Onoda - 10 000 nuits dans la jungle
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Edgar B
Edgar B

87 abonnés 104 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 mars 2022
Tout est très bien sur le papier, malheureusement il en ressort peu de crédibilité dans ce film qui nous demande quelque part d'y croire. Après s'être perdu pendant + de 30 ans dans la jungle, notre Onoda est toujours rasé de près avec un uniforme rapiécé mais paraissant d'une toute jeunesse et une radio qui marche en permanence sans problèmes de piles par exemple ! Cet esprit patriotique aurait besoin d'être plus habité, d'un peu plus de folie pour tenir le film et le spectateur sur 2h43....
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

182 abonnés 589 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 février 2022
Ai vu "Onoda - 10 000 nuits dans la jungle" d'Arthur Harari. J'étais complètement passé à côté de la sortie de ce film, et hier j'ai profité d'une séance spéciale et unique pour rattraper cet oubli. Excellent film qui prend son temps pour nous raconter l'histoire de ce soldat japonais oublié sur une ile des Philippines pendant 30 ans et qui croit que la guerre n'est toujours pas finie. Très peu de personnages, une nature omniprésente et très bien filmée (on pense souvent à Terrence Malick), une réelle tension dramatique, des rebondissements non prévisibles. L'interprétation des différents protagonistes est excellente. La mise en scène d'Arthur Harari est très étudiée et en même temps extrêmement discrète. Le metteur en scène sait filmer le silence, le rien, le temps qui passe... sans aucun temps mort. Un réel voyage dans le temps et dans la tête d'un homme à part.
sameplayerparis
sameplayerparis

50 abonnés 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 février 2022
Que c'est long, que c'est long ! Bien sûr on ne demande pas nécessairement des scènes d'action toutes les 5 minutes, ni de resumer 50 ans de la vie d'un homme dont 30 passés dans la jungle en un éclair mais ces longueurs apportent-elles quelque chose ? La dizaine de spectateurs qui a quitté la salle en plein film n'étaient pas forcément des butors. J'ai tenu jusqu'au bout, un bel acte d'héroïsme (désolé ce n'est pas drôle).
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2022
La longueur du film (presque 3 heures ) peut se justifier pour permettre au spectateur de ressentir les 30 ans ou 10000 nuits du temps qui passent,  cette durée pèse parfois. Des paysages superbes. Une maîtrise du jeu des acteurs. Onoda commence comme un film de guerre avec des entraînements, des tactiques, des  combats puis se poursuit par une longue errance de vie. La relation de ces hommes abandonnés qui acceptent avec une abnégation totale de suivre des ordres militaires malgré leurs incohérences. C'est l'absurdité de la guerre qui est alors contée, croire malgré tout en cette utopie, une aventure hors le monde, dépasser ses limites. Alors débute une odyssée,  se construire une existence de survie, créer des liens forts quasi filials dans une relation hiérarchique, d'autorité, d'obéissance aveugle et  d'amitié cependant . Créer une sorte de fascination voire de folie : il faut absolument y croire,  quitte à transformer la réalité pour qu'elle se calque aux divagations. Je pense à  la scène où à partir des quelques lignes d'un  Haïku les deux personnages s'inventent de nouveaux indices pour poursuivre leur vie hors la société. Et jusqu'au bout la dignité au-delà de la fierté.
mazou31
mazou31

132 abonnés 1 374 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 février 2022
Un film hors du commun qui vous imprègne longtemps après la fin. Davantage un film d'aventure qu'un film de guerre, il relate avec quelques arrangements l'histoire incroyable d'un sous-officier japonais refusant la reddition de 1945 pendant trente ans ! Très classique dans la réalisation, presque maniériste, Harari maîtrise superbement son sujet pendant presque trois heures. Cette histoire presque méditative est captivante par ses évolutions et un suspense très bien distillé. Des acteurs fabuleux, avec une mention pour Kanji Tsuda, émacié à point ! Un film somptueux qui fut sûrement le joyau du dernier Festival de Cannes.
Josselin Martineau
Josselin Martineau

5 abonnés 14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mars 2022
Je n'avais jamais entendu parler d'Hirõ Onoda avant de voir ce film. C'est une histoire vraie et c'est ce qui fait toute la puissance du film.
Onoda est un lieutenant japonais envoyé dans la jungle des Philippines en 1944, qui refuse de croire en la reddition du Japon et la fin de la 2nde Guerre mondiale. Avec 3 soldats, ils vont continuer de faire la guerre jusqu'en 1974.
Comment a-t-on pû attendre 47 ans avant de faire l'adaptation de récit hallucinant ?
Peut-être fallait il attendre l'oeil du prometteur Arthur Harari. Le film, qui dure 2h45, ne souffre pas de la moindre lenteur. On s'intéresse autant au factuel qu'à la psychologie de ces soldats, épuisés et affamés par tant d'années de guerre et de solitude. La réalisation est sublime, dans un décors absolument parfait.
Geneviève B.
Geneviève B.

