Nevada
Note moyenne
3,9
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156 critiques spectateurs

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Edouard64
Edouard64

8 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juillet 2019
Un cheval sauvage et impétueux, un prisonnier brutal et imprévisible : le film se fonde sur un contraste simple, mais le met au service d’une ambition : montrer comment la violence nous asservit, et comment tâcher de s’en défaire.
Le prisonnier, c’est donc Roman, une masse de muscle tellement à vif qu’il préfère la solitude du mitard aux cellules double du pénitencier, où il vient d’être déplacé, et rejette toutes les tentatives pour l’amadouer.
On lui réserve pourtant une place aux travaux de l’extérieur : il devra évacuer le crottin de chevaux sauvages, les mustangs, qu’on vient de capturer dans la plaine pour les faire dresser par des prisonniers et les vendre aux enchères quelques semaines plus tard.
Tout cela lui semble assez absurde lorsqu’il entend du bruit : c’est un cheval enfermé dans un box de bois qui ne supporte plus l’enfermement et lance sur les palissades des ruades désespérées. Myles, le directeur du programme, vieil homme lui aussi d’une farouche énergie, finit par lui propose de le dresser. C’est le début d’une métamorphose, fortement contrariée par son entourage, à savoir sa fille, qui vient lui rendre visite, d’une froideur atroce dont on comprendra vite les raisons, et que lui voudra apprivoiser, et son compagnon de cellule, une brute épaisse qui utilise la position de Roman pour se procurer de la came dans la pharmacie des chevaux : lui aussi, il lui faudra l’apprivoiser, à sa façon.
Le film, malgré la richesse de ses développements, et le temps consacré aux évolution du dresseur et de son cheval, dure une heure et demie. C’est dire si son écriture est habile, l’avancée de l’histoire ne reposant que sur des séquences réduites à l’os mais d’une redoutable efficacité : s’il fallait décider où, entre roman et nouvelle, se situe l’écriture du film, on trancherait sans hésiter pour la nouvelle. Mais une nouvelle d’un type particulier qui procéderait par allusion et sous-entendu.
Ajoutons qu’il est difficile de décrire toute l’émotion que dégage Matthieu Schoenaert, mâle impressionnant de puissance, fragile et dangereux comme un gibier frappé à mort, mais qui finira par se sentir capable de dire ses sentiments et de se faire entendre.
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juillet 2019
Avec Robert Redford à la production Nevada trouve une certaine note americana touchante sur cette histoire tirée de faits réels. Loin du film de prison classique le film parle des hommes, et de leur capacité à aller au fond d’eux-mêmes. Evitant tous les pièges du genre, le pathos ou la fable écolo n’est pas au rendez-vous pour faire genre. Et navigue entre réalisme et moments naturalistes où le rapport entre l’homme est l’animal se passent de mots, filmé avec épure et une photo radieuse.
Nevada est une belle surprise dans laquelle explose le toujours brillant et magnétique Matthias Schoenaerts. requiemovies.over-blog.com/
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 juillet 2019
Superbe film avec beaucoup d’émotion et un jeux d’acteurs très immersif
Alain C.
Alain C.

2 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juillet 2019
Le rapport de l'homme à l'animal ce n'est pas nouveau mais ici il y a une note particulière qui nous touche par son approche brute;nous sommes loin du western et de la prison comme nous l'assène telerama (triste analyse),nous sommes devant une situation dramatique qu'a su nous insuffler Laure de Clermont-Tonnerre à travers des prises de vue et des situations toujours à propos;elle nous place en osmose totale avec l'homme et l'animal tout en laissant une grande place à l'émotion.Merci à elle de nous décrire ainsi ces morceaux de vie qui nous échappent.A bientot pour un second film....
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juillet 2019
Les Mustangs sont ces chevaux immenses qui peuplent les terres d'Amérique et que les autorités ramassent pour les confier à des centres pénitentiaires. Le but est de permettre à ces animaux sauvages de bénéficier d'un dressage par des prisonniers, dont on espère une socialisation meilleure. Voilà en quelques mots l'enjeu de ce premier long métrage, bluffant tant dans la mise en scène parfaitement maîtrisée, que le traitement d'un sujet aussi casse-gueule.

