Nevada
Note moyenne
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156 critiques spectateurs

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Maelicia
Maelicia

2 abonnés 72 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juin 2019
Roman Coleman est un prisonnier associal en isolement dont la fille, enceinte demande l'émancipation. Il intègre un programme de dressage de mustangs sauvages. C'est finalement le cheval qui apprivoise l'homme puis l'homme qui s'apprivoise. Matthias Schoenaerts ( déjà très bon en sous marinier russe dans Kursk vu l'année dernière) est Roman Coleman complètement habité par le rôle. La mise en scène est sans artifices, abrupte comme le milieu carcéral.La fin de l'histoire est également réussie. Nevada est juste FABULEUX!
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 juillet 2019
Je ne vois pas. Non, je ne vois pas où voulait en venir Laure de Clermont-Tonnerre avec ce « Nevada ». Pour le sujet, ça va, c’est clair. Un homme en quête de rédemption trouve une voie de sortie grâce à un programme de domptage de chevaux sauvages. OK. On voit bien le parallèle : les deux bêtes blessées, enfermées entre quatre murs, vont s’aider mutuellement à s’émanciper de leur condition… Sauf que : bah oui mais après ? « Nevada », je l’ai vécu comme un cadre posé mais avec pas grand-chose de peint dedans. Ou plutôt au lieu d’avoir une belle et grande peinture dans mon cadre, je me suis retrouvé avec une multitude de petites images parfois agréables à regarder (même si personnellement j’ai beaucoup de mal avec cette photographie beaucoup trop contrastée et jaunie à mon goût) et qui peuvent parfois toucher pour peu qu’on sache les prendre indépendamment du reste. Parmi ces bons moments : ces scènes qui savent transmettre cette belle sensation de liberté à chevaucher à travers les grands espaces, ou bien encore les quelques moments de complicité entre cavaliers… Mais le problème c’est que, pris dans son ensemble, ce film ne parvient pas à tirer grand-chose de son sujet. Même s’il y a une recherche d’esthétisme, ça reste très illustratif dans la mise en scène. Les événements s’enchainent sans réelle surprise. D’abord on montre l’arrivée des deux bêtes fougueuses dans le programme, l’équidé et l’humain. Puis on nous présente la rencontre. Au départ ça ne se passe pas bien. Et puis progressivement ça se passe mieux. Et à la fin, ça se passe spoiler: très bien, puisque chacun libère l’autre de sa servitude. L’humain a libéré le cheval de son enclos tandis que le cheval a libéré l’humain de sa propre autodestruction.
Qu’apprend-on de ces moments ? Quel regard spécifique nous apporte-t-on sur l’humain, le sauvage, la colère ? Bah au fond rien. Les choses se font parce qu’elles se font. On voit bien les étapes être franchies mais sans qu’on saisisse les raisons de ces basculements, ce qui donne des scènes pétries de fausses promesses. Exemple de ce moment où Roman tente d’être accepté par son canasson. Il essaye et essaye encore. Il s’énerve. Parfois il crie. Mais il n’arrive à rien. Alors, en bon spectateur connaisseurs des codes on se dit : « C’est normal Roman. Il faut que tu apprennes à dompter ta colère. Il faut que tu apprennes à te livrer entièrement au cheval afin qu’il se livre à toi… » Bref, on attend à ce que le film exprime quelque-chose de cet instant, et qu’il le fasse suffisamment subtilement pour que notre suspension d’incrédulité ne s'envole pas aux quatre vents. En somme on attend que l’auteure sache nous duper avec ses artifices d’artiste afin de nous emmener là où elle entend nous emmener. Sauf que non. Roman finit par s’asseoir de fatigue et – poup ! – le cheval finit par kiffer Roman d’un claquement de doigt. Pourquoi ? Comment ? Qu’est-ce que je suis sensé ressentir face à ce type de dénouement de scène ? Plein de questions que je me suis posées mais que, visiblement, Laure de Clermont-Tonnerre ne s’est pas posées. Ou plutôt non : je pense qu’elle se les ait posées ces questions mais que, malheureusement, elle n’a pas voulu y répondre. A chaque fois, sa réponse a été une forme d’évitement. « C’est comme ça et je ne veux pas prendre le risque de t’expliquer le comment du pourquoi. » Certes ce choix peut se comprendre. Au fond c’est une manière d’éviter de tomber dans les gros clichés et les artifices malhabiles. Le