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Cedrik Boule
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1,0
Publiée le 2 août 2026
Un bon gros nanard, bien potache comme il faut. Quelques blagues à la sauce Mocky dignes de Collaro, une bande son insupportable très criarde doublée d'une musique qui revient sans cesse. Pour les fans de Mocky.
« L'ibis rouge » est une bonne comédie réalisée par Jean-Pierre Mocky en 1975. L'histoire s'inspire du roman de l'écrivain américain Fredric Brown. Mocky s'entoure comme d'habitude d'une pléiade d'acteurs jouant les premiers rôles : Michel Serrault, Jean Le Poulain, Michel Galabru, Evelyne Buyle et Michel Simon dont c'est le dernier film, il meurt 9 jours après la sortie du film en salle. Film policier atypique avec des acteurs interprétant des personnages atypiques, ambiance atypique, musique de film particulière et final atypique. Toutes ces caractéristiques constituent souvent l'univers du réalisateur. « L'ibis rouge » est un bon Mocky qui compte dans sa filmographie.
Le film n'est pas constitué par une véritale intrigue; il s'agit avant tout d'une galerie de portraits de figures extravagantes, sans liens tangibles entre eux, qui ne font guère que se croiser, mais tous accablés par les turpitudes et vissicitudes de la vie. Un VRP pas très intègre, un restaurateur grec, un vieux marchand de journaux et, avec l'écharpe représentant un ibis rouge, spoiler: un fonctionnaire étrangleur de femmes. Tous sont dangereux ou indélicats et rêvent d'un ailleurs. Pour autant, leurs actes n'en paraissent pas moins assez obscurs, si ce n'est peut-être que Jean-Pierre Mocky leur prête une intention satirique à propos d'une société languissante. En réalité, la comédie -c'en est une- déconcerte par l'absence d'un récit structuré et les comportements singuliers des personnages. Chacun poursuit sont but, sa chimère ou son fantasme, inaccessible. On décèle pourtant dans le quartier parisien où ils sont confinés une forme de poésie de la rue, une douce folie qui fait l'originalité du film, perpétuent le style du cinéaste mais, malheureusement, laissent indifférent.
Un vieux Mocky qui ne restera pas son meilleur mais devant lequel on prend un certain plaisir. Le scénario est un peu tiré par les cheveux, le mise en scène est un peu légère mais la distribution est un vrai régal. Outre Serrault qui fait encore un grand numéro, on retrouve Michel Simon (que Serrault adulait) qui fera là sa dernière apparition, il est décédé peu de temps après le tournage. Au final, une comédie sans prétention, drôle et noire mais très vite oubliée. Du Mocky quoi.
Un film de Jean-Pierre Mocky qui est structuré par le roman qui est adapté (Fredric Brown au roman initial). Il y a donc bien une histoire, bien organisée, avec une progression et une conclusion. Ce qui est important pour qu'un film de Jean-Pierre Mocky tienne la durée. Un tueur en série étrangle des femmes. C'est Michel Serrault, qui porte une écharpe rouge avec un ibis en motif. L'Ibis rouge du titre donc. Nous le voyons commettre un meurtre, nous le voyons parler à sa mouche (un bijou à son col). Il est complètement fou. Il croise par hasard Michel Galabru, qui doit de l'argent et qui pour bénéficier de l'assurance vie de sa femme, demande à Michel Serrault de la tuer. Bien sûr, les choses ne se dérouleront pas comme prévu. Cette histoire est servie par une pléiade d'acteurs qui possèdent tous leurs solos, leurs séquences ou moments, à la fois par l'outrance de leur personnage, de leurs dialogues ou alors par leur qualité d'interprétation. Même si tout est outré, cela fonctionne. Michel Galabru est impérial. Michel Serrault sait interpréter les dingues, c'est indéniable. Il en compose un ici de haut niveau. Evelyne Buyle est parfaite, comme souvent. Jean Le Poulain possède lui aussi ses solos et compose une performance de haut niveau dans ce film. Michel Simon est lui en roue libre, son personnage, bariolé, n'a pas de lien avec l'intrigue. Nous apprécions la démarche subversive (les militaires en prennent par exemple pour leur grade, les collègues de travail de Michel Serrault, supposés être normaux, sont d'une bêtise abyssale) ainsi que la conclusion, improbable, mais assez jubilatoire.
Michel Serrault, devenu étrangleur de femmes car frustré de n'avoir pu touché les seins de sa professeure de piano quand il était môme et qui, sur sa veste, porte une mouche répondant au nom de Solange. Michel Simon, répugnant vendeur de journaux et mythomane jusqu'au bout des ongles affirmant être l'étrangleur. Michel Galabru, vendeur alcoolique de liqueurs (ça ne s'invente pas) qui cherche à sauver sa peau en cherchant 30 000 francs par tous les moyens possibles. Jean Le Poulin, restaurateur grec et froussard comme pas deux. Et enfin, Evelyne Buyle, employée de restaurant, malicieuse et pétillante. Voilà le quinté sur lequel s'articule le film de Jean-Pierre Mocky. Alors, on y retrouve les failles du style du bonhomme : une réalisation parfois maladroite, ainsi qu'un scénario ne semblant pas avoir été traité à fond la caisse. Mais, franchement, peu importe. Cet "Ibis rouge" est un pur moment de bonheur comme on en voit plus beaucoup dans notre cinéma. Tout du long, c'est rythmé, c'est truffé d'humour noir à n'en plus finir. C'est même limite macabre. Et puis, ce qui ne gâche rien, il y a de la réplique qui tue au mètre carré. Tous les acteurs sont excellents et tous prennent un vrai plaisir à jouer cette drôle de farce. Une drôle de farce qui ne fera pas de demie mesure : soit on adorera, soit on détestera. Pour ma part, j'adore. Et, si je n'avais pas été déçu par le final (que je trouve limite trop moral après ce que l'on a vu, j'aurais bien volontiers accordé la note maximale.
