Orange mécanique
Note moyenne
4,2
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1 393 critiques spectateurs

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CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 111 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2026
Ce visage, cet œil maquillé, ce travelling glacé : le contrat est signé, ce sera beau, ce sera obscène. Et le cauchemar sublime commence : le viol chanté sur Singin' in the Rain, la bagarre chorégraphiée. Le tout est filmé avec les outils de la beauté : grands angles qui déforment les visages en masques, symétries maniaques, une raclée qui devient un ballet. En toile de fond, cette petite voix off, qui raconte toute ses atrocités avec douceur et nous installe dans le crâne d'Alex avant qu'on ait eu le temps de refuser. On sera bloqué là pendant 2h, à notre insu. Ce que j'admire et rejette c'est le décalage entre le plaisir de l'image et la honte qu'elle procure. Kubrick rend la brutalité presque innocente et chez un cinéaste qu'on dit toujours distant, cette énergie frontale, presque punk, fait figure d'anomalie. Il épouse l'anarchie au lieu de la maîtriser.

Aucune main tendue, aucune morale de sortie : comme Alex dans la salle Ludovico, Kubrick nous écarte les paupières et on nous force à se laisse aspirer par ce monde où la violence n'a plus besoin de motif. Alex frappe pour la volupté du geste ; l'État frappe au nom du Bien, armé de statistiques et de blouses blanches, avant de le déconditionner par pur calcul électoral et de le repêcher, le temps d'une photographie. Autour d'Alex, il n'y a rien : des parents en figurines molles, un appartement de catalogue. J'ai été profondément gêné par ce monde sans âme, une simple décoration. Même la musique devient supplice. Beethoven, Purcell, Rossini repassés à la moulinette du synthétiseur, reconditionnés par le pouvoir des machines, méconnaissables et plastifiés. C'est le traitement Ludovico appliqué à la musique elle-même.

Que dire de Malcolm McDowell... Il est hallucinant. Il joue une sorte d'enfant monstrueux à qui on n'a jamais dit non et qui a compris que le monde entier était un jouet démontable. Son plus grand moment n'est d'ailleurs pas la fureur mais l'humiliation, et surtout le corps d'après. Voûté, poli, servile, cette voix qui s'excuse, qui rend physiquement lisible ce que le film raconte en idée. Les écarteurs de la salle Ludovico, d'ailleurs, sont de vrais instruments d'ophtalmologie, et McDowell y rayera sa cornée pour de bon : à cet endroit précis, ce n'est plus du jeu, c'est un corps qui souffre, et ça se voit.

Reste que ça décroche dans le dernier tiers, et j'ai vraiment décroché dans ce ventre mou du film post traitement. La fin rime avec le début comme une comptine macabre, chaque victime revenant en bourreau (le clochard, l'écrivain, les anciens potes devenus flics) mais le carburant du récit pour moi, c'était vraiment l'énergie d'Alex. On la lui retire, et le film la perd avec lui, quand les 45 premières minutes étaient d'anthologie. Un film qu'on ne regarde pas, qu'on subit et dont on ressort en se demandant si un homme privé du choix de faire le mal est encore un homme, ou seulement un fruit qu'on a vidé de sa sève pour y loger un mécanisme d'horlogerie.
Tieumat
Tieumat

1 abonné 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juillet 2026
spécial comme film, je trouve, ça m’avait posé beaucoup de questions sur les personnages etc. et aussi y avait des scènes bah de v qui m’ont légèrement dérangé après l’acteur qui jouait Alex était juste phénoménal dans son rôle, mais dans le film y’a un truc que j’ai trouvé un peu bizarre, c’est que le personnage il a vite changé de comportement, parce que au début du film c’était un gars très agressif, pervers et je pense aussi qu’il n’est pas conscient, qu’est-ce qu’il fait. et après c’est devenu une personne poli, respectueux et tout à fait normal et après ses amis sont devenus des policiers, mais ils ils sont encore méchants et la bande sons du film de Beethoven et juste monstrueuse et incroyable carrément. Le film m’a donné envie d’écouter de la musique classique lui non mais l’un des meilleurs films du XXe siècle.
SmallHawkeye
SmallHawkeye

