Orange mécanique
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chrischambers86

16 164 abonnés 13 116 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 juin 2021
L'ultra-violence, le lait aromatisè aux amphètamines et la musique de Beethoven annoncent l'atmosphère. Autant dire que les scènes de violence sont fracassantes et que le reste est tout aussi secouant entre prison et traitement thèrapeutique de choc. Maîtrisè du dèbut à la fin, on a ici une grande oeuvre de Kubrick qui rejoint le cercle restreint des films qui ont fait rèfèrence...
lhomme-grenouille

3 612 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2014
Voilà ce qui reste pour moi l’un des films phares du XXe siècle. Contrairement à ce que certains en disent, je ne pense pas que ce soit la crudité et l’intensité de sa violence qui font « d’Orange Mécanique » un film à part. Pour moi, sa force vient de la ligne qu’il ose franchir par le regard qui est ici portée sur la violence. La violence est esthétisée, normalisée, déculpabilisée, si bien que notre code est en permanence mis à l’épreuve. « Orange mécanique » a cette force de démontrer notre hypocrisie, ainsi que celle de notre société, au sujet de la violence. Encore une fois, voilà un film carré, brillant et visionnaire. Pour moi c’est encore aujourd’hui une véritable expérience qui me marquera certainement toute ma vie. C’est l'âge d'or de Kubrick, indiscutablement.
MGM-ranger
MGM-ranger

182 abonnés 52 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 septembre 2014
Orange Mécanique est l'histoire d'un jeune homme qui s'intéresse principalement au viol, à l'ultra violence et à Beethowen. Dérangeant, corrosif et violemment subversif, ce monument du cinéma des années soixante dix garde encore aujourd'hui son parfum de scandale grâce à un enchaînement ininterrompu de scènes cultes. A ne pas mettre devant tout les yeux.
Djo D
Djo D

78 abonnés 693 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mai 2014
"J'aime vraiment le cinéma ", voila ce que je me suis dès la fin du film. Une claque, une vrai claque en pleine tronche, une réflexion sur l'homme, sur la punition et la remise en liberté, mais finalement on se laisse surtout emporter par la forme que par le fond, la bande originale étant admirable tout comme la réalisation, certains plans sont en effet jouissif rien qu'à les regarder. Personellement c'est la première partie du film qui m'a le plus impressionné avec toute cette violence, mais qui étonnamment ne choque pas autant que ça.
Il est aisément rentré dans ma liste de films cultes!
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 novembre 2014
Après avoir vu le film, je ne savais quoi en penser mais après avoir réfléchi, je trouve qu'il mérite entièrement son statut culte, car c'est un véritable tour de force qu'a fait là Kubrick pour pondre un film aussi malsain et aussi captivant à la fois.. L'univers, les costumes.. Tout est si original et si jamais-vu qu'on se laisse prendre au jeu et qu'on regarde le film jusqu'à la fois. Le plus surprenant dans le film c'est peut-être la performance de Malcolm McDowell, qui est juste excellente. Le film est intéressant car c'est une véritable satire de notre société. Comme beaucoup, ce film me marquera à vie.
TheManWhoLovesCinema
TheManWhoLovesCinema

40 abonnés 112 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 octobre 2013
Considéré comme le film le plus violent de tout les temps lors de sa sortie, le huitième long-métrage de Stanley Kubrick, a longtemps fait controverse et était accusé de banaliser la violence gratuite et juvénile. Mais est aujourd'hui considéré comme une œuvre majeure du cinéaste de par son interprète, sa bande originale et son caractère satirique hors-normes.

