Orange mécanique
Note moyenne
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SwanK!
SwanK!

2 abonnés 79 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 septembre 2024
L’une ou peut être la plus réussite des œuvre de kubrick. Ce film est d’un génie inégalée aujourd’hui encore.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 31 août 2024
Le problème de la satire, c'est qu'on peut avoir du mal à distinguer la bonne de la mauvaise, car la mauvaise peut soutenir qu'elle a fait exprès de raconter n'importe quoi sur un sujet, car elle s'en moque. Pirouette difficile à défendre, cependant, dans le cas d'Orange mécanique, qui traduit, une fois de plus, la psychorigidité kubrickienne, doublée d'une lubricité affichée et d'un amour esthétique pour les procédures militaires.

Le film s'ouvre sur un travelling arrière partant d'un détail de l'image pour nous laisser savourer, en mirifique photographe que Kubrick est, sa composition magistrale… C'est miser sur le pari discutable que le cinéma trouve sa beauté dans l'immobilité. Les personnages prennent la pose, ainsi qu'il l'a prendrait pour être peints. Kubrick fabrique donc des tableaux qu'il nous laisse admirer. Ce procédé se répète au moins cinq fois dans le film.

Mise à part cette fascination ayant peu trait à ce qui constitue l'essence du cinéma – le mouvement, contrairement à bien d'autres arts –, on est amenés à suivre des brailleurs criminels, poussant la chansonnette classique lorsqu'ils commettent des atrocités. Les délinquants sont pris hors de toute condition sociale ou systémique. Ils sont le Mal ex nihilo, sauvages, surtout en groupe, la nuit, face aux sans-abris comme face aux bourgeois. Mais alors de quoi nous parle Kubrick ?

Si ce ne sont pas des circonstances poussant les individus à la délinquances, peut-être s'agit-il de leur traitement pénitentiaire. À cela, la satire de Kubrick critiquerait l'aliénation des détenus par le système carcéral, qui ne se contente plus seulement de les priver de liberté, mais de leur infliger un traitement "médical", pour leur ôter le Mal. Une lobotomie effectuée en diffusant des images répulsives, sur fond de musique classique.

Non content d'avoir fait un parallèle douteux entre l'art et la délinquance – alors qu'on prête à l'art, au contraire, des vertus émancipatrices –, Kubrick relie la musique à un réflexe pavlovien de désincarnation humaine. Le sujet de laboratoire, à l'écoute de Beethoven, éprouve désormais un sentiment de soumission, allant jusqu'aux vomissements, lorsqu'il ressent une pulsion barbare.

En bref, en souhaitant satiriser la répression politico-militaire d'une société gangrénée par la délinquance, Kubrick produit un film crypto-fasciste, et tente d'imprimer, de force, quantité d'images chocs, exemplairement celle, gratuite et insoutenable, de la méthode Ludovico.
Critiquetoi
Critiquetoi

26 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 août 2024
La violence (même si depuis on fait pire) esthétique en fil rouge du film drape le spectateur dans une atmosphère dérangeante et malsaine. Dans une ambiance étonnamment futuriste on suit le narrateur Alex, seul protagoniste principal, tour à tour lyncheur et lynché, dans son avant/pendant/après-prison. Par cette oeuvre unique et marquante, Kubrick impose une réflexion, sans apporter de solution, sur les excès des politiques sécuritaires
Albert
Albert

14 abonnés 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 août 2024
Chef d'oeuvre absolu, même si le film a vieilli (on a parfois l'impression d'être dans un vieux grenier rempli de mobiliers d'une autre époque) mais il y a tellement de lectures possibles, de détails cachés, même dans l'horreur le film atteint des moments de grâce nous laissant imaginer les possibilités du cinéma et nous révélant dès lors la déception qu'est le cinéma d'aujourd'hui. Qu'est ce que l'acteur principal joue bien son personnage qui a sa propre morale, sa vérité sa religion c'est l'art son sacré c'est l'art, c'est Beethoven et cette étrange fascination qu'on a pour lui et presque de l'empathie doit on en comprendre qu'on pardonne tout à l'artiste, à celui qui nous effraie, à l'homme raffiné ?
spoiler: "la vertu est un choix, quand un homme ne peut plus choisir, il cesse d'être un homme"

La clé est dans cette citation, qui sont les vrais monstres, ces jeunes qui visiblement sont ultra violent par nature sans qu'il aient pu choisir ou l'humaniste qui lui a la possibilité de faire le choix, sans parler des hommes de lois en tout genre qui pratiquent leur expériences sans aucun scrupule au nom du bien, et puis s'arrangent avec le jeune homme, non pas par empathie mais par intérêt personnel, alors entre celui qui n'a pas choisi d'être un fou ultra violent et l'humaniste qui fait le mal intentionnellement et se venge en se délectant qui est le pire ? Kubrick nous offre le plus grand film de tous les temps, peut être aujourd'hui plus dans le fond que dans la forme (et encore) mais à ma connaissance aucun film n'explore la morale humaine aussi loin. Un monument.
Verobisson
Verobisson

