Onoda - 10 000 nuits dans la jungle
Note moyenne
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Spider cineman
Spider cineman

215 abonnés 2 550 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 décembre 2021
Certes retranscrire l expérience de 10000 nuits dans la jungle est un challenge... mais le faire au travers un film de 2:45 n est pas la meilleure idée ... qu est ce que c est long au point d en perdre une forme d intensité. On passe sur quelques anachronismes (Jeep en début de film) qui n aide pas à s immerger dans une ambiance de guerre, ce n est d ailleurs pas un film de guerre mais la restitution de cette expérience d un soldat isolé qui se raccroche à ce qu il peut pour survivre. C est Intéressant de ce dernier point de vue, néanmoins le résultat m a semblé que partiellement remplir l objectif. A la différence de beaucoup pour ma part je n ai pas été ébloui par ce film auquel je met une note de 2/5 je n ai pas réussi l immersion...
Vassili A.
Vassili A.

33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 décembre 2021
Un jeune lieutenant dans les troupes spéciales au service de l'empire qui est en train de perdre la guerre.
Le jeune homme a loupé le recrutement des kamikazes, le vertige l'empêche de piloter meme si on n'a besoin que de décoller...
Il s'enfonce dans la jungle ne voulant pas se résigner à la capitulation à venir
Comment la fidélité au devoir de soldat se transforme en folie qui dure trente ans... Refuser la défaite et la réalité du monde. Aveuglement, fanatisme, obstination, courage, fidélité.
A quel moment la folie s'empare de nous en nous faisant prendre des chemins totalement étrangers à la raison ?
Le lieutenant Onoda pourrait, sans doute, en débattre avec le lieutenant Drogo du Desert des tartares.
L'ennemi n'est plus là. On est devenu vieux à attendre la gloire. A-t-on bien fait de ne pas renoncer ? ... La guerre est finie, Onoda-san...
Le film d'Arthur Harari est une brillante réussite malgré quelque longueurs... mais c'est long, trois décennies dans la jungle.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 novembre 2021
Après le très convaincant Diamant noir, sorti en 2016, le réalisateur français Arthur Harari est de retour en 2021 pour son deuxième long-métrage, un incroyable projet à l’ambition folle. D’une durée de 2h47, entièrement tourné en Asie, en Japonais, avec des acteurs nippons, le film revient sur la vie de Hirō Onoda, un soldat ayant continué à combattre avec trois compagnons – puis deux, puis un, puis tout seul – sur une île des Philippines de 1945… à 1974, refusant de reconnaître la défaite de son pays dans la Seconde guerre mondiale. Ce long-métrage qui fait la part belle à la nature sauvage nous offre une chronique fascinante du changement des saisons, avec de longues périodes de pluie ininterrompue qui nécessitent une adaptation permanente des hôtes de la forêt. Mais le film est d’abord et surtout le portrait d’une personnalité secrète et complexe, que l’obstination délirante va emmener aux confins de la folie la plus pure. Un classique instantané.
Calvero2017
Calvero2017

2 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2021
Un film hors mode, maitrisé de bout en bout tant sur le fond que sur la forme et porté par une caméra impeccable. Un sujet incroyable qui valait ce très beau film, un personnage qui est à lui seul toute une histoire: un Don Quichotte des temps modernes, une histoire à la fois épique et intime. C'est aussi un film sur l'engagement, le don de soi. Le don de soi jusqu'à la folie. A découvrir sur grand écran.
Jules Bancharel
Jules Bancharel

7 abonnés 17 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 octobre 2021
On pourrait se dire que ce film est trop long, mais dans notre société où la consommation d'images rapides a envahit les téléphones (tiktok, instagram), ça fait du bien d'apprécier un film long contenant des plans lents, l'histoire est gentillette et la fin est satisfaisante.
William Dardeau
William Dardeau

36 abonnés 176 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 octobre 2021
Onoda raconte l’ histoire (vraie) d’un soldat japonais qui continue à faire la guerre dans une petite île des Philippines , bien longtemps après la fin de cette dernière. Malgré quelques scènes plutôt réussies le film se traîne en longueur (presque 3 heures) sans réelle justification, et Harari évite soigneusement toute scène spectaculaire (un gros mot ?). Alors il faut bien avouer que l’on s’ennuie ferme. Sur une trame similaire mieux vaut revoir le superbe Duel dans le Pacifique de John Boormann.
Pascal
Pascal

19 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2021
Bon film. Un peu long. Mais bon c'est aussi cette longueur qui donne la puissance au récit. La mise en scène est sobre, efficace. RAS sur le jeu des acteurs. Le scénario, simple, se déploie dans la longueur du film dont nous savons plus ou moins des les premières images quel sera l'issue.
Paul F
Paul F

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2021
Historique !