problème pour moi, c’est qu’en procédant ainsi, elle ne créé pas les conditions nécessaires à mon implication dans l’intrigue. Je reste extérieur. Spectateur. Je constate juste les faits sans qu’ils ne me parlent un seul instant. Ce « Nevada », à refuser de creuser pleinement son sujet, se limite finalement à une simple exploration de surface. Et le pire, c’est qu’en définitive, il n’échappe pas pour autant à une certaine sensation de films à clichés et à artifices malhabiles. Parce qu’au fond, la transition du personnage de Roman a un côté très arbitraire et très forcé. spoiler: Quand on se dit que pendant douze ans le gars a refusé de parler avec sa fille, s’enfermant dans le mutisme et la colère, et qu’en seulement quelques mois il transite subitement vers le gars contrit, ému et loquace. Et tout ça juste parce qu’il a dressé un cheval ?
Franchement, heureusement pour ce film qu’il y a le remarquable jeu de Mathias Schoenaerts pour faire passer la pilule, parce que dans les faits, si cette séquence fonctionne quand on la prend de manière totalement isolée du reste, elle ne fonctionne plus du tout dès qu’on l’aborde au sein de l’intrigue globale. Et pour le coup la superficialité de ce traitement est vraiment dommageable car à certains moments j’ai senti les possibilités que pouvaient offrir ce « Nevada ». La question du poids de la faute est notamment très intéressante, surtout quand on parvient à présenter ces criminels comme des personnes qui ont juste perdu le contrôle sur quelques secondes à peine et qui doivent désormais en supporter les conséquences sur tout le reste de leur vie. Il y avait vraiment quelque-chose à faire avec ça, notamment dans le cadre d’une comparaison avec ces Mustangs qui sont justement très violents parce qu’on les enferme et les contraint. Malheureusement, au lieu de cela, ce film n’est qu’une accumulation de promesses non-tenues ; de fuites régulières de l’auteure ; si bien qu’à bien tout prendre, quand j’y réfléchis bien, voir ce long-métrage ne m’a pas vraiment apporté grand-chose de plus que le visionnage de la bande-annonce. C’est en cela que je suis triste. Je pense que si la muse de Laure de Clermont-Tonnerre avait été plus inspirée, on aurait pu avoir là un beau film humaniste et touchant. Au lieu de cela on a juste un film qui, ponctuellement parvient à offrir des moments ou des images justes, mais qui globalement peine à transcender son sujet. Une belle occasion manquée… Mais bon... Après tout ça ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 juin 2019
Premier film d'une jeune actrice française, produit par Robert Redford et avec Matthias Schoenaerts en brute sensible, "Nevada" coche toutes les cases d'un drame digne de ce nom. Entre film carcéral et western, le film se distingue par une photographie incroyable, un son ultra-léché ainsi que par la performance intense de son acteur. Même si on est habitué à le voir camper ce rôle d'homme massif à la rage explosive (Bullhead, De rouille et d'os, Maryland), cette histoire lui permet d'explorer les subtilités dans l'expression d'émotions étouffées et refoulées. C'est ainsi qu'il réussit à nous surprendre et à nous toucher, sans qu'on s'y attende. Il contribue alors à l'authenticité et à la singularité du film qui relate d'un programme de réhabilitation pour détenus par le dressage de chevaux sauvages dans le désert du Nevada.
Le scénario, bien qu'extrêmement bien maitrisé, est la petite bête noire de "Nevada". Du moins, pour ma part. Il est si lisse, si propre, si fluide qu'on a l'impression d'être en croisière où les secousses émotionnelles ne relèvent que de la routine. Le rapport à l'animal offre pourtant de belles scènes, en parallèle de celles de la fille. L'un compense le manque de l'autre. Mais le règlement de compte en milieu carcéral n'apporte strictement rien à l'histoire, si ce n'est un petit coup de pression pour jouer avec le suspense et les attentes du spectateur. Personnellement, j'ai trouvé ça globalement trop propre. J'aurai aimé plus d'encombres, plus d'enjeux, peut-être moins de maitrises, d'un point de vue technique ou de la réalisation ! En réalité, je chipote, car "Nevada" est un très bon premier film, très prometteur pour la jeune réalisatrice et touchant aussi pour la fibre humaine véhiculée par cette histoire vraie.
Jacques F
Jacques F

