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Un visiteur
0,5
Publiée le 5 juin 2019
Ce film, c'est de la branlette intellectuelle (a l'image du personnage principal qui se masturbe chez les gens sans leur consentement). C'est un film où il ne se passe rien. Les actions des personnages sont à la fois incohérent et inexpliquées, ce qui rend le film encore plus absurde. En parlant des personnages, ils sont très mal écrit. Particulièrement le "héro" qui est agaçant de part sont inaction, son caractère inexpressif et son côté psychopathologique. Bref, je ne recommande absolument pas ce film, sauf si vous voulez briller en haute société et que vous voulez passer pour quelqu'un de cultiver (même si je ne comprends pas en quoi ce film peut-être concidéré comme étant une œuvre culturelle).
Je ne comprends pas l'engouement autour de ce film. Nous y sommes allés à 2 et n'avons pas du tout aimé. Le rythme est affreusement lent, les personnages ne sont pas suffisamment travaillés, rien ne va au bout, rien n'est expliqué. Le film est incomplet malgré ses 2h30. On en sort frustré. Je ne recommande pas.
Acteurs et images formidables, le reste est d’un ennui que seul le sommeil peut effacer . C’est lent, c’est long, et on s’ennuie encore et toujours ! A éviter
Burning est un film surprenant dont l'histoire impose une atmosphère mystérieuse qui déstabilise et dérange, accompagné d'une mise en scène excellente. Cette œuvre est une longue énigme parsemée d'incertitudes qui maintiennent notre curiosité. Lee Chang-Dong nous propose un film aussi brillant que perturbant.
N’importe quel cinéaste occidental qui se serait aventuré à filmer avec un tel rythme de corbillard se serait fait incendier. N’importe quel cinéaste occidental qui aurait autant renoncé au traitement logique de son scénario se serait fait irrémédiablement discréditer. Seulement voilà, Lee Chang-Dong n’est pas occidental, il est Coréen. Et pour ceux atteint d’exotisme aigu, les failles d’un film asiatique, sont des traits de génie que n’ont pas pu apprécier les occidentaux. Ainsi, Lee Chang-Dong étire toutes ses scènes systématiquement, répétant certaines sans raison, (ex: les sessions de jogging éperdu, sur les routes, à la recherche des serres). Il multiplie les scènes regorgeant de détail peu éclairant d’un point de vue dramatique, masturbations journalières du « héros », cuisines solitaires, travaux dans la ferme paternelle. Tout cela porte un nom : faire du remplissage. Par contre, Lee Chang-Dong se dispense de scènes de transitions et de scènes d’explications. Allant même jusqu’à oublier de traiter son thème principal : « la crémation ». Tout cela porte un nom : faire du hors sujet. En effet, rien n’est fait dans ce film pour éclairer les cinéphiles normalement constitués sur les multiples et profonds trous noirs d’une intrigue, qui à la base, ne manquait pas d’un certain intérêt. Pourquoi le père est-il ainsi ? Quel mal ronge « l’héroïne » ? Qui est vraiment l’autre « héros » ? Est-il vraiment pyromane ? Est-il un psychopathe ? Non seulement gonflant... mais frustrant.
Le bruit de la rue sur fond d’écran noir. Et soudain, c’est la rue en Corée du Sud. Si la ville est dense avec ses avenues bruyantes, ses panneaux de publicité qui infestent les murs, la campagne n’est pas loin, avec en bruit continu, la propagande de la Corée du Nord, crachée par des micros immenses. « Burning » est le récit de mondes qui s’opposent dans cette Corée énigmatique et poétique, et tentent de se rencontrer, avec en ligne de mire, un étrange trio amoureux, Jongsu, le jeune coursier, l’insouciante Haemi, et le riche Ben. On connaît le cinéma coréen pour son adulation des films fantastiques et sanguinolents. Ici, le point de vue principal est de mélanger les genres, brouiller les pistes, éparpiller les évènements. Les personnages principaux deviennent presque des fantômes à eux-mêmes, ce que renforce d’ailleurs la disparition de la jeune Haemi, et, à la façon d’un David Lynch, le réalisateur du très beau Poetry dissimule la vérité et le réel dans une interrogation constante de la temporalité et des lieux.