En effet, il faut d'abord souligner un format relativement court qui permet au récit de tenir un rythme suffisant et d'échapper aux poncifs du mélo. Le personnage principal, incarné par un acteur assez stupéfiant (Matthias Schoenaerts) qui assume avec brio le rôle de cet homme brisé par les années de prison, est condamné pour une longue peine. La violence habite son visage et rend sans doute impossible toute forme d'insertion. Et pourtant, grâce à cette mise en scène plutôt sobre, grâce surtout à une économie des effets émotionnels, le film parvient à rendre tout à fait crédible la rencontre entre le meurtrier et un cheval, aussi méfiant et fou que lui.

On suit avec intérêt ce parcours d'une insertion réussie, tout en se rappelant que nous sommes au cinéma. La photographie est très belle. Et on ne gâche pas son plaisir avec certains effets de la caméra qui nous rappellent les heures de gloire de certains grands westerns.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 9 juillet 2019
Un démarrage lent, pas d'attache particulière aux personnages, peu de dialogues. C'est dommage, le sujet traite d'un sujet très intéressant. Légère déception
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juillet 2019
Laure de Clermont-Tonnerre ! Quel nom pour une cinéaste ! Ainsi, le décor est d'emblée planté. La sauvagerie du héros, meurtrier emprisonné, mutique semble contenue. La sauvagerie de son acte, nous y accéderons plus tard. Ce sera le bruit de la sauvagerie d'un cheval fou, qui va attiser la curiosité de cet homme enfermé avec lui-même. Le bruit des sabots qui tapent, les cris, la volonté de s'expulser de l'enclos vont l'intriguer. Et comme toute curiosité est moteur de vie, accès au désir, ce prisonnier va revenir à la vie. Il est père, mais n'a pas exercé sa fonction. Sa fille vient solliciter sa signature, qu'il donne sans même interroger le contenu. Il n'a pas paraphé et sa signature ne vaut pas, il devra donc se pencher sur ce qu'elle lui demande. La patience, l'apprivoisement, l'acceptation de l'autre et de sa temporalité, la volonté de vaincre les obstacles, puis le temps du retour sur l'acte irréparable et celui de la demande de pardon, voilà où nous emmène Laure de Clermont-Tonnerre et ses personnages, qui ont des "gueules". Ce ne sont pas les mots, qui occupent l'espace, mais les regards, les espaces vastes ou clos et les bruits, les sons, qui dominent ce film.
Michel A.
Michel A.

11 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2019
bon film dans l ensemble,qui présente l univers carcéral et surtout la solitude des détenus devant leur peine,en essayant de se réintégré par le biais du monde équestre…
intéressant mais un peu lent ,méme si j ai bien compris que ça permettais de comprende la qualité de vie inéxistante des prisoniers..
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juillet 2019
Nevada est un beau film sur la liberté. Laure de Clermont-Tonnerre s'inspire d'un programme carcéral mis-en-place dans plusieurs pénitenciers de l'ouest américain pour mettre en parallèle la condition des prisonniers et celle des chevaux ; ces mustangs sauvages doivent renoncer à leur liberté pour être domestiqués, à l'instar du personnage central joué par Matthias Schoenaerts, qui suit le même parcours sans vraiment s'en rendre compte. L'intrigue est parfois cousue de fil blanc mais la réalisation est soignée, particulièrement la première scène qui donne efficacement le ton du film.
Dg75
Dg75

12 abonnés 253 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juillet 2019
Je mets trois étoiles pour le jeu de Mathias Schoenaerts et certaines prises de vue magnifique. Mais franchement j'ai été très déçue. Je m'attendais à mieux. On passe d'un cheval retors à un animal qui vient poser, comme ça, du jour au lendemain sa tête sur l'épaule de son dresseur. Où est le développement psychologique, d'ailleurs la psychologue est quasi inexistante ? On traite plus, me semble-y-il, de la relation entre codétenus et leur violence. Et au final, je ne suis pas certaine que ses travers aient vraiment abandonné Roman, pas plus que son cheval qui, s'il vient régulièrement devant les grilles de la prison, n'a pas lui non plus réglé sa rébellion. En fait certes l'homme et la bête ont créé un lien mais que leur a-t-il réellement apporté ? Ils restent tous deux enfermés dans "leur cage".
Jean christophe L.
Jean christophe L.

