Orange mécanique
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1 392 critiques spectateurs

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tonyhw
tonyhw

55 abonnés 200 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 décembre 2019
J’ai beau être plutôt fan de Kubrick, j’ai toujours trouvé ce film grotesque, saoulant et très laid. 50 ans après sa sortie, j’ajoute qu’il a très mal vieilli à tous les points de vue, jusqu’à perdre totalement la dimension visionnaire ou provocatrice qu’on pouvait lui prêter au siècle dernier.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 décembre 2019
Mon film préféré et de loin!
Originalité et malsainité tellement bien gérée!Personnage mesquin et tellement bien joué!
Un chef-d'oeuvre de Kubrick!
alf38000
alf38000

17 abonnés 150 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2019
En 1971 sort sur les écrans le 9eme long métrage du génial Stanley Kubrick inspiré du roman éponyme de l’auteur britannique Anthony Burgess.
Avec cette adaptation, le réalisateur bouleverse les codes en vigueur qui régissent alors le cinéma d’outre-Atlantique de l’époque, le sexe, la violence gratuite, la manipulation étatique font irruption avec fracas dans une conscience américaine encore bercée par les productions hollywoodiennes.
Classé comme un des films les plus violents du 7eme art, Orange Mécanique se révèlera pourtant au final bien plus que ça, la dénonciation d’une société à bout de souffle, passant du laxisme au dirigisme au gré des chaises musicales politiques, sans réellement se soucier de l’éthique ou du bien-être de ses citoyens, l’abandon de ces mêmes citoyens puis leur tentative de récupération au détriment de la morale et du libre arbitre.
Au milieu de ce joyeux chaos sociétal, le jeune Alex DeLarge (Malcom McDowell trouvera là son meilleur rôle) évolue comme un poisson dans l’eau, adolescent égocentrique vouant une adoration à Beethoven, à l’ultra violence, se gavant de boissons lactées aux amphétamines, psychopathe doué d’une grande intelligence, manipulateur, puis manipulé il redeviendra à nouveau manipulateur, pour le meilleur et pour le pire, ce monde est fait pour lui...
A noter, que conscient des réactions d’indignations générées par son long métrage au Royaume-Uni, Kubrick demandera lui-même le retrait de son film des écrans britanniques, auto-censure qui ne prendra fin qu’au décès du réalisateur en 1999.
VhS mAn
VhS mAn

2 abonnés 17 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 novembre 2019
Le grand Stanley en pleine déconfiture narcissique. Rien à tirer de ce film laborieusement gratuit de toutes parts, ou l'intention première, en cette année 1971, est manifestement de vouloir choquer le bourgeois (et les autres) Le tout alimenté par un message vaseux dont la portée est inexistante, tant tout y est surfait, mensonger, caricatural et prétentieux.
Photographie d'une laideur infinie, casting raté, BOF sans intérêt et mal à propos, montage à bout de souffle, mais de loin le pire est l'impression d’être face à un scenario écrit en coin de table. Kubrick le grand sorcier de la minutie, de la précision dans un exercice d'auto destruction artistique, ou le sens est ici proportionnel à la capacité d'introspection de son auteur; nul. Kubrick qui se regarde faire du Kubrick, ça donne ca, c'est très mauvais, une erreur de parcours qui néanmoins ne disqualifiera pas le reste de son œuvre.
Stn
Stn

11 abonnés 73 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2019
Un classique du cinéma. Ce film du maître, au visuel impressionnant, cette ode à la violence... un scénario , une réalisation intemporelle ! Un film à voir
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 octobre 2019
Une allégorie qui prend un relief particulier aujourd’hui . Kubrick a sans doute capté les débuts de l'urbanisation babare de son temps et l'empilement des communautés qui se taperont un jour sur la gueule. Rien n'est plus "humain" que la violence. A voir.
RamiValak
RamiValak

