Avis : Onoda - 10 000 nuits dans la jungle - Page 9
Onoda - 10 000 nuits dans la jungle
Note moyenne
4,0
2596 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
163 critiques spectateurs
5
25 critiques
4
86 critiques
3
36 critiques
2
13 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Marc G
2 abonnés
8 critiques
Suivre son activité
5,0
Publiée le 7 août 2021
Magnifique film . Malgré un cadrage constant et opprimant , le scénario déroule avec finesse des étapes indispensables vers une fin qui conserve ses secrets . Le film est d' une grande richesse de fond et aborde sans pathos ni mièvrerie des problèmes de valeurs et ressorts psychologiques de l' âme humaine .
Histoire poignante d'un soldat japonais ayant passé quasiment 30 ans seul, refusant de se rendre et convaincu que la Seconde Guerre mondiale n'était pas finie. Un très beau film
Bon, le scénario était écrit. Une histoire vraie dont le principal personnage a écrit une autobiographie ça pourrait sembler facile. Mais voilà, résumer 30 ans de vie avec peu d'évènement en 2H45 de film ce n'est pas évident. Alors la photographie est excellente et la réalisation aussi. L'acteur principal, YÛYA ENDÔ, est totalement dans son personnage et on n'imagine pas une seconde qu'il en soit autrement. Le film est long, certes, mais plein et on n'a jamais l'impression qu'il a été allongé volontairement. Au contraire, on aurait aimé un peu plus de temps sur ses doutes, car forcément, il y en a eu. Un bon film donc où seule la scène du pistolet qui remonte le ruisseau était de trop.
Japon, 1944. Hirō Onoda (Yuya Endo/Kanji Tsuda) ne veut pas mourir pour la patrie à l'inverse de bon nombre de ses compatriotes. Le fait de ne pas faire l’ultime sacrifice, lui vaut d'être repéré par le Major Yoshimi Taniguchi, à la tête d’une section secrète de l'armée formée à la guérilla. Après un entraînement psychologique, Onoda est envoyé sur l'île de Lubang dans les Philippines. Peu de temps après cette affectation, la guerre prend fin. Pour le sous-lieutenant Onoda, replié dans la jungle avec une poignée d'hommes, tous les signes de la défaite ne sont que des ruses ennemies. Il tiendra son poste encore trente ans en attendant une relève qui n’arrivera jamais… D’après l’histoire vraie du lieutenant Onoda, qui fut le dernier soldat japonais à se rendre en décembre 1974, le réalisateur Arthur Harari et son scénariste Vincent Poymiro - césarisé depuis peu - nous embarquent dans un récit époustouflant d’une durée fleuve de 2 h 45’ ! Au milieu de décors naturels (le Cambodge), magnifiés par une splendide photographie - ici une véritable cache à ciel ouvert donnant tout crédit à l’histoire - Arthur Harari (“Diamant Noir”) filme en prologue, les dernières heures du conflit dans le Pacifique par le prisme d’un groupe de soldats nippons épuisés, blessés et malades, dont le sous-lieutenant Onoda en prendra le commandement. Fraîchement débarqué sur l’île de Lubang prise par les Américains, Onoda a pour mission d'infiltrer les moindres parcelles de terrain pour déstabiliser l’ennemi, mais bientôt, l’ennemi américain ne sera plus là !? Commence alors pour Onoda et ses compagnons, plus particulièrement Kinshichi Kozuka (Yuya Matsuura/Tetsuya Chiba), son second - au cœur d’une terre sauvage - un récit initiatique et introspectif d’une intensité rare, que seuls des réalisateurs comme Werner Herzog, Samuel Fuller, Akira Kurosawa, Francis Ford Coppola, ou plus récemment James Gray avaient su nous donner avant lui. “Onoda”, c’est l’endoctrinement menant à la folie, “Onoda”, c’est le patriotisme exacerbé d’une nation martyr, “Onoda”, c'est un hymne à la nature, mais, ”Onoda”, c’est aussi et surtout, une indéfectible amitié au sein d’une fable guerrière aussi épique et magnifique que tragique. Du cinéma comme on ne pensait plus en voir aujourd’hui !
Folie d'un homme, folie de la guerre, mais extraordinaire volonté d'un moins que rien repris en mains dans une école de l'armée qui devient un obsédé de la grandeur de son pays, qui crée une incapacité à voir la réalité. Farouche résistance qu'il fait partager à son groupe dont il est le lieutenant . Qu'un groupe entier soit en proie à cette hallunication est stupéfiant mais exaclemment bien décrit par le le réalisateur, lequel a su, sans être japonais mais avec des acteurs qui le sont à fond, redonner l'essentiel, la base culturelle qui a permis à cet événement fantastique de se produire
Excellent film biographique, entre le documentaire et le cinéma. Bien que le film soit français, on y retrouve pleinement les codes du cinéma asiatique. Rien à redire sauf peut-être l'image qui est un tantinet terne, mais cela n'a strictement aucune importance dans l'ensemble. Je ne mets pas 5 étoiles car je les réserve aux films qui marquent pour toute une vie, mais celui-ci est de loin un des meilleurs films de l'année. Courez-y.
