en scène néanmoins est français. Est il resté lui aussi sur une île, cultivant la mémoire de ses grands ainés: John Houston, Rossellini, autres metteurs en scène prestigieux qui s'intéressèrent à la guerre, cet accélérateur des névroses, de la passion, de l'engagement, et de la folie.
Kakpo S.
Kakpo S.

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 juillet 2021
A voir absolument ! Onoda est un chef-d’œuvre. Un film de guerre et une odyssée intérieure… On ne voit pas le temps passé !
Paul Hackett
Paul Hackett

7 abonnés 17 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2022
L’histoire sidérante d’Onoda, soldat japonais de la seconde guerre mondiale, qui ne rendit les armes qu’en 1974. Alors il vaut mieux être prévenu, c’est long sans être long (2H45 tout de même), c’est lent sans être lent (le réal Arthur Harari adopte un rythme très particulier), mais c’est ce qui permet de s’imprégner de la jungle de l’île de Lubang (Philippines) dans laquelle se cache ce soldat et sa folle logique. Un lieu d’enfermement géographique et mental où le temps s’est figé alors que le monde bouge à toute vitesse à l’extérieur. Un beau film étonnant, épuré, en dehors des clous du paysage cinématographique français, qui semble même hors de notre époque…finalement totalement à l’image de son anti-héros.
Makimax74
Makimax74

5 abonnés 129 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2021
les 2h47 passent sans trop de temps morts. les paysages, les acteurs la lumière sont magnifiques.on reste fasciner et attentifs au différentes scènes de vie de bivouac..de Ces japonais. même si on connaît la fin.
Appollo Trash
Appollo Trash

9 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juillet 2021
La jungle et la folie mais bien loin de celles d'Apocalypse Now ou de The Deer Hunter. Ici c'est davantage onirique et en huis-clos. Très beau film au demeurant. Histoire incroyable. Projet courageux et très bien mené.
Melle Bigorneau
Melle Bigorneau

7 abonnés 48 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 août 2021
Alors là, c'est quelque chose ! Une histoire de fous dans une jungle inhospitalière, pendant 30ans apres la fin de la guerre.
Personnages et environnement sont merveilleusement bien filmés mais c'est long, trop long! La première partie du film n'avance pas, on s'ennuie. Heureusement, l'histoire s'accélère en deuxième partie autour de la survie évitant alors tout risque d'endormissement...
Josselin Martineau
Josselin Martineau

5 abonnés 14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mars 2022
Je n'avais jamais entendu parler d'Hirõ Onoda avant de voir ce film. C'est une histoire vraie et c'est ce qui fait toute la puissance du film.
Onoda est un lieutenant japonais envoyé dans la jungle des Philippines en 1944, qui refuse de croire en la reddition du Japon et la fin de la 2nde Guerre mondiale. Avec 3 soldats, ils vont continuer de faire la guerre jusqu'en 1974.
Comment a-t-on pû attendre 47 ans avant de faire l'adaptation de récit hallucinant ?
Peut-être fallait il attendre l'oeil du prometteur Arthur Harari. Le film, qui dure 2h45, ne souffre pas de la moindre lenteur. On s'intéresse autant au factuel qu'à la psychologie de ces soldats, épuisés et affamés par tant d'années de guerre et de solitude. La réalisation est sublime, dans un décors absolument parfait.
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