7 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2019
Société Destructrice

Malheureusement, je n'ai pas été cent pour cent convaincu par ce film, même si je lui reconnais des qualités évidentes et que bien évidemment le film n'est en rien mauvais, j'ai l'impression d'être passer à côté de quelque chose. J'ai notamment trouvé le film trop lent par instant, et possède quelques longueurs dans sa deuxième partie. J'ai trouvé étonnamment inintéressant le passage où Alex est dans l'institut, je n'ai pas ressenti au maximum la puissance émotionnelle de voir quelqu'un perdre son humanité, d'un certain côté je reproche au film de ne pas être plus grandiloquent, alors que c'est tout à son honneur, mais personnellement je n'ai été touché par cela que quand Alex est réinséré dans la société. Je n'arrive pas tout à fait à mettre le doigt sur mon problème.
Cependant, j'adore les premières quarante cinq minutes, car elle présente Alex comme un personnage totalement abject, qui aime faire le mal par simple plaisir et n'en tire aucun remord, ce qui rend encore plus étonnant le fait qu'on s'attache autant à lui à la fin du film. La mise en scène est très inventive, et aide à questionner la morale en nous mettant souvent dans le point de vue subjectif de la victime, nous mettant donc en témoin des atrocités qu'il commet. La musique est elle aussi excellente, et j'ai personnellement entendu des notes qui m'ont rappelé la musique de Shining, c'est peut être moi mais peut être que Kubrick avait déjà une musique de ce type dix ans avant Shining.
Je trouve donc la dernière partie du film très intéressante, mais je vais d'abord revenir sur la scène où le directeur de l'institut démontre sur scène l'efficacité de son traitement sur Alex, qui permet de se rendre compte réellement de l'impact qu'à eu la thérapie sur lui, et de comment la société est prête à détruire un individu plutôt que de l'aider. Le personnage n'a plus rien sur quoi se reposer, ni ses anciens amis, qui infligent un second châtiment à Alex totalement gratuit en abusant de leur autorité, ni sur ses parents, qui ont préféré remplacer leur fils que de l'accepter malgré ses problèmes. Il subit même la vengeance du sans-abris, seul acte que l'on peut estimer mérité, mais montre tout de même bien l'incapacité de la société à pardonner. Et enfin, il se verra sacrifier gratuitement par la société, qui le poussera au suicide juste pour tester les limites du traitement. Cette séquence où il saute par la fenêtre est magnifique, et révèle la profonde noirceur de l'humain, en montrant ce groupe de personnage calmement assit en bas alors qu'il sont en train de commettre l'inhumain. Je retiendrai le très beau plan où l'on voit Alex sauter de la fenêtre en contre-plongée, et suivi d'un plan subjectif de Alex qui s'écrase au sol, dorénavant, c'est donc lui la victime.
J'avoue ne pas bien comprendre le sens de l'épilogue, qui nuit principalement à mon appréciation du film, à mon plus grand désarroi.
Bref, Orange mécanique aborde plein de thématiques très intéressantes et les traites bien, mais j'avoue ne pas avoir été dedans totalement, malgré sa grande qualité que je ne peux nier.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 août 2019
Je viens de le revoir au cinéma avec beaucoup de plaisir. La vente en vidéo (vhs) du film fut autorisé seulement en 96, soit 25 ans après sa sortie initiale en salles en 71-72, ayant été censuré entre-temps. Paradoxalement ce fut le succès commercial le plus important de Kubrick, son film ayant fait le plus d'entrées. Si aujourd'hui on ne peut plus parler vraiment d'ultra-violence en le voyant, il conserve néanmoins toute sa force subversive et son aspect dérangeant. Osant l'érotisme et la représentation des pulsions comme on ne l'avait encore jamais fait avant, et comme on l'a rarement revu par la suite, ORANGE MECANIQUE reste une claque esthétique inventive et un délire visuel jouissif. Trois ans plus tôt, avec 2001, le cinéaste avait surpris en réalisant le premier "clip de musique classique" en montrant un vaisseau spatial circulaire gravitant harmonieusement autour de la terre. Ici il fascine autant en dévoilant les frasques, les représentations mentales et les fantasmes de son anti-héros sur la musique de Beethoven, avec un humour souvent subtil. Kubrick avait recours au carton divisant temporellement le film en plusieurs chapîtres, ici il utilise le procédé de la voix-off du narrateur qui est aussi le protagoniste initial. Ce qui contribue à maintenir une certaine distance qui neutralise l'identification complète du spectateur au personnage principal, tout en créant une certaine complicité avec lui, sur le mode de la confidence, du récit de vie. La structure narrative d'ORANGE MECANIQUE est ingénieuse, utilisant l'inversion et la symétrie. De la science-fiction réaliste et métaphysique de 2001, il passe à un film d'anticipation dont le propos sociologique sur le cercle vicieux de la manifestation de la violence, et les problématiques éthiques que celle-ci suscite reste étonnement d'actualité, intemporel.
DirtEagle
DirtEagle

