Burning
Note moyenne
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196 critiques spectateurs

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Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2022
Ce film est inspiré d'une nouvelle de Murakami et en effet toute l'étrangeté des personnages, de leurs psychologies et de scènes parfois irréelles font grandement penser à l'imagination de l'écrivain japonais. Ce trio entre deux hommes et une femme est assez déroutant, les deux hommes sont amoureux de la fille, ils s'apprécient et à la fois se détestent. Beaucoup de scènes sont incompréhensibles notamment spoiler: la recherche de la serre incendiée ou encore le chat imaginaire dans l'appartement
. Toutes ces bizarreries donnent beaucoup de charme et de mystère à ce long métrage coréen. Une oeuvre très poétique avec une belle musique et de très beaux paysages de la limite entre Corée du Sud et Corée du Nord.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2018
Loin d'etre le chef d'eouvre annoncé par un certain nombre, Burning n'en reste pas moins un bon film, chargé de scènes fulgurantes et qui pose d'essentielles questions existentielles. Si le film n'était pas si long, avec certaines scènes répétitives et étirées, avec le côté poseur de la mise en scène, Burning serait un film parfait. Malgré mes réserves, son absence du palmarès au festival de Cannes me semble une injustice. Les trois acteurs auraient mérité un prix, gestuelle impeccable de Jeon Jong-seo dont le déplacement du corps dans l'espace est inoubliable et du héros qui porte en lui tout le questionnement humain. La mise en scène, belle et soignée, qui évoque Antonioni (Blow Up, La nuit), malgré des afféteries est réussie. Burning questionne avec finesse le sens de l'existence et de l'influence de la disparition sur la vie des êtres. "Ne pas oublier ce qui n'existe pas". Le trouble du récit naît de ce concept. Le film est détenteur de scènes brillantes, la première demi heure du long métrage est la plus réjouissante, voir la scène de mime au restaurant et celle de la danse de la femme au son de la musique envoutante de Miles Davis. Dommage que le film se regarde un peu tourner mais le dernier quart d'heure est un pur chef d'oeuvre d'ambîguité (la mort et la sexualité qui se répondent puis le réel et la fiction en dualité). Un film à voir.
NotThatYouThink
NotThatYouThink

46 abonnés 281 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 avril 2024
“Burning” a une ambivalence forte entre le fond avec la forme. Si la forme est réussie avec des plans brefs parfois superbes, oniriques et intenses : spoiler: la serre qui prend feu dans le rêve de Jongsoo, la danse de fin de journée en topless de Haemi
. Le fond manque clairement d’une consistance qui permettrait au long-métrage de marquer les esprits. Je pense notamment au format d’une durée totale de 2h30 bien trop long pour exposer le propos, car il ne se passe rien, peu d’intensité sur la durée, peu d’émotions au travers des personnages introvertis et renfermés sur eux-mêmes. Du coup, j’ai l’impression d’avoir vu des choses, mais être passé à côté de l’essence même du film.
Le casting avec le trio Jongsoo (Ah-In Yoo), Haemi (Jeon Jong-seo) et Ben (Steven Yeun) présente un certain charme, mais cela ne suffit pas pour moi à faire de “Burning” une œuvre puissante et convenu, dommage.
Missa
Missa

