Un film d’animation qui critique frontalement les GAFA, l’isolement et le repli sur soi que provoque l’utilisation à outrance des réseaux sociaux. Dommage que cette critique ne soit un peu trop superficielle et manque de nuance qui l’aurait rendu encore plus efficace. Dommage aussi que visuellement le film soit réellement quelconque. Le sujet aurait mérité un film plus acide même en restant destiné à un public familial.
Le propos sur la dépendance aux technologies, le manque de socialisation ou encore le conformisme n'est pas vraiment novateur mais est traité de manière plutôt maline et amusante. Le début du film est vraiment délirant avant de devenir un peu plus quelconque sur la fin mais il reste globalement vraiment fun.
Un animé très sympathique qui surfe sur la vague de l'hyper connexion des gamins aux réseaux et autres tablettes et smartphones. C'est très simple et gentillet puis plutôt joli en terme d'image. Le début m'a limite angoissé, chaque gamin avec son robot connecté, l'horreur. Puis ça s'anime et ça s'avère plutôt drôle et bien écrit. La morale finalement tourne plutôt vers l'amitié et les relations entre enfants mais glisse tout de même un mot en faveur de tout cet attirail connecté. On a parfois l'impression d'un clip pour Apple mais au final ça passe bien même si le schéma narratif est des plus classique.
“Ron's Gone Wrong” est un long-métrage sympathique et efficace notamment grâce à un univers graphique lumineux et coloré. Le personnage de “Ron” le Bubble Bot est visuellement très réussi, son minimalisme montre qu’il ne suffit pas de grand chose : deux yeux, deux bras, un corps en forme de suppositoire et une bouche, pour générer rires et émotions. L’écriture est très simple avec un seul grand arc narratif qui déroule rapidement, sans prendre de risque, ni vraiment s’oser à quelque chose d’original ou foufou. Les personnages sont pour la plupart caricaturaux avec un patron, Andrew Morris qui ressemble étrangement à un certain Steve Job en plus de son entreprise “Bubble Bot” qui fait largement penser à la structure de la firme à la pomme. J'espère juste que ce Andrew Morris ne sera jamais à la tête d’une entreprise tellement il est couillu et enfoiré…Savannah et Rich en tant que leader de la classe alimente le cliché des influenceurs/harceleurs/harcelés, spoiler: avec la trendy “Savannah Poogirl” comme une démonstration des dangers des téléphones et des réseaux sociaux. Ce film s’oriente avant tout vers un public jeune autour de la sensibilisation des IA et de la technologie au travers de nos relations aux autres. Cela reste donc un très bon compromis entre divertissement et pédagogie. On sent les influences de “Her” de Spike Jonze toujours sur le même thème de l’intelligence artificielle, mais cette fois-ci plus décomplexé et moins adulte avec l’actuel “Ron débloque”.
Ron débloque c'est exactement ce qu'on attend de Pixar depuis des années sauf que ça ne vient pas d'eux ! C'est très divertissant à regarder avec un duo improbable entre Barney et Ron. On ne compte pas les passages hilarants. Pour autant, le film ne se prive pas de travailler sur le fond. Le sujet de l'ultra connexion des adolescents est au cœur des préoccupations avec ce monde dystopique où il faut un robot pour avoir des amis humains... Une critique très juste et qui s'accompagne de passages émouvant afin de lui donner une certaine nuance.
En plus de sa vision perspicace sur l'atteinte aux relations et notre avenir proche en rapport avec modèle numérique, la consommation morceau par morceau du nuage au dessus de nos têtes, Ron Débloque surpasse toutes nos attentes en terme d'animation.
Ce film d’animation racontant l’histoire d’amitié entre un jeune ado et un robot pas comme les autres est une parabole intéressante sur l’influence des téléphones portables et de leurs applications dans le quotidien de nos chères têtes blondes. Mais bien au-delà du buddy movie classique, on a aussi une ode à la différence avec une fin originale tellement bien trouvée faisant de « Ron débloque » le pendant de la formidable série anglaise « Black mirror » mais pour enfants, rien que ça !