26 abonnés 424 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 juillet 2019
Le film s'inscrit dans un décor assez marqué et visiblement propre au réalisateur, la musique est excellente tout du long, mais les longueurs sont assez nombreuses, la vulgarité est trop facile et certains acteurs surjouent, ce qui empêche de réellement apprécier l'expérience.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 avril 2019
J'ai adoré. Du pur plaisir avec une grande réflexion à se faire sur notre société, et notamment sur ceux qui nous gouvernent.
Rodrigue B
Rodrigue B

27 abonnés 220 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2019
« La vertu vient de l'intérieur, la vertu est un choix. Quand un homme ne peut plus choisir, il cesse d'être un homme »
Il était des réalisateurs en qui on pouvait mettre toute sa confiance quel que soit le sujet traité, quel que soit le genre utilisé et Maître Kubrick en faisait incontestablement partie ! « Orange Mécanique » est un classique indémodable car toujours hors surface temporelle tant les décors et l'ambiance générale ne trouvent aucune comparaison. Rien que le dialecte utilisé par les protagonistes (un anglais à la fois proche et lointain) nous emmène dans un autre monde, un monde un peu fou qui représente le 21ème siècle pour un cinéaste qui ne l'aura pas connu ! Notre société vue par Kubrick fait très peur, il n'y a pas que l'immoralité d'Alex qui nous refroidira... Tout l'univers créé renvoie à l'excès et à la pornographie (les infirmiers qui font l'amour à côté d'Alex alors qu'il se trouve dans le coma, les objets décorant les maisons, etc...)... Et cette technique au stade expérimental, la Ludovico, qui nous dirige vers un régime totalitaire faisant de nous des presque-robots... Le débat est ouvert, avons-nous confirmé les suspicions du cinéaste ?
« Orange Mécanique » se présente donc comme un film d'anticipation mais également comme une satire de la société moderne et Kubrick n'hésite pas à nous déranger là-dessus dénonçant le fascisme latent de la science au service de la morale. Il était convaincu que le conditionnement psychologique était une arme nouvelle utilisée par un gouvernement totalitaire afin d'imposer un vaste contrôle sur les citoyens.
Le film milite vers cette thèse : forcer l'éducation des « déviants » sans tenir compte de leur volonté (principe de la technique Ludovico), c'est presque se révéler plus immoral que ces déviants ! L'une des qualités premières de l'être humain, c'est sa liberté et c'est précisément ce qu'attaque la technique Ludovico ! Alex, au début du métrage représente l'homme à l'état de nature (un barbare), il est trahi par ses complices et se retrouve en prison, on lui propose cette technique et une libération anticipée. Cette technique fonctionne sur lui et, une fois libéré, il devient alors le bourreau de ses anciennes victimes !
On sait que, généralement, Kubrick se détache de l'oeuvre littéraire qu'il adapte cinématographiquement, on en aura la preuve avec son excellent « Shining » que Stephen King a détesté car ne rendant pas service au propos de son roman. Paradoxalement, avec « Orange Mécanique », Kubrick est assez fidèle à l'oeuvre de Burgess sortie 10 ans avant le film. Une grosse différence de taille néanmoins : le final. Pour le livre, Alex aurait dû reprendre ses activités délinquantes avec d'autres complices, il recroiserait ensuite Pete qui se serait rangé (femme et enfants). Touché par cela, Alex déciderait alors de se ranger à son tour songeant à fonder une famille... Ce final a simplement été écarté par Kubrick. Le jargon utilisé dans le film est également bien moins présent que dans le livre, reconnaissons que Kubrick utilise ce jargon à juste dose.
Soyons francs, hors contexte, il n'est pas difficile de trouver un film plus violent qu' « Orange Mécanique » ! Ce qui a choqué (et continue), c'est l'association de ces scènes barbares (viols, meurtres, etc...) avec une esthétique toute particulière. Le choix musical est très ingénieux (comme à l'habitude du cinéaste), cette allure festive qu'il confère à certaines séquences hard nous déboussole complètement ! Plus jamais nous n'écouterons les musiques utilisées de la même façon ! Les décors improbables ont également cet impact ! Cette perte de repères nous effraie, le message de l'oeuvre n'en est que plus intense !
Il fallait être Stanley Kubrick pour arriver à un tel résultat avec un budget aussi minime ! Son perfectionnisme a fait en sorte que ce film reste une référence et une leçon presque 50 ans après ! J'ai eu l'occasion de profiter de l'exposition lui étant consacrée à la cinémathèque de Paris, j'y ai vu un témoignage fort intéressant où Malcolm McDowell parlait de la mise en scène du cinéaste comme d'un cadeau. Kubrick s'est montré comme un père pour son acteur principal, un lien très fort entre les deux hommes s'est créé de sorte que le jeune acteur prenait énormément de plaisir et n'avait aucune difficulté à cerner son personnage ! Il est intéressant de souligner que la danse culte de McDowell est une pure improvisation de l'acteur, ce qui est fascinant car il s'agit sans doute de la plus « belle » scène du film ! « Belle » est un très mauvais choix de qualificatif car il s'agit de la séquence la plus hard ! McDowell achevait son témoignage en précisant qu'une fois le tournage terminé, Kubrick était passé à autre chose du jour au lendemain... Plus aucune relation n'était envisageable entre les deux hommes ! Kubrick, c'était le moment présent, il savait exactement ce qu'il fallait faire pour obtenir le meilleur et il l'obtenait, après il allait voir d'autres horizons ! « Orange Mécanique », pourquoi ce titre ?
Voilà une question que je me suis posée sur le tard... Pour moi, « Orange Mécanique » était associé au roman et au film culte, point ! Je ne me posais pas cette question du titre. Burgess nous offre la réponse: cela vient d'une vieille expression londonienne « il est bizarre comme une orange mécanique », cela renvoie donc à l'étrange, à l'inhabituel. En Malaisie, « Orang » signifie « être humain », en traduisant le titre : l'homme mécanique, on comprend plus facilement le rapprochement logique de l'homme sortant du fameux traitement Ludovico. Après tout, pourquoi chercher une explication ? « Orange Mécanique », ça en jette non ?
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2019
Orange Mécanique est vraiment horrorcho et nous en met plein le gulliver... Pour la traduction, voyez le film qui utilise ce langage incompréhensible, véritable casse-tête qui amuse autant qu'il agace délicieusement. Orange Mécanique est un monument du cinéma, que l'on aime ou pas, mais ne laisse en aucun cas indifférent : plus de deux heures de violence, de sexe déluré, de dialecte bizarre et d'esthétique réfléchie (bruits d'usine...). Pour ma part, je n'apprécie pas la première partie du film (l'exposition du groupe ultra-violent et hautement lubrique) que je trouve voyeuriste et cathartique sans autre but, mais j'adore la seconde partie (lorsque le chef, Alex, se fait attraper par la police et se fait "corriger" en détention... Véritable pamphlet contre les régimes autoritaires et les croyances "bienpensantes" qui font parfois autant de mal que la crapule qu'elles corrigent...). Alex, la brute épaisse et complètement obsédée par les bas instincts, devient une pauvre victime qui nous fait pitié (si, si !), un tour de force lorsqu'on se rend compte à quel point on détestait ce personnage au début du film. Mais comment ne pas compatir à la douleur expiatoire d'Alex quand on voit les expériences atroces qu'on lui impose : les yeux écartés sur un écran, avec sa musique préférée (la Neuvième de Beethoven) qui est associé à du dégoût, les seringues longues comme le doigt, les passages à tabac par la "police" (ses anciens amis que la société a jugé bon de mettre au service de l'ordre public... Une belle tacle contre les idées absurdes lors des élections, juste pour se faire bien voir). Toute cette seconde partie est un incroyable "show grotesque et très intelligent à la fois" qui souligne d'abord la moralité "on récolte ce qu'on sème" (Alex qui passe du prédateur à la proie abrutie de façon violente) mais la dernière minute nous montre plutôt l'impossibilité de vivre contre sa nature ( spoiler: la douleur d'Alex le pousse à une tentative de suicide, ce qui remet les compteurs à zéro et replace Alex dans sa place de psychopathe obsédé
). Ultra-sexuel, violent, intelligent, avec un acteur principal qui a su se faire haïr et prendre en pitié en un temps record, une œuvre unique en son genre.
Joker0959
Joker0959