34 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2018
Un thriller énigmatique et métaphysique
Encouragé par les critiques très positives des critiques de cinéma je suis allé voir ce film avec beaucoup d'attentes. C'est un film contemplatif, au rythme lent et comprenant des références à d'autres œuvres. C'est un film assez alambiqué qui hésite constamment entre plusieurs registres : thriller, surnaturel, drame social... et dont la fin m'a laissé un peu dubitatif. Néanmoins, j'ai beaucoup aimé la beauté des plans et la poésie qui se dégage de ces scènes très construites.
C'est un film singulier dont la philosophie peut se résumer par cette phrase prononcé par le héros du film : "pour moi la vie est un mystère"
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 septembre 2025
Mystérieux, envoutant, hypnotique, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire cette fascinante œuvre coréenne emmenée par un formidable trio d’acteurs. Bercé par un rythme lancinant, le spectateur assiste à un balai visuel et narratif étonnant et parfaitement maitrisé, filmant avec aisance une forme de banalité de peu de choses mais qui en dit beaucoup.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juillet 2019
Un film de mise en scène et d’acteur. Burning raconte au travers de l’histoire du personnage de Jong Soo une jeunesse apathique car manquant de perspectives et d’espoir et pourtant pleine de colère réfrénée qui forcément menace d’exploser. La photo est très réussie et on a le droit à quelques plans de toute beauté. Cependant le film aurait gagné à être plus dense, plus resserré car deux heures et demie pour cette histoire c’était franchement trop.
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 296 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 juin 2019
J'adore le cinéma coréen, plus profond et bien mieux réalisé par rapport à ce que l'on a l'habitude de voir, les histoires de ces films ont plus de teneur. Burning m'a malheureusement déçu car son histoire semble vide, ce qui_n'est pas courant chez les coréen. 2h30 pour montrer un jeune qui tombe amoureux d'une amie d'enfance qui se voit courtisée par un riche type de la ville. Longueurs et lenteurs sont au rendez vous malgré des personnages profonds et talentueux. A noter que la bande son est plutôt pas mal et donne du cachet à l'histoire, un semblant de suspens mais elle fait son effet. Un film qui ne restera pas dans les anales du cinéma coréen.
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 janvier 2022
Curieux ! Ca commence comme se terminait Rosetta des frères Dardenne. L'image n'a rien de trop spécial, on est manifestement dans un cinéma social, naturaliste qui nous plonge dans le Séoul d'aujourd'hui avec toutes ces petites gens qui vivotent et se battent pour survivre. J'ai toujours trouvé que le plus beau des voyages au coeur de terres qui nous attirent, c'est le film. La vision d'un local de l'étape est celle qui vous transmet le mieux le virus. C'est pour moi comme de découvrir un lieu en ayant un point de chute, quelqu'un qui connaît, qui y a grandi. et c'est encore meilleur si c'est un artiste ;) Bref, grâce à Lee Chang-Dong, j'ai très envie de mieux connaître Séoul. Deux jeunes tourtereaux s'y rencontrent à l'initiative d'une jeune fille qui a de la suite dans les idées. Elle mène la danse pour récupérer une montre, elle l'attire chez elle pour une histoire de chat qu'il faudra nourrir. Elle est aussi prestidigitatrice. Fait apparaître des objets qui n'existent pas. Créer le désir avec un peu de rien. La question arrive de savoir si ce chat existe, si elle est vraiment partie en Afrique, si plus tard, elle aura disparu de la vie de Jongsu comme on s'évanouit de bonheur à la vision d'un lac paisible au Kenya... La source qui alimente le film, le pouls battant, le son profond d'une basse au coeur ne semblent jamais aussi audible que dans cette séquence matricielle à la campagne où le trio amoureux (de Jules et Jim) côtoie les fantômes sonores d'Ascenseur pour l'échafaud. Nouvelle vague ? Un peu oui... Le film se présente en cela comme une respiration permanente (le parfait contrepied de l'univers clos et irrespirable de Wes Anderson). Tout est toujours possible jusqu'au bout du bout. Exploration non stop de lignes de fuite. Elle n'était peut-être pas cette jeune fille de sa jeunesse (elle est "passée sous le bistouri" nous dit-elle), elle n'est peut-être pas tombée dans ce puits, elle n'a peut-être jamais été amoureuse de lui dans leur jeunesse, peut-être même qu'il ne l'a jamais trouvé moche comme elle le prétend... Artiste insaisissable ça oui elle l'est assurément ! Aucun doute. Belle, incandescente, vénéneuse... Alors on peut se mettre à imaginer le pire. Serait-elle venue à la campagne ce fameux soir pour se livrer à un jeu cruel imaginé avec la complicité de son amant tordu ? Pourquoi ne pas y assassiner Jongsu par pur plaisir morbide ? Qui sait finalement ce qu'ils sont venus faire ? "Un repérage" dit l'amant. Personne ne sait d'ailleurs qu'ils sont là tous les trois. La musique d'Ascenseur sur l'échaffaud serait possiblement un indice sur cette piste criminelle en gestation... Puis avortée.

Jongsu semble correspondre à ce qu'il dit être même s'il est particulièrement difficile à déchiffrer. Notamment parce qu'il reçoit souvent, hébété, de multiples informations et questions sans ciller tout au long du film en tout cas jusqu'au début de son enquête. Le fait qu'il travaille sur une matière littéraire à la Faulkner renferme l'idée que la matière est autour de lui, à portée de regard, son univers entre Séoul, la ferme familiale, les difficultés de son père, sa mère partie, sa soeur invisible... Et ce qui retient d'ailleurs l'attention chez lui c'est ce silence et une forme de passivité face aux interpellations dont il est l'objet. Cela peut donner le sentiment qu'en cherchant à nourrir son sujet il se nourrit des rencontres pour créer un personnage (à l'écran ?) qui ne serait pas forcément lui... D'ailleurs toutes les étapes de son installation chez son père sont étrangement filmées comme l'intrusion d'un inconnu dans une maison vide... Comme s'il s'appropriait une histoire qui n'était pas la sienne. Cela contribue à faire grandir le trouble baignant le film. Ce qui me fait imaginer par exemple que dès la disparition de la jeune fille dont il est amoureux, son travail de création et d'écriture (à l'écran) commence alors, y intégrant des éléments factuels qui sont venus jusqu'à lui : la voiture de Ben, le feu, les vêtements brûlés par sa mère, le briquet oublié, l'anecdote sur les serres, le chat, la montre, l'appartement... Ce qui amène à penser que cette fin par exemple serait écrite par ses soins et pas réelle du tout. Juste avant la confrontation finale, on le voit d'ailleurs écrire fiévreusement dans l'appartement de la disparue. Une vengeance fantasmée peut-être dans laquelle la violence qui est en lui s'exprime soudain ! Cela rejoint là encore les innombrables pistes d'exploration qui rendent la lecture du film assez jouissive.