Alex DeLarge est un jeune homme qui s'intéresse principalement au viol, à l'ultra violence et à Beethoven. Lorsqu'on lis ceci, nous attacher au personnage nous semble impossible pensons-nous ? Cela s'avère être vrai lors de la première partie du film mais la mise en scène est telle que le spectateur arrive même a s'attacher au personnage principal.
Quant au film lui, il se décompose en deux ou trois parties plus ou moins distinctes.
La première nous plonge dans le monde de ce jeune Alex et ses Droogs ou règnes une obsession on violence, sexe et délinquance. La seconde nous dévoile son séjour en prison puis voilà qu'arrive le dénouement; ce que l'on à fait d'Alex, le nouvel Alex, ce qu'il est devenu.
Sous ces aspects très "durs" du film, Kubrick créa cette esthétique si unique et optera pour une mise en scène simple mais terriblement efficace. Révélation visuelle donc mais aussi d'interprète, et lorsque que l'on me parle d'Orange Mécanique, le visage de Malcolm McDowell me vient tout de suite à l'esprit.
Et c'est à travers les yeux innocent de Malcolm McDowell, son humour espiègle, et son regard inquiétant que le spectateur assiste a une incroyable satire sociale et de son époque.
La symbolique du titre Orange Mécanique ou "L'homme Mécanique" en Nadsat, le langage dans lequel s'exprime Alex et sa bande, représente clairement le résultat de l'expérience Ludovico sur le personnage d'Alex. Résultat lui aussi satirique du gouvernement et de la science médicinale et psychologique d'aujourd'hui.

Ce qui, en 1971, était considéré comme de l'ultra-violence, est plutôt interprété comme de la violence malsaine à l'état pur de nos jours. En effet; nous vivons dans un monde ou, aujourd'hui, la violence est présente partout. Orange Mécanique n'a donc pas le même impact sur les générations d'aujourd'hui que sur celles qu'il visait en 1971.
Ultra-malsin, ultra-satirique, ultra-culte: une œuvre cinématographique inoubliable qui ne subit guère les rouages du temps et cela pour notre plus grand plaisir.
Benjamin A

807 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2017
Un fond rouge, puis le thème d'Henry Purcell en fond sonore et enfin le visage d'Alex, chapeau melon, maquillage et tenue intégralement blanche dans un lieu aussi bizarre que lui où il se trouve avec ses trois droogies buvant du lait. Puis vient sa voix off... Et voilà comment Stanley Kubrick, avec un long travelling, nous plonge déjà au cœur de l'Orange mécanique.

Après 2001 : Odyssée de l'espace, Stanley Kubrick s'attaque à l'adaptation du livre d'Anthony Burgess où il nous emmène dans un futur assez proche où règnent violence et sexe pour y suivre un groupe de jeunes emmenés par un leader exerçant terreur et sadisme.

Clairement divisé en trois parties, Orange Mécanique revient d'abord sur les agissements insouciants, ultra-violents et criminels des droogies, avant de mettre Alex face à ses responsabilité, et l'Etat, via de nombreuses péripéties qui vont le faire passer par tout un panel de sensations. Il instaure assez vite une atmosphère fascinante et envoûtante, qui se maintiendra tout le long et il alternera entre climat malsain, dérangeant, ironique et subversif. Dès le début, et utilisant une voix-off, Kubrick rend le personnage d'Alex totalement fascinant, que ce soit par ses excès, son charisme, ses manières, son look ou sa façon de parler et il accentue cette fascination plus le personnage évolue, d'abord comme symbole du mal à l'état pur, ne frappant pas pour l'argent mais par pulsion et plaisir puis comme expérience du gouvernement.

Bénéficiant d'une excellente écriture (scénario, personnages & dialogues), Kubrick y dénonce les dérives de la société ainsi que la violence institutionnalisée frappant à tous les étages, que ce soit Alex et ses virées d'ultra-violence, l'état sur Alex cherchant à modifier son comportement en le rendant totalement vulnérable et incapable de toucher une femme ou de se défendre ou la violence qu'il subit lors de sa sortie de prison que ce soit par ses anciens camarades ou son ancienne victime. À travers la tentative de modification du comportement et des pensées d'Alex, Kubrick s'attaque aussi aux politiques et la façon de gouverner, notamment les dérives et actions populistes sans grande conviction. Il trouve toujours le bon équilibre, alternant bien entre mise en avant de nombreuses thématiques, évolutions des personnages et la mise en place de l'ambiance, sachant provoquer l'effet voulu dans chacun des cas.

