L'ultime film réalisé en 1976 par Elia Kazan. Avec " Le Dernier Nabab", il nous livre un Drame émouvant et des scènes très délicates. les rencontres entre l'énigmatique Kathleen et Monroe sont sublimes. Dommage que le scénario de Harold Pinter soit si terne. Il nous conte sans intensité le cinéma d’Hollywood des années 30, avec ses acteurs, producteurs, scénaristes en omettant totalement les metteurs en scène ? Outre les participations de Tony Curtis, de Robert Mitchum et de Donald Pleasence le scénariste, cette réalisation jouit d'une distribution prestigieuse, avec Jeanne Moreau qui chante dans le rôle d'une actrice, avec également le très charismatique Jack Nicholson dans le peau d'un délégué des scénaristes. Les rôles principaux sont superbement assurés par un fantastique (comme toujours) Robert De Niro et une remarquable Ingrid Boulting dans le rôle de la séduisante Kathleen.
Mouais bof... j'adore Robert De Niro mais y a des limites !! Alors certes il joue super bien dans ce film, certes il est élégant et beau comme un Dieu (comme toujours) mais malheureusement je n'ai pas trop aimé l'histoire... j'ai trouvé ça mou, pas très intéressant et surtout j'ai détesté le personnage féminin alors je n'ai pas réussi à accrocher à la romance et je suis resté fort perplexe car au final j'ai trouvé ça creux... comme quoi Robert De Niro ne suffit pas toujours à sublimer un film !
Voilà un film qui sur le papier, a tout pour être génial, Oui mais ça se saurait s'il suffisait de bons ingrédients pour faire un bon plat. Et là quelque chose ne prend pas. Les acteurs (une sacrée brochette) jouent leur rôle mais finalement sans grand lien les uns avec les autres, le personnage de Kathleen ne tient pas la route ou du moins est très très démodé. Et surtout il y a un gros problème de rythme, ça ne fonctionne pas à ce niveau là : souci de scenario , de réalisation ou de montage ? Je ne sais mais au final on n'est passionné par rien.
Le film d'Elia Kazan commence comme une courante satire des studios d'Hollywood, sans bruit ni fureur, avec simplement l'autorité aimable de Monroe Stahr (Robert de Niro), producteur à succès qui s'accommode des caprices de la star française Didi (Jeanne Moreau) ou des problèmes de libido d'une autre vedette, héros viril joué par Tony Curtis. Pour autant, l'ironie et l'impertinence entrevues dans ce préambule n'iront pas plus loin. Le film se déroule au coeur des années 30 et l'histoire de Francis Scott Fitzgerld est sans aucun doute nourrie de ses souvenirs de scénariste au service d'Hollywood. Le personnage de Robert de Niro incarne l'omnipotence du producteur face aux scénaristes, précisément, dont l'organisation en syndicat est évoquée en arrière-plan, qui justifiera l'apparition de Jack Nicholson à la fin du film. Quel beau casting, d'ailleurs, bien que les acteurs stars n'ont pas nécessairement de scènes communes. Sur un mode feutré, presque indolent, Kazan met en scène Monroe Stahr, personnage secret qui n'exprime jamais rien de personnel, qui n'existe qu'à travers son professionnalisme et une forme de mélancolie diffuse qui donne le ton du film. Est-ce la conscience de ne créer que du cinéma formaté? Sa rencontre avec une jeune femme à la beauté irréelle introduit des scènes sentimentales et symboliques au cœur du récit. Ingrid Boulting, à la silhouette éthérée, incarne (avec autant de talent que de grâce) davantage qu'une attirance. Farouche, elle se donne et se dérobe, et figure, me semble-t-il, les illusions perdues de Monroe Stahr, peut-être son rêve inaccessible d'un cinéma ambitieux dégagé des nécessités commerciales. Le film est rempli de non-dits et d'idées symboliques plus ou moins claires qui font sa complexité et son intérêt. Il occupe une place à part, à côté des nombreux pamphlets qui ciblent l'industrie du cinéma.