21 abonnés 312 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 août 2024
« Orange mécanique » fut un séisme en son temps.
Face « au loup qui est un loup pour l’homme », homme archi-violent et meurtrier, un programme « très spécial » (organisé par l’Etat) garantit un lavage de cerveau pour faire du loup un agneau ou comment réduire à la bienfaisance théocratique, une liberté sans limite démocratique.
Malcolm McDowell nous offre une partition remarquable, tout au long du film, celui du jeune Alex, meurtrier fou, bénévole du « programme de redressement »
Les scènes de violence sont fracassantes, la prison et le traitement thérapeutique choquants. Sous couvert de fantasmes caricaturaux, ce cinéma très inventif est celui d’Un grand Kubrick, une référence pour les années 70’s...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 juillet 2024
Même si on peut sourire aujourd'hui de son effrayante ambiance "so british" et son décor futuriste très siste's, il faut reconnaître que ce film était visionnaire pour l'époque; car il est vrai que nos sociétés consuméristes ne savent plus quoi faire des monstres qu'elle engendre... Je crois que cet aspect échappe à ceux qui ne s'arrêtent qu'à la violence de certaines scènes pour salir le film comme j'ai pu le lire, et je me demande dans quel monde ceux là peuvent bien vivre!!
C'est un très bon film..
J31frites
J31frites

15 abonnés 285 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 juillet 2024
"Orange mécanique", en VO "A clockwork orange" (expression utilisée pour désigner quelque chose de bizarre et aussi métaphore pour parler d'Alex spoiler: qui devient une sorte de robot, de machine automatique
) est un film sorti en 1971.
Inutile de préciser que c'est un classique puisque Kubrick n'a réalisé quasiment que ça.
Adapté d'un roman, on est sur du crime au début et de la SF/anticipation par la suite.
L'époque n'est pas précisée mais on peut imaginer qu'on est dans le futur puisque la société a beaucoup changé spoiler: : les jeunes la dominent et de nouvelles méthodes pour enrayer la criminalité font leur apparition.

Un acteur génialissime qui aurait mérité une plus grande popularité, Malcolm McDowell, interprète un personnage dérangeant et terrifiant : Alex, jeune délinquant spoiler: dont on nous montre les horribles méfaits dans une première partie qui a fait scandale pour son esthétisation de la violence, se retrouve dans une seconde partie le sujet d'une nouvelle expérience qui va le changer malgré lui. Dans la troisième partie ses victimes se vengent de lui, profitant de sa faiblesse
. La fin est très différente de celle du roman mais totalement le genre de fin floue et morbide dont Kubrick est capable.
Le scénario, très particulier et jugé malsain à raison, soulève les question du libre arbitre, du choix de la moralité, des méthodes employée sur les criminels, de la folie, et rappelle que la haine engendre la haine.
Mais si le film est surtout resté dans les annales c'est en raison de sa mise en scène légendaire, une des meilleurs du cinémas, avec ses scènes accélérées ou ralenties, ses plans aussi iconiques que les costumes ou les décors.
La BO est également géniale et rend le tout vraiment épique et mythique, avec au programme des morceaux légendaires de Beethoven (jusqu'à une sonnerie de maison), Rossini, Elgar, le thème principal de Henry Purcell et aussi l'utilisation à des fins très glauques et trash du tube des années 50 "Singing in the rain".
Le film n'est quand même pas un chef d'oeuvre à mes yeux à cause de son étrangeté rebutante, son côté malsain et le surjeu de certains acteurs, qui font de lui une oeuvre pas facile à voir et revoir.
Michel-Marie Baldocchi
Michel-Marie Baldocchi

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juillet 2024
Ce film magnifique est malheureusement toujours d’actualité. Stanley Kubrik était visionnaire… ❤️❤️❤️
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 460 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juillet 2024
Plus de 50 ans après, le film n’a pas perdu une miette de son impact. Visionnaire, cynique et satirique, il fascine par sa vision et sa justesse. Jeunesse en quête d'identité, violence brute, sexe débridé, société à la dérive en quête de sécuritaire, les situations n’ont pas changé. Les décors, les cadrages et bien sûr la musique appuient le message et son impact est viscéral. Chef d’œuvre absolu.
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juillet 2024
Film revu après tant d'années et compris de façon différente de façon plus mâture, film sur la violence et la façon de la combattre qui n'est pas toujours la meilleure
Michel1664
Michel1664

