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Pascal
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4,5
Publiée le 14 août 2026
Ressortie en salle de la filmographie de Jacques Tati dont ce " jour de fête" (1949 ).
Sur un ton amusé, Tati s'interroge avec subtilité sur l'arrivée en France de la culture américaine. Hommage à la lenteur, critique de la productivité, " Jour de fête" est une grande réussite. " Playtime " sera un peu le second volet de la même thématique que Tati développera deux décennies plus tard.
C'est très fin, bien senti et l'air de rien, très percutant !
Un petit film avec un peu d'âge mais bien mené avec un personnage principal très atypique et bien interprété. Sans oublier des passages comiques réussis mais restant fins.
N’est pas Charles Chaplin qui veut. Pour son premier long-métrage, sorti en 1949, Jacques Tati inaugure le style burlesque à la sauce française. Malheureusement, l’humour proposé ne débouche sur aucun sourire et témoigne véritablement d’une autre époque. Dans « Jour de fête », il interprète le facteur d’un petit village tentant d’effectuer sa tournée le plus rapidement possible, s’inspirant des pratiques américaines de l’époque. L’opposition entre un monde rural traditionnel et le modernisme capitaliste trouve ses limites en raison de gags désuets et de facéties peu communicatives. Bref, une œuvre champêtre remplie de poésie maladroite mais incapable d’empêcher un ennui certain.
Tourné à Sainte-Sévère / Indre (département de l’Indre où le réalisateur séjourna en 1943), le film est inégal, surtout la première partie, avec l’arrivée d’un manège à chevaux de bois et la fête (scènes tournées en nuit américaine et peu réalistes). La seconde partie où le facteur François (Jacques Tati, 42 ans), piqué au vif par un documentaire (détourné) sur la poste américaine, décide d’effectuer sa tournée à vélo, mieux que les Américains : c’est drôle, ironique (spoiler: préposés de la Poste peu acharnés au travail ) et dynamique (spoiler: dépassement des coureurs cyclistes ). C’est aussi une bonne description de la France rurale d’après-guerre.