Rythmé au son d'une magnifique et dérangeante musique classique, Orange Mécanique est orchestré d'une main de maître par un Kubrick dirigeant son oeuvre tel un chef d'orchestre un opéra, maîtrisant tout de bout en bout, que ce soit au niveau de ses mouvements et effets de caméras, des plans toujours bien fournis ou des différentes directions prises par le scénario. La musique est judicieusement choisie et utilisée, sublimant l'atmosphère du film. Il nous transporte tout droit dans ce monde imaginé par Burgess avec son langage mélangeant anglais et divers dialectes ainsi qu'un esthétisme très 70's mais ô combien envoûtant et colorisé, qu'il sublime à merveille que ce soit grâce à sa caméra ou les somptueux décors. Sa direction d'acteur constitue aussi l'une des réussites du film, Malcolm McDowell est inoubliable, malsain et charismatique à souhait dans ce rôle de voyou abandonné et manipulé par la société où ils ne se comprennent pas vraiment. Les autres interprétations sont impeccables, notamment Patrick Magee dans le rôle de l'écrivain ou les droogies suivant Alex.

Intelligente, dérangeante, marquante et fascinante critique de la société et de la violence s'y trouvant à tous les étages, Orange Mécanique bénéficie de la main de maître de Kubrick qui orchestre son récit de façon brillante et magistrale pour une oeuvre qui n'a rien perdu de sa puissance au fil du temps.
Anonymous :)
Anonymous :)

67 abonnés 533 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mai 2014
Considéré comme une oeuvre majeure dans la filmographie de son réalisateur, "Orange Mécanique" est un film unique, dérangeant et bizarre qui a longtemps fait controverse car jugé de violence excessive et inutile. Le film nous plonge dans une Angleterre futuriste, où Alex, jeune sociopathe de dix-sept ans sème la terreur avec son gang. Passionné par la musique de Beethoven autant que par le sadisme, il multiplie les viols et les agressions avant d'être trahi et envoyé en prison. Là-bas il y fait la connaissance d'un programme visant à éradiquer la violence qui lui permettrait d'être libre d'ici peu s'il accepte de devenir cobaye... Jugé comme étant le film le plus violent de tous les temps, "Orange Mécanique" propose une vision baroque du futur où les malfrats sont fascinés par la violence. Quatre ans après avoir marqué les esprits avec "2001, l'odyssée de l'espace", Kubrick récidive et nous propose une mise en scène décoiffante qui toutefois à pris un sacré coup de vieux en quarante ans : les costumes et les décors paraissent plus que loufoque. Tiré de l'oeuvre d'Anthony Burgress, le neuvième long-métrage de Kubrick fait preuve d'une incroyable modernité puisque quarante ans après sa sortie, le sujet traité est toujours d'actualité. Dans ce film le réalisateur a choisi la manière forte afin de nous démontrer les méfaits que peuvent engendrer les effets ravageurs d'une société totalitaire au sein de laquelle tout agissement non conforme à l'ordre moral imposé par les instances dirigeantes est forcément répréhensible. L'intrigue est une satire sociale qui nous amène à réfléchir sur la question du conditionnement psychologique et sur bien d'autres sujets ! Le scénario se scinde en deux parties intimement liés : la débauche d'Alex qui frappe à tout va, puis qui devient la victime de ses anciennes cibles. Possédant une esthétique qui lui est propre, l'oeuvre de Kubrick me dépasse un peu, sa volonté d'inciter le spectateur à se poser des questions et à réfléchir est poussée un peu trop loin. La bande originale, composée par Wendy Carlos est un élément indispensable qui permet de par son style (musique classique au programme) d'amplifier l'ambiance particulière de l'oeuvre. Epaulé par un Malcolm MacDowell au top de sa forme, "Orange Mécanique" est une oeuvre singulière qui fait froid dans le dos.
Loskof