2 abonnés 14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2022
Folie d'un homme, folie de la guerre, mais extraordinaire volonté d'un moins que rien repris en mains dans une école de l'armée qui devient un obsédé de la grandeur de son pays, qui crée une incapacité à voir la réalité. Farouche résistance qu'il fait partager à son groupe dont il est le lieutenant . Qu'un groupe entier soit en proie à cette hallunication est stupéfiant mais exaclemment bien décrit par le le réalisateur, lequel a su, sans être japonais mais avec des acteurs qui le sont à fond, redonner l'essentiel, la base culturelle qui a permis à cet événement fantastique de se produire
Marc L.
Marc L.

69 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2022
Il est singulier que ce soit un jeune réalisateur français qui se soit emparé de l’histoire de Hiro Onoda, ce soldat japonais qui mena une guérilla solitaire sur une île isolée des Philippines de 1945 à 1974, faute d’accepter l’idée que la guerre était terminée et d’avoir reçu l’ordre de déposer les armes. Bien sûr, le sujet a déjà été abordé au cinéma, y compris dans des films parvenus jusqu’en Europe…mais enfin, ‘Le dernier vol de l’arche de Noé’, quand même, ça ne compte pas ! Production ambitieuse, tournée en décors naturels en Asie, ‘Onoda’ suit de manière naturaliste le quotidien rigide de cet officier justement formé à la survie en milieu hostile, d’abord avec plusieurs soldats sous ses ordres puis, au fur et à mesure que ses hommes cessent de nier l’évidence ou tombent lors d’accrochages avec les paysans du coin, totalement seul. Distribuer les tâches et les corvées, veiller au ravitaillement, brûler les champs locaux pour rappeler aux indigènes la présence de l’armée impériale, dresser des plans de bataille, spéculer sur la géopolitique internationale,...le montage joue sur la répétition d’actes et de procédures de plus en plus dépourvues de sens, qui prennent peu à peu le pas sur la communication ordinaire entre les soldats, et donne l’impression d’un temps immobile qui s’étire indéfiniment, alors que le film est déjà d’une durée plus que conséquente et que des ellipses de plusieurs années, marquées par le vieillissement apparent des protagonistes, surviennent de temps à autre. On ne va pas se mentir : pour n’importe quel autre film, j’aurais estimé que le résultat final durait une bonne heure de trop mais ici, étant donné que Onoda a justement accompli ce qu’il croyait être sa mission dans une réalité où le temps avait fini par être aboli, cette longueur excessive trouve une véritable justification. Le réalisateur ne prend cependant pas le risque d’explorer trop en profondeur l’intériorité de l’officier, sans doute trop délicate à appréhender depuis une époque, un contexte et une culture aussi différentes, alors que l’intéressé lui-même ne s’est guère étalé sur ses sentiments profonds après son retour au Japon. De façon beaucoup plus anecdotique mais qui permet à ‘Onoda’ d’être parfois autre chose qu’une honorable tentative de reconstitution historique et psychologique, on ne manquera pas de noter la construction par ces militaires déclassés d’une “vérité alternative”, à base d’informations tordues et déformées jusqu’à l’absurde, qui leur permet cependant de continuer à donner du sens à leur mission, alors que tous les éléments autour d’eux et les informations qu’ils captent par radio indiquent clairement que le conflit est terminé et que le gouvernement auquel il ont obéi n’existe plus : un petit pont, plus futé qu’il n’y paraît, jeté entre un sujet venu du passé et une réalité propre au présent !
patrick halgand
patrick halgand

2 abonnés 97 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 février 2022
Film long pour une histoire singulière...Mais il faut bien reconnaître que pour raconter 10000 nuits ou il ne se pas grand chose le format du film devait être long.... très long. La deuxième moitié gagne en intérêt alors soyez patient et profitez de la lumière et de la photographie...
Gras Alain
Gras Alain

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 février 2022
Descriptiion à la fois terrible et magnifique voire poétique de l'errance de ce soldat japonais, sauvé de la délinquance par un instructeur des services secrets de l'armée,qui, à l'inverse de la tradition japonaise, lui inculque l'idée que l'honneur est des rester vivant avant tout pour servir la cause. Devenu lieutenant Onoda se retrouve sur une île perdue des Philippines, Lubang, et face à la déroute devant les américains, il s'enfonce avec sa brigade dans la jungle refusant de croire à la défaité. Cette histoire du grand refus concerne d'abord le petit groupe qui peu à peu se réduit, mais inutile d'en dire plus,
L'image sait aussi bien la folie d'Onoda que sa volonté farouche, la beauté de conviction que l'ineptie de sa croyance, sur les traits de son visage. Tout est filmé avec force et pudeur, l'arrière fond de la culture japonaise est omniprésent et les acteurs magnifiques dans les incarnations multiples de la peur et de la volonté qui les habitent.
Un film stupéfiant et un réalisateur extrêmement minutieux mais aussi profondément respectueux des personnages que les acteurs représentent. Très long métrage mais l'on devient ainsi un élément meme du drame, c'est cela le grand art du cinéma qu'atteint ainsi le réalisateur Harari.
Climax
Climax