"Ron Débloque" est le genre de film d'animation qui fait très plaisir à voir. Moi qui reproche souvent aux films d'animation récents d'être devenus trop lisses et bien trop classiques, ce long-métrage débarque avec une idée qui semble vouloir absolument toucher les plus jeunes. Certes, parler des réseaux sociaux et de leurs dangers, mais aussi d'Internet en général, c'est une thématique assez classique et que nous connaissons tous. L'originalité n'est donc pas dans la thématique, mais bien dans la façon de l'exposé et de la mettre en scène. On comprend très rapidement les messages que le projet veut faire passer grâce à la bonne écriture du scénario et de ses personnages. Le point fort du film est clairement la relation entre Ron et Barney. Ils sont très attachants et leurs dialogues explorent beaucoup de choses très intéressantes. Tout d'abord, d'un point de vue des thématiques, avec le fait de développer l'idée du "qu'est-ce que c'est qu'être des amis ?". En effet, l'idée de l'histoire est de montrer que les réseaux sociaux ne nous donnent pas forcément de vrais amis, que l'amitié est bien différente de ce que de grandes entreprises voudraient bien nous faire croire. Mais aussi, au niveau du ton, celui-ci étant principalement tourné vers l'humour. Et je dois dire que j'ai beaucoup ri face au film, beaucoup de gags étant vraiment très bien gérés. J'avais vraiment peur de tomber dans la mode actuelle du film d'animation qui va à fond la caisse pour stimuler le jeune spectateur, et le film tombe un peu dans ce genre-là par moments. Mais dans l'ensemble, il se laisse quand même pas mal de temps pour développer son histoire, et donc également ses gags. J'ai beaucoup aimé tout ce qui est fait autour de Ron, son "innocence" rend le tout très intéressant et plutôt bien trouvé. On passe donc un bon moment face au film, c'est bien écrit et c'est également très joli. L'animation est de qualité, notamment au niveau des lumières et des couleurs. C'est donc un ensemble très homogène et de très bonne qualité. Je recommande vivement le visionnage de ce projet pour un jeune public, car, si cela peut paraître un peu léger pour un adulte, je suis certain que la formule peut être très intéressante et instructive pour un enfant. Pour conclure, un film d'animation porté par une très bonne thématique.
Ron débloque est un film d'animation assez touchant, émouvante aussi lors de certaine scène vers la fin avec une scène en particulier et qui est très rare de retrouver dans un film d'animation destiner au jeune public c'est un choix fort et un risque payant et utile qui apporte un vraie plus au film et nous offrant aussi une réflexion sur les jeunes et la dépendance aux technologies, qui priment malheureusement maintenant par rapport aux relations humaines. Un film très drôle qui devrait vraiment plaire à la jeune génération mais pas seulement. Bon forcement on donne les leçons d'amitiés habituelles de ce genre de film...et surtout le fil rouge sur les réseaux sociaux et ces dangers et vu les actualités de plus en plus présentes. Un film avec un humour fort et un message fort celui de l 'lamitier qui est plus fort que tout comme d'habitude . Donc de l'humour, de l'aventure et la leçon de vie font de ce film un vrai plaisir et pour toutes la famille. Et c'est traité de manière plutôt maline et amusante c'est la meilleur façon de faire passer un message surtout au plus petit . bravo pour ce film qui n'est pas un pixar mais qui offre à la fox un voile film a succès. bravo
Génial !! Actuel, drôle attachant, bien écrit, bien réalisé. Franchement j'ai adoré ce film qui parle des gens un peu trop connectés. très bonne surprise 4/5.
Ce sympathique film d'animation est une énième mouture de mise en garde contre l'assistanat connecté dans toutes les tâches de la vie et notamment ici dans le relationnel. En effet Ron est conçu pour être curriculum vitae mobile de tout un chacun pour son entourage. Ainsi chacun se fait des amis selon les affinités affichées par son droïde car toutes les données ont déjà été récupérées par les parasites de l'internet et des télécoms pour fournir un robot personnalisé prêt à l'emploi au premier et que tout le monde se doit d'acheter, Tout cela pour situer de départ et le fait que notre autre héros humain, Barney, qui vit autrement et conséquemment à l'écart à tôt fait lorsqu'il acquiert le bot dans lequel il n'y a aucune information. De là découler une complicité entre les 2 au cours de laquelle Ron en apprenant sur Barney va devenir un amis au lieu d'un faiseur d'amis. l'ensemble est cool à regarder, amusant, pointant des problématiques mais reste cependant positif et relativement consensuel... Et c'est là que cela coince car le concept même de Ron n'apporte absolument rien de neuf en termes de communication, c'est juste un artefact technologique pour la technologie, un gadget dont on se demande comment tout le monde peut se le payer et payer la connexion et autres services qui vont avec (mais on ne va pas sombrer dans ces considérations terre à terre, la bobeaufitude bénéficiera d'un autre crédit pour cela). Mais un gadget qu'il faut posséder car les médias diront qu'il faut l'avoir pour être comme tout le monde, et agir collectif. Bref sympathique mais quelque peu malsain. Surtout que dans une cours de collège, quel profiteur a pu mettre dans la tête des élèves l'évidence qu'il y avait nécessité d'un outil connecté pour communiquer mieux que la parole directe. Coté technique ça tient la route sans se démarquer d'une production Pixar ou Disney, c'est dans cette lignée.
