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1,0
Publiée le 20 octobre 2018
c’est tellement convenu que n’importe qui aurait pu écrire ce scénario. c’est joué à « la va vite ». le seul moment important c’est la discussion entre le père et sa fille. pour le reste circulez c’est sans intérêt. quant à la fin !!!! c’est pire
Un excellent film qui sait mêler humour et émotion. Je m'attendais à un scénario assez attendu cela n'a pas été le cas. J'ai adoré la prestation des acteurs avec une belle surprise concernant Grégory Gadebois.
Quel huit clos: des acteurs fabuleux et un super moment de cinéma MERCI! De toute évidence il faut éviter ce jeu entre amis et les éclipses. L’équipe est passée rapidement à Nantes : merci à eux
J’ai posé la question à des amis qui n’ont pas vu le film : « D’après vous, quel genre de messages ou d’appels va-t-on lire ou entendre dans un tel scénario ? » Le résultat c’est que pas un seul ne s’est trompé. Ils ont tous deviné les banalités attendues et les ressorts dramatiques qu’il était facile d’en tirer. Prenez tous les clichés de notre société (cul, fric, famille, mœurs, etc…) et posez vos téléphones sur la table : la guerre est déclarée. Le film déroule donc sans imagination la liste des clichés où se cachent nos mensonges ou nos secrets quotidiens. Le thème était racoleur, mais ce qui aurait pu être une comédie acide à l’anglaise ne fait jamais sourire. Elle est traitée au premier degré, comme si Fred Cavayé voulait qu’on se regarde tous de travers en sortant de la salle. Ça va, nos trahisons et nos faiblesses on les connaît, pas besoin de nous les montrer avec un réalisme aussi banal et aussi moralisateur. Je m’attendais à voir une farce cruelle et déjantée, où j’aurais ri de bon cœur aux impostures de notre i-civilisation. Au lieu de ça on titille ma sensiblerie, on fait surjouer aux acteurs la dramatisation d’un huis-clos existentiel forcément bourgeois, grande spécialité nationale, comme si on était au dernier rang d’un théâtre et qu’on ne voyait pas bien couler les larmes de crocodile. Le scénariste pense s’en sortir avec une fin totalement alambiquée, qui souligne finalement l’inconsistance de tout ce qu’on vient de voir et nous renvoie à nous-mêmes.
Une comédie française réussie, légère sans être superficielle qui vire au drame sans être excessif. Les relations du couple et entre amis sont mises a rude épreuve sur un ton juste.
J'avoue être un peu embêté lorsqu'il s'agit de noter « Le Jeu ». D'un côté, je ne me suis pas ennuyé, passant même plutôt un bon moment avec cinq acteurs de talent, la très belle Suzanne Clément en tête. L'idée est bonne, permettant des situations parfois assez drôles, d'autant que niveau scénario, malgré quelques facilités, cela se tient plutôt bien. Le propos, bien qu'un peu forcé, est assez juste, et je ne suis on ne peut plus d'accord avec l'adage : « un bon mensonge vaut mieux qu'une mauvaise vérité », semblant être le leitmotiv du film. Malheureusement, je pense qu'il y avait beaucoup mieux à faire. Pas assez méchant, grinçant, provocateur... Sans doute n'était-ce pas le but, mais au vu du potentiel, je pense qu'il fallait y aller à fond, ne pas avoir peur de faire du mauvais esprit... Là, même pas mal amené, on reste dans quelque chose de relativement lisse, ce qui n'empêche pas un minimum d'imprévisibilité, voire certaines scènes vraiment réussies spoiler: (franchement, le discours de Stéphane De Groodt à sa fille hésitant avant sa première fois, je l'ai trouvé vraiment touchant) . Finalement, spoiler: tout explose seulement dans le dernier quart , sans qu'il y ait réellement eu de montée en puissance auparavant, atténuant du coup son effet. Reste alors cette fin, que l'on peut clairement voir comme une solution de facilité. spoiler: Finalement, rien ne s'est passé, tout le monde reste en bons termes : tranquille, on ne fait pas de vagues. Mais si l'on y regarde bien, chacun restera aussi dans son amertume, ses non-dits, voire ses hontes. De plus, alors que ces quatre vérités hurlées au grand jouer avaient au moins permis à un des couples de se ressouder, on peut fortement penser que ce ne sera pas le cas... Pas si simple, donc : Fred Cavayé envoie la pièce en l'air, à chacun de penser de quel côté il préfère qu'elle tombe. Après, j'ai bien conscience qu'il s'agit du deuxième remake d'un film italien, auquel « Le Jeu » est visiblement extrêmement fidèle : je n'aurais donc probablement pas eu le même regard si je l'avais vu précédemment. En attendant, cela n'enlève rien au relatif plaisir que j'ai pu prendre auprès de ces comédiens et de cette histoire plutôt de bonne facture (non adaptée d'une pièce de théâtre, comme on aurait fortement pu le penser!!), même si je reste convaincu qu'il y avait bien mieux à faire dans le déroulement du récit et du ton à adopter. Un peu frustrant.