Bercé par cette histoire unique, j'attendais avec impatience son adaptation au cinéma.

Le film nous plonge dans une île des Philippines en plein milieu de la guerre du pacifique en 1944.

Les presque 3 heures de films et le montage calme, nous plonge dans la solitude de l'officier japonais face l'immensité désertique de cette minuscule île du pacifique.

Une seule question se pose en sortant du cinéma : "Comment peut-on rester seul 30 ans sur une île ?"

A vivre.
Makimax74
Makimax74

5 abonnés 130 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 septembre 2021
les 2h47 passent sans trop de temps morts. les paysages, les acteurs la lumière sont magnifiques.on reste fasciner et attentifs au différentes scènes de vie de bivouac..de Ces japonais. même si on connaît la fin.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 septembre 2021
Après avoir exploré le milieu de diamantaires anversois, Arthur Harari par au Japon pour y tourner davantage un film sur la guerre qu'un film de guerre, et représente des locaux dans leur langue natale, à l'image de ce qu'avait fait Eastwood avec "Lettres d'Iwo Jima". Il s'intéresse à la guerre secrète menée par Hiroo Onoda durant trente ans, de 1944 à 1974 et met en scène le mystère qui entoure ce soldat : malgré des preuves de la fin de la guerre, apportées tout au long de ces trois décennies, Onoda va rester dans la jungle en parvenant à convaincre d'autres soldats de l'accompagner dans son "combat". Le fait-il par patriotisme, par lâcheté ou extrême naïveté ? On n'en saura rien. Il peut être à ce titre frustrant de ne pas être plus avancé à la fin du film qu'au début, mais c'est bien cette opacité qui fait la beauté de ce personnage insaisissable et d'un film qui, s'il ne réussit pas tout ce qu'il entreprend, possède une assurance et une singularité indéniables. Le territoire d'"Onoda" est avant tout descriptif : que ce soit lors du flashback montrant sa formation secrète, son quotidien dans la jungle ou la rencontre avec le touriste, ces moments n'expliquent pas un choix ou une attitude, ils demeurent factuels et il revient – ou pas – au spectateur de comprendre le chemin emprunté par ce soldat. Après une entrée en matière quelque peu poussive, le film trouve son rythme à partir du moment où Onoda et ses camarades s'installent dans cette jungle, y règlent leur quotidien tout en étant à l'affut d'une arrivée des opposants américains. Entre gestion de l'habitat, des intempéries et déni de la réalité, les personnages créent un monde replié sur lui-même qui obéirait à ses propres règles : c'est dans la capacité à épouser le train de vie de ces hommes, et en particulier celui du duo qu'Onoda forme avec Kozuka, que le film trouve son ampleur. Il relate même avec une simplicité touchante l'histoire d'amitié entre ces deux hommes, solidaires jusqu'au bout. Toutefois, le film peine à retranscrire une expérience du temps qui soit fidèle au nombre d'années passées par Onoda sur l'île ; en effet, les ellipses sont parfois brutales et, en saupoudrant régulièrement l'ensemble de petites actions devant faire progresser le récit, Harari ne réussit pas vraiment à donner l'impression de lenteur et de langueur qui pourtant s'imposait au vu du sujet. Reste que le cinéaste parvient à créer quelques ruptures temporelles dans le dernier tiers où Onoda vieux, face à la mer, voit celui qu'il était trente ans plus tôt de l'autre côté de la plage. Ce dédoublement momentané dit la stabilité mentale d'un personnage qui semble avoir passé toute une vie ou presque en n'ayant pas changé, rivé à une croyance erronée. C'est le drame de ce personnage d'avoir fondé un idéal sur un mensonge, et cette révélation terrible ne lui parvient que dans les derniers instants du film, à travers les mots de son formateur d'antan. Pour autant, au moment de quitter l'île, on ne sait toujours pas ce que ressent Onoda : nul soulagement en tout cas, nulle envie de construire une vie sur du réel, mais entre la tristesse et un résidu de déni, il est difficile de savoir ce qui habite à ce moment le mystérieux soldat.
cortomanu
cortomanu

85 abonnés 448 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2021
Un francophone qui tourne un film en Japonais sur des soldats japonais c'est inhabituel. Mais c'est réussi. On entre dans cette histoire, inspirée de faits réels, sans difficulté malgré les 2h45. Et on suit l'étrange destin de ces soldats devenus inaccessibles et prisonniers d'eux même et de leur guerre. Captivant, au propre et au figuré.
Caton le Censeur
Caton le Censeur

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 août 2021
Trois heures que je n'ai pas senti passer!
Belle réflexion très actuelle sur le complotisme.
A voir.
Bernard D.
Bernard D.