7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 octobre 2018
Oeuvre phare des années 1970, Orange mécanique de Stanley Kubrick, est surtout connu pour sa première demi heure remplie de scènes de violence plus dérangeantes les unes que les autres. Et pourtant, selon moi, la meilleure partie, celle qui m'a permis de le classer comme chef d'oeuvre, se situe dans sa dernière heure. En effet, que dire de celle-ci, si ce n'est que son écriture ,rempli de messages, est parfaite. spoiler: Tout d'abord, la violence et le sexe presente partout dans notre société ( la loi, la médecine) transformant un homme bon en brute ( très bonne representation du mythe de l'enfant sauvage). Ensuite, l'ironie et la conséquence de nos actes: l'homme à l'agonie devient le narrateur lui même, les retrouvailles par hasard, la haine de la musique de Beethoven qui pourtant au début du film lui voué un culte qu'on ne devait pas arrété et j'en passe. Pour finir, la notion de choix qui est ici poussé à son paroxysme que ce soit au niveau du traitement médical, du gouvernement qui se veut totalitaire ou encore du suicide ratée d'Alex qui provoquera son immobilisation donc son absence de choix même de vivre ou mourir.
Ajouté à cela un jeu d'acteur incroyable et une musique enivrante et vous avez "Orange Mécanique", un bijou du cinéma contemporain.
Guide de Survie du Cinéphile Amateur
Guide de Survie du Cinéphile Amateur