J'ai eu la chance de voir ce film en avant-première avec à la fin, l'apparition de certains acteurs. Le film est basé sur une très bonne idée. On y trouve émotions et rigolade. Je suis juste déçue de la fin, d'où ma note. L'équipe a été adorable et très drôle !
Un huis clos réussi, où l’on ne s’ennuie pas une seconde. Le rythme est intense, au fil des messages et appels reçus par les invités qui se sont prêtés au jeu sans savoir ce qui les attendait. Ce film est d’autant plus brillant que sa chute est inattendue et pleine de sens. Elle fait réfléchir et donne une toute autre dimension à ce « jeu ».
Remake d'une comédie italienne sortie en 2017, "Le Jeu" est la cinquième réalisation de Fred Cavayé qui a récemment signé la comédie "Radin!" avec Dany Boon. Huis clos aux allures théâtrales, cette grosse blague avec des bobos quadragénaires quitte bien vite la piste cocasse du vaudeville pour rejoindre le ton grinçant et féroce des mensonges et autres affaires de tromperies et de coucheries. Une nuit d'éclipse lunaire, Marie et son mari invitent leurs amis de longue date pour le diner. Problèmes de couples et autres préoccupations sont mis de côté le temps d'une soirée jusqu'à ce qu'une idée de jeu pointe le bout de son nez ; les portables et toutes ses notifications deviennent public le temps du repas. Pour le meilleur et surtout pour le pire ! A l'instar de "Le prénom" ou de "Carnage", le décor unique de "Le Jeu" est un huis clos dans un appartement parisien, empêchant ainsi chaque personnage de fuir la situation présente. Ce qui s'annonce comme étant une bonne soirée entre amis tourne rapidement au cauchemar lorsque l'hôte propose de rendre public toutes les notifications reçues sur le portable de chacun. Telle une roulette russe infernale, les messages revêtent la forme de missiles qui vont venir imploser lors de ce diner bobo parisien. Au départ sympathique et n'allant pas au-delà des simples potins, le jeu se corse au fil de la soirée où quiproquos, coucheries et tromperies font l'objet de révélations inattendues. Bien que le ton soit avant tout comique, "Le jeu" tourne vite au vinaigre et ,via les mensonges, les confrontations et les disputes, adopte une certaine gravité de façon assez surprenante. En effet, le huis clos permet d'observer à la loupe les différentes réactions des sept personnages qui sont un à un mis à nu. Aucunes échappatoires possibles sans enfoncer le couteau dans la plaie, ce diner de fin de semaine se métamorphose en plaidoirie où fautif et victime s'affrontent face à leurs amis démunis. De façon subtile et assez intelligente, et ce, même si c'est parfois très prévisible, "Le jeu" aborde les thèmes du couple, de l'amitié, de la parentalité et du sexe sans jamais s'éterniser. Chaque acteur a d'ailleurs son moment à lui, faisant monter le calvaire jusqu'à un point de non-retour. Suzanne Clément en épouse désabusée et aigrie, Bérénice Bejo en mère incomprise et Grégory Gadebois en copain mis à l'écart restent les plus marquants et touchants de cette joute verbale. "Le jeu" aurait surement perdu en efficacité sans cette fin originale qui confère au film un message, voire une morale qui laisse entendre que toute vérité n'est pas bonne à entendre. Constat plutôt désespérant de notre capacité à mentir, "Le jeu" s'avère juste avant d'être drôle.
Dans la veine de “Le Prénom" même si ce n’est pas au niveau de ce dernier, c'est vraiment bien orchestré. Les acteurs sont convaincants, les concours de circonstances, bien qu’exagérés, tombent justes. Ce film allie habilement le comique et le dramatique. La fin donne à réfléchir, c’est bien trouvé. On sort de se film en se posant des questions sur les conséquences du mensonge, de l’hypermodernité et de la vie de couple dans notre époque.