Quel film extraordinaire que ce Onoda ! Je crois n'avoir jamais vu de film français aussi ambitieux de toute ma vie.
C'est tout le grand cinéma américain du nouvel Hollywood qu'il faudrait convoquer ici, pour le comparer au souffle, à l'ampleur narrative de ce deuxième film d'Arthur Harari. On pense bien bien sûr au cinéma de Cimino, mais qui serait ici dans une tonalité mineure : une sorte de Voyage au bout de l'enfer intime et introspectif.
Le film est parfait sur tous les plans, sans aucune exception. L'image est d'une beauté irréelle, la photographie sublimant tous les plans, baignant les scènes dans une lumière souvent grisâtre, à la fois précise et réaliste. Les acteurs sont incroyables, le sentiment d'immersion absolu. Le découpage du film, habilement structuré autour de plusieurs flashbacks imbriqués, réduit les 2h47 du film à un clignement d'oeil.
Une odyssée au long cours, de l'émotion, de la poésie, de la réflexion : Onoda, c'est du cinéma d'auteur XXL, en parfaite résonance avec le monde actuel (on comprend parfaitement comment peut naître une théorie du complot). Il est pour moi inexplicable que le film n'ait pas été en compétition au Festival de Cannes 2021, à la place de films comme La fracture, Haut et fort ou Tout s'est bien passé.
Fascinant. J'ai été totalement happé par ce film, par cette histoire, par l'image... Par tout en fait! Et pourtant, j'y allais un peu à reculons notamment à cause de la durée mais j'avais tort! Ce film est incroyable, laissez vous aller et vous ne verrez pas le temps passer. Merci et bravo!
Un véritable coup de cœur pour ce film d'une ampleur incroyable ! Arthur Harari nous offre une expérience de cinéma saisissante. Onoda n’est pas un simple film de guerre, il nous entraîne dans un voyage au cœur de l’esprit humain à la fois envoutant et démentiel !
On peut s'étonner que ce soit un réalisateur français qui se lance dans un film de fiction en langue japonaise racontant l'histoire véridique du dernier soldat japonais de la 2ème guerre mondiale resté "en activité". Ce soldat, Hirō Onoda, avait été envoyé avec une vingtaine d'autres soldats par le major Yoshimi Taniguchi sur l'île de Lubang, aux Philippines, avec comme mission de retarder le débarquement sur l'île des américains et l'ordre de "refuser de mourir coute que coute" et de ne se rendre sous aucun prétexte. Ce n'est qu'en 1974 que Onoda comprendra enfin que la guerre est finie. Ce film de 2 h 47 a été présenté à Cannes 2021 en ouverture de la sélection Un Certain Regard. Une sélection dans la compétition officielle aurait été tout à fait justifiée tellement ce film déborde de qualités, tant quant à l'intérêt de l'histoire, que sur l'étude psychologique des soldats, en particulier Hirō Onoda, et la beauté des images.
Une histoire incroyable avec une mise en scène fluide accompagnant pas à pas Onoda dans sa quête de l absolu et du jusqu auboutisme desa mission et de lobéissance inconditionnelle à un ordre . Une aventure avec son escadron qui débute en 1944 et se termine en 1974 . 30 ans sur cette ile des philippines , 10000 jours à se convaincre que sa quête est utile et indispensable . Le stoicisme du soldat est remarquable avec cette maitrise de soi et cette absurdité qu il est la vérité. Un cheminement humain face à un ennemi qui s est depuis longtemps retiré et gagné la guerre . C est un peu le don quichotte qui se bat contre cette forêt vierge au bambous geants et arbres imposants . Tout est amené simplement dans une logique parfaite dont les interventions armées est plus une réponse à une agression adverse qu à une attaque de son escadron directe . C est une guérilla mais pour se tenir en haleine plus qu une tactique offensive véritable .tous les acteurs sont justes et captivant malgré un rythme lent du film sans gros éclats ou d images chocs . J ai apprécié le film meme si l émotion reste latente .
On n'imagine pas que ce film soit réalisé par un français ! Empreint d'un magnifique classicisme et d'un lyrisme métaphysique, sans compter la fine observation du système de pensée des japonais de l'époque. Étant habitué aux films japonais, on retrouve la relation intense à la nature et à son ingrédient principal : l'eau. La mise en scène, passant de sas en sas temporel, prend le temps de nous amener les personnages. Un film fort et beau sur l'intégrité, l'amitié, et la fameuse résilience. Ma palme d'or.
A priori, il ne doit plus rester, depuis de nombreuses années, de soldats japonais croyant que la deuxième guerre mondiale n'est toujours pas terminée. Quoique le dénommé Hiro Onoda, dont Arthur Harari raconte l'histoire dans le film éponyme, n'est mort qu'en 2014 mais 40 ans quand même après avoir quitté la jungle des Philippines où il est resté durant 3 décennies. Fascinant destin que celui de ce dernier soldat, avec ses compagnons d'armes puis en solitaire, isolé du monde de l'après-guerre. Presque 3 heures de film pour raconter une telle aventure, ce n'est pas si long en définitive et Harari la traite d'une manière assez admirable, en s'inspirant du cinéma japonais, comme un Imamura ou un Shindō, par exemple, aurait pu le faire. C'est à dire en refusant tout spectaculaire et en nous faisant entrer dans la tête, folle mais logique de par son éducation militaire, du lieutenant Onoda. Jouant avec les ellipses et le vieillissement de son personnage principal, le film se révèle de plus en plus intéressant au fil des minutes, avec en point d'orgue ces face à face incroyables avec une jeune autochtone puis un touriste japonais. Si Diamant noir, le brillant premier long-métrage du cinéaste, avait marqué par la qualité de son style, Onoda, de par son classicisme et son lyrisme métaphysique, fait entrer directement Arthur Harari dans une caste rare dans le cinéma : celle des réalisateurs qui n'ont pas peur d'être ambitieux et qui restent maîtres de leur art.
L'histoire réelle est fascinante. Celle d'un soldat japonais envoyé en 1944 sur une île des Philippines qui s'est volontairement oublié dans un conflit qui n'existait plus pour mener sa propre guerre invisible contre quelques villageois et surtout lui-même. Un film fascinant sur l'honneur, l'orgueil, la volonté de trouver son utilité dans une société et les combats inutiles. Quelques longueurs certes mais relativisons...nous spectateurs ne passont que 3h en salle à regarder ce récit envoûtant alors que lui aura passé 30 ans sur son île à ne combattre que des fantômes.
Chef d’œuvre vu hier en avant première. Le film dure 2h45 et on ne s’emmerde pas 1 seconde , il se passe toujours un quelque chose de formidable dans chaque plan , captivant de bout en bout. Un immense cinéaste est né, à ne rater sous aucun prétextes.
ONODA est une merveille. Une incroyable histoire vraie, racontée avec brio par Arthur Harari, qui signe une odyssée humaine à la fois intime et universelle, portée par une mise en scène d'une élégance et d'une intelligence rares. Bouleversant.
Loin du mélodrame, de la tendance de certains cinéastes à presser les glandes lacrymal du spectateur, Harari nous donne un grand film de guerre, dans les tranchées de l'oubli il pose sa caméra là où ne subsiste plus que l'honneur d'un enfant de la guerre.
Film magnifique sur une aventure hors du commun Le meilleur film de guerre depuis des années qui déclenche l’enthousiasme de la presse et du public au festival de cannes