« Burning » ne cherche pas à être un film social. Et pourtant, la lutte pour exister à travers sa classe d’appartenance, ne cesse d’occuper l’écran. On a d’un côté, le jeune fils d’agriculteur, pauvre, qui écrit autant qu’il traverse sa vie, de l’autre côté, on a l’homme des villes, séduisant, manipulateur, fortuné, et qui pourtant s’ennuie au cœur de son univers feutré. Au milieu, il y a cette jeune-fille, presque sauvage, qui prend le parti-pris de la liberté et de l’intégrité du corps et de l’esprit, pour donner un sens à une existence qui pourrait se réduire à des dettes, une forme de prostitution, des mensonges et de l’insouciance. Le film retrace le portrait d’une jeunesse désabusée où le feu des serres en l’occurrence, constitue une sorte d’appel au bonheur et à la vie. Le drame est profondément universel, au sens qu’il raconte la difficulté de chacun à trouver une ligne de vie stable, véritable. Car les personnages se mentent à eux-mêmes en permanence. Ils évitent d’aborder le réel de leur existence, à la façon de ces milliers de jeunes qui se complaisent dans les univers parallèles de leurs jeux vidéo ou des réseaux sociaux.
On saluera une photographie absolument magnifique. A cela s’ajoute une mise en scène précise, sensuelle, proche de la perfection. La musique elle-même, entre le jazz et le rythme feutré et délicat des percussions, illumine un récit poétique et fascinant.
Lee Chang-Dong a pris son temps pour développer le récit de son dernier film « Burning » en compétition officielle à Cannes. Deux heures et demies en tout, une heure et demie pour présenter les personnages avant de faire disparaître mystérieusement l’un de ses protagonistes, un peu à la manière d’Antonioni dans « L’avventura ». Mais au contraire des personnages du fameux film italien, le héros central du fiil coréen ne lâche pas l’affaire. A la fois portrait d’une certaine jeunesse désabusée et beau portrait d’un jeune homme réservé mal dans sa peau, le film de Lee Chang-Dong privilégie l’ambiance à l’action même lors de la terrible révélation finale ainsi que lors de l’affrontement des 2 personnages masculins. Remarquablement filmé, subtilement mené, le film aurait effectivement eu sa place au palmarès cannois : un prix de la mise en scène me semblait quasi évident, une Palme d’Or par contre m’aurait paru exagéré, le film est un peu froid et les acteurs un peu en deçà.
Avec une carrière bien remplie, Lee Chang-Dong revient sur le devant de la scène pour nous offrir Burning. Après de sublimes films comme Poetry ou Secret Sunshine, ce nouveau long-métrage du réalisateur sud-coréen s'avère bien décevant. En effet, le plus gros point faible du film est incontestablement son scénario. Bien qu'assez intéressant au premier abord et au vu du résumé, la majeure partie nous laisse indifférent, dans l'expectative, désireux de voir quelque chose se passer. Finalement rien ne se passe et on s'ennuie, il faudra presque attendre 1h30 de film pour réussir à s'intéresser vraiment à l'histoire se déroulant sous nos yeux. Cependant, une fois qu'on a réussi à y accrocher, on ne réussit plus à lâcher l'écran et on suit avec appréhension le déroulement des événements. Je n'ai pas lu le roman de Murakami donc je serais incapable de juger l'adaptation mais il faut en convenir que l'écriture très lente de l'histoire n'était peut-être pas le meilleur choix. Par ailleurs, il faut avouer que Burning n'est pas vraiment aidé par son casting. Yoo Ah-In ne possède absolument aucun charisme et s'avère rapidement plus détestable qu'autre chose, on a du mal à le considérer comme le personnage principal de ce scénario. A l'inverse, Jeon Jong-Seo est impeccable dans sa partition de petite fille qui ne veut pas grandir, qui souhaite profiter pleinement de la vie. Néanmoins, le point majeur de ce long-métrage réside sans aucun doute dans le jeu sublime de Steven Yeun qui vient confirmer tout le talent qu'on le savait posséder. L'acteur se transcende à l'écran et contribue de la plus forte des manières à cette prise d'intérêt au film. Un jeu tout en retenue, subtil et pourtant assez classique, Steven Yeun nous fait prendre conscience de la réalité du long-métrage à savoir que tout le monde est soupçonnable. Dans tous les cas, les décors du film sont vraiment magnifiques particulièrement les scènes dans la campagne coréenne qui sont tournées avec un grand talent et une gestion de la photographie impeccable. La partition musicale du long-métrage est assez classique et ne sait jamais nous faire ressentir de nombreuses choses. La réalisation de Lee Chang-Dong constitue malgré tout un gros point fort quant à la beauté qu'il réussit à insuffler à son film dans chaque plan. Burning n'est donc pas le chef-d'oeuvre que tout le monde vendait, bien en deçà des autres réalisations du cinéaste coréen. Il s'agit quand même d'un bon film qui nous permet de prendre toute la mesure du talent de Steven Yeun.