9 abonnés 87 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 juin 2019
Merci madame de Clermont-Tonnerre de nous avoir donné ce film qui pour moi est une perle de sobriété ,de délicatesse et de finesse . Je pense que les 1 et 2 étoiles devraient faire un stage chez un ophtalmologue
Chantal D
Chantal D

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 juin 2019
Un véritable uppercut. Époustouflant. Acteur extraordinaire. Scénario finement ficelé. Du cinéma tel que je le conçois et qui éveille tous les sens. BRAVO
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 juin 2019
Le film qui m'a le plus touché cette année !!! Magnifique... Connaissez vous d autres films de cette réalisatrice?
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 juillet 2019
Très joli film, un peu longuet au démarrage cependant il faut avouer que la deuxième partie du film est rempli d’émotion et on s’y retrouve bien captivé par l’acteur principal qui joue avec brio son rôle avec beaucoup de sensibilité . Très bon film
tupper
tupper

190 abonnés 1 570 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juin 2019
Un beau film, intéressant parce qu’il nous fait découvrir, avec un Matthias Schoenaerts intense et captivant. Cela manque juste un peu d’enjeu pour nourrir un scénario un peu creux.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 juin 2019
Bon, j’avoue que le côté parabole de ce scénario (« il y en a qu’on peut dresser, il y a d’autres qu’on ne peut pas », c’est dans la bande-annonce) ne m’a pas spécialement intéressé, captivé, ni ne m’a semblé très inspiré car pas documenté sur le plan psychologique (rares passages à l’écran de la psychologue de service à laquelle le scénario ne laisse pas le temps de vulgariser un tant soit peu le concept). Un arrière-fond moralisateur typiquement américain. Je déteste (souvent) les films américains, ça doit être pour ça, même si ici la scénariste réalisatrice est bien de chez nous. J’adore (antiphrase) quand le générique de fin enfonce le clou : les détenus qui suivent ce programme récidivent moins que les autres.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2019
Elle sait jouer la comédie, et maintenant elle sait mettre en scène. Pour son premier film Laure De Clermont-Tonnerre a de quoi inquiéter la planète cinéma en lui racontant une histoire triste et difficile, sans pathos ni mièvrerie, mais en plaçant juste l’émotion à hauteur des sentiments réels. De la même manière qu’elle place toujours la caméra de façon à opter pour un point de vue chaque fois pertinent dans la construction de son récit et du rythme qui en découle. Ce qui donne aux acteurs un jeu profond et sincère. Il y a Matthias Schoenaerts, bien évidemment mais aussi Le formidable Bruce Dern sa prestation gaillarde lui colle à la peau. Après quoi l’histoire tout aussi formidablement bien écrite est un poil prévisible dans l’ensemble. Mais au regard du décor général, on en veut bien des histoires comme ça tous les jours au cinéma. Celle de la guérison d’un prisonnier de son enfermement au contact d’un cheval sauvage, qu’il va apprivoiser
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
grisbi
grisbi