On a connu Elia Kazan beaucoup plus inspiré qu'avec ce portrait se traînant en longueur d'un hyperactif producteur de cinéma en quête d'un amour impossible ,encore heureux que ce soit le grand Bob qui lui prête ses traits.Le monde du 7 ème art vu a travers ses coulisses est assez bien retranscrit : suivre le quotidien de ce producteur gérer les caprices des stars ,les rassurer sur leurs doutes ,traiter avec les scénaristes ou s'impliquer dans le montage des films reflète le rôle crucial que celui ci représente ou plutôt représentait au sein des studios lors de l'age d'or Hollywoodien.Malgré un casting 4 étoiles ,difficile pourtant de maintenir l’intérêt durant près de 2h autour des déboires sentimentaux du personnage central campé par un De Niro démontrant déjà son immense talent de comédien.
Un peu moins romantique que le fabuleux "The great Gatsby" mais toujours aussi pictural de la haute société aisée américaine de la première partie du siècle, l'oeuvre de F. S. Fitzgerald atteint une nouvelle fois les cimes du 7ème art sous la baguette d' Elia Kazan. Robert de Niro campe le rôle titre qui accentue sa prestance légendaire, mais le souffle lyrique du dernier Nabab n'atteint jamais les sommets à notre plus grand regret.
Un film puissant, porté par une playade de grands acteurs, on peut voir cela comme un passage de flambeau, la vieille garde et la jeune génération. Et quel casting, quel numéro d’acteurs, une portée incroyable lorsque les scènes se portent sur les coulisses du cinéma. Le cynisme, l’arrogance, les coups bas, les coups de grâce, un univers impitoyable. Le film retombe un peu et perd de son intensité lorsque l’amourette du dernier nabab prend le pas sur l’industrie du cinéma. Le talent de Kasan, plus lucide que jamais sur cette époque qu’il a bien connu donne réellement une profondeur et une noirceur (comme les éclairages de ce film), mais aussi, une certaine nostalgie, d’un monde révolu où l’argent est le pouvoir. Faire un film de prestige à perte, ne mérite aucun intérêt auprès de ces faiseurs de cinéma, mais ils oublient la magie, la magie qui procure les belles histoires. Hymne et révérence d’un grand d’Hollywood envers sa passion.
Le dernier film réalisé par Elia Kazan et le premier que je voie de lui. Le sujet et l'interprétation sont en or. Le casting est fabuleux mais l'on regrette que le film soit plus une histoire d'amour qu'une grosse satire de l'industrie hollywoodienne.
Quand le cinéma parle de cinéma, avec des acteurs tels que Robert De Niro ou Jeanne Moreau, le résultat ne peut être que bon. Le Dernier Nabab, raconte l'histoire d'un producteur qui ne vit que par et pour son métier, jusqu'au jour où l'amour entre dans sa vie... Le réalisateur s'amuse à la fois à nous montrer certains artifices du 7ème art, avec de magnifiques mise en abime, puis juste après, il les réutilise afin de servir son film. Cela un donne une œuvre assez intelligente et sans doute novatrice pour l'époque, et donc un grand moment de cinéma.
Un casting impressionnant pour un résultat finalement décevant. On s'ennuie, surtout dans le dernier tiers qui ressemble à un chemin de croix avec, dans le rôle de Jésus, Robert de Niro. L'intrigue manque de rythme, de rebondissements. Les temps morts sont trop nombreux. Le personnage incarné par de Niro est plus qu'antipathique, on en vient à se réjouir des merdes qui lui tombent sur le coin de la gueule. Les scènes intimes sont en revanche excellentes, largement au-dessus du niveau du film érotique de TMC du vendredi soir. On regretterait presque qu'elles ne soient pas plus nombreuses.
"The Last Tycoon" est un évènement puisqu'il est le dernier film du trés grand Elia Kazan dans lequel il règle gentiment ses comptes avec Hollywood tout en proposant une romance typique de l'âge d'or. Il reunis en plus des comédiens "Actor's studio" nouvelle génération, inutile de rappeller qu'il était un des fondateurs de la formation. L'entreprise de faire un film "à l'ancienne" avec du neuf s'avère donc intéréssant. La trame se déroule dans le monde du cinéma, Starh jeune producteur boulimque règne en maitre sur l'univers du spectacle et doit faire façe à un problème; il retrouve un amour perdue chez une jeune fille (n'est pas sans rappeller Vertigo...). Ses inquietudes sont exprimés par un exellent De Niro qui n'a jamais était aussi bon sans Scorsese et autres moment intimistes filmé par un Elia Kazan qui marie le récit à l'eau de rose à la sincérité comme peu souvent je l'ai vu. Bien que fait en plein 70, la mise en scène prend le pari risqué d'être comme les plus grands classiques et le plaisir en est doublé puisque tourné en couleur, hormis quelques passages en noir et blanc qui sont les films dans le film. Robert De Niro a fourni un énorme travail sur son personnage, son aspect cadavérique (perte de 18kilos), une attidue reveur, une démarche fragile et pas assuré font un contrastes avec sa fonction de gros producteur. Il est évident que c'est bien l'un des meilleur rôle de l'acteur. Le dernier nabab joue sur les contrastes; une mise en scène de l'ancien avec des acteurs qui émergent et des couleurs un rien appuyés, une ode à hollywood et en même temps une critique sur l'esprit capitaliste qui y règne. Ne pas oublié aussi Nicholson pour une seule scène mais trés drôle. Immanquable !