421 abonnés 688 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 novembre 2014
Je dois dire que j'ai un peu de mal avec Kubrick, j'adore Full Metal Jacket, j'ai trouvé que 2001 n'était pas dénué d'intérêt mais d'une froideur extrême, Shining très moyen, surtout dans son interprétation, du coup j'ai été assez surpris de passer un bon moment devant Orange Mécanique. Je ne lui ai pas trouvé de longueur ce qui est pas mal. Je lui ferai tout de même le même reproche qu'aux autres, à savoir que, devant un Kubrick, je ne ressens rien, il me laisse à mon rôle de spectateur, il fait son film et ne s’intéresse pas à moi, et pour moi c'est à peine du cinéma de faire ça.
Au final comme beaucoup de monde j'ai préféré la partie 1 (si l'on peut dire), violente même si l'on a fait pire depuis, encore que la banalisation de celle-ci avec une musique décalée est un peu malsaine. Mais le film arrive à porter son propos, à banaliser cette violence car on s'attache presque au personnage principal, d'où un certain malaise quand on repense à ça.
Pour la partie 2 j'ai retrouvé un peu les travers que je reproche à Kubrick. En soi, le propos est intelligent, dénoncer le traitement du mal par quelque chose d'encore pire (ou d'équivalent), cela pose évidemment un souci sociétal. Sauf que dénoncer un problème c'est bien, proposer une solution c'est mieux. Et de la même façon qu'un film dira que les discriminations c'est mal (par exemple) sans rien proposer, Orange Mécanique ne propose rien. Il pose un constat et voilà tout... Effectivement le film est assez visionnaire, il y a de la recherche sur le futur de la société mais cela ne débouche sur pas grand chose. D'autant que les expériences de reconditionnement sont à peine survolées, tout se passe très vite, de façon assez peu crédible.
En fait le message du film est assez simpliste, voire trop: La violence c'est pas bien, la guérir par la violence c'est pas bien. Ok, et? On fait quoi maintenant? Surtout la toute dernière partie ressemble à un brûlot politique assené au spectateur avec une légèreté pachydermique, tenant de justifier tout ce que l'on vient de voir, d’élever un peu le débat, sauf que c'est trop rapide, juste dit et non pas montré, bref ça se raccroche aux branches de manière un peu désespérée.
Peut-être faut-il que je le revoie une deuxième fois, rien que pour me concentrer sur la réalisation de haute volée, ou pour saisir un message plus subtil (que je n'ai vu sur aucun site ou critique...).
Ce n'est pas dénué d'intérêt, mais il manque quelque chose pour moi, il me manque de l'émotion en fait. A voir tout de même car je comprends qu'on le trouve excellent et que certains y trouvent un message dans lequel ils croient, car il y a un côté assez fascinant dans ce film.
Shelby77
Shelby77

193 abonnés 1 538 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 juillet 2016
Critique de "Orange Mécanique".
Un film qui, à sa sortie avait fait coulé beaucoup d'encre à cause de son côté violent. L'ambiance de la première partie du film est très glauque. Le scénario d'anticipation est très bien pensé et décrit ce que pourrait devenir notre société à l'avenir. Les solutions pour le traitement de la violence et de l'état psychologique de criminels par des méthodes peu orthodoxes. Le résultat (film) est plutôt intéressant. Un bémol, la durée du film , les scènes ennuyeuses ne manquent pas. Mais ça ne gâchent pas tant que ça le film. 4/5
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 juillet 2012
un vraie chef d’œuvre signé Stanley Kubrick , un filme puissant ,envoutant ,intelligent ,violent ,et déjanté ,bref un vraie chef d’œuvre qui mériterait d'être vue (pas par un jeune publique bien sûre ) ,un des meilleurs films au monde !!!!
septembergirl

664 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juillet 2010
Un excellent film de Stanley Kubrick. Une réalisation tout aussi dérangeante que fascinante, dégageant une atmosphère unique, pesante et malsaine. Malcolm McDowell est tout simplement époustouflant. Un film... bluffant !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 décembre 2013
Je serai tenté de dire qu'il est pour moi un des meilleurs films que j'ai pu voir. L'atmosphère qui semble grossière nous procure une montagne russe de sentiments. Le ton est parfaitement dompté. Si Kubrick l'avez tenté sur un autre ton, si il n'avait pas contenu l'exactitude du ton voulu, il aurait été incompris ou juste différent. Le fait de se retrouver en permanence en opposition d'émotions rend le style complexe. Tout s'entre-choc, la violence, la mesure, l'animosité , la sympathie, le dégout, l'admiration, la cruauté, la pitié. On passe par toutes sortes de perceptions et tout est pourtant très maitrisé, c'est un film assez éprouvant pour le spectateur ! Quand la musique, les sentiments et l'extravagance des tableaux que nous offre chaque scène est en harmonie parfaite on peut parler de prodige. Orange mécanique est un chef-d'œuvre Stanley Kubrick un génie !
NoSerious Man
NoSerious Man