Côté faiblesse, je ne suis pas fan de l'enquête de Jongsu. Si l'on se contente d'une explication vraisemblable d'après la construction apparente de la narration, cette dernière n'explore finalement que l'exploitation des pauvres par les riches et faisant alors passer un message politique un peu étriqué pour un dénouement ultra basique, celui d'un thriller lambda mettant au prises un jeune idéaliste amoureux et un aristo psychopathe qui se sera tranquillement débarrassé du corps de la jeune héroïne sans le sou... Mouais.

Je préfère retenir le trouble, l'expérimentation permanente, le jeu fabuleux des acteurs (elle particulièrement) toutes ces zones d'ombre qui éclairent le film, autant de moyens donnés au spectateur pour le comprendre et l'aimer à sa façon. C'est pourquoi j'encourage chacun à le découvrir. Pas le chef d'oeuvre absolu dont on m'a rebattu les oreilles mais sacrément prenant et stimulant pour l'imagination si l'on veut bien se laisser porter....
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 septembre 2018
Lors d’une livraison, Jong soo, aspirant écrivain qui vit de petits boulots, retrouve par hasard son ancienne voisine, Haemi, qui lui donne rendez-vous et couche avec lui. De retour d’un voyage en Afrique, celle-ci revient avec Ben, un garçon riche et mystérieux.

Burning est un drame coréen de Lee Chang-Dong (Poetry.....) de 2018. Il s'agit de l'adaptation du roman Les Granges brûlées de l'écrivain japonais Haruki Murakami.

Attention Spoilers

Trio Amoureux
Burning est d'abord l'histoire d'un trio amoureux. Séduit par Hae-Mi, Jong soo la voit revenir d'un voyage en Afrique avec Ben, un homme riche et blasé avec qui la jeune femme va passer de plus en plus de temps.
Tout oppose les 2 hommes. Jong soo est un apprenti écrivain que l'on voit surtout travailler dans la ferme que son père gérait jusqu'à ce qu'il parte en prison. C'est un taiseux qui a peu de moyens mais il est très amoureux. Ben est riche et oisif, à la manière de Gatsby le magnifique, le personnage de Francis Scott Fitzgerald. On ne sait rien de lui ni de l'origine de sa fortune, il esquisse un sourire en permanence.
Entre les 2 hommes, Hae-Mi, une jeune fille qui vit de petits boulots, mythomane à ses heures est un peu "perchée". Revenu d'Afrique, elle parlera à qui veut l'entendre de la faim et de la grande faim (surtout spirituelle). Elle se souvient aussi être tombée dans un puits quant elle avait 7 ans, détail ou affabulation que tout le monde a oublié.
spoiler: Le film s'oriente vers le thriller quant la jeune femme disparait. Jong soo contacte Ben qui lui confirme qu'il n'a pas plus de nouvelles que lui. C'est à ce moment que Jong soo se souvient que Ben lui a confié quel était son passe temps préféré : brûler des granges abandonnées dans la campagne.


Et si l'objet de la pyromanie à répétition de Ben n'était pas des granges mais des jeunes filles?

Convié chez Ben, Jong soo y retrouve une montre pour femme qu'il a offert à la jeune femme ainsi que Choffo, son chat.

Le réalisateur aborde également d'autres problématiques plus larges telle que le chômage croissant des jeunes coréens et la montée de la colère dans le pays. Lee Chang Dong fait également état des disparités économiques que traverse son pays et toute la planète à travers la rivalité amoureuse entre les 2 jeunes hommes.

Frustration
spoiler: Le spectateur ressort tout de même de la projection des questions "plein la tête"avec très peu de certitudes. Hae-Mi tombée dans un puits à l'âge de 7 ans, mensonge ou réalité? Le chat Choffo existe t-il vraiment lorsque l'on se souvient que Jong soo chargé de le nourrir durant les vacances d'Hae-Mi ne l'a jamais trouvé dans un appartement minuscule. Jong soo est il vraiment aspirant écrivain alors qu'on ne l'aperçoit face à un clavier qu'une fois durant le film? (...) Le film se fait côtoyer les faits et les allégories ou l'imagination de Jong soo. On ne peut exclure que ce drame soit une parabole opposant la Corée qui ne peut s'en sortir à celle qui baigne dans l'opulence.