23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2019
Une interprétation remarquable, des hommes comme des chevaux... De magnifiques plans de l'immensité américaine. Vive ce cinéma américain là !
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2019
Dans les états -Montana, Wyoming, Utah....-  où des troupeaux de chevaux vivent encore en liberté, certains pénitenciers ont établi un programme de réhabilitation de leurs prisonniers (rentable par ailleurs....). Régulièrement les mustangs sont traqués par hélicoptère, piégés, et chaque détenu du programme sera en charge d'un de ces animaux: familiarisation à l'homme, débourrage.... jusqu'au jour où le cheval sera vendu aux enchères. Bien sûr, il ne fera pas de haute école.... ce sera une monture de flic ou de douanier... Il parait que ces programmes donnent de bons résultats. Les détenus qui y ont participé font moins de récidives à leur sortie. Cela se comprend aisément d'ailleurs: mettre un cheval ne se fait pas dans la contrainte et la violence. Il faut de l'autorité, certes, mais du calme et de la maîtrise de soi. Rééducation du cavalier donc.... et, on imagine comme ils sont fiers, le jour de la vente, d'être sur leur monture la vedette éphémère de ce show.

      Ce pénitencier du Nevada où atterrit Roman n'accueille pas des enfants de coeur; il est hyper-sécurisé d'ailleurs. La plupart des détenus ont commis des homicides. Roman, lui, n'a pas tué sa femme, mais il en a fait un légume. Elle avait jeté sa came, ils se sont battus, il lui a tapé la tête contre le lavabo jusqu'à ce qu'elle ne bouge plus.... Depuis, c'est un type  mutique, enfermé dans sa rage, qui déteste tout le monde, ne veut parler à personne -pas plus à la psychologue qui essaye pourtant de l'aider, pas plus à sa fille Martha (Gideon Adlon) qui a besoin de sa signature pour une vente. Taper, hurler: ses seuls moyens de communication. On devine que Matthias Schoenaerts -même s'il nous a prouvé qu'il pouvait jouer bien d'autres personnages- habite Roman comme une seconde peau!

      Affecté au ramassage du crottin, Roman découvre un cheval à l'écart, un dingue qui passe son temps à botter les parois de son enclos. Celui là, on ne peut rien en faire. Roman a rencontré son double animal.... Il attire l'attention de Myles (Bruce Dern), le responsable du programme qui veut l'intégrer, mais Roman ne connait rien aux chevaux.  Et il n'a pas envie de mieux les connaître. Sous les moqueries des autres détenus, les premières rencontres se passent très mal. Roman fait tout ce qu'il ne faut pas faire: énerver plus encore le mustang en lui criant dessus...

      Et puis, dans le pénitencier, il y a aussi des chefs de gang, menaçants: les détenus du programme ont accès à la ketamine, puissant anesthésique pour chevaux, mais dont on peut extraire une drogue. Henry (Jason Mitchell), le noir rigolard qui a initié Roman au dressage y laissera la vie.

      Mais vous vous doutez bien que les deux révoltés finiront pas s'apprivoiser.... avec une happy end en demi-teintes. 

      Incroyable: ce film (soutenu par ailleurs par la société de production de Robert Redford) a été tourné par une française, Laure de Clermont-Tonnerre. Magnifique! il me semble bien qu'une autre Française a tourné l'an dernier un film sur les Indiens. Alors, vive les femmes qui montrent qu'en France on peut faire autre chose que de la comédie égrillarde. 

      Les premières images -chevaux en liberté dans ces paysages blonds, secs, montagneux, sont sublimes. Le film est superbe, et comment ne pas déplorer qu'il ait été si peu soutenu par la critique..... Certes, il est plutôt accessible aux gens qui aiment (et connaissent) les chevaux. Mais beaucoup de gens aiment les chevaux! Alors, si le film passe encore dans votre ville, ne le ratez pas!
Cool_92

366 abonnés 690 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 juillet 2019
Mouais un film de rédemption centré sur le dressage des Mustangs. Le pb ici est la lenteur assumée. J'ai trouvé le film lent et ennuyeux, il ne se passe pas grand chose. Le film oscille entre scène en prison et dressage de chevaux. Le film repose sur un formidable acteur.
Evacaro.
Evacaro.

3 abonnés 36 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 juillet 2019
Film superbe où le parallèle entre l'homme violent ,blessé et le cheval sauvage est mis en avant..vision du monde carcéral dans toute sa dureté ,sa barbarie..
Mattias Shoenaerts est extraordinaire de force,de puissance et de colère contenue dans ce rôle d'un homme dont la vie a basculé en une fraction de seconde.
Hanna
Hanna

10 abonnés 11 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juillet 2019
Quand la rédemption d’un homme passe par la relation avec un mustang... une histoire de violence et d’amour inconditionnel du plus sauvage des chevaux pour un homme brisé... qui sauvera l’autre?
Mauvais titre en français, pourquoi ne pas avoir gardé le titre original The mustang ?
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