3 abonnés 30 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juin 2026
Orange Mécanique est une œuvre culte de Stanley Kubrick, mais n'en reste pas moins déroutante. Le premier acte du film est particulièrement perturbant, dérangeant. Par ses horribles scènes explicites, il nous met dans une position d'inconfort, dans le but de nous servir une image de cruauté humaine la plus forte possible.
Art le Clown
Art le Clown

1 abonné 80 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mai 2026
Une satyre de la société présentant l'ultra-violence sous forme de perversité avec une douce symphonie de Beethoven ! Le meilleur film de Kubrick avec Shinning !
gizmo129
gizmo129

134 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mai 2026
La première partie est assez assez éprouvante voir épouvantable et on se demande franchement si une histoire va réellement démarrer après cette première partie. On oscille entre violence gratuite, meurtres et viols, le tout de manière décompléxée et sans raison apparente. C'est parfois dur à regarder et le tout se passe dans un monde psychédélique où le sexe est partout. Passé cette période là, on comprend alors l'histoire de rédemption par la force et la critique sociale qui en découle. Reste que 50 ans plus tard, ce n'est pas la critique qui reste en tête avec ce film mais la violence gratuite, signe peut être que le film n'a pas réussi à porter son message initial correctement.
Nicolas B
Nicolas B

19 abonnés 133 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 mai 2026
J'ai revisionné ce film récemment et j'ai du mal à me positionner, mais je balance plutôt vers un avis mitigé. D'un côté, on ne peut pas enlever à Kubrick son génie visuel. La mise en scène est hyper soignée, la bande-son qui mélange musique classique et synthétiseurs est marquante, et Malcolm McDowell joue le rôle d'Alex à la perfection. L'ambiance dystopique fonctionne bien au début.
Mais d'un autre côté, le film a quand même pas mal vieilli dans sa narration. Le rythme est assez décousu, surtout dans la deuxième moitié, et certaines scènes de violence gratuite ou de provocation ultra-poussée finissent par l'emporter sur le fond du message. On comprend la critique de la société et de la manipulation psychologique, mais le traitement global m'a paru un peu lourd et complaisant. C'est une œuvre marquante pour l'histoire du cinéma, c'est sûr, mais personnellement, je trouve que le film est moyen et qu'il a perdu de sa force avec le temps.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

2 abonnés 59 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mai 2026
Avec Orange mécanique, Stanley Kubrick orchestre une provocation totale où la violence devient à la fois spectacle fascinant, satire politique et réflexion glaçante sur le libre arbitre. Malcolm McDowell habite Alex avec un mélange terrifiant de charme enfantin et de cruauté sadique, rendant le personnage aussi magnétique qu’insupportable. Chaque image semble composée avec une précision maniaque, transformant cet univers futuriste décadent en cauchemar pop d’une beauté profondément dérangeante. Derrière l’ironie noire et les fulgurances visuelles, Kubrick pose surtout une question vertigineuse : une société qui supprime la capacité de choisir le mal est-elle encore humaine ? Un chef-d’œuvre insolent et prophétique, dont la modernité et la puissance de choc restent intactes plus de cinquante ans après sa sortie.
Lumax
Lumax

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 mai 2026
Un chef-d’œuvre à l’atmosphère unique, à la fois dérangeant et violemment marquant. Orange mécanique fascine autant qu’il bouscule, porté par l’interprétation incroyable de Malcolm McDowell.
Gregory S
Gregory S

56 abonnés 783 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 mai 2026
Dans les années 90 quand le film a pu être vu pour la première fois depuis sa diffusion au cinéma j'aurais 5 mais en 2020 la première partie sur l'extrême violence a pas mal vieilli notamment avec une mise en scène qui apparaît un peu outrancière même si comme d'habitude chez Kubrick tout est hyper pensé. Sinon le message du film 60 ans après est toujours autant d'actualité, à voir notamment pour se rendre compte que la société ne change pas tant que ça.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