24 abonnés 484 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 septembre 2018
Deux lectures pour ce film culte : la violence à son paroxysme sur grand écran et un film d’anticipation (film politique même) très intelligent sur l’évolution d’une société.
Le film est divisé en trois parties : on commence par suivre les agissements ultra violents d’un groupe de jeunes (les droogies) emmenés par un leader sadique, Alex, à travers des scènes hallucinantes et dérangeantes comme celles du clochard tabassé ou du viol, le tout rythmé par une BO fracassante à la sauce Beethoven. Puis, le héros est puni et utilisé comme cobaye dans une expérience gouvernementale qui l’entraine dans un programme de « réinitialisation du cerveau » le faisant passer par tout un panel de sensations. Enfin, l’on retrouve Alex à sa sortie de traitement, vulnérable et incapable de sa défendre, qui va subir les foudres de ses anciens camarades et victimes.
Kubrick, dans sa maestria, instaure une atmosphère envoûtante, malsaine, cynique et subversive. A travers ce film, il dénonce les dérives d’une société ultra violente à tout niveau (que ce soit les pulsions d’Alex ou le traitement infligé par l’Etat) mais surtout l’attitude des gouvernements qui rêvent d’un peuple de moutons malléables à souhait et à la pensée unique.
Il convient également de parler du personnage principal, merveilleusement interprété par un Malcolm McDowell totalement fascinant dans ses excès, son attitude débordante de charisme, son look improbable, ses manières et ses intonations de voix (d’ailleurs la voix off à son importance).
Bref, une vraie claque, une incontournable du septième art et le plus grand film de Kubrick. Dérangeant, glauque, intelligent, fascinant, ironique, un film inclassable qui n’a pas perdu de sa puissance, près d’un demi-siècle plus tard.
Auteur du livre "Guide de Survie du Cinéphile Amateur" (sortie janvier 2019)
RealPrime
RealPrime

126 abonnés 2 025 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 juin 2018
Encore un considéré comme culte et qui aura eu une critique superbe pour l’interprétation de ses acteurs, l’histoire et sa violence. Encore mieux, jugé -16 Ans, moi j’en donne -12 Ans car franchement, la soi-disant ultra violence décrite par celles et ceux l’ayant vue m’avait donné très envie. Je rassure de suite, j’aime le -16 si c'est réellement le cas mais quand on me dit que dans ce film, c’est violence et vulgarité à gogo, j’m’y attends, c’est le principal réflexe. Au final et une fois d’plus, aucune vulgarité, aucune violence extrême mais certaines scènes suscite chez moi une belle stupéfaction. spoiler: En effet, on y voit très clairement une scène ou le personnage principal fait l’amour dans tous les sens du thermes à une de ses conquêtes d’un jour rencontrer en espace de jeux-vidéos, en accélérer mais on voit très clairement les parties intimes. J’me suisdit, et ça ! C’est aller à Cannes en sélection officiel, bah m... alors ! Ensuite, quand la petite bande se retrouve dans un bâtiment ou la déco est très provocante, et pas des moindre. En effet, celle-ci est faite de mannequins de femmes nues très réalistes dans à peu près toutes les positions sexuelles pouvant exister. Les tables sur lesquelles les garçons sont assis montrent les fameux mannequins dans les positions les plus osées.
Donc bref, du provoquant, sexe mais aucune violence extrême apparente. Enfin, la soit-disant thérapie de choc du principal intéresser ne montre également rien de choquant visuellement et audditivement. spoiler: Et le final du film n’est lui non plus pas renversant. Le film se termine en effet sur une conversation entre le jeune homme soigné et l'officier ayant ordonné son insertion au centre médical.
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