28 abonnés 826 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 juillet 2024
Comme c’est un film que tout cinéphile se doit probablement d’avoir regardé au moins une fois dans sa vie, j’avais essayé de le voir il y a une trentaine d’années (j’avais la quinzaine). J’ai tenu 15mn, que des scènes de violences gratuites, j’ai zappé et … je retente aujourd’hui ! Bon j’étais effectivement une chochotte à 15 ans. Ce film est d’un niveau de kitchissime rarement atteint (Décors, costumes, musique, dialogues). L’action, les scènes sont pour le moins totalement inintéressantes et perchées. La narration est d’une simplicité déconcertante spoiler: (les rencontres avant/après nettoyage du cerveau sont identiques avec un hasard pour le moins curieux).
Je crois que je passe mais alors complètement à côté. 1,5 étoile quand même pour le culot de mélanger grosse politique et le traitement de la délinquance par la rééducation mentale.
Did
Did

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5,0
Publiée le 27 mars 2024
Dystopique, original et unique, violence banalisée, visionnaire, secouant. Un film majeur et incontournable du XXè siècle.
Alexis Gatito
Alexis Gatito

7 abonnés 152 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 mars 2024
On dirait une suite de sketches de violences absurdes et un ensemble sans grande crédibilité. Les acteurs, le cadre, tout me semble moyen. Je n'avais pas réussi à regarder jusqu'au bout. Non pas à cause de la brutalité gratuite, mais par ennui.
Yellow Night
Yellow Night

3 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2024
Je comprends mieux pourquoi il a été banni dans autant de pays. Très bonne bande son et mixage. Stanley, c'est le best.
Adam67
Adam67

6 abonnés 552 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2024
"Orange Mécanique" de Stanley kubrick sorti en 1971 offre une expérience cinématographique intense et perturbante, notamment grâce à son début marqué par une violence esthétique et poétique. La manière dont la brutalité est présentée de manière artistique crée un choc initial, expliquant la polémique entourant le film.

Au-delà de cette première impression troublante, le film aborde une multitude de thèmes complexes. Il explore la nature de la violence, la manipulation sociale, et la question de la liberté individuelle. La réflexion sur le libre arbitre et la réponse de la société à la criminalité reste profondément ancrée tout au long de l'histoire. Stanley Kubrick, le réalisateur, offre une vision provocante de la condition humaine, suscitant la réflexion et la discussion autour de ces thèmes dérangeants. "Orange Mécanique" demeure ainsi un film incontournable pour ceux en quête d'une expérience cinématographique provocante et profondément analytique.

Le dilemme moral de la rédemption dans "Orange Mécanique" se complexifie davantage lorsqu'on considère les multiples instances de châtiment subies par le protagoniste, Alex. La philosophie morale, dans ce contexte, peut être éclairée par des concepts tels que la responsabilité, le libre arbitre, et la capacité à changer.

spoiler: Lorsque l'État, représenté par le traitement Ludovico, torture Alex pour le guérir de sa propension à la violence, il soulève la question du libre arbitre. La philosophie existentialiste, promue par des penseurs comme Jean-Paul Sartre, suggère que l'individu est fondamentalement responsable de ses choix, même dans des circonstances extrêmes. Ainsi, bien que le traitement vise à le réformer, peut-on dire qu'Alex a expié ses péchés s'il n'a pas eu la liberté de choisir de changer ?


La question de la rédemption devient encore plus complexe lorsque le protagoniste est soumis à des actes spoiler: de vengeance
de la part de ses anciens complices, de ses parents et de la victime de ses méfaits antérieurs. Les conséquences sociales et personnelles auxquelles Alex est confronté après ces épisodes soulèvent des interrogations sur la nature de la punition et du pardon.

La philosophie morale, dans ce contexte, interroge la possibilité d'une réelle rédemption si la société persiste à infliger des souffrances au-delà de ce qui pourrait être considéré comme une peine juste. Des penseurs comme Thomas Hobbes, dans son concept du contrat social, soulignent l'importance de l'autorité et de la stabilité sociale, mais jusqu'à quel point ces éléments doivent-ils aller pour atteindre la justice ?

Finalement, la question éthique demeure sans réponse claire. L'idée de savoir à quel moment un individu a expié ses péchés et mérite le pardon peut être perçue comme une exploration profonde de la complexité morale, défiant les réponses faciles et invitant le spectateur à réfléchir sur les limites de la rédemption et du châtiment.

Aucun pardon, aucune pitié ou bien accepter la repentance du criminel ?
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