J'adore ce film. Une Farce surréaliste. Certains dénoncent un film mal construit, mal fagote, moi je vois une mosaïque explosant en une fin brutale, nous laissant sans voix. A chaque fois j'ai la sensation que les personnges très vivants s'entrechoquent, en avançant à l'aveuglette, portant des destins qu'ils maîtrisent plus ou moins bien, seul Serrault maîtrise la situation. Je trouve que la contruction reflète justement la sensation que l'on peut ressentir ds nos vies face à la perversité, face à l'adversité. La musique censée illustrer la vie, pèse de plus en plus ciniquement jusqu'à illustrer l'insupportable de nos vies l'injustice et la mort.
Un polar noir écrit et parfaitement dirigée par Jean-Pierre Mocky. Dommage que le film (tourné en 1975) ait quelque peu vieilli, notamment au niveau de la BO car son scénario est bien ficelé. Il nous réserve bien des surprises nous proposant une histoire peuplée de personnages charismatiques : Un VRP en alcools endetté, un kiosquier mythomane, un restaurateur raciste et un employé de la Sécurité Sociale fétichiste des mouches. Tous sont magnifiquement interprétés par des comédiens de renom : Michel Galabru, Michel Simon, Jean Le Poulain et Michel Serrault.
Ayant un peu idéalisé dans ma tête ce film et l'ayant revu hier soir, je revois mon jugement un peu à la baisse Le côté un peu foutraque du film lui donne du charme mais aussi en constitue un peu la limite , l'empêchant de devenir véritablement un classique (comme par exemple un drôle de paroissien , film plus soigné dans sa réalisation). Néanmoins qu'il s'agisse du travail des couleurs donnant une tonalité poétique au film,de la construction des scènes ( notamment celle du premier crime mixant l'horreur du crime avec des détails triviaux ) ce film ne peut être considéré comme bâclé ( même s'il en donne volontairement l'apparence) et jean pierre Mocky crée un véritable style qui lui est propre ( qu'on aime ou on n'aime pas) . Les personnages sont formidablement croqués et interprétés ( p exemple Jean le poulain souffrant le martyr en dansant le serkatis ) et ce vaudeville noir est assez réjouissant. On peut aussi se demander si à notre époque ou tout comportement déviant est relevé ,on pourrait encore faire un film aussi irrévérencieux ( montrant un noir mangeant des bananes, un personnage traitant de salopes toutes les femmes qu'il rencontre et j'en passe )
Farce tragicomique dans la plus pure veine de Jean-Pierre Mocky, L'ibis rouge est magnifiquement porté par des Michel Serrault, Michel Galabru et Michel Simon au sommet de leur art. C'est à la fois foutraque, subversif, très drôle et particulièrement rafraîchissant. En un mot, jouissif.
On s'attend à un film centré sur un tueur en série et on se retrouve avec une succession de portraits de personnages tantôt gouailleurs, tantôt mutiques, et un enchevêtrement d'histoires et de possibilités que Mocky, hélas, ne rend pas très passionnant. Le casting seul ne peut justifier l'intérêt à porter à ce film qui ronronne assez vite et n'emballe pas. Les dialogues sont assez légers (comparés à d'autres plus acides auxquels Mocky nous avait habitués) et la mise en scène un peu trop simpliste et sans vraiment d'idées neuves.
Un petit Mocky, qui échoue à adapter le grand Frederic Brown, faute de donner à son récit le dynamisme nécessaire. Même si Galabru et Serrault sont remarquables, une certaine paresse dans la conduite du récit et des invraisemblances criantes, perdent le spectateur en cours de route, laissant place à un cabotinage éhonté du duo Le Poulain / Simon. Un décennie plus tard, Mocky adaptera, avec beaucoup plus de réussite, un autre sommet de la Série noire avec "La machine à découdre", un de ses meilleurs films des années 80.
Oeuvre bordélique de Monsieur Mocky. Caprice de caméra, elle bouge à toute berzingue on ne sait où. Ma foi. Il s'improvise cinéaste, d'une lignée colossale de films, L'ibis rouge étant le premier pour ma part. C'est une fable ni drôle ni dramatique. Un genre de thriller raté, qui se voudrait polar mais en faite n'a rien à voir. Enfin bref, inclassable et évitable.
Une histoire à dormir debout et un scénario quasi-inexistant caractérisent ce film construit sans beaucoup d'imagination ! Comme son titre qui fait référence au cache-nez rouge brodé de la silhouette d'un ibis sur porte le meurtrier l Quand on veut passer inaperçu pour faire ses forfaits, difficile de faire pire ! Mocky était en avance sur son temps :aujourd'hui ce sont les bérets rouges. Ne cherchez pas non plus l'intrigue policière : il n'y en a pas ! Alors que reste-t-il ? Une vague étude de moeurs d'individus plus ou moins marginaux, en tout cas caricaturaux. Et puis aussi le plaisir de revoir vivants des acteurs quasiment tous disparus aujourd'hui, sauf Evelyne Buyle (l'ex de Louis la Brocante) qui avait déjà les mimiques qu'on lui connaît. Cet ibis fut aussi le chant du cygne de Michel Simon qui mourut l'année même à 80 ans. A le voir dans ce film, il n'affichait pourtant pas de signes annonciateurs. Enfin, le refrain musical qui intervient comme un leitmotiv est franchement agaçant : à la longue une véritable scie. Heureusement, Mocky qui est ici réalisateur-scénariste a fait bien mieux que ce film dans sa carrière ! willycopresto