209 abonnés 178 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2017
2013, votre humble narrateur, alors âgé de 12 ans (OUI 12 ANS), qualifié depuis peu comme étant assez grand pour pouvoir visionner des films d'horreur, décide d'insérer la VHS du chef d'oeuvre de Stanley Kubrick dans le magnétoscope entre deux DVD de Saw... Un écran rouge sur lequel le crédit du film apparait, puis précédant un espace futuriste inquiétant, le personnage principal : ALEX DELARGE. ALEX ****** !!!!!!! Au commencement, le monologue du personnage. 2 minutes d'appréhension sur une perle minimaliste et inquiétante composée par Wendy Carlos. Et dire que Kubrick ne fut même pas satisfait de la musique du film, quelle erreur ! Ce synthé, reprenant de fameux airs classiques pour les rendre contemporains, tout est là pour installer en douceur une ambiance froide et d'attente de quelque chose. Le casting d'inconnus présenté, le travelling du vaste et mystérieux Korova Milkbar laisse place à un cadre spatio-temporel plus sombre et plus usé que notre monde d'aujourd'hui. Par conséquent plus fascinant... La caméra nous entraîne alors pour plusieurs séquences dans une déambulation de démonstrations des différentes activités de notre héros, garçon sadique, sans scrupule et brutal passionné par l'"Ultra-violence", et de ses trois meilleurs amis ("droogs" comme il les appelle) dans un Londres futuriste du XXIème siècle... pas si rapidement que ça, vu que le film prend largement son temps, et tant mieux, car c'est bien pour faire durer le ressenti du spectateur. spoiler: La scène du viol de Mrs. Alexander, cette situation ayant suscité maintes et maintes controverses, est l'une des celles qui ont le plus contribué à pouvoir exprimer la violence au cinéma.
Cependant, le film connu une censure durant une vingtaine d'années, comme quoi le film forcerait ses spectateurs à imiter les antagonistes... Des gens qui n'ont rien compris au sens du film. L'air de rien, le film a beau être adapté de l'oeuvre romanesque de l'anglais Anthony Burgess, nous ne pouvons tirer la même morale des deux supports: spoiler: le roman montre qu'on ne peut changer l'Homme (puisqu'après avoir été hospitalisé, il redevient comme au début de l'histoire) tandis que le film montre qu'un Homme doit se rendre compte lui-même de ses erreurs, en dénonçant ainsi le gourvernement totalitaire.
Ce film, j'ai beau l'avoir vu bon nombre de fois, jamais je n'ai réussi à m'ennuyer durant la seconde partie, alors qu'il ne se passe pourtant pas grand chose. Ces scènes de dialogues lents et poseurs, cette musique minimaliste qui accompagne sans jamais dominer, cette dystopie fourmillant de détails exploitant tout le talent de Stanley Kubrick, l'esthétique torturée et cauchemardesque londonien, cela fait déjà un paquet d'éléments remarquables. Cette première partie nous ouvre la porte de la plus mauvaise passion Humaine traitée sur le personnage d'Alex, cette passion brusquement rompue spoiler: par la justice qui l'a rattrapé, qui laissera place au début d'un long cauchemar pour Alex... Car le film devient maintenant un drame psychologique dans lequel toutes ses victimes s'amuseront chacun leur tour de la faiblesse du personnage dominante depuis le traitement Ludovico. Et ce sont de grandioses scènes de suspense qui s'ensuivent. Trahi par deux de ses anciens amis devenus policiers (ce qui n'empêche pas leur volonté à le torturer à son tour, encore une fois une critique du gouvernement cette fois sur la police), notre Alex se réfugie dans une demeure qui lui est familière: celle de l'écrivain Mr. Alexander. Celui-ci le reconnait petit à petit et nous fait part du décès de sa femme, violentée et violée par notre héros et sa bande au début du film
Ici, la mort, n'est pas montrée à l'écran: par exemple, juste avant d'être rattrapé par la justice, Alex tente de tuer une riche femme, surnommée "La femme aux chats" en l'assommant avec une statue de pénis en plâtre (charmant ^^) néanmoins ni elle ni l'épouse de l'écrivain n'apparaissent mortes. Tout simplement parce que Kubrick n'a pas souhaité faire ressentir de la pitié pour elles, mais plutôt pour le parcours d'Alex DeLarge, à la fois protagoniste, anti héros et antagoniste qui réussit à avoir un look provocateur, dégueu et pourtant très classe ! Toutes ces scènes ou il subit à son tour prennent le spectateur à la gorge, et leur prouve que le véritable danger vient finalement des hommes contrôlés par le totalitarisme et certaines mauvaises décisions et envies humaines. Tout le film fonctionne du début à la fin, ou presque, de la même manière : on ne nous montre pas tout pour maintenir ce que Kubrick cherche à prouver, et c'est sans doute pour ça que ce film est le meilleur de sa filmographie, bien qu'il ne soit visuellement pas le plus beau (on lui préférerait à ça 2001) : on ne voit finalement presque jamais de scènes violentes (mis à part au début du film), ce qui crée en nous un sentiment d'attente de quelque chose de terrible qui peut arriver à tout moment. Pour parler du personnage d'Alex, j'ai un sentiment d'attirance-répulsion avec cette Homme: répulsion, parce que c'est d'abord quand même un sacre p'tit con. Attirance, parce que j'aime l'évolution morale du personnage. Monument du cinéma d'anticipation, mais aussi monument du cinéma tout court élevé au rang de film culte pour beaucoup, "Orange mécanique" est un de mes moments personnels d'admiration sans limites devant ce que permet de faire le cinéma. Je dois ça au casting dans son ensemble, bien sûr l'époustouflant Malcolm McDowell, mais aussi le reste du panier, non élevé aux rangs de spécialistes mais très bon quand même, particulièrement Patrick Magee, glaçant et malsain, Warren Clarke ou encore Michael Bates ! Je dois ça à la magnifique musique de Wendy Carlos, reprenant à merveille Rossini, Purcell et surtout Beethoven. Je dois ça à la VHS que possédait mon père, ce qui m'a permis de découvrir ce film en cachette alors que je n'y étais pas vraiment autorisé. On aura beau relever si on est spectateur de "Faux raccord" quelques petites mais peu importantes incohérences, tout est parfaitement maîtrisé, dans ce grand classique de l'anticipation qu'est Orange mécanique, qui fut pendant longtemps le numéro 1 de mon top 10 films et celui qui aura véritablement lancé ma passion pour le cinéma, ou peut-être qui m'a rendu cinéphile tout court... Longue vie à ce long métrage indispensable, et longue vie au cinéma tout court !!
JokerDreizen
JokerDreizen