Autant de question sans réponses qui donneront libre cours à l'interprétation du spectateur...il en a tout le loisir puisque le film dure 2h28.

L' instant de grâce du film: celui où Hae Mi danse topless face au soleil couchant et à la frontière nord coréenne devant les 2 hommes.

Casting: Yo Ah Inn (Jong soo), Steven Yeun (Ben), Jeo Jong Seo (Hae-Mi)
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 25 novembre 2019
Apparemment, il est donné à chacun d’interpréter son film ! Ou plus précisément, il est donné à chacun de se faire sa propre intuition. Le réalisateur Lee Chang-Dong est de ceux qui ne mâchent pas le récit, c’est au spectateur de s’en faire une idée. Il ne tient pas le spectateur par la main. Il est vrai que son « Burning » est énigmatique, implicite et léché. Un spectateur basculé de supposition à confirmation, de doute à certitude. Dans une première partie, on assiste à un triangle amoureux ; dans la seconde partie, le triangle subsiste mais malgré l’absence de Haemi, celle-ci reste visible ! Sans doute la force du scénario. Moi, du film, je n’ai retenu que le mot métaphore (metaphor en V.O) ; quand Haemi demande à Ben ce que cela veut dire, celui-ci la renvoie à Jongsu, écrivain en devenir. Le spectateur n’aura pas droit à l’intervention de Jongsu. Celui-ci finira par la définir à travers les serres : la métaphore des victimes de Ben… Le feu qui brûle à l’intérieur de Jongsu permet à ce dernier de croire en la culpabilité de Ben. Mais comme le réalisateur place pratiquement le spectateur à hauteur de réflexion, d’inquiétude de Jongsu, le spectateur n’est-il pas enclin à se laisser influencer… ?
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 460 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2018
Vous aimez les scénarios et leurs mystères qui tiennent sur un ticket de métro, alors allez voir Equalizer (fort bon au demeurant). Et puis vous avez les histoires pleines de non-dits, de métaphores, de subtilités qui sont parmi les caractéristiques du cinéma coréen. La combustion lente de Burning nous rappelle que les incendies les plus difficiles à circonscrire sont ceux qui ne se voient pas. Ici, pas de pyrotechnie, plutôt des couchers de soleil qui ne révèlent que des ombres ou des levers qui se réfractent dans les brumes matinales, à l’image des interrogations du spectateur qui ne verra pas filer les 2h30, trop intéressé par le contenu de la séquence suivante et du dénouement.
jeff21
jeff21

76 abonnés 296 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2018
Voici un nouveau film sud coréen à voir absolument pour l'intrigue policière mais surtout pour les personnages qui donnent une certaine fraîcheur au film. C'est agréable et donne envie d'en voir davantage... Film policier avec du suspense et un dénouement quelque peu inattendu.
20centP
20centP

23 abonnés 235 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juin 2019
Je dois concéder une déception vis à vis de ce Burning encensé par la critique à sa sortie. De nombreuses scènes et une ambiance réussie, une critique sociale intéressante mais une lenteur un peu trop appuyée. Servis par des interprètes énigmatiques, la frontière floue que trace le film entre rêve et réalité peut toucher, dommage qu'un montage plus resserré n'aie pas rendu le film plus dense.
Jonathan M.
Jonathan M.

21 abonnés 113 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 janvier 2024
Burning est un bon film mais souffre de quelques défauts pour en être un grand. L'ambiance est pesante, bizarre, et le ton est bon. Pendant un bon moment on se demande où on est comme le personnage principal. Quelques petites touches nous mettent la puce à l'oreille sur le denouement c'est plutôt bien tourné en terme de scénario. Lee Chang-Dong film à l'école Fincher dans les tons froids et gris avec un certain réalisme. Cependant il y a un manque de rythme et un côté un peu mou qui font que l'on perd peu à peu intérêt. Dommage, cela reste honorable !
Denis Billo
Denis Billo

14 abonnés 16 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 septembre 2018
Le désarroi du héro (Jongsu) épris d'amour pour la belle Haemi...
Le personnage de Haemi est haut en couleurs, un peu déjanté et douce à la fois, passe d'un état à un autre très rapidement.
Assurément Haemi est très attirante mais souffre d'une quête et de l'insatisfaction que rie ne peut être comblée.
Pauvre Jongsu, très stable, finalement très lent qui tombe fou amoureux de Haemi, si sauvage, si libre et en même temps si mal en elle.
Amour impossible qui génère beaucoup de souffrances, beaucoup de folie et le dérapage de Jongsu à la fin du film est assez concevable.
On reste cependant sur l'expectative, Haemi a-t-elle été tuée ou pas, on ne le saura pas...
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