96 abonnés 4 398 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 avril 2026
Des trois parties qui constituent le film, seule la première conserve aujourd'hui un véritable intérêt. Elle le doit sans aucun doute aux choix esthétiques de la mise en scène et à l'évocation très stylisée de la délinquance juvénile. L'accoutrement des Droogs, leur langage aussi, sur fond de Beethoven, de décors et d'objets douteux donnent à la violence des personnages un caractère irréaliste, voire futuriste. Les exactions de ces quatre jeunes délurés malfaisants, meurtres et viols, pourraient bien être une réaction au conformisme d'une société qui, par ailleurs, véhicule sa propre violence.
La deuxième partie du film marque spoiler: l'arrestation
d'Alex et la tentative de guérison moderne pour laquelle il sert de cobaye et qui n'est qu'une forme de répression et peut-être même de négation de la jeunesse. Les pulsions de violence et de désir sont annihilées par un lavage de cerveau dont le résultat est une création artificielle d'homme dévirilisé. La satire sociale devient évidente et pesante parce que trop longue, trop exubérante et démonstrative.
Le troisième acte nous enseigne sans surprise que la nature reprend ses droits.
Au-delà de la réalisation volontiers provocatrice de Kubrick, le propos semble bien anodin cinquante plus tard. C'est en tout cas le seul film de son auteur que je n'ai pas beaucoup apprécié et qui me semble avoir mal vieilli.
Linconnudu13e
Linconnudu13e

5 abonnés 55 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 mars 2026
 Œuvre percutante, "Orange mécanique" impressionne par la maîtrise de chaque image et par la modernité de son propos. À travers le parcours d’Alex, le film expose un cycle glaçant où le violentiseur devient violenté, révélant une société tout aussi brutale que ceux qu’elle prétend corriger. Kubrick signe une fable morale inversée, où la question du libre arbitre, l’opportunisme politique et la spectacularisation de la violence composent un portrait satirique d’une société malade.
Un film dérangeant, visionnaire et d’une puissance intacte.
Aulanius
Aulanius

229 abonnés 1 792 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mars 2026
Alors là, je tombe vraiment de très haut. "Orange Mécanique" était un de mes films références dans ma jeunesse et après l'avoir revu, je ne suis hélas, plus du tout du même avis. Pourtant Stanley Kubrick nous a habitué à des chefs d'œuvres comme "Shinning" et "2001 : L'odyssée de l'espace" voire même un autre très bon "Eyes Wide Shut" mais là ce n'est pas le même niveau. La première partie reste intéressé et rythmée mais pour la suite, ce n'est plus du tout du même acabit selon moi. On s'ennuie assez fermement et il ne se passe plus grand chose pendant plus d'une heure. Pour moi, on tourne clairement en rond et c'est même assez répétitif. Alors certes, l'ambiance générale est intéressante, il y a de bons plans et un scénario plutôt original mais pour le reste ... pas grand chose à se mettre sous la dent. Donc en résumé, grosse déception mais bon, les avis changent au fil du temps. 10/20.
Guillaume.G
Guillaume.G

12 abonnés 899 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2026
Stanley Kubrick nous offres l’un de ses plus grand chef d’œuvre avec Orange Mécanique était futuriste pour l’époque mais réelle pour l’heure actuelle où la violence est bien présente. Cette satire de l’époque est une triste réalité
Leonardo DiCarpacio
Leonardo DiCarpacio

42 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 janvier 2026
Dès le premier plan le spectateur est happé par un regard provocateur et glaçant. Le film nous plonge dans le quotidien d'une bande de délinquant sans foi ni loi, où s'enchaîne bastons, nudité et ultra-violence gratuite. J'apprécie la narration en voix off par le protagoniste, un procédé qui renforce l'immersion dans sa psychologie tordue.

Le récit prend ensuite un tournant inattendu, nous tenant en haleine sur le sort du personnage. Même si le film bascule parfois dans un délire surréaliste, on est jamais déçu. La bande-son est magistrale. Malcolm McDowell est incroyable et il aime bien jouer d'un bon vieux ça va ça vient.

Excellent film dérangeant à voir absolument pour tout cinéphile.
lo d
lo d

6 abonnés 4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 janvier 2026
Un film marquant, qui laisse une empreinte durable. Sa bande-son obsédante reste en tête, et le voir en VO est indispensable. Profondément dérangeant, il pousse à la réflexion et reste gravé dans les esprits. Un film malaisant, mais incontournable, à voir au moins une fois dans sa vie.
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