11 abonnés 299 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2022
du grand film. déjà Arthur Harari avait reussi son premier film. il confirme son talent avec ce film de guerre original.
Kalie
Kalie

83 abonnés 970 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2022
Ce film au sujet passionnant a pour lui sa simplicité. Ici pas de tourments psychologiques soulignés par des flashbacks lourdingues ou des visions fantasmagoriques obscures, non, le film montre le quotidien des hommes à la manière d’un documentaire. Certains spectateurs y verront un manque de profondeur, pas moi. Bien qu’en définitive peu nombreux, les flashbacks présents dans le film ont tous leur utilité. Résultat, même si le film est long à l’image du temps passé sur l’île par les protagonistes et surtout par le dernier survivant ; je ne me suis pas ennuyé un instant.
Christophe B
Christophe B

4 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 février 2022
Une histoire incroyable dans un environnement parfaitement retranscris grâce à une mise en scène extraordinaire. C'est un biopic, sur fond de guerre, qui se transforme en aventure humaine. On ressort chamboulé de ce très grand film.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 786 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 janvier 2022
J’avais envie de voir ce film présenté par beaucoup comme un film phare de l’année cinématographique. Cette histoire est inspirée de la vie réelle d’un officier japonais (Onoda) qui en 1944 est envoyé avec ses troupes sur une île des Philippines pour la défendre contre les américains. Le jeune homme formé par les forces spéciales est sacrément endoctriné et ce que le film va s’évertuer de nous montrer durant 3 heures. Comme il n’a pas souhaité ou pu, là c’est flou, se faire sauter en mode kamikaze sur un navire US ; il va mener sa mission avec un zèle sans limite. De sa troupe, il finira par rester seul dans les 6 dernières années des 30 qu’il passera dans la jungle à attendre un ennemi hypothétique puisque la guerre est finie depuis longtemps.
Ce film est une immersion dans un esprit touché par la folie d’un patriotisme sans mesure qui conduit à l’aliénation de soit même. C’est très intéressant mais on en fait vite le tour malgré tout. Surtout que le scénario n’explore pas de nombreuses pistes qui auraient pu donner de la profondeur à ce personnage hors norme. Que faisaient-ils tous de leurs journées ? Pourquoi ne pas exploiter la sexualité de cet homme qui en plus est resté longtemps en binôme avec son plus proche compagnon d’armes ? Il y avait matière à apporter un peu d’ambiguïté ou de questionnement sur ce qui l’animait au-delà de cette mission. On voit une femme apparaitre dans leur vie après des années en vase clos ; cette situation donne lieu à une exploitation assez convenue de ce qui aurait dû être un ressort scénaristique fort. Idem pour les rencontres avec les autochtones ; Harari (le metteur en scène) nous présente Onoda et ses compagnons comme des victimes. C’est oublié, mais c’est le but de fiction aussi, qu’ils ont tué une trentaine de personnes en 30 ans et pas uniquement par légitime défense.
Au final un peu déçu par ce film assez sage et bien trop conventionnel pour crier au chef d’œuvre. Un moment sympa dont on ne retiendra pas grand-chose sur la longueur
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CINÉ FEEL
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82 abonnés 287 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2022
Face à ce film d’une ambition et d’une rigueur rares, on se demande quel cinéaste asiatique peut bien en être l’auteur Eh bien non, c’est un français qui nous livre cette œuvre hypnotique et magistrate, qui nous lave le cœur et le regard des inepties que le cinéma français nous inflige chaque mercredi. Bravo à Arthur Harari, Bravo à ses producteurs pour avoir osé ce projet casse gueule : 2h48 en langue japonaise, dans la jungle des Philippines, dans une guerre sans adversaire. N’y cherchez pas coups de bravoures et combats héroïques, vous serez déçus. Mais s’il vous plaît de vous perdre au cœur des ténèbres, dans un désert des tartares asiatique, si vous voulez partager la destinée d’un homme fidèle jusqu’à la folie au code d’honneur militaire , allez y vite. Pour ma part, c est bien la première fois que j’ai été sensible à un film de guerre, à l’honneur d’un capitaine, toutes notions de grandeur militaire et de patriotisme qui m’échappaient complètement. Un prodige !
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