Metteur en scène prestigieux, casting prestigieux, images prestigieuses, c'est un film ... prestigieux, oui. Oui mais ! L'ensemble est lent, et un énième film nombriliste sur le milieu du cinéma, une autre mise en abyme, même si réalisée par Kazan, provoque, par moments, des soupirs devant cette histoire qui ne concerne que ceux qui y prennent part ou alors les grands, grands cinéphiles (sic).
Assez déçue par ce film. Le casting est bon, l'univers intéressant et pourtant, je me suis ennuyée. Je m'attendais à découvrir un producteur influent exercer son métier malgré les difficultés. Alors oui, c'était un peu de ça, mais pas grand chose comparé à cette grande rencontre qui deviendra histoire d'amour. Le film prend son temps, se laisse contempler... un peu trop même. C'est trop long. De plus, l'actrice qui joue le personnage dont M. Sthar tombe amoureux est d'une morne platitude et particulièrement antipathique. Un film dont il est intéressant de voir la bande annonce mais pas en entier.
"Le dernier nabab" est le dernier film de Elia Kazan, adapté du dernier roman (inachevé) de Francis Scott Fitzgerald. Autant dire qu'il baigne dans une lumière crépusculaire, celle de la fin d'une époque, de l'Hollywood flamboyant des années 30 où le producteur avait tous les pouvoirs : celui de choisir les scénarios, changer de réalisateur ... et coucher avec les starlettes. Le rôle titre est joué par Robert de Niro, d'une insolente jeunesse - alors qu'on imaginait un homme plus âgé pour incarner le "dernier nabab". Veuf inconsolé, producteur despotique, il tombe follement amoureux d'une jeune femme qui entretient une ressemblance troublante avec son épouse décédée. Il lui sacrifie son argent et sa position. Il finira licencié et seul.
"Le dernier nabab" est souvent décrit comme le film d'une chute. Il n'en a pas pour autant la gravité tragique. Robert De Niro, alors au faîte de sa gloire (il venait d'enchaîner Mean Streets, Le Parrain 2, Taxi Driver et 1900 !) , reste fidèle aux préceptes de l'Actor's studio et ne laisse rien transparaître de ses sentiments. La passion fulgurante qu'il éprouve pour Kathleen Moore (incarnée par une débutante qui ne connut aucune postérité) est moins tragique que romantique. Les années 70 sont - hélas - passées par là avec leur esthétisme à la David Hamilton, aux drapés vaporeux et aux plans sous-exposés. Reste une galerie éblouissante de second rôle : Jack Nicholson (qui se livre avec Robert De Niro à une partie de tennis de table qui rappelle la scène finale de Lolita), Jeanne Moreau (qui joue une star française capricieuse), Tony Curtis (dans le rôle d'une star à la virilité flageolante !), Robert Mitchum ... On reconnaît également Teresa Russell qui débutait à 19 ans une belle carrière.
"Le dernier nabab" est également le dernier film du grand cinéaste Elia Kazan. Robert De Niro trouve encore un très bon rôle dans cette romance hollywoodienne sur fond d'univers cinématographique. En incarnant ce directeur de production, il se confrontera à un autre pilier charismatique du cinéma, en la personne de Jack Nicholson, sans oublier les autres membres de cet excellent casting. Un amour impossible bien mis en scène qui prendra le dessus sur cette satire de l'art hollywoodien. Nous n'avons pas affaire au meilleur long-métrage d'Elia Kazan, mais l'histoire de ce nabab lui permettra d'achever sa carrière d'une belle façon.