324 abonnés 310 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 août 2012
Kubrick instaure une ambiance unique : Malsaine et drôle à la fois. L'hyperviolence, l'un des thèmes clés du film, n'est pas servie par le faible taux d'hémoglobine présent à l'écran, mais par la mise en scène et la direction des acteurs, les costumes, les décors, et la musique, uniques et hypnotisants. Malcolm McDowell est totalement psychotique, sensationnel. Bref, j'ai rarement été laissé de côté par les diverses scènes qui s'enchainent dans le film ; en conséquence les sensations et les sentiments antagonistes fusent pendant le visionnage. C'est prenant, mais surtout remarquablement riche. Il y a 40 ans Orange Mecanique donnait plus à réfléchir que la plupart des films que j'aurai eu l'occasion de voir. Un visionnage unique ne suffit pas pour réellement apprécier la portée intellectuelle du film, et l'originalité de son univers ... Pourtant il y a réellement matière à ressortir chamboulé de cette unique oeuvre. Et je capte pas non plus les gens qui disent qu'il a "mal vieilli" ; dans ce cas j'aimerais pas savoir le choc que ça a du être de découvrir un tel film dans les 70s. Et encore, aujourd'hui j'ai l'impression que l'impact est d'autant plus fort qu'on a l'impression d'être projeté à la fois dans le futur et dans le passé, comme dans une époque indiscernable à mi-chemin entre actualité et réalité alternative.
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