130 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2023
« Onoda. 10 000 nuits dans la jungle », présenté dans la section Un Certain Regard au Festival de Cannes 2021, est le 4ème long métrage de Arthur Harari avec cette curieuse particularité qu’un réalisateur Français se soit lancé dans un film en Japonais. Ceci-dit des soldats japonais doublés en français auraient fait perdre toute l’intensité de ce film … et l’aurait même rendu risible. En tous cas, chapeau à toute l’équipe de tournage avec ces acteurs japonais … filmés au Cambodge avec donc moult traducteurs !
Décembre 1944, alors que le Japon est en train de perdre la guerre, le mystérieux Major Taniguchi, va recruter le jeune Hiroo Onoda et l’envoyer sur la petite île de Lubang aux Philippines, pour une « guerre secrète » avec comme mission de retarder le débarquement sur l'île des américains et l'ordre de "refuser de mourir coute que coute" et de ne se rendre sous aucun prétexte.
Ce film de 2 h 47 est un peu lent à démarrer … mais à vrai dire à l’image de l’attente de ces pauvres soldats et ce temps nous permet de mieux cerner la psychologie de ces 5 soldats. Puis arrivent des scènes très fortes comme celle où, bien qu’une mission japonaise venue à sa recherche, ait laissé des journaux d’actualités et un petit transistor, Onoda jugera qu’il s’agit d’une propagande. Il convaincra son second qu’en fait le Japon s’est allié à la Chine de Mao voire à la Sibérie, est que cette « alliance de l’Asie de l’Est » continue le combat contre les américains … d’où l’importance stratégique de l’île de Lubang et toute la justification de sa mission.
En 1974, un touriste/journaliste (?) arrivera à rencontrer Onoda mais il ne croira pas que la guerre est finie et il demandera à recevoir des ordres de son supérieur. Le Major Taniguchi, semblant avoir oublié l’affaire et devenu libraire, viendra sur l’île et prononcera de façon très militaire un discours annonçant la fin de la guerre et la dissolution de l’escadron qu’il avait formé, ordres suivis de l’enregistrement du discours de reddition de l’empereur Hiro-Hito. Onoda ne dira mot et désamorcera son fusil. De même dans l’hélicoptère qui le ramène au Japon, il ne dira rien et son regard figé sur « son île » ne permet pas de savoir ce qu’il pense réellement.
Un film très fort ambitieux, magnifiquement filmé mais portant la question de la limite de l’obéissance des militaires.
velosolex
velosolex