Loin du mélodrame, de la tendance de certains cinéastes à presser les glandes lacrymal du spectateur, Harari nous donne un grand film de guerre, dans les tranchées de l'oubli il pose sa caméra là où ne subsiste plus que l'honneur d'un enfant de la guerre.
Onoda, 10 000 nuits dans la jungle suit un soldat qui continue la guerre bien après sa fin, enfermé dans une mission qu’il refuse d’abandonner. Un film immersif et exigeant que j’ai trouvé intéressant, mais qui m’a parfois laissé à distance.
Avant de le voir, il faut avoir en tête qu’il s’agit d’un film inspiré d’une histoire vraie, réalisé par Arthur Harari dans une démarche très réaliste. Tourné en grande partie en Asie du Sud-Est, avec des acteurs majoritairement japonais et des dialogues en japonais, il privilégie l’authenticité. Sa mise en scène sobre et sa durée assumée cherchent avant tout à faire ressentir le temps et l’environnement, loin d’un film de guerre classique.
Le film explore la croyance et l’endoctrinement à travers un personnage qui continue d’agir selon une réalité qui n’existe plus. Il interroge la manière dont une idéologie peut structurer un individu au point de devenir sa seule grille de lecture du monde. À travers cette trajectoire, il aborde aussi la fidélité, l’honneur et la difficulté à remettre en question ce qui a été intégré comme vérité.
Le récit s’intéresse également au temps, à l’isolement et à la perte de repères. La répétition des gestes et l’attente prolongée créent une forme de stagnation, où la réalité extérieure n’a plus de prise. Le film propose ainsi une réflexion sur l’identité, construite autour d’une mission, et sur ce que devient cette identité lorsque la mission perd son sens, sans vraiment y apporter de réponse.
J’ai trouvé le film plutôt intéressant à suivre, notamment pour découvrir cette histoire et pour le point de vue japonais sur ce conflit. L’immersion fonctionne bien, tout comme le réalisme, avec une mise en scène qui traite son sujet avec sérieux, sans simplification ni effet spectaculaire. Le regard reste neutre, ce qui laisse place à l’interprétation, et l’ensemble est porté par une interprétation solide.
Cela dit, le rythme est lent et demande une vraie patience. Il faut accepter une répétition volontaire, un manque de tension et une narration peu guidée, aussi bien pour les personnages que pour le spectateur. J’ai aussi ressenti une distance émotionnelle, avec des personnages auxquels je ne me suis pas vraiment attaché. L’approche sobre renforce cette sensation, et sur la durée, le film m’a paru assez long.
Au final, Onoda, 10 000 nuits dans la jungle propose une approche réaliste et cohérente d’un sujet complexe. Un film intéressant dans sa démarche, mais qui peut laisser à distance par son austérité et son rythme.
Chef d’œuvre vu hier en avant première. Le film dure 2h45 et on ne s’emmerde pas 1 seconde , il se passe toujours un quelque chose de formidable dans chaque plan , captivant de bout en bout. Un immense cinéaste est né, à ne rater sous aucun prétextes.
Chef d’oeuvre……!!! L’histoire vraie d’un soldat japonais qui a été envoyé sur une ile des philippines lors des derniers mois de la guerre du Pacifique en 1945.
Quelle claque! L'histoire, la musique, le visuel, la psychologie des personnages, tout est parfait. Attention, si vous voulez regarder un film de guerre plein d'actions, d'explosions, de pétarades, etc., passez votre chemin. Il s'agit ici d'un "biopic" qui relate l'histoire d'un soldat japonais qui reçoit pour mission de rester sur une île perdue au fin fond des Philippines. Ses objectifs; résister, renseigner et survivre puis d'attendre le retour des troupes japonaises (qui ne viendront jamais et pour cause). A voir absolument.
Un film hors mode, maitrisé de bout en bout tant sur le fond que sur la forme et porté par une caméra impeccable. Un sujet incroyable qui valait ce très beau film, un personnage qui est à lui seul toute une histoire: un Don Quichotte des temps modernes, une histoire à la fois épique et intime. C'est aussi un film sur l'engagement, le don de soi. Le don de soi jusqu'à la folie. A découvrir sur grand écran.
Une histoire incroyable dans un environnement parfaitement retranscris grâce à une mise en scène extraordinaire. C'est un biopic, sur fond de guerre, qui se transforme en aventure humaine. On ressort chamboulé de ce très grand film.