Film sur un trio amoureux fait d'ambiguités et de beautés. Tout n'est pas clair et expliqué dans le scénario, ce qui déconcertera beaucoup, mais il règne un tel mystère dans chaque scène, que notre intérêt est toujours en veille. Quelques longueurs néanmoins. Porté par 3 acteurs magnifiques et des scènes magiques, comme la scène de danse de la jeune fille. La fin est brutale et magistralement mise en scène.
Absolument magnifique et même irradiant. L'actrice principale est d'un magnétisme radioactif et les deux garçons du trio amoureux sont vraiment excellents. Film qui nous fait penser, d'une certaine façon, au mythique La nuit du chasseur par son réalisme social s'inscrivant dans une tragédie à la sauce thriller. Les images du film sont superbes et la réalisation de très grande facture.
On recherche tout au long du film le sens profond mais non c'est juste un thriller sans cadavre sans enquête On regarde quand même facilement si on a du temps à perdre
Excellent suspense qui évoque l'univers de Patricia Highsimth, notamment Plein soleil, par son opposition de classe entre un riche oisif cynique et un couple de jeunes fauchés. Le film démarre lentement mais nous installe dans une ambiance assez étrange et mystérieuse. Comme souvent dans le cinéma coréen, la chute est sanglante. Une réussite.
Grand succès critique de l’année 2018, Burning est à l’image de la production cinématographique sud-coréenne de ces quinze dernières années : d’une maîtrise impressionnante et d’une foi puissante dans le cinéma. Ce faux-thriller trouble, mystérieux, ambigu est une plongée sans concession dans la Corée du Sud contemporaine, où la jeunesse paie le prix fort d’une société à deux vitesses, intensément marquée par des rapports de classe à la violence symbolique redoutable. Récit d’un premier amour autant que plongée vertigineuse dans l’esprit d’un écrivain dont il est impossible de démêler le vrai du faux, Burning prend un malin plaisir à faire tourner le spectateur en bourrique – parfois de manière trop appuyée et trop longue. Il n’empêche qu’il est difficile de ne pas être bluffé devant la densité de matière romanesque proposée par Lee Chang-dong, qui ambitionne ici de prendre la température d’un pays entier.
Premier constat, ce réalisateur est particulièrement régulier, à faire d’excellents films… d’autre part, pas si facile à classer: drame, thriller; oui mais en évitant le « grand spectacle » . Il maintient en permanence, notre intérêt, par son savoir faire et au fond, c’est plutôt « l’étrange » qui l’emporte…. Trois personnages « centraux » : Jongsoo coursier, rêve d’écrire et essaie de comprendre le monde qui l’entoure…. Haemi, « midinette », veut profiter de la vie et rechercher bien loin, ce qu’elle a à sa porte… Ben, personnage bien étrange, ne vit que dans le luxe et s’exprime par métaphore ???
Le réalisateur nous manipule avec maestria et comme Jongsoo, nous nous posons des questions sur le « sens de la vie » . Un excellent film entre rêves et réalité ?