6 abonnés 53 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2021
C'est un film puissant et qu'on se rappellera longtemps, que cet "Onoda. ". IL s'attache à cette page terrible de la guerre du Pacifique, où les forces américaines rencontrèrent une résistance si acharnée pour reconquérir les îles une par une, au prix de pertes si importantes que l'option nucléaire leur apparue souhaitable, afin de mettre un terme à la guerre. L'engagement des soldats nippons fut extrême, jusqu'à la mort souvent acceptée comme sacrifice ultime. Les codes d'honneur sont on le sait très importants dans ce pays, et le respect à l'autorité légitime. Si le cadre de la guerre est prégnant, et cruel, le metteur en scène a l'habileté de davantage suggérer que de montrer. Encore une preuve de son excellence.
L'histoire si elle est authentique, peut faire croire en voyant le film, que quelques ficelles ajoutées au scenario l'ont rendu plus cinématographique. Mais à mon grand étonnement, parcourant le dossier de presse, et le compte rendu de la véritable histoire, j'apprend que le cinéaste n'a rien ajouté au déroulement de l'action, du début à la fin. Même cette rencontre finale avec le jeune étudiant, qui parait presque du " troisième type". avouant ses buts essentiels au soldat: "Trouver le yeti, et aussi le lieutenant Onoda, devenu une légende au Japon....."
Voilà donc l'odyssée dans une ile des Philippines couverte d'une jungle épaisse, de cet officier tenant fermement un groupe de quatre hommes sous son autorité, donnant un but à leurs jours!
Cette histoire dépasse de beaucoup le cadre de la guerre. Il fait référence à l'esprit de corps, et à la possibilité de s'enfermer dans une sorte de déni frisant le délire, alimenté par une paranoïa mystifiant le réel....Les éléments d'information semblant prouver que la guerre est finie depuis quelques années, s'ils ébranlent un temps le groupe, quand ils sont mis en contact d'un transistor, leur donnant des informations ( et un morceau de rock and roll, moment comique...) vont pourtant être vite balayé: Onoda décryptant avec assurance une tentative d'intoxication pour qu'ils abandonnent le combat. Il y a un refus total de voir les choses en face, un aveuglement délibéré, délimité par des œillères choisies: La fidélité aux ordres et à l'empereur, menant à une extension de la tragédie, par des soldats enfermés dans leur monde, de façon autistique!
A l'heure du covid, où les informations scientifiques sont réfutées sur l'heure par des gens certains de leurs vérités, et du grand complot à l'œuvre, ce film parait un clin d'œil pertinent, pour nous apprendre à nous méfier des beaux parleurs, et des sectaires, parvenant à donner une apparence de crédibilité à leur délire.
C'est donc un film universel, une sorte de fable située entre "Robinson Crusoé", et " Voyage au bout de l'enfer" de Cumino. On ne revient jamais le même au retour d'une guerre!. Encore faut il déjà en revenir, comme Ulysse, tant la route du retour est longue!. Et tout autant le vouloir, quand la vie militaire et la soumission aux ordres est plus rassurante, que d'avoir à se réadapter !.
Et c'est peut être cela aussi qui fait peur à ces hommes, dont le nombre diminue peu à peu, pour ne plus être finalement qu'un couple, semblables à des enfants jouant au soldat, ou des vieillards cramponnés par la force de leur habitude, à un combat étrange qui n'a de sens que pour eux, et sans lequel sans doute ils ne seraient plus rien!.
C'est de moins en moins facile d'avouer qu'on s'est trompé, quand on a fait tant de route.
Oui, vraiment, ce film puissant dépasse les thèmes du film du genre guerrier. Il rappelle précisément ces grands films japonais que signait Kurosawa, le grand maitre, et que le cinéma nippon continue d'ailleurs à produire, fidèle à ce qu'était le cinéma italien des années 50 et 60.. Des films qui interrogent et nous aident à vivre.
J'apprend que le metteur en scène néanmoins est français. Est il resté lui aussi sur une île, cultivant la mémoire de ses grands ainés: John Houston, Rossellini, autres metteurs en scène prestigieux qui s'intéressèrent à la guerre, cet accélérateur des névroses, de la passion, de l'engagement, et de la folie.
Yves G.

1 856 abonnés 4 063 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 août 2021
Le jeune lieutenant Hirō Onoda, après une formation aux techniques de guérilla, est missionné aux Philippines, dans l’île de Lubang, fin 1944, pour y freiner l’inexorable avancée américaine. Refusant de se rendre à la réalité du cessez-le-feu, il poursuit le combat dans la jungle avec trois camarades. Il n’acceptera de déposer les armes que trente ans plus tard.

Le réalisateur français Arthur Harari n’a pas opté pour la facilité pour son deuxième film. Après être allé tourner un polar poisseux chez les diamantaires anversois, "Diamant noir", il a pris le chemin de l’Extrême-Orient pour y raconter l’histoire d’un « soldat japonais restant » (les Américains utilisent l’expression plus ramassée et plus imagée de "stragglers", traînards) ayant refusé la capitulation de 1945.

"Onoda" n’est pas un film de guerre même s’il en a l’apparence et même si la réalisation s’est donnée les moyens de tourner quelques plans ambitieux de bataille. C’est avant tout une plongée métaphysique dans la psyché d’un homme qui, pour laver une humiliation (il n’avait pas été jugé apte à rejoindre le rang des kamikazes), va s’enferrer dans une illusion jusqu’au-boutiste. Comment peut-on, aveuglé par une foi exacerbée dans une cause, pousser la déraison jusqu’à nier la réalité ? L’interrogation résonne étrangement avec l’actualité la plus brûlante, qu’il s’agisse des délires complotistes des antivax ou des sornettes trumpistes de l’autre côté de l’Atlantique.
"Onoda" raconte aussi l’histoire d’un quatuor soudé autour de son chef dans cette même folie, uni par une promiscuité qu’on imagine en même temps insupportable et nécessaire, source de conflits comme d’actes solidaires, sinon de tensions homo-érotiques.

"Onoda" dure 2h45. C’est le moins qu’il fallait pour raconter ces « 10.000 nuits dans la jungle », sous-titre inutilement racoleur de cette histoire à donner le vertige. Cette longueur hors normes était nécessaire, dira-t-on. Elle n’en est pas moins indigeste.
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