5 abonnés 111 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juin 2019
Une belle réalisation, des acteurs performants qui rendent des criminels (presque) attachants. Une histoire prenante avec quelques longueurs néanmoins. Un bémol, qui doit être un parti-pris de la réalisatrice : des images souvent étriquées et aux couleurs assez fades : plans rapproché, gros plans, clairs obscurs et contre-jours. Sûrement pour rendre la proximité entre l'homme et son cheval et aussi l'univers d'enfermement des prisonniers et des chevaux. Malheureusement la grandeur des paysages environnants est totalement absente, même lors de cette scène d'introduction où des plans panoramiques auraient été bienvenus. C'est dommage.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juin 2019
Belle aventure que celle de l'actrice française Laure de Clermont-Tonnerre qui réalise son rêve américain, avec son premier long-métrage, Nevada, parrainé par M. Robert Redford, pas moins. Il est vrai que cette histoire entre un homme et un cheval, sauvages tous les deux, avait tous les arguments pour lui plaire. Associer le film carcéral, dont quelques clichés sont d'ailleurs bien présents, et les grands espaces (parler de western est un peu exagéré) est la bonne idée de Nevada qui regorge de somptueuses images de vastes étendues et de cieux immenses. Mais le film est avant tout le récit d'une auto-rédemption facilitée par le contact d'un animal, l'équithérapie, puisque tel est son nom, de plus en plus pratiquée avec bonheur et pas seulement en prison. Ce remède de cheval entre le patient/prisonnier et l'équidé donne lieu aux meilleures scènes du film, entre violence et douceur, permettant d'entrer dans la peau du personnage principal bien mieux que par les deux intrigues parallèles nettement moins subtiles et d'une certaine manière superfétatoires. Matthias Schoenaerts, qui n'est jamais meilleur que dans des rôles mutiques, est assez impressionnant de massivité fragile et ce, bien qu'on l'ait déjà vu jouer des personnages similaires. Fondé sur des expériences réelles se déroulant encore dans certains établissements pénitentiaires américains, Nevada marque son territoire en insufflant une bonne dose de romanesque dans un cadre documentaire. Ce n'est pas si facile à faire (voir le moins réussi The Rider) et montre que Laure de Clermont-Tonnerre en a sous le sabot. Une réalisatrice à suivre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 juin 2019
Un film remarquable sensible et humain, à voir impérativement . Un film sur la liberté et l’amour entre deux prisonniers : un cheval sauvage et un homme sauvage , les deux s’apprivoisant l’un l’autre, top
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 23 juin 2019
Très beau film avec des plans homme-cheval vraiment remarquables. Jeux d’acteurs excellents et découverte d’une pratique pour ma part méconnue de l’élevage des Mustangs. 1 1/2 étoile en moins car la fin ne m’a pas comblée !
Laurent A.
Laurent A.

59 abonnés 470 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juillet 2019
Dès les premières images on ressent la quiétude et la liberté des grands espaces américains, cette quiétude et cette liberté qui sont brutalement troublées et entravées par la volonté de l'homme. Le spectateur fait bien vite le parallèle entre l'animal libre, soudain privé de liberté, et le détenu, détenu dont on ignore tout (au début du film) de son histoire personnelle, mais dont on sait qu'il a lui aussi été libre avant d'être brutalement entravé. En matière de justice humaine, il n'y a pas d'échappatoire possible lorsque l'irréparable est commis, le rachat vis-a-vis de la société ne peut se faire qu'au prix d'une prise de conscience, et en cela l'animal peut aider, c'est ce que montre ce film. On connaît déjà le rôle des animaux dans les soins apportés aux humains, ici il nous est présenté en soigneur et en rédempteur de l'âme humaine. La fusion entre l'humain et l'animal nous montre aussi que l'un et l'autres ne sont pas si éloignés dans leurs aspirations... On pense à "The rider" (2018) mais ce film est bien plus positif, mieux construit, et mieux fini aussi. La relation de l'homme à l'animal, loin d'être dominante et destructrice malgré les forces en présence est ici une relation ennoblissante pour l'un comme pour l'autre, il est question d'n équilibre toujours fragile, à trouver, et - encore plus difficile - à maintenir. C'est aussi un film engagé, qui montre un aspect assez méconnu de la relation entre l'homme et l'animal, comment cette relation est exploitée au sens positif du terme. Sans faire de l'angélisme car le parti-pris du film est très réaliste et parfois très cru, on comprend aisément que la société a aussi sa part de responsabilité dans la dérive de ceux qui vont remplir les rangs des incarcérés. C'est filmé au plus près des décors de vie, la caméra fait ressentir avec force les huis-clos et la violence contenue lorsqu'elle n'est pas déchaînée : la prison, le milieu carcéral, mais aussi les grands espaces qui englobent cet îlot carcéral comme un kyste de privation au milieu d'une nature grandiose et sauvage, les personnages cabossés et meurtris, mais qui parviennent aussi à se réparer. Ce film c'est aussi le témoignage d'une réalité méconnue et occultée mais qu'il est bon aussi de garder à l'esprit, comme le rappellent efficacement les génériques d'introduction et de fin du film. A voir aussi comme un magnifique documentaire de société.
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