J'ai trouvé cette histoire assez inégale mais le dernier quart révèle des intentions assez louables. L'idée d'ensemble bien que semblant proche de ce qui évolue dans les technologies est très improbable tel quel et présenté de façon trop naïve et convenue. En soit assez trompeur, peu crédible ni subtil, le dénouement heureusement assez développé rattrape le tout sans être si convaincant car bien simpliste. Une I.A. qui échappe au monde capitaliste et qui est bienfaisante est un idée intéressante c'est en cela que ce film est tout de même plutôt bien, par cette positivité. Le titre est en trompe l'oeil, et suggère que ce qui nous est montré de façon conformiste comme étant mauvais peut être au contraire salvateur face à l'hypocrisie et la mauvaiseté globale du monde.
La méthode la plus directe pour dévaloriser la première production du tout jeune studio Locksmith animation serait de lui reprocher d’être partie prenante du système qu’il dénonce. Non seulement parce qu’il s’agit (indirectement) d’une production Disney, l’écurie la plus monopolistique du moment, mais aussi parce que, à l’instar des sympathiques “Mondes de Ralph’ et du nettement plus douteux ‘Monde secret des émojis’, ‘Ron débloque” prône l’amitié, les relations vraies, l’originalité et l’indépendance d’esprit à travers la description d’un monde ultra-connecté idéal qui est justement l’inverse de tout ça. Ron, c’est le non d’un B-Bot, un petit robot qui est, par la magie des algorithmes, lié émotionnellement à celui qui l’a acheté, comme une sorte de mur Facebook mobile et parlant…sauf que Ron a été mal programmé et fait absolument n’importe quoi, au risque même de commencer à s’humaniser et d’nfluencer son possesseurs en retour, là où ses congénères ne sont que des reflets dociles. C’est sûr, on peut y voir un “Faites ce que je dis, pas ce que je fais” un brin schizophrène mais après tout quitte à vouloir faire passer un message (bienveillant le message, pas du tout radical hein, quelque chose comme “la technologie est ce que tu en fais”) à un public de pré-ados, il est peut-être plus futé de l’ancrer dans une “utopie” qu’ils peuvent appréhender qu’en militant pour le retour à la terre et les autodafés de Smartphones. Ce qu’on peut peut-être reprocher à ‘Ron dévloque’, c’est de ne finalement pas apporter grand chose de nouveau : un truc comme ‘Big Hero 6’ tablait sur la même idée si ce n’est que ‘Ron débloque’, loin de creuser la veine super héroïque et l’esthétique Mecha/MegaCorporations héritées du comic et du manga, privilégie un cadre familier, rassurant et immuable, celui du quartier, de la cellule familiale et de l’école. Les raisons de ce choix qui refuse toute démesure sont à chercher du côté de la personnalité de la fondatrice du studio et scénariste du film, Sarah Smith, qui est aussi une ancienne de chez Aardman animation…et si on peut regretter l’abandon du stop-motion en pâte à modeler au profit d’images numériques plus passe-partout, il subsiste, au sein de cette production calibrée jusqu’aux moindres détails et d’une efficacité toute américain, suffisamment de touches absurdes et non-sensiques, qu’elles concernent les personnages ou les dialogues, pour ne pas faire oublier l’origine britannique du projet.
Film qui ne révolutionne rien, mais abordant plein de thématiques de façon très pertinente, il arrive aussi à être très drôle parfois, ou émouvant avec son personnage principal assez attachant. Dans sa seconde partie il part sur quelque chose s'inspirant des Mitchell contre les machines, de Big Hero 6, voir Wall E (la partie se passant dans le vaisseau bien sûr), c'est plutôt cool.
Si je devais émettre une petite réserve ce serait sur la parodie et les tacles fait a ses grosses entreprises et leurs dirigeants, ou aux quelques personnages des adolescents assez cliché (même si Savannah par exemple se révèle petit à petit, en plus d'être très mignonne). Rien d'alarmant non plus.
C'est tout de même assez dommage que le film n'ait pas trouvé son public, qu'il quasiment passé inaperçu, alors qu'il est super sympa, beau visuellement dans la continuité des Mitchell justement ou de Spider Man new génération